L'abstention, premier parti politique

   La démocratie va mal quand les représentants du peuple sont élus par une minorité de citoyens. Si l'on additionne les bulletins nuls, blancs et les abstentionnistes, on s'aperçoit que le vote est très minoritaire. Il ne suffit pas de croire qu'en une semaine, on va motiver ceux qui sont allés à la pêche ou à la chasse. Il est trop facile de donner mauvaise conscience aux non-votants en leur disant que le vote est une conquête de la démocratie et qu'ils n'ont qu'à considérer les dictatures et tous les peuples qui voudraient bien s'exprimer, eux...

   Non ! Ne pas mépriser l'abstention, car elle a un sens; elle signifie un malaise, un mécontentement, une déception; elle affirme : "Les partis nous ont trahis, leurs promesses n'ont pas été tenues, ils sont tous pareils, en fin de compte..." On essaie la gauche, puis la droite, parfois les extrêmes; on tente l'ouverture avec le centre...On se rabat sur des candidats inattendus : Coluche, Montand, Chevènement, Tapie... Rien n'y fait ! La désespérance s'installe....

 Il faut arrêter les beaux discours, la démagogie, l'exploitation de l'insécurité... et se demander enfin : cette abstention, que veut-elle dire..?

   Des candidats qui sont désignés par très peu de militants ! Par exemple, dans les Pyrénées-orientales, sur deux mille inscrits au PS (mais sont-ils tous à jour de leur cotisation?), trois cents se  réunissent et votent comme un seul homme pour réaffirmer leur confiance en leur tête de liste, pourtant exclu par le parti... Ces votes sont-ils représentatifs..? On attend 55% de non-votes en Languedoc-Roussillon car aucune des trois listes n'apporte le renouveau, des solutions: on sait qu'on va encore subir le clientélisme local, l'autoritarisme des petits chefs et la politique de la subvention; c'est le chantage : si une association ou une municipalité s'oppose ou indispose, la censure économique s'impose... " Réfléchissez et si vous ne votez pas pour moi..." Moi ! Et moi ! Et moi ! Moa...Mao...  

   A lundi, pour lire les résultats ! Mais c'est perdu d'avance pour l'intelligence et l'espoir... Alors, abstentionnistes de toutes les régions, unissez-vous..!

 

Écrit par cat le Vendredi 19 mars 2010
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   débats, disputes, politique

La culture pour la liste UMP (régionales Languedoc-Roussillon)

   Après avoir traité du bilan culturel de G.Frêche (je ne parlerai pas d'économie car je n'y comprends pas grand chose; simplement, on peut s'étonner que la région L-R soit la plus pauvre de métropole et que le taux de chômage s'élève à 12.7 %, record de France...La moyenne française étant de 9.1 %), je vais aborder le projet culturel de Jean Castex, maire de Prades et tête de liste UMP dans les Pyrénées-orientales.

   J'ai eu l'honneur de recevoir une lette de lui, m'invitant à participer à un débat, à Perpignan (le 12 mars, 24 brd Clémenceau); hélas, je n'ai pas pu m'y rendre...Comment ce candidat a-t-il eu mon adresse personnelle? Sans doute en raison de ma participation au festival du livre de Prades... Est-ce légal..? Est-ce moral..? Oui, sans doute... Cependant, on voudrait bien être sollicité aussi en dehors de la campagne électorale... On a la fâcheuse impression de ne voir les politiques qu'en période d'élections ! Ensuite, ils vous ignorent... Prennent les électeurs pour des C..? On sait que c'est le cas pour Frêche : 34 % des voix, puis 58 % au second tour, cela fait beaucoup de cons en Languedoc-Roussillon, dites, Georges..!

En tout cas, pour le festival "Livres en herbes", je n'ai que des félicitations à avancer : bonne organisation, accueil sympathique (de la part de Mme Brun, surtout), site très agréable, repas convivial sous les arbres centenaires...

Quant au programme de M. Castex, on ne peut qu'adhérer à l'enjeu décisif de la culture, "qui plonge profond ses racines au coeur de nos terres et étend ses branches loin au sud vers les Pays catalans" (sans majuscule, car ce mot est un adjectif !) " et plus loin encore sur l'ensemble du monde méditerranéen."

   Ensuite, les idées et propositions sont tout de même un peu maigrelettes: "sauvegarder le patrimoine, résurrection du CRL, nouer des liens avec la Catalogne du Sud..."  C'est un peu court ! Que le maire de Prades continue à faire ses preuves culturelles dans sa ville... On attend un programme plus fourni pour les prochaines élections...

 J.Castex, à droite...C'est le grand...

Écrit par cat le Jeudi 18 mars 2010
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   débats, disputes, politique, patrimoine, actualité en Catalogne

La culture de la région Languedoc-Roussillon, selon son Président

 

   Georges Frêche, à coups de subventions, de communication (affiches, revue mensuelle, campagne pour la Septimanie...) fait souvent plus de pub pour lui et ses réalisations que pour la culture.

   En ce qui concerne la littérature, il a supprimé le CRL (Centre régional des Lettres), la revue littéraire "Septimanie" (très intéressante, en dépit de son nom farfelu), s'est débarrassé du Château de Castries où avaient lieu de nombreux colloques. Il a ôté des subventions aux éditeurs qui l'ont critiqué : à la tête de cette cabale, le courageux Max Chaleil, qui dirigeait Les Presses du Languedoc, à Montpellier; pourtant, voilà un éditeur honnête qui vous téléphone un jour pour vous annoncer que votre manuscrit lui a plu; qu'il va l'éditer mais d'abord le retravailler; reçu à Montpellier, il me montre mon texte orné de notes et de corrections...Le contrat, puis des mois de réécriture. Le livre sera publié par "Les Nouvelles Presses du Languedoc", puisque M. Chaleil a vendu la maison d'édition et a quitté la région pour s'occuper des Editions de Paris.

   Quant aux arts, même si le département des P.O. est le parent pauvre pour les finances de la région, celle-ci a bien doté le musée de Céret, Mamoc devenu EPCC parce que le maire est sympathisant et surtout parce que la conservatrice a défendu son établissement. De même, à Collioure, le musée Peské deviendrait EPCC (mais le projet de musée d'art moderne, ou musée de l'impressionnisme, sic !, reste dans le vague) sous l'égide encore de Madame Matamoros. Celle-ci devant prendre sa retraite dans quelques mois, qui va être nommé à Céret et/ou à Collioure..? Normalement, un diplômé de concours national, mais on peut craindre une nomination politique ou un copinage (la fille de Mme Matamoros, diplômée de l'école du Louvre attendant un poste...)

