LORCA le Catalan
La première rencontre a lieu à Madrid, début 1923, à la résidence des étudiants : Federico Garcia Lorca et Salvador Dali étudient les Beaux-Arts à l'école San Fernando; le Catalan a dix-huit ans et l'Andalou, vingt-quatre. Leur relation trouble, faite d'amitié, d'admiration mutuelle et de passion amoureuse va durer treize ans, jusqu'en 1936, la rupture définitive étant consommée quatre mois avant la guerre civile. Lorca sera fusillé par les franquistes dans les environs de Grenade, tandis que Dali aura la longue carrière que l'on connaît, à Paris avec les Surréalisme, puis en exil volontaire à New York et, enfin, avec le retour en Espagne et les arrangements avec la dictature de Franco.
La première lettre de Salvador à Federico est écrite fin 1925, lors du retour du peintre à Figueras. Il invite le poète en Catalogne et celui-ci fera un court séjour, du 4 au 11 avril à Cadaquès, dans la maison familiale des Dali, à la plage de LLané. Lorca est enchanté; il écrit aux siens, à Grenade : "Les jours passés à Cadaquès seront inoubliables...Je pars demain pour Figueras, où les gens de l'Athénée m'offriront un repas intime et où je lirai, comme m'en ont prié ces anciens républicains catalans ma "Mariana Pineda...La lecture à Barcelone aura lieu jeudi ou vendredi. On a également organisé en mon honneur un concert de sardanes...Les fêtes de la Résurrection à Cadaquès ont été merveilleuses. Les enfants déguisés en petits anges couraient sur la plage et récitaient des romances en catalan..."
Lors de ces quelques jours, les deux amis élaborent des projets et écrivent des poèmes : Dali conçoit Le livre des Putréfaits et Lorca la célèbre "Ode à S.Dali" qu'il achèvera à Madrid et à Grenade.
Tandis que Lorca travaille beaucoup à ses pièces de théâtre, Dali est exclu définitivement de l'école de Madrid, en raison de ses provocations et insubordinations; il avait déjà été renvoyé en octobre 1923 pour un an..!
En 1927, Federico passe trois mois -de mai à juillet- en Catalogne, à Barcelone, Figueras et Cadaquès; il rencontre le poète Sebastià Gasch et ses camarades de la revue "L'Amic de les Arts". Dali et Lorca rédigent un manifeste "anti-artistique", publié l'année suivante, et intitulé "Manifest groc" (manifeste jaune). Cette effervescence créatrice se nourrit de rencontres importantes; ainsi, en juillet, l'écrivain Max AUB se rend à Cadaquès; il y retournera plus tard, en août 1969, afin d'avoir une longue conversation avec Dali, qui constituera un chapitre d'un livre posthume: "Conversaciones con BUNUEL", publié à Madrid en 1985. Dali parlera en ces termes de Max Aub, dans sa lettre du 27.3.1936 à Lorca : "Tu te souviens de cette structure extravagante de chair et d'os (mais qui n'avait pas l'air réelle) et qui s'intitulait Max Aub?"
Dali et Lorca, les deux amis inséparables, les deux "amants", comme certaines lettres le suggèrent, nourris de tendres qualificatifs ou de passages équivoques (*) recevront la visite de MIRO, venu de son village de MONTROIG, et dont l'influence sur Dali sera déterminante.
Après cette saison de bonheur et de création intenses, l'année 1928 marquera le déclin de l'amitié entre les deux artistes: les échanges épistolaires diminuent. Lorca voudrait faire un livre avec Dali, mais ce dernier n'écrira jamais la préface demandée et le projet avortera. Federico correspond de plus en plus avec Gasch, tandis que Dali, lors d'une conférence et d'une exposition au Casino de Figueras, affirme son adhésion au surréalisme, pour la première fois. En septembre, Salvador adresse une avant-dernière lettre à Lorca, dans laquelle il se dit en désaccord avec son "romancero gitano" : " Ta poésie actuelle tombe en plein dans la poésie traditionnelle...incapable de nous émouvoir et de satisfaire nos désirs actuels... Petit Federico, toi, la petite bête que tu es, petite bête érotique, avec ton sexe et les petits yeux de ton corps et tes cheveux et ta peur de la mort... Tout ce Lorca décoratif, anti-réel, inexistant, qui n'a pu être créé que par les artistes porcs..."
Et le peintre de Port-Lligat achève sa terrible missive en écrivant : "Le Surréalisme est un des moyens d'évasion. L'important, c'est cette évasion..."
En 1934, le 11 avril, Lorca, de retour d'Argentine, après une tournée théâtrale, est de passage à Barcelone; cependant les deux compères ne se reverront, pour la dernière fois, qu'en octobre de l'année suivante, à Barcelone: ils iront passer la journée à Tarragone. Dali éprouve toujours une grande admiration pour l'écrivain andalou, "poète très important. Il a fait des choses complètement surréalistes et sensationnelles", comme il l'écrit à Eluard, afin que ce dernier rencontre Federico, lors de l'exposition Picasso à Barcelone de janvier 1936...