   Une autre réalisation digne d'intérêt est le site de Paulilles rénové et ouvert au public. Ici, le projet n'est pas partisan, puisque la ville proche de Port-Vendres est à droite; il faut signaler le rôle et les responsabilités du socialiste Michel Moly qui, malgré un environnement hostile (Banyuls a, elle aussi, un maire de droite) a réussi à faire bouger les lignes ! Cependant, ce lieu est géré plus pour son aspect touristique que pour ses mémoires sociales, historiques, économiques...

   A Perpignan, sans doute pour prendre pied et marquer son territoire, les expositions de Notre-Dame des Anges, du Palais des Rois de Majorque sont à remarquer, même si c'est le patrimoine religieux qui est, ô paradoxe, mis en valeur par la gauche...Le festival musical de l'été est aussi une démarche positive et populaire : concerts gratuits grâce à la région mais le conseil général s'oriente désormais vers des prestataires, organismes professionnels fournisseurs de spectacles "clés en mains", style "Boîte à clous"... qui est cher pour, parfois pas un clou!

   Deux points noirs concernent des sites de portée internationale, le Mémorial de Rivesaltes et le centre de recherches de Tautavel. Le premier projet est abandonné non parce que la ville proche, Rivesaltes, a un maire de droite, , mais à cause de refus de l'Etat et de la Région : le coût augmente et l'architecte de renom qui a étudié le dossier a touché, lui, plus de un million et demi d'euros... A Tautavel, marqué à droite, le socialiste (premier fédéral) Jacques Cresta, avait promis, lors de la campagne pour les élections cantonales, d'apporter le financement. Mais il a été battu et le CG66 abandonne le projet, pourtant enthousiasmant, du Mémorial...

   La Région se désengage dans les P.O -le département, avec la Lozère de l'ancien Président de Région- a être le moins doté- car M.Frêche doit développer le musée Fabre et financer l'acquisition récente du musée de Sérignan. Montpellier et l'Hérault ont changé, grâce à G.Frêche, de visage, mais les P.O. ? A Perpignan, le conseil général a rénové le bâtiment de la "Maison de la Catalanité", mais ses activités sont très réduites et ses animateurs bien peu énergiques...

   Ainsi, la culture, pour la région frêchiste, est à orientations variables et à changements soudains. Elle apparaît souvent comme partisane. Le slogan est "la culture pour tous" : en effet, la gratuité ou une entrée modique sont la règle la plus courante, pour l'instant. Mais pour le musée de Céret, on espère une entrée "à deux euros", après avoir pris le "bus à un euro", du moins pour les habitants du département, au lieu des 9 euros de rigueur... 

 

 photo J.P.Bonnel

 

Écrit par cat le Mercredi 17 mars 2010
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   politique, patrimoine, actualité en Catalogne, débats, disputes

Questions de frontières, le colloque de LLIVIA

 

Congrés Internacional "Observar les fronteres, veure el món"

Type :

Réunions - 

Heure de début :

vendredi 19 mars 2010, à 19:00

Heure de fin :

dimanche 21 mars 2010, à 14:00

Lieu :

Puigcerdà, Bellver de Cerdanya, Llívia

Description

Mirmanda us convida al Congrés Internacional "Observar les fronteres, veure el món"

Cartell i programa a: "http://mirmanda.blogspot.com/2010/02/programa-congres-internacional-observar.html" t "_blank" http://mirmanda.blogspot.com/2010/02/programa-congres-internacional-observar.html

     Aquest Congrés és un esdeveniment exclusiu i únic que es fa a la Cerdanya
com a indret simbòlic. Llívia és un dels tres enclavaments territorials
que subsisteixen a Europa, i la Cerdanya un espai fronterer entre les províncies de Lleida i Girona, fent frontera amb la de Barcelona, però també entre els Estats de França, Espanya i Andorra. Un conglomerat de línies que tenen més vida sobre el paper que dins una realitat altament complexa, en què les persones es mouen i construeixen la seva identitat diària en funció de molts altres elements.
Amb especialistes de primer ordre internacional s’analitzaran i s’aportaran perspectives i solucions a la qüestió fronterera en l’Europa del segle XXI, que preveu precisament la supressió de tota limitació fronterera. La Cerdanya esdevindrà així el focus de la recerca i l’anàlisi
de les fronteres a Europa durant tres dies, repartint-se entre Puigcerdà, Bellver de Cerdanya i Llívia. Les reflexions i discussions que tindran lloc durant el congrés (conferències, pòsters i taula rodona) crearan un nou àmbit d’estudi pràctic com teòric. Un dels aspectes fonamentals de la proposta és la seva interdisciplinarietat, ja que el tema de les fronteres serà abordat a partir d’aspectes d’ordre cultural, econòmic, històric, artístic, geogràfic, polític o sociològic.
El Congrés vol començar a desenclavar les estanques relacions històriques, i entendre la tendència històrica i l’actual de l’ús de les fronteres a Europa i la seva superació, tant a nivell local com estatal, dins la UE.
PROGRAMA en PDF:   "http://www.mirmanda.com/prog/2010/poster_programa.pdf" t "_blank" http://www.mirmanda.com/prog/2010/poster_programa.pdf

  l'enclave ou l'arbitraire de la frontière

 

Écrit par cat le Mercredi 17 mars 2010
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   littérature, actualité en Catalogne, agenda culturel, patrimoine, débats, disputes

La religion contre la démocratie

         Oui il faut se souvenir , le dire , proclamer la réalité pour
 le respect de toutes ces victimes et pour que cela ne se reproduise jamais
          Ne point céder au desiderata de certaine religion qui  ferait
 bien de mettre en pratique la tolérance. Où sont passés les  CHURCHILL, les DE GAULLE ..?

Faiblesse et Capitulation des Démocraties

EN SOUVENIR D'EUX......

Cette semaine en Angleterre tous les programmes relatifs à la commémoration de la Shoah ont été retirés de certains établissements scolaires, avec pour motif que cela "heurte" la population musulmane, qui renie l'existence de la Shoah.