Pourtant, quelques mois après, le 26 mars, Dali envoie, de Cadaquès, une ultime carte postale à Lorca, dans laquelle il note tout de même : "Nous serons toujours contents de te voir arriver chez nous." Le peintre est, désormais, tout à sa passion pour Gala et l'ancienne amitié virile s'estompe.
Le 19 août, Lorca est exécuté et mis à la fosse commune par les forces franquistes... Dali n'exprimera aucune marque d'affection, n'écrira aucun texte d'hommage à l'occasion de la disparition de son ancien camarade et "amant"... Sa seule réaction fut de lancer un "Olé" trouble et ambigu... (*)
(*) voir "Catalognarts", de J.P.Bonnel, Les Presses littéraires (15 euros), page 27 : "Une amitié amoureuse et érotique entre Dali et Lorca", ainsi que "Trente itinéraires culturels en Catalogne" (NPL).
Dali par Lorca (dessin)
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Vendredi 12 février 2010
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Barcelone, patrimoine, poésie, littérature
Balades catalanes dans Pyrénées Magazine
Cet article est à lire sur la page d'accueil du site de la revue "Pyrénées Magazine". Il sera publié dans le prochain numéro de la revue (mars 2010):
Le livre de la semaine : En balade catalane avec trente artistes
Ici, chaque paysage cache un artiste. Écrivain et professeur de lettres, Jean-Pierre Bonnel nous donne une belle leçon de culture générale, qui plonge dans les racines de l’histoire de l’art et la géographie. Il nous entraîne « de Perpignan à Tarragone, avec trente personnages illustres » comme le souligne le sous-titre. De Salvador Dalí, à Cadaqués, à Prosper Mérimée, à Ille-sur-Têt et au Monastir-del-Camp, l’auteur évoque les artistes à travers leurs histoires catalanes, et parfois de manière plus personnelle, comme pour Jordi Pere Cerdà. Il suffit de partir sur les traces de l’artiste. Carte à l’appui, l’itinéraire est alors prétexte à découvrir des monuments incontournables. Si Walter Benjamin à Port-Bou, Matisse et Derain à Collioure, Antonio Machado et Aristide Maillol sont ses favoris, Jean-Pierre Bonnel nous dévoile quelques pépites. On découvrira ainsi Santiago Rusiñol à Sitges, Chagall, Masson et Bataille à Tossa del Mar et Montserrat, Victor Brauner à Canet et Saint-Feliu-d’Amont et Nabokov au Boulou. Notre coup de cœur portera sur l’écrivain Ludovic Massé à Evol, le peintre Charles Rennie Mackintosh sur la Côte Vermeille, Raoul Dufy à Perpignan et l’économiste Alfred Sauvy à Montalba. Ce petit livre, qui pourrait devenir incontournable, est une vraie déclaration d’amour au Roussillon et à la Catalogne.
Balades culturelles en Catalogne, Jean-Pierre Bonnel, Nouvelles presses du Languedoc, 247 pages, 22 €.
Patrice Teisseire-Dufour - Le 02 février 2010

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Jeudi 4 février 2010
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patrimoine, actualité en Catalogne, littérature, balade, photographie, Barcelone, paysagisme
Racisme (Frêche) et totalitarisme (parlement catalan) toujours vivants!
Les déclarations de G.Frêche ne sont pas des dérapages mais des formules bien préméditées: pour capter les voix de l'extrême-droite ou des nombreux pieds-noirs de la région Languedoc-Roussillon : phrases racistes à l'encontre des harkis, puis des Catalans... Pour faire parler de soi à l'échelon national : contre les Blacks et Beurs de l'équipe de France de foot... Pour se venger d'un Laurent Fabius qui n'avait pas accepté cette attitude : on sort une méchanceté antisémite primaire en évoquant le physique juif...
Ce triste individu est encore défendu par les militants "socialistes" (ceux qui n'ont pas été exclus ou éloignés) et les élus qui perçoivent des subventions pour leur ville, leur association, leur musée... Le parti va devoir exclure tout ce petit monde, qui est bien loin des valeurs de la gauche, et recréer sur place une nouvelle organisation. On attend la lessive de printemps...
En Catalogne, le totalitarisme rôde aussi; ainsi le parlement catalan a-t-il voté, mi-janvier, une loi pour imposer un quota de 50% de films en langue catalane... Combien de navets faudra-t-il produire pour arriver à ce chiffre..? Citez-moi plus de trois grands réalisateurs catalans...? En outre, les films doublés ou sous-titrés en catalan n'ont pas pu capter plus de 2% de parts de marché..! On a l'impression de revenir à la révolution culturelle maoïste qui a tué tant d'oeuvres et de créateurs... Le combat pour la reconnaissance de la langue et de la culture catalanes ne peut pas, de la sorte, en sortir grandi...
En fin de compte, Frêche et Catalans, même (douteux) combat !!!
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Vendredi 29 janvier 2010
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débats, disputes, Barcelone, cinéma, politique, actualité en Catalogne
Images de 2009 : lesquelles retenir..?
De l'année 2009, quelles images retenir dans le flot incessant de l'actualité mondialisée..?