C'est le signe de l'approche d'une catastrophe qui progressivement s'organise dans le monde, un témoignage du laisser-aller des pays s'y soumettant.

60 ans se sont écoulés depuis la fin de la deuxième guerre mondiale en Europe. Ce mail est envoyé dans le but de former une chaîne du souvenir et en mémoire des 6 millions de juifs, 20 millions de russes, 10 millions de Chrétiens, 1900 prêtres catholiques, aux tziganes, aux homosexuels qui ont été tués, violés, incinérés, humiliés et sont morts de faim par ceux qui cherchaient un "autre chemin" !

Aujourd'hui, plus que jamais, avec les efforts de l'Iran et d'autres pays ayant déclaré que la Shoah était une "légende", il est impératif de tout faire pour que le monde n'oublie jamais. le monde.

Joignez-vous à nous et prenez part dans la chaîne du souvenir, aidez à sa diffusion dans le monde entier.

 L'Institut du Monde arabe, à Paris, architecture de Jean Nouvel (photo Jean-Pierre Bonnel)

 

 


Écrit par cat le Mercredi 10 mars 2010
Permalien   |   1 commentaire   |   politique, humeur, débats, disputes

Frêche par Georges SEMPRUN

Je me permets de retranscrire ici la belle formule de l'écrivain, ancien ministre de la culture, ancien interné dans les camps nazis, pour soutenir Hélène Mandroux, insultée, méprisée par un Frêche aussi vulgaire et grossier, surtout avec les femmes :

"Ce qui se passe en Languedoc-Roussillon n'est pas qu'une affaire de propos d'un homme politique rendant l'odieux anodin. C'est un moment et un lieu où se jouent les valeurs de la République dans son ensemble."

 Cet homme admirable, cultivé, simple, que j'ai eu la joie de côtoyer pendant le Festival du livre de Collioure, en août dernier, a les mots pour montrer la petitesse du fat, du raciste, du ploutocrate, d'un chef gonflé d'ego, et revenir à la grandeur des idées et valeurs qui devraient nous guider, à nouveau.

 Semprun avec Florence Malraux, au centre culturel de Collioure (21.8.2009) - photo J.P.Bonnel.

Écrit par cat le Mercredi 3 mars 2010
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   débats, disputes, politique, actualité en Catalogne, littérature

Les deux nigauds sont 3 sur un bateau: Charasse, Frêche & Migaud

   Cette histoire me rappelle un livre de mon enfance... La Comtesse de Ségur..?  Un jour, un bon économiste fut nommé à la tête d'un organisme qui ne sert à rien, si ce n'est à adresser des "recommandations" au gouvernement; cette bonne conscience de la démocratie s'appelle "la cour des comptes"; c'est bourré de hauts fonctionnaires, de grosses têtes qiu pondent des rapports, vite mis au pilon...Et la nave va... Ce Migaud-là a donc trouvé la bonne place, c'est bien payé, c'est médiatique, c'est tout ce qui est vain...Et vole la galère. L'ancien opposant de la commission des finances de l'assemblée va faire silence...Le prix de l'arrivisme.

L'autre, le fort en gueule, un peu Tapie, le cigare en plus, un peu Frêche,le racisme et l'antisémitisme en moins...C'est Charasse : l'exclu du PS devait prendre sa revanche; on croit qu'il s'agit d'ouverture, quand on met au conseil constitutionnel un socialo des moins socialistes...

Quant à Frêche, on lui réserve une bonne place dorée pour sa retraite...mais, chut, c'est un secret..!

  "Mes électeurs sont des cons et les Catalans, des..."

Écrit par cat le Mercredi 24 février 2010
Permalien   |   1 commentaire   |   politique, humeur, blagues du blog, débats, disputes

Les fesses des Catalanes

 Dali, Jeune fille de dos (C) Fondation Dali-Gala, Figueres.

 

C'est en ces termes gracieux que Guillaume Apollinaire rend hommage à la  Callipyge catalane, dans  son recueil de 1907 "Les onze mille verges : "Ce fut un étalage admirable de culs de toutes les nationalités... en forme de poire de La Frisonne contrastait avec les c. rebondis des Parisiennes, les fesses merveilleuses des Anglaises, les postérieurs carrés des Scandinaves et les culs tombants des Catalanes."

On peut préférer le tableau offert par Mérimée, Inspecteur général des monuments historiques et auteur de "La Vénus d'Ille" : ce "curieux de femmes" fréquente 'l'auberge d'Ille sur Têt", où il y a "tant de jolies Catalanes", proches cousines de ces "Espagnoles avec mantillas, leurs grosses jambes catalanes et leurs pieds pointus et microscopiques..."

(cité par Joseph Ribas, dans son livre "Canigou, montagne sacrée des Pyrénées" (éditions Loubatières,1994)

 De qui est cette sculpture..? (photo extraite du bel album de Caroline Pochon et Allan Rothschild (Arte éditions - Democratic Books, Pari, 2009)

Écrit par cat le Lundi 8 février 2010
Permalien   |   1 commentaire   |   débats, disputes, blagues du blog, humeur, poésie, littérature

Invictus de Henley, Eastwood et Mandela

Hors de la nuit qui me recouvre,
Noire comme un puits d'un pôle à l'autre,
Je remercie les dieux, quoi qu'ils puissent être
Pour mon âme indomptable.

Tombé dans l'étreinte des circonstances
Je n'ai pas gémi ni pleuré à voix haute.
Sous les coups de la fortune
Ma tête est ensanglantée, mais redressée.

Au-delà de ce monde de colère et de pleurs
Ne plane que l'Horreur de l'ombre.
Et pourtant la menace du temps
Me trouve et me trouvera, sans peur.

Peu importe l'étroitesse de la porte,
Le nombre des punitions sur le parchemin,
Je suis le maître de mon destin :
Je suis le capitaine de mon âme.

 Poème préféré de Mandela, écrit par de William Ernest Henley.

 

   Invictus est un film sur la poésie, qui peut soulever des montagnes et donner l'espoir au coeur d'un homme qui a passé 27 ans en prison.