Quel livre retenir ? Quel film choisir..? Les choix sont souvent motivés par des souvenirs et coups de foudre personnels...
La rétrospective Maillol à la Pedrera (ici l'entrée de la maison décorée par Gaudi)
Barcelone, ville d'hiver : ville agréable en toutes saisons, une des plus dynamiques et animées d'Europe. (photos J.P.Bonnel)
Céret et ses paysages. Ci-dessous, Jean Capdeville

L'hommage au 70 ans de La Retirada (ici, au col de Cerbère)
La venue de J.Semprun et de Florence Malraux au festival du livre de Collioure "Un livre à la mer"
Le crash étrange de deux Rafale au large de Cap Béar...
L'Usap qui obtint le bouclier de Brenus...
à suivre; envoyez vos photos...et
.............
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Dimanche 27 décembre 2009
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photographie, Barcelone
Art Nouveau à Orsay : Gaudi à Paris
Le musée d'Orsay présente une exposition au titre marqué par la mode au langage angliciste "art nouveau revival" : ça fait "in", ça fait bien, c'est super et ça peut attirer les foules touristiques formatées par l'engliche! Soit !
Mais le fond est plus sérieux : l'ancienne gare parisienne a convoqué deux trains modernistes. Le Talgo venu de Barcelone emportant dans ses compartiments l'air catalan, l'esprit de Dali, l'état d'esprit d'une époque : le Passeig de Gracia et Antoni Gaudi constituent l'incipit de l'itinéraire esthétique; l'avant-gardiste Dali, émulationné par les avant-gardes surréalistes, célèbre l'Art Nouveau, dans la revue Minotaure, en 1933 : en cette époque lourde d'orages, le Divin moustachu trouve le "modern'style" aussi comestible que la moustache de Hitler... Puis la loco parisienne convoque Guimard, ses entrées de métro rappelant les sorties du sous-sol catalan par l'auteur de La Sagrada Familia; les géniaux photographes immortalisent le nouvel art baroque, étrange, de mauvais goût, provocateur pour les bourgeois, les conservateurs et les critiques de l'art sclérosé. Brassaï. Man Ray.
Le nouveau monde, un peu à la traîne, rendra hommage à l'art nouveau, au MOMA, en 1936, au temps où, en France, le prolétariat a d'autres préoccupations... Ensuite, au MOMA, encore, en 1959. L'expo poursuit la balade à travers la première partie du XX° siècle, en montrant le design de 1940, sombre millésime pour l'honneur de la France et l'identité nationale nécrosée par les Pétain et les Laval, les Céline et les Brasillach, les Drieu La Rochelle et autres écrivains nazillons.
Etait bien irresponsable le mouvement art nouveau; fut pour cela, sans doute, mis à l'écart et oublié pendant un demi-siècle. On reconnaît désormais son énergie, son inspiration polymorphe, ses oeuvres multiples dans les domaines de la peinture, des arts graphiques, du mobilier, de l'architecture... Cet art est vivant, éphémère comme la vie, plein de gestes, de volutes et de mouvements, telle l'existence de l'homme qui se démène, puis est obligé de lâcher tout, le corps, l'esprit et ses rêves...
*jusqu'au 4 février 2010 - www.musee-orsay.fr - catalogue : Art Nouveau Revival, de 1900 à 1974, 49 euros. visites, conférences, festival de ciné en liaison avec l'expo, du 8 au 17/1/20010.
objet "art nouveau", selon Gaudi.
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Vendredi 25 décembre 2009
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Barcelone, photographie, patrimoine, peinture
Actualité des livres : Pyrénées, Espagne, Catalogne...
* Savoirs et saveurs des pyrénées catalanes: une ethnologue, un guide du parc des Pyrénées catalanes et un photographe ont fabriqué ce beau livre consacré aux hommes, bêtes et traditions des montagnes catalanes. Nouvelles éditions Loubatières- 29 euros - www.parc-pyrenes-catalanes.fr
* Montpellier la protestante, aux Nouvelles Presses du Languedoc : une somme historique ur 23 lieux de la ville (du Musée Fabre, ancien collège des Jésuites à la faculté de théologie), par Valdo Pellegrin (22 euros- www.npl-editeur.fr )
* Une parenthèse espagnole, de Sylvie Gracia: un homme de cinquante ans évolue entre la mort de Luz et le désir de son père, ancien réfugié espagnol, de rentrer au pays... Verticales, 17,50 euros.
* La Nada, de J.Claude Tardif : le poète et animateur de revue vient à la prose pour dire la souffrance du peuple espagnol et la grandeur de ses sacrifices; le narrateur, né en Bretagne, raconte les relations nouées avec son grand-père réfugié espagnol... (Edition "Le temps qu'il fait" )
* Roberto BOLANO : l'écrivain chilien a écrit cet étrange roman, dans les années 80; Conseils d'un disciple de Morrisson à un fanatique de Joyce narre l'histoire d'Angel Ros, qui se voulait écrivain, passionné de Joyce et de Morrisson. Il vit avec Ana, avec qui il braque des banques de Barcelone, devenant un tueur froid, impassible...Ce roman évoque les thèmes du mal, de la pulsion de mort, du rapport entre le mal et la beauté. (Christan Bourgois, 17 euros)
* Hommage à la Catalogne : en attendant le film de Hugh Hudson (en 2010), adaptation du célèbre livre de George ORWELL, il faut relire ce bréviaire de la liberté qui raconte les rapports entre l'écrivain britannique et Georges KOPP, le chef des Brigades internationales, avec qui Orwell a lutté pour défendre la République espagnole. (collection 10X18)
Pere CREIXAMS : La Zambomba.
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Lundi 16 novembre 2009
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actualité en Catalogne, littérature, Barcelone
Barcelone : son image de marque
Toujours en direct de Barcelone, carrer de Guardia, entre Raval et Rambla, je regarde la vie de la rue, des murs, les innovations municipales, les slogans catalans (de moins en moins nombreux) et j'essaie de saisir la nouvelle image de marque de la grande cité. Le maire en veut une représentation "clean", scientifique, universitaire, technologique, d'accord, mais quel grand écart entre les extrêmes sociaux...
"Clean", Barcelone, alors pourquoi ce "salon du porno"..? Reportage sur le salon du Porno a Barcelone (extrait anonyme capté sur la toile): "Pour vous, je suis allée en Espagne , assister au salon du Porno à Barcelone. C'était assez chouette, vous auriez adoré ! Mais j'ai pensé à vous et afin que vous puissiez découvrir ce qu'est le salon du porno, je vous ai pris quelques photos des shows et des boutiques coquines que l'on peut trouver sur place. Je vous ai décortiqué le tout en 3 parties en vous présentant quelques stands qui étaient sur place, certains sont assez surprenants mais très coquins. La première partie sera consacrée au stand, boutique, à l'espace allouée pour cet événement, la seconde partie vous présentera quelques portraits de filles qui étaient sur place et la troisième celle que vous allez aimer sera les show, et pour clore le tout une petite vidéo prise avec mon appareil photo numérique..."
Ensuite, je suis allé faire un tour du côté de Pédralbes, sur les hauteurs, près des pins, du Tibidabo : tout n'est, là-bas, qu'ordre, luxe et ... propreté. Le monastère, admirable, est ceinturé de villas de milliardaires, d'écoles et d'universités privées, religieuses. C'est un autre monde qui contemple la mer, le port et la géométrie urbaine de la vaste cuvette bétonnée... Les édifices consulaires ont pris du recul et le silence règne dans cet espace résidentiel, long comme un ennui sans fin...
Il faut revenir, avec plaisir, vers Diagonal et Passeig de GRACIA: une sculpture de plomb a été installée devant la Pedrera : la Montagne est descendue vers les embruns. Une exposition magnifique est venue de Paris, de la collection privée de Dina Vierny; certains tableaux n'ont jamais été vus; des photos de Henri Frère sont inédites: la disparition du dernier modèle de Maillol va permettre une diffusion plus ample de l'oeuvre...
Je descends plus bas, vers la rambla de COLON, jusqu'au centre d'art Santa Monica; ici a eu l'exposition des photos du Catalan de la Retirada CENTELLES (nom, aussi, d'un hameau, près de Vic): venues du Jeu de Paume, à Paris, ces témoignages seront bientôt à Perpignan, à la Poudrière. Enfermé au camp de concentration de Bram, AUGUSTI Centelles a pris de de quatre mille clichés qui furent découverts qu'en 1987, lors de la première rétrospective au Palais (Palau) de la Virriena (rambla de Barcelona). A voir jusqu'au 10 janvier 2010, du mardi au dimanche, entrée libre : +34 93 316 28 10.
* Image, quelle image pour Barcelone..?
vente de symboles catalans sur la rambla.
Après une période fastueuse (les J.O. la pub grâce au cinéma, "L'auberge espagnole" ou le film de W. Allen), après l'image positive et dynamique, voici que le discrédit, voire le déclin, semble peser sur la cité catalane. L'actualité, en effet, indique que des mafias du sexe sont installées tout près de la rambla (ruelles du Raval), que le président du fabuleux palais de la musique catalane est accusé d'avoir détourné 10 millions d'euros destinés à la réhabilitation de l'édifice moderniste... Alors, Barcelone, essor ou décadence...A suivre...
*** J'apprends ici que mon blogue n'a été consulté "que" 20300 fois, au mois d'octobre. 2500 de moins qu'en septembre...Pourquoi ? Dites-le moi..!
Statistiques : Nombre de visites par mois
MoisNombres de visitesNovembre 20093 280Octobre 200920 745Septembre 200923 146Août 200917 283Juillet 200910 066Juin 200910 953Mai 200910 571Avril 200910 512Mars 200910 079
Écrit par cat le
Lundi 2 novembre 2009
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Barcelone, photographie, balade, patrimoine, peinture, littérature
En direct du Raval à Barcelone: police voleuse, fête des morts, expos Maillol et Centelles...