   C'est aussi un film sur le rugby, capable de souder une communauté et être le moteur de la réconciliation entre les Noirs et les Blancs d'Afrique du Sud, durant la coupe du monde de 1995. Même si les acteurs qui jouent les Sprinboks et les All Blacks s'écrasent comme des clafoutis durant les mêlées...et sont peu crédibles (les Français étant filmés comme des fantômes !)... Même si rien n'est dit de l'empoisonnement des néo-zélandais, à la veille de la finale du 24 juin...

Il s'agit surtout d'un hommage à Mandela et on préfère retenir cet aspect positif, même si le pathos et le subjectif l'emportent sur la vérité historique et occultent la situation catastrophique de l'Afrique du sud du XXIème siècle. On apprend, en effet, peu de choses sur la vie et les combats de "Madiba", sur son passé et sa famille : l'hagiographie domine et le spectateur accepte ce point de vue car Mandela est un homme unique, une sorte de saint qui prône l'oubli du mal ancien, le pardon et demande à ses amis de ranger la vengeance au magasin des accessoires inutiles et dangereux pour l'avenir et l'unité de la nation. L'obsession du pardon est une stratégie politique, mais ce n'est pas l'hypocrisie qui guide "Bafana", c'est la sagesse de celui qui a eu le temps de méditer sur le monde et sur les valeurs suprêmes : amour, amitié, solidarité, modestie, poésie... 

   Bien sûr, Clint Eastwood nous raconte une légende, la vie magnifiée d'un homme exceptionnel. La reconstitution historique est très lacunaire, de même que l'attention portée aux coutumes de l'Afrique du Sud. Ainsi, de nombreuses erreurs concernant le salut zoulou, le serrement de mains, même si l'habitude du "muti" (lait caillé) du soir est exacte; en outre, les voitures de l'époque étaient de grosses mercédès, des japonaises (la Toyota Cressida, jamais distribuée en France, par exemple); les policiers n'avaient pas de "city golf" comme, à la fin du film, à l'extérieur du stade; les Russes étaient en nombre, mais on ne les voit jamais...Enfin, le port d'armes était légal, dans les années 1990-95, ce qui n'apparaît jamais, même si le thème de la sécurité est omniprésent, avec les gardes du corps commandés par un "Jason" noir, ami fidèle et obéissant, devenu le chef d'une troupe d'Argonautes "arc-en-ciel", aux couleurs d'un pays  réconcilié...  


Écrit par cat le Samedi 6 février 2010
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   débats, disputes, cinéma, politique, poésie

L'ennemi intérieur - Mathieu Rigouste

   Vendredi 30 janvier dernier, à la librairie Torcatis de Perpignan, est présenté le livre de Mathieu Rigouste, L’ennemi intérieur, représentant sa thèse sur l’idéologie sécuritaire.

   L’affaire des inculpés de Tarnac remonte à 2007 : Alain Bauer, ancien de l’UNEF-ID, ancien du grand Orient de France, désormais agissant à la direction antiterroriste, fusion des RG et de la DST, lit sur le net la parution du livre « L’insurrection qui vient »…Ce mouvement se trouve alors amalgamé avec le mouvement anti-CPE : à l’époque, deux manifestants, se rendant à une manifestation, sont placés en garde à vue et inculpés pour fabrication d’explosifs ; en effet, ils avaient sur eux des…fumigènes ! 

   En juin 2008, sort un rapport des RG sur l’ultra-gauche et les autonomes : Julien Coupart est surveillé par la police anti-terroriste…

   Ensuite la ferme de Gontailloux est mise sur écoute ainsi que l’épicerie du village de Tarnac. Le groupe de « marginaux » est accusé d’actes de malveillance : d’avoir placé des fers à béton sur des lignes TGV, occasionnant le retard de 160 trains. Le 11 novembre 2008, 150 policiers, appuyés par des hélicoptères, bouclent le village ; c’est l’opération Taïga. Le procureur Jean-Claude Martin, voix du Président de la République, joue son rôle d’accusateur dans cette affaire, comme dans l’affaire Villepin-Clearstream actuelle…

   Mathieu Rigouste montre comment l’Etat se nourrit de « l’ennemi intérieur », ou le crée de toutes pièces afin d’effrayer la population et de réunir la nation…Il analyse l’action des polices étudiant les actions (comités de soutien) et réactions de la population : les inculpations et les gardes à vue permettent d’enrichir les fichiers de l’administration… Puis le discours identitaire ajoute à la xénophobie d’Etat. L’auteur dresse l’historique de l’idéologie sécuritaire ; en France, le sécuritaire, "rencontre du commandement et du spectacle", naît dans les années 70. Il s’agit là d’une machine de guerre électorale (récupérer les voix de l’extrême droite) et surtout d’un marché juteux… Ainsi, en 2002, le marché sécuritaire (vente de caméras de télésurveillance et tout l’appareillage des villes et de certaines personnes aisées) a dépassé, aux Etats-Unis, les bénéfices de l’industrie cinématographique d’Hollywood… Chez nous, on progresse : Français apeurés, encore un effort pour vous équiper.. !

Un exposé précis, fort, argumenté, qui fait froid dans le dos et a créé un malaise certain dans l’assistance… 

 Mathieu Rigouste. Le jeune chercheur vient de publier sa thèse aux éditions La Découverte (22 euros)

 

Écrit par cat le Vendredi 5 février 2010
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   actualité en Catalogne, politique, débats, disputes

La santé et les déchets nucléaires

 

Voici une info très préoccupante à faire circuler :

   En permanence, il faut rester sur ses gardes...

   Une information absolument incroyable du Journal Ouest France du vendredi 8 janvier dernier, fait état d'un décret absolument scandaleux du gouvernement. Ce décret, paru au Journal Officiel le 14 mai 2009, est passé inaperçu, jusqu'à ce que la CRIIRAD découvre le pot aux roses.
  Ainsi, le gouvernement a décidé d'autoriser par décret le recyclage des métaux, plastiques et gravats issus du démantèlement d'installations nucléaires, de manière à s'en servir à la fabrication de ciment ou d'acier.. Ce décret permettra de recycler des millions de tonnes de rebuts radioactifs, dont l'industrie du nucléaire ne saurait pas quoi faire (exemple : ce qui se passe actuellement avec le démantèlement de la centrale de Brennilis, en Bretagne). Constituant une dérogation à la décision prise en 2002 d'interdire le recyclage de ces déchets nucléaires dans les produits de construction et les biens de consommation, ce décret va permettre de disséminer sur le marché des objets de consommation courante contenant des matières faiblement radioactives. On verra également des vélos, des voitures, des maisons, etc, réalisés avec des matériaux issus de ce recyclage.
   On a déjà un énorme problème de santé publique avec les pesticides source de cancers en nombre sans cesse croissant. On va ainsi rajouter une autre source de cancer, et après il ne faudra pas s'étonner que le cancer se développe de manière quasi épidémique.
   Pour l'heure, la CRIIRAD, selon le journal Ouest France, a déposé une requête au Conseil d'Etat pour excès de pouvoir, afin de bloquer cette décision scandaleuse. Espérons que cette organistation totalement indépendante de tout lobby saura faire entendre raison à l'Etat Français.