J'écris depuis un petit hôtel du quartier populaire du Raval, entre le "poble sec" de Creixams et la rambla qui mène à la place de Catalogne, en non à la statue de Colomb, non au port, car, c'est vrai, cette grande ville maritime, conquérante, tourne le dos à la mer : les bourgeois et industriels de la fin du XIX° et du début du XX°, qui ont fiancé les travaux de Gaudi et des grandes architectes du modernisme, ont préféré s'implanter plus haut, vers Gracia, l'Eixample, Putxet... Ici, malgré les travaux de salubrité de la municipalité, tentant de chasser miséreux et marginaux, le quartier est resté pauvre, sale, populeux. Raval populaire, avec sa grise rambla de palmiers étiques, ses rues et ses mendiants borgnes, ses grosses et vieilles prostituées édentées. Pourtant les filles faciles sont de plus en plus jeunes, la crise aidant, et même jolies : cette grande brune s'est arrêtée à un distributeur de préservatifs; quelle va être, pour elle, l'aventure de la nuit..?
La rambla basse est toujours aussi animée : marchands de fleurs, de journaux, restaurants en terrasses, excentriques qui se sont déguisés et posent, immobiles, dans la frénésie du va-et-vient de la population, pour quelques centimes d'euros... Je me lasse de cette liesse, j'en ai assez, de cette marée... Demain j'irai vers le paseo de la Barcelonnette et visiter le musée maritime, dans son fantastique écrin gothique, racontant l'ancienne épopée catalane et la fierté castillane perdue dans une Europe de la normalité, du formatage généralisé... Vingt ans de cela et c'étaient les petits délinquants qui vous volaient l'autoradio -place du pin- ou vous fracturaient la voiture pour vous prendre une paire de ray-ban. Aujourd'hui, c'est la police qui vous vole, désirant faire place nette et surtout faire rentrer de l'argent... En effet, garant ma voiture, ce dimanche après-midi, dans une rue calme, à un emplacement ne gênant personne (mais réservé aux livraisons les jours ouvrables), je ne la retrouve plus à 18h, quand je reviens pour l'installer dans un parc pour la nuit ! Alors, angoisse et ennuis : vol ou fourrière..? Il faut trouver un poste de police, téléphoner à "la grua", se rendre place d'Espagne, entre les arènes et la statue de MIRO, récupérer le véhicule à la fourrière, à la folle police, qui vous demande 200 euros pour quelques heures de gardiennage... A ce prix-là, j'aurais pu aller dormir dans un palace du paseo de Gracia ou au Majestic, dans le lit où, Machado, sur le chemin de la Retirada, a peut-être sommeillé...
C'est le scandale intégral..! Barcelone la voleuse, Barcelone la piteuse, qui manque d'eau, d'énergie électrique, qui peine à payer ses employés, voulant trop de responsabilités dans une autonomie de plus en plus grande, Barcelone miné, mité par la TGV qui fait s'effriter et pencher la Sagrada Familia... GAUDI se retourne dans sa turne et moi, je rentre, ruiné, dans mon modeste hostal...Barcelone la si dynamique, qui veut donner une image positive, m'offre, ce soir, un visage fantomatique et mesquin...
Le maire de Barcelone, Jordi Heureu, sans X car peu érotique, se proclamant socialiste chrétien, affirme que la future gare de La Sagrera est un formidable atout stratégique, une gare "inter-modale", la plus vaste d'Europe... Cet édile-ci est un bureaucrate, un arriviste, désirant la modernité technologique et la mort des pauvres : "développer la biotechnologie, la bio-médecine"... Il est content, el segnor l'heureux, car sa ville se positionne (!) comme décor de nombreux films; il veut que la "ville des prodiges" mendozienne devienne la cité des arts et des sciences... Que c'est original ! Et c'est la ville qui "compte le plus grand nombre d'étudiants d'Erasmus" : ces jeunes-là sont sérieux, finie l'image ancienne de Barcelone "beuveries et commerces du sexe" (la Generalitat qui, elle aussi, se veut moralisatrice, a prohibé les bars proposant deux bières pour le prix d'une et interdit donc les "happy hours" !) voici la nouvelle Barcelone, animée en apparence, mais triste à l'intérieur, la ville propre, policée, prônant la fébrilité tranquille, exigeant le calme et l'ordre nouveaux... L'image de marque de Barcelone : "la cité carrefour de cultures", le droit à la différence, donc, comme c'est original...
La nuit de Maillol (photo J.P.Bonnel)
Écrit par cat le
Dimanche 1 novembre 2009
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Barcelone, humeur, journal intime, balade, politique, littérature
MAILLOL à BARCELONE - Méditerranées
La sculpture est immobilité, temps pris dans une lave soudaine, la terre moulée dans l'armure du bronze, pour l'éternité, qui sait... Comme une photo, le tableau, œuvre immobile, suggère un moment précis, mais le grand artiste doit pouvoir dire le temps total, c'est-à-dire l'éternité. Le cinéma, en inventant l'image mobile, a le temps de traduire la réalité et le déplacement de l'homme dans le temps et l'espace.