                                               http://www.criirad.org/

   Marottes.  (photo Jean-Pierre Bonnel)

Écrit par cat le Jeudi 4 février 2010
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   débats, disputes, politique, patrimoine

Frêche pétainiste et catalanisme intégriste

  1. AUTOCRITIQUE.
  2. Un correspondant courageusement anonyme m'écrit que mon texte vole bas...En effet, je le confesse, il est assez nul : j'ai essayé de me mettre au niveau des aphorismes de G.Frêche, mais je n'ai pas réussi à aller aussi loin dans le simplisme, la vulgarité et le pétainisme. A ce propos, et pour voler plus haut, je joins deux articles de Laurent Dispot. (*)
  3. En outre, quel rapport entre l'autocrate de Montpellier et le cinéma catalan... Aucun, c'est vrai, si ce n'est le (mauvais) cinéma de M. Frêche... Et l'esprit totalitariste qui pourrit le "socialisme" frêchien et l'intégrisme catalaniste... 
  4. Merci de citer au moins trois cinéastes catalans d'une certaine envergure ou notoriété...
  5. Si les élus catalans ont recours à des lois coercitives afin de défendre leur langue, c'est mauvais signe; signe d'une moindre influence, de difficultés sociales ou économiques en Catalogne, signe que la communauté se replie sur elle-même : le non-Catalan attend une attitude plus ouverte, susceptible de le motiver pour s'intéresser à une langue et à une culture si riches et si captivantes...

 Jean-Paul Alfuy et Georges Frêche. 

(*)  La France FrêcheLaurent Dispot

Il y a donc aujourd’hui “la France Frêche” comme il y eut “la France moisie”, celle du régime de Pétain selon Philippe Sollers. La Règle du jeu par un article dans Libération du 30 novembre 2006,  signé Laurent Dispot, avait appelé le Parti socialiste au principe de précaution contre la bombe de la “France Frêche” qui explose trois ans après, en janvier 2010, avec une déclaration contre Laurent Fabius du potentat populiste de Montpellier qui jouit  d’une licence de “socialiste” en franchising grâce à la direction du PS. Laurent Fabius est un catholique d’origine juive, comme le cardinal Lustiger et tant d’autres, mais le Frêche dit de lui dans L’Express : «Voter pour ce mec en Haute-Normandie me poserait un problème, il a une tronche pas catholique». C’est exactement l’argument des harceleurs maurrassiens de l’Action Française contre Léon Blum, qui faillirent aboutir à son assassinat en pleine rue après un début de lynchage. Les ravages pour le PS seront bien plus graves et durables, juste avant les élections régionales, que si le cancer idéologique et politique nommé Frêche avait été traité il y a trois ans comme le demandait cet article dans Libération : on a prétendu éviter de souffrir et on souffrira beaucoup plus. Les déchirements seront bien plus douloureux et handicapants. Les historiens, et d’abord les militants, premiers témoins, diront quels dirigeants du Parti socialiste ont le plus engagé le poids de leur responsabilité pour empêcher la chirurgie urgente contre le cancer Frêche __ les noms de Ségolène Royal et François Hollande étant de notoriété publique, comme  c’était déjà l’évidence il y a trois ans dans cet article, les plus compromis dans le long blocage contre l’assainissement et la morale la plus élémentaire. La circonstance de cet article : un coup de feu à la sortie d’un match au Parc des Princes, par un “Black” du service d’ordre, pour protéger, dira-t-il, un spectateur harcelé en tant que Juif. Or cet incident à odeurs mêlées de racisme et de foot venait peu de temps après une déclaration du Frêche contre un “trop” insupportable et honteux de Noirs  dans l’équipe de France de football : « Dans cette équipe, il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s’il y en a autant, c’est parce que les Blancs sont nuls. J’ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze Blacks ». On sait ce que signifie poser au sociologue et à la science pour parler de “races” comme d’une normalité, d’une norme à imposer. Du football à Laurent Fabius, le même personnage, et les mêmes protecteurs ; pour parler à la Ionesco : le rhinocéros Frêche, ou comment s’en débarrasser. 

De haine et d’eau Frêche, par LAURENT DISPOT, rédacteur à la revue la Règle du jeu - Libération, 30 novembre 2006

Lorsque se produisit le drame du Parc des Princes, le toujours «socialiste» Georges Frêche venait tout juste de brailler qu’il y aurait trop de Noirs dans le football : le coup de feu fut précédé par cette huile sur le feu. Déjà, quelques semaines après la cérémonie mondiale d’Auschwitz, la planète effarée avait découvert qu’un responsable français pouvait crier en public : «Vous êtes des sous-hommes» à des harkis, donc à tous les Arabes, à tous les musulmans, à tous les immigrés, sans se voir aussitôt exclu de sa formation politique.

Il s’agissait du même Auguste halluciné qui pose au sectateur de Robespierre, une Elena Ceausescu version macho septimaniaque, entre les Douze Césars de Suétone, le Caligula de Camus et le Trimalcion de Pétrone. Un de ces présidents de régions appelés à restaurer, dans le système Royal, les ducs et pairs. Le cas Frêche pose la question des contre-pouvoirs face à l’augmentation du pouvoir des régions, programme de la candidate socialiste. L’intention de Gaston Defferre était que la région fût gérée comme une entreprise ; pas que son PDG se comportât en autocrate.

L’événement de 1968 qui reste actuel est l’assassinat de Martin Luther King. C’est en “soixante-huitard” moderne du XXIe siècle qu’il faut choisir aujourd’hui contre Frêche le côté Condoleezza Rice, Barak Obama, Lilian Thuram. Avant d’éructer contre les harkis et les Noirs, Frêche a traité les catholiques d’«abrutis», et coupé les vivres à des budgets culturels en croyant punir les intellectuels. Mais il offre, avec tout le grotesque de son personnage, une parfaite illustration de «l’idéologie française» de Bernard-Henri Lévy, et un jeu de mots en gag surréaliste pour confirmer le fameux concept de «France moisie» de Philippe Sollers : «la France-Frêche». En prononçant la phrase sur le trop-de-Noirs-dans-l’équipe-de-France-de-football, Frêche n’a été qu’une poupée de ventriloque : elle n’est pas de lui, mais de Le Pen à l’occasion du Mondial de 1998. Devenue depuis un des psittacismes les plus éculés de l’extrême droite pour servir de signal d’offre de service, de ralliement à cette mouvance. Mais un policier antillais, un Noir de France, vient de risquer sa vie et de résister de toutes ses forces pour sauver un Juif.

C’est le contraire du drame atroce d’Ilan Halimi. Et le contraire de la stratégie de Dieudonné qui consiste à retourner les Blacks-Blancs-Beurs antiracistes en un groupe fusionné par l’idéologie antisioniste : ce que j’appelle l’«antis (ion) émitisme». Sa visite à Le Pen au camp des «Bleus-Blancs-Rouges» était, dans ce sens, une allégeance de vassal à suzerain.

Le Parti socialiste fait l’âne qui recule devant toute condamnation sérieuse de Frêche, alors même qu’il nous ressort Edith Cresson, la xénophobe anti-anglaise et homophobe, cette simoniaque qui a déshonoré la France et le féminisme à la Commission européenne, condamnée pour cela. Le Front populaire de 1936 naquit de la dissolution des ligues fascistes. Etre digne de son anniversaire, en 2006, c’est demander que Frêche soit exclu du parti de Léon Blum, le «Nègre en trop» d’alors. Ne pas sanctionner l’insulte aux harkis est un défi à l’opinion publique maghrébine, arabe, musulmane, française. Ne pas sanctionner l’insulte aux Noirs est un défi à l’opinion publique de l’Afrique, des Etats-Unis, de tout l’outre-mer français, dont nos Antilles bien-aimées. Ne pas tenir compte de la décision de justice dans l’affaire Cresson revient à offrir un argument éternel contre la France aux opinions publiques, aux instances et aux médias dans toute l’Europe.

On mesure la régression socialiste en la comparant à une réplique célèbre attribuée au Régent Philippe d’Orléans, en 1720, bien plus respectueux de l’ordre juste que Hollande et Royal, lorsqu’il refusa de gracier le comte de Horn, son cousin meurtrier :

« Mais il a l’honneur d’être du même sang que Votre Altesse royale !

__ Quand j’ai du mauvais sang je me le fais tirer… ».

Si le Parti socialiste cessait de se défiler devant un effort pour être vraiment républicain, cela donnerait :

« Mais il a l’honneur d’être du même rang que votre candidate, Royal !

__ Quand j’ai du mauvais sens, je me le fais virer… »

La France frêchit. Comment voter socialiste, si c’est souscrire au racisme et au sexisme de Frêche : les harkis «qui n’en ont pas», les Noirs «qui en ont trop», les intellos incontrôlables, les catholiques qui persévèrent ; si c’est souscrire à la xénophobie et à l’homophobie de Cresson : les Anglais qui «en sont», les homos comme critère de dévaluation. Si la rupture des socialistes avec ces deux délinquants de la moralité publique n’était pas franche, comme naguère celle de la droite républicaine avec Millon, mais escamotée, assortie de caresses melliflues, alors la tâche de l’éclairement républicain, de l’écoute démocratique véritable et non pas infantilisante, c’est-à-dire méprisante, serait d’expliquer à chaque électrice, à chaque électeur, le risque de perdre son âme aux gras profits de ce type de Père

Écrit par cat le Samedi 30 janvier 2010
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   débats, disputes, cinéma, politique

Racisme (Frêche) et totalitarisme (parlement catalan) toujours vivants!

       Les déclarations de G.Frêche ne sont pas des dérapages mais des formules bien préméditées: pour capter les voix de l'extrême-droite ou des nombreux pieds-noirs de la région Languedoc-Roussillon : phrases racistes à l'encontre des harkis, puis des Catalans... Pour faire parler de soi à l'échelon national : contre les Blacks et Beurs de l'équipe de France de foot... Pour se venger d'un Laurent Fabius qui n'avait pas accepté cette attitude : on sort une méchanceté antisémite primaire en évoquant le physique juif... 

   Ce triste individu est encore défendu par les militants "socialistes" (ceux qui n'ont pas été exclus ou éloignés) et  les élus qui perçoivent des subventions pour leur ville, leur association, leur musée... Le parti va devoir exclure tout ce petit monde, qui est bien loin des valeurs de la gauche, et recréer sur place une nouvelle organisation. On attend la lessive de printemps...

   En Catalogne, le totalitarisme rôde aussi; ainsi le parlement catalan a-t-il voté, mi-janvier, une loi pour imposer un quota de 50% de films en langue catalane... Combien de navets faudra-t-il produire pour arriver à ce chiffre..? Citez-moi plus de trois grands réalisateurs catalans...? En outre, les films doublés ou sous-titrés en catalan n'ont pas pu capter plus de 2% de parts de marché..! On a l'impression de revenir à la révolution culturelle maoïste qui a tué tant d'oeuvres et de créateurs... Le combat pour la reconnaissance de la langue et de la culture catalanes ne peut pas, de la sorte, en sortir grandi...

   En fin de compte, Frêche et Catalans, même (douteux) combat !!!

Écrit par cat le Vendredi 29 janvier 2010
Permalien   |   2 commentaires   |   débats, disputes, Barcelone, cinéma, politique, actualité en Catalogne

AVATAR, la révolution du relief

    James Cameron ne nous parle pas des "métamorphoses" d'Ovide ni de Vishnou, dont le sanglier est un des principaux avatars, c'est-à-dire, selon le mot sancrit "transformation", "incarnation" et, surtout, "descente sur Terre". Dans le film, au contraire, il s'agit d'aller à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, dont l'ouverture de la boîte, ou plutôt le viol du paradis, va causer la perte des hommes, alléchés par l'exploitation d'un précieux minerai... Avec leurs robots, leurs machines dévastatrices, leurs monstrueuses armures, les Aliens humains, les Terminators exterminateurs vont finir leur course folle dans un Titanic de feux d'artifice ! Il s'agit toujours de se moquer des méchants, les prédateurs, les exploiteurs, les fanatiques militaires US et de s'apitoyer sur les "Bons", ces humanoïdes beaux, bleus et purs, qui célèbrent la mémoire des ancètres et vivent en harmonie avec la nature...