Après Rodin, ses formes torses, dures, expressionnistes, vient Maillol (1861-1944) le calme, apaisant la sculpture et polissant la terre et le métal. Vint surtout sa Méditerranée. Masse gracile, pesanteur aérienne, regard qui va à l'essentiel, à la profondeur de l'esprit. La Pensée. Ou Pensée, ou autres appellations. "Statue pour un parc ombragé" : socle mortuaire, statue sous cyprès, ainsi est devenue La Méditerranée, à Banyuls, dans l'ancienne métairie du vallon de la Roume.
A l'opposé de La liberté enchaînée, toute en mouvement, droite et révoltée : "Je vous ferai un beau cul de femme, ce sera la liberté enchaînée.", lance Aristide à Clémenceau ! Et ce beau cri sera censuré, figure provocatrice, révolutionnaire...
Avant le salon indécent de 1905, le chamboulement de l'abstraction et le fauvisme du complice Matisse qui, à Banyuls aidera au moulage et sera désolé de voir la pièce s'effondrer, avant que le Comte Kessler n'achète La Méditerranée, il y eut une succession d'essais pour arriver à une construction architecturale. En effet, Maillol ne sculpte pas une Catalane aux formes généreuses, mais installe une réflexion, une théorie, une pensée, platonicienne, ou à la Paul Valéry. Il n'élance pas dans l'air une jeune fille, mais installe une figure idéale, monumentale ( La montagne, La rivière) dans un volume, dans un espace géométrique rigoureux, cylindre ou cube. Cubiste, en effet, Maillol, comme les anciens Egyptiens, avant Picasso.
Le romancier a le pouvoir des mots pour dire le monde, vocables aux mille suggestions et connotations; le sculpteur n'a que l'espace donné par la matière pour représenter le temps ou exprimer une idée, un sentiment... Un objet brut, brutal, primaire, un sens premier, propre, une parole sèche, unique: tout est dit dans ce poids d'argile ou de bronze que vous avez à vos pieds. La statue ne dit que cela: le fracas silencieux qui s'est posé devant vos yeux !
Pourtant la patience fut longue avant le moment de l'exposition! La Méditerranée, d'abord dans les limbes du thème de "la femme accroupie", de la nymphe, de nombreux états (en réalité, Maillol serait "parti" d'un dessin, introuvable aujourd'hui): on peut narrer ce processus, de la statuette moulée de 1900 à la statuaire abstraite offerte à la ville de Perpignan en 1909. Mais la célèbre statue, elle, de 1905 au salon d'automne scandaleux, où elle est simplement nommée "Femme", à celle qui, après le plein air des Tuileries, entre au MNAM (*) en 1965, ne raconte rien; elle dit un état d'esprit, elle impose la pensée: à nous de méditer..!
Du modelage en argile au moulage, en passant par la commande en pierre du mécène Harry Kessler (*), en 1906 (revendue ensuite à O. Reinhart et visite désormais à Winterthorn (en Suisse), jusqu'à l'exécution en marbre blanc de la figure assise ("pensée latine"), qui voyagera du Petit Palais parisien jusqu'au musée d'Orsay d'aujourd'hui (outre le marbre, copie faite du vivant de Maillol, Orsay possède un bronze d'une fonte récente), il coulera donc beaucoup de réflexion, jusqu'à cette perfection de femme belle incarnant l'abstraction de la pensée humaine...
*Le comte Kessler rend visite à Maillol, chez lui, à Marly, dans la banlieue parisienne, pour la première fois le 21 août 1904; il note dans son journal la commande adressée au sculpteur et l'influence qu'il va exercer sur Maillol en désirant une forme "fermée", géométrique (à comparer avec La nuit, visible de nos jours aux Tuileries), la statue étant composée de triangles emboîtés (la tête et le bras, les jambes...)...
• Musée national d’art moderne de Paris.
** exposition Maillol à La Pedrera, fondation de la Caixa (fundacio Caixa de Catalunya), Passeig de GRACIA-Avenue Diagonal, à Barcelona (au rez-de-chaussée de la maison créée par Gaudi), du 20 octobre au 31 janvier 2010, sauf les 25, 26 décembre et les 1er et 6 janvier - Exposition gratuite. www.caixacatalunya.com -
Maillol à Paris et à Perpignan (place de la Loge- photo JPB) -
Dans le jardin de la maison rose de Banyuls
*** à signaler, la parution des entretiens de Dina VIERNY "Histoire de ma vie". à lire, à suivre...
Écrit par cat le
Dimanche 18 octobre 2009
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patrimoine, actualité en Catalogne, Barcelone
Promenade amoureuse et littéraire à BARCELONE, de Mac Orlan à Juàn Marcé
La nouvelle carte du Tendre de Barcelone
Les écrivains catalans actuels font vivre une ville moderne, métamorphosée, ripolinée, jusqu'à en perdre son charme et son pittoresque, mais faut-il regretter la misère et la prostitution du Barrio chino et les années noires du franquisme..? Les années 1939-1980..? Née en 1954, Ibarz Mercè nous plonge "Dans la ville en chantier" (éditions Tintablava, 2004) et Sergi Pamies, né en 1960, nous propose "Le grand roman de Barcelone" (éditions J.Chambon)
Revenons un instant à l'amour vénal et aux nostalgiques "Rues secrètes" de Pierre Mac Orlan (réédition 2009, chez Arléa). L'écrivain de la bohème montmartroise nous convie à un voyage littéraire dans les "quartiers réservés" de grandes villes d'Europe et d'Afrique, où grouille tout un monde marginal : "prostituées mélancoliques, légionnaires tendres ou voyoux (sic!) annonce la quatrième de couverture...
Le chapitre V est consacré au quartier chinois de Barcelone. Le narrateur est enthousiaste: "Barcelone est une ville d'aventures...La nuit y est parfumée au printemps comme une chanson d'amour...Une gigantesque ville de plaisir"... C'est, déjà, dans les années 1930, une "grande ville moderne"
L'écrivain saisit le caractère catalan de la cité maritime: "Le caractère maure et espagnol n'intervient pas..." sans arriver vraiment à la définir. Ce qu'il devine, c'est la fin des quartiers troubles qui longent la rambla descendant vers le port. Au moment où il écrit, l'ouverture de l'exposition européenne a entraîné une "prise de possession du barrio chino par un service d'ordre sévère. Cinquante ans plus tard, à l'occasion des Jeux olympiques de 1992, la ville fera peau neuve et le quartier des plaisirs sera censuré, occulté, rasé; n'en demeurent que quelques ruelles, entre le Raval et la statue de Colomb. Le sexe est désormais hors les murs, plus loin, ou dans les communications virtuelles. L'obscène est ce qui ne doit pas être montré, surtout pas aux peuples modernes qui viennent touristiquer dans cette vaste "auberge espagnole".
Mac Orlan est alors visionnaire : "Quand le Barrio Chino sera anéanti, comme le fut le Rytdyke d'Anvers, il y aura autre chose...qui sera tout aussi dangereux et tout aussi immoral que l'ancien quartier. Avant de changer de moeurs, il faut changer l'homme, et c'est une besogne qui me paraît beaucoup plus divine qu'humaine."
Ville du sexe, Barcelone est devenue, selon Sophie Savary (*), une ville glamour. L'auteur dresse une carte du tendre actuelle de "la ville des prodiges" qui, poursuivant le mythe littéraire né de la vie nocturne du quartier chinois, s'étend à d'autres quartiers. Montalbàn a écrit sur la destruction de la ville romantique, sulfureuse, aux odeurs fétides et sur la naissance d'une cité mercantile. Cette propreté apparente est aussi peinte, avec ironie, par E. Mendoza, dans "L'artiste des dames"... L'amour (et le sexe) habite-il toujours les romans contemporains barcelonais. Oui, répond Sophie Savary qui, citant amplement Juan Marsé ou C. R. ZAFON, montre que "le quartier du Raval est toujours conforme au mythe....
Mythe urbain qui détermine l'imaginaire amoureux de la ville..." Depuis l'espace-temps littéraire du quartier chinois inventé par Carco, vers 1920, et prolongé par Bataille, Jean Genêt et toute une littérature qui s'alimente au phénomène de la prostitution renforcée par la présence d'une flotte américaine dans le port catalan,le mythe a contaminé la ville entière.
Ainsi l'auteur de la thèse montre avec brio l'état amoureux actuel présent dans le quartier des Corts, à Vallvidrera, dans le Walden 7 moderniste de R.Bofil, ou sur la route de Castelldefels... mais timide sur le territoire du campus qui borde la Diagonal, ou dans les quartiers aisés de Pedralbes, de l'Avenue du Tibidabo, et dans l'Eixample, réservé aux amours autorisées...Au centre-ville, ce sont les bars et boîtes de nuit "qui conservent le potentiel de rencontre et de partage né dans les années de la movida 1970-80 (lire Francisco Casavella: El dia del watusi, 2003)
Les amoureux se retrouvent toujours au Parc Güell, au sommet du Carmelo et au parc du GUINARDO...Jusqu'à la montaña, refuge de la liberté. Les nouveaux lieux glamour se trouvent vers la mer, la Barcelonette, les plages réhabilitées sur six kilomètres, Barcelone prenant là des allures de Copacabana (lire MONTALBAN : L'homme de ma vie, 2001)...
(*) spécialisée en géolittérature et imaginaires urbains, elle a soutenu, en septembre 2005, une thèse "Imaginaires d'une ville : Barcelone par ses paysages" (Paris 1 - Panthéon-Sorbonne)
Écrit par cat le
Lundi 12 octobre 2009
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balade, littérature, Barcelone
La Catalogne à Thalassa (France 3)
photo (JPBonnel) prise au marché de Barcelone.
Le magazine de Georges Pernaud fait escale, demain vendredi 2 octobre, à 20h35) au pays de Dali (Port-Lligat), de Roses (Ampuriabrava, sorte de Venise catalane) et à Barcelone, la capitale de la Catalogne qui "jamais ne s'éteint"... On redoute l'usage des clichés et un circuit pour touristes, comme dans le film récent de Woody Allen sur "la ville des prodiges", selon l'expression d'E. Mendoza...