   L'intérêt du film vient de la fabrication d'images numériques, belles, aux couleurs inédites que même N.Hulot ne trouvera jamais dans ses périples d'Ushuaïa... Cette épopée spatiale est un avatar des expéditions romaines, des guerres coloniales ou napoléoniennes, des joutes médiévales ou des combats sophistiqués d'Irak ou d'Afghanistan. La structure narrative et les ressorts de l'imaginaire sont éternels; ce qui est nouveau, c'est cette virtualité devenue réalité grâce à la quatrième dimension.    

   Ce cinéma, en inventant le relief, rend les autres films bien plats et insipides... 

Écrit par cat le Lundi 25 janvier 2010
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   débats, disputes, cinéma

Un Américain, Roy Lisker, parle de Collioure, de la Catalogne, de Malraux...

The André Malraux Conference.

 

Photos: ROY LISKER (Collioure, 21.8.2009)

   The first pictures shows the actor, Cedric Debarbieux, in the auditorium of the Collioure Cultural Center, reading passages to us from La Condition Humaine. The performance was little short of dazzling ( it did not, in other words lack “dazzling”, as opposed to a recitation that was “somewhat short of dazzling”! ) The whole audience was swept up in his recitation.

   The second picture, also from the auditorium, is of Jean-Claude Larrat, professor of French literature at Paris U, author of several books about Malraux ( including “Malraux, Theoretician de la Litterature”, and , (with Jean Guehenno) , “La Condition Humaine, Roman de l’anti-Destin” ).

He spoke to us on the ever controversial topic of "action" versus "letters" in the life of the adventurer/art historian/novelist/politician Malraux.

This much is certain: Malraux was no plastic hero. His biography is fascinating rather than admirable. On the other hand, the lives of many highly admirable people are often dull!

The next two pictures were taken at the conference on Saturday August 22, held outdoors on the Square Calloni, located right on the breakwater wall at the foot of the 14th century Moorish fortress. The speakers are journalist Claude Gallex, writer Jean-Pierre Bonnel, and professor Gérard Malgat.

   Malgat spoke about Malraux's life-long devotion to Spain and the Spanish Republic. Like Picasso, Casals and others Malraux, following his participation in the Spanish Civil War, never returned to Spain while Franco was in power. Indeed, his death occured a few days before Franco’s. (Monster to the end, Franco steadily increased the number of political executions daily as the end approached.)

    Jean-Pierre Bonnel (his website has a “Ferment Magazine” quality: go to blog a bonnel spoke about the grand programme that André Malraux and Charles De Gaulle had drawn up for "bringing French culture to the masses." It was a strange mixture of nationalism and condescension. They may have been sincerely motivated: it depends on how it was put into practice. Malraux did not begin his career as either a novelist or a left-wing guerilla soldier, but as an art historian. He sincerely believed that by exposing the population of France to the largest number of paintings, plays, musical compositions and so on, he could rescue the cultural heritage of a great nation. Ironically, this idealistic enterprise occurred in the same period in which he was joining his political comrades-in-arms, the Gaullists, in denouncing the student protests of 1968. His project failed by the way. The system of Maisons de Culture which he set up throughout France in the 60s and 70s no longer exists.

Another gathering was scheduled for that afternoon at 4 in the same place. The first half had nothing to do with Malraux. A local author, Hélène Legrais, discussed her detective novel, set in Collioure during the 60’s La croix des outrages, the standard talk-reading-sales-book format. What made it principally interesting for me was that it describes the very active fishing industry of that period, which has since almost completely disappeared.

This was followed by another panel on Malraux. It focussed on Malraux’s early years in Indochina, specifically that period when he underwent the personal transformation that changed him from from an art historian/dilettante who attempted to rob temples and tombs in Cambodia (he got caught; another story), to a firebrand journalist writing for newspapers in both Cambodia and France, denouncing the evils of the colonial administration.

He was not always so admirable, as we know. During WW2 he sat out most of the conflict in comparative comfort and wealth (read for example Herbert Lottman “The Left Bank”). During his years as the Minister of Culture in the government of Charles DeGaulle he quietly dropped his anti-imperialist rhetoric and activities.

André Malraux suffered from a serious addiction to the cult of personality, in his case Charles De Gaulle. In the final decades of his career this effectively stifled the Voltaire in him.

 

Écrit par cat le Vendredi 22 janvier 2010
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   débats, disputes, patrimoine, littérature

Histoires du XX° siècle : le Maîtron, l'Algérie (colloque & exposition à Perpignan)

 

* La présentation des actes du colloque (ou journée d'étude) de l'association Maîtron Languedoc-Roussillon aura lieu le vendredi 22/1/2010 à 17h, à la médiathèque de Perpignan (15 rue Emile Zola). Ces études "Catalans du Nord et Languedociens et l'aide à la République espagnole" (1936-1946) sont coordonnées par André Balent et Nicolas Marty et éditées par les Presses universitaires de Perpignan et par la ville de Perpignan.  Entrée libre.

 Banyuls, dessin de Teresa REBULL.

*Exposition "Les valises sur le pont : ils ont quitté l'Algérie. L'histoire d'une traversée d'un passage entre l'Algérie, terre natale riche en souvenirs et la France, pays parfois inconnu. La traversée en mer est souvent restée un temps fort pour ces passagers; elle est un moment transitoire. On comprend que le voyage soit mêlé de tristesse, d'appréhension, de peur, mais qu'il peut aussi être vécu comme un court répit...Au bout de l'odyssée, la Nostalgérie...

(palais des Rois de Majorque, Perpignan - du 18/1/2010 au 14/2/2012, ouvert tous les jours de 9 heures à 17 heures, entrée : 2 euros. Tél. 04.68.80.13.00)

Écrit par cat le Lundi 18 janvier 2010
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   débats, disputes, politique, patrimoine, agenda culturel, actualité en Catalogne

La mort, vedette de ce début d'année. Besson, vedette de la télé.