Écrit par cat le
Jeudi 1 octobre 2009
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actualité en Catalogne, Barcelone
Barcelone en littérature (auteurs catalans et castillans) 2
* Les soldats de Salamine de Javier Cercas à Banyoles.
Ce livre Les soldats de Salamine, écrit par Javier Cercas, relate l’histoire de personnes réelles, durant la guerre civile espagnole, dans la région de Pla de l'Estany. Le roman sera porté à l’écran par le réalisateur David Trueba et le film sera désigné par l’Académie Espagnol pour être candidat à l’Oscar du meilleur film étranger.
* L’Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafón (publié en 2001)
Carlos Ruiz Zafón est un écrivain né à Barcelone le 25 septembre 1964. Il vit à Los Angeles (Etats Unis) depuis 1993, où il se consacre depuis quelques années dans l’écriture de scénarios de cinéma tout en développant sa carrière de romancier.
Son premier roman pour adultes L'Ombre du vent fut un grand succès à sa sortie, et considéré comme une des plus grandes révélations littéraires de tous les temps. Ce roman a été traduit dans 36 langues, vendu à 5 millions d’exemplaires dans le monde et a obtenu de nombreuses récompenses internationales. Dans une Barcelone de l'après-guerre, marquée par la défaite, la vie difficile et les haines qui rodent toujours... Un récit fantastique dans la pure tradition du "Fantôme de l'Opéra" ou du "Maître et Marguerite". Carlos Ruiz Zafon après un bref passage dans le monde de la publicité, se consacre à l'écriture et obtient en 1993 le prix Edebé, prix littéraire de jeunesse espagnol. L'ombre du vent a obtenu le prix planeta. Ce roman conte l’histoire d’un enfant de Barcelone qui va découvrir les périodes troubles de la guerre civile espagnole.

Merce Rodoreda , de la même manière nous emmène sur les traces de son enfance à Gracia, vous fera voyager, depuis le quartier de Gracia, à Barcelone, jusqu'à Paris et en Suisse, durant son exil politique de l’après 1936) mais surtout vous évader, grâce à la méticuleuse transcription de ses états d’âme « pure ».
(Barcelone, 1908 - Gérone, 1983) Elle est considérée comme une des écrivaines les plus importants de la littérature contemporaine catalane et internationale. Son oeuvre, traduite dans une trentaine de langues se compose de romans et de contes, mais le journalisme, la poésie, et le théâtre sont également présents dans son oeuvre, avec des incursions de peinture et d’art, que Mercè Rodoreda pratiquera en amateur durant quelques années. En dehors de son oeuvre la plus connue La place du diamant et Miroir brisé , on peut également citer: Aloma , La rue des camélias , Tant et tant de guerre... , Vingt- deux dos contes , Une baleine nomée Cristina et autres nouvelles , Voyages et fleurs, « Semblava de seda i altres contes » et « Jardí vora el mar ».
"La place du diamant" Mercè Rodoreda (1962) : Natàlia alias Colemeta travaille dans une pâtisserie du quartier de Gràcia. Elle se marie, élève ses enfants et devient femme de ménage. Elle perd son mari milicien dans l’armée républicaine avant de connaître la faim et le désespoir. Elle se remarie avec l’épicier du coin durant la IIe République.

JOSEP PLA (Palafrugell, 1897 - Mas Pla de Llofriu, 1981) est l’écrivain catalan le plus lu et le plus populaire de toutes les époques. Il consacra sa vie à la littérature et au journalisme.
* Il faut découvrir sa biographie au Musée Joseph Pla de Palafrugell (non loin de Gérone)
A l’image d’un Hemingway , il sillonne de très nombreux pays, en tant que correspondant, Grand Reporter pour plusieurs grands quotidiens. Il publie de très nombreux livres, le plus connu :
Le Cahier grisn un journal - Nîmes - Éd. Jacqueline Chambon, 1992. (première édition en Catalogne: 1966) : en 1918, pour cause de grippe espagnole la faculté de droit est fermé ce qui contraint Josep Pla à revenir chez ses parents à Palafrugell. A 21 ans, écrivain débutant, il décide de tenir un journal, le cahier gris. La chronique libre, spontanée, enthousiaste d’un jeune homme partagé entre village et capitale, vie rangée ou débridée, professeurs et artistes, mythes et réalités de Barcelone.
Fundació Josep Pla à Palafrugell - Nou, 51 17200 Palafrugell - T. +34 972 305 577 www.fundaciojoseppla.cat
Écrit par cat le
Mardi 22 septembre 2009
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littérature, Barcelone
Centre d'études catalanes R.LULL
Le Centre d'Etudes Catalanes a le plaisir de vous inviter à la conférence inaugurale du cycle d'activités culturelles de l'année 2009-2010 par Ramon Dachs: « Realitat i ficció d'un viatge poètic a l'Antàrtida, 2009 », le premier octobre 2009 à 18h30.
Entrée libre dans la limite des places disponibles./ Centre d'Études Catalanes - 9, rue Sainte Croix de la Bretonnerie - 75004 PARIS - secretariat.etudes-catalanes@paris-sorbonne.fr - Télephone: +33 ( 0 ) 142.776.569
Ramon Lull