La mort s'invite en ce début 2010 et nous émergeons d'une période de fête avec la gueule de bois. Sous la forme de catastrophe naturelle, la camarde se défoule en Haïti : l'homme semble dépassé par la force de la Terre et de la fatalité; bien sûr, ces gens sont trop pauvres pour avoir des maisons antisismiques; ils en sont encore, après l'esclavage, les colonies, les dictatures, à l'époque de la case de l'oncle Tom...

Un déséquilibré chinois (ah! Ces p. de Chinois!) poignarde une secrétaire d'Université, à Perpignan. Le Monde annonce ce fait divers, vendredi 15/1, en bas de la page 11, en 10 lignes et demie. Le quotidien catalan, lui, fait sa Une, avec un dossier de plusieurs pages, pendant trois jours. Pourquoi ? Pour informer, analyser (l'insécurité, les fous" dans la nature pour cause d'économie...) ? Pour être solidaire avec une ville remuée..? Ou pour vendre, exploiter le pathétique et le commerce des nouvelles qui touchent à la mort..?

Sacrée semaine pour la mort, en ce début de décennie; elle nous prend Mano Solo le chanteur, Daniel Bensaïd le philosophe, Georges Anglade, l'écrivain...Ce sont les meilleurs qui partent..? Et si on parlait des méchants ? Et des anonymes ? Comme dit W.Benjamin l'Histoire (le travail, les oeuvres architecturales, les révolutions) est faite par les anonymes, qui ont nourri la mort pour que nous soyons, aujourd'hui, moins malheureux...

* Les anciens amis ("socialistes") de Besson le qualifiaient de mort, de traître, de Laval...depuis son ralliement à Sarko. A la télé, jeudi soir, il fut implacable contre M.Le Pen; l'invité socialiste (que j'estimais. cf le livre sur la République de cet agrégé de philo) a joué la chaise vide : les socialistes, c'est cela, désormais : l'absence, le creux de la vague, des idées; et c'est Besson qui est apparu comme la voix de la gauche face à l'extrême-droite. Eric Besson en est sorti grandi et plus humain, moins froid, moins tête à claques...

  E.Besson (C) AFP

* Ne pas oublier, dans cette macabre semaine, la disparition de P.Seguin, un homme fidèle à des idées nobles, doté d'une parole courageuse; Sarko le petit avait planqué le "gros" à la cour des comptes: il pouvait y piquer ses colères, dresser de terribles rapports...Ces vérités ne sont que des "recommandations", sans valeur juridique. Seguin aurait pu constater que les 2 heures de Sarkozy passées à Perpignan avaient coûté le montant des travaux de la rocade de Perpignan, ce n'aurait été que paroles au vent. Cette démocratie peut se passer du travail de la cour des comptes: supprimons-la !!!

Écrit par cat le Samedi 16 janvier 2010
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   débats, disputes, blagues du blog, politique

Sarkozy à Perpignan: SarKO parti, reprend la vie.

 Saint-Sarko ou Sarkosein..?

Depuis qu'il a quitté Perpi, la vie a repris. La circulation, le cirque de la vie. Les jeunes dans la rue. Les vieux dans leur voiture. Les courses ou les flâneries. Le rire des heureux, la main tendue des SDF. Le luxe des quartiers bourgeois, la pauvreté des marginaux, la trouble fébrilité des rues gitanes ou des places maghrébines. Saint-Mathieu. Saint-Jacques. Saint-Sarko. Que des saints...

La vie a repris ses droits. Le labeur des travailleurs. L'attente des chômeurs. L'oisiveté des assistés. Le travail des mafias, des passeurs, d'immigrés, de drogues, d'objets volés, de prostituées...

   La vie comme partout, faite de noir et de blanc, de haine ou de solidarité, de bonheur ou de souffrance. La ville n'est plus quadrillée, les uniformes bleus sont rentrés dans leur caserne, les ausweiss ont été remisés dans les albums pour collections : sentiment de marcher dans une libre cité.

Apparences bien sûr : la vie n'est pas rose comme les murs de l'architecture catalane ou la robe légère des belles Catalanes... Le quotidien a repris ses droits. Malaise, souvent, parmi les habitants; inquiétudes quant à l'avenir; et pour le présent, un crime horrible au coeur de l'Université...

Écrit par cat le Jeudi 14 janvier 2010
Permalien   |   1 commentaire   |   débats, disputes, humeur, politique, actualité en Catalogne

SARKO à Perpignan, ville morte, cité sarkophage ce 13 janvier

  Perpignan, l'ancienne université (médecine) et une vue du quartier Saint-Jacques (Sant Jaume) depuis la mediathèque. (photos J.P.Bonnel)

 La venue d'un Président de la République en province, même lointaine, irrédentiste, aux marches de l'Ibérie, non loin de l'injuste frontière qui zèbre la Catalogne, devrait être un événement heureux... Un plaisir, une joie d'accueillir le représentant du peuple ! Alors pourquoi ne peut-on plus voir l'élu du peuple, si ce n'est pourvu d'un viatique, d'une invitation (pour la réception au palais des Congrès) ??? Depuis lundi, la police et la fourrière font le vide : du centre-ville jusqu'à l'hôpital en passant par le Vernet !!! Et ce mardi, la circulation des voitures est interdite dans la moitié de la ville; même pour les piétons, leur circulation est entravée: pour passer par le quai Vauban, il faut montrer patte blanche... Toutes les rues sont barrées par des voitures de CRS autour de la Préfecture, du Castillet, de la promenade...La moindre ruelle, du café de la poste à La loge, à la cathédrale, à la place de la République, est entravée... La ville est morte et le froid ajoute à la pesanteur de la tristesse et de la paralysie....

   Un président ne peut plus marcher dans les rues, parmi la population? Craint-il la violence d'un terroriste, d'un déséquilibré (se rappeler Chirac sur les Champs Elysées) ou redoute-t-il celle du peuple..? 

Le président n'est plus vu en direct, de façon physique, réelle. Nous n'avons plus de lui qu'une image, sur le net, à la télé, sur la photo d'un magazine. Le Président, pour le citoyen de base, qui court à son travail ou attend à la Caf ou à la Dass pour quelque prébende, n'est plus qu'une image virtuelle. Il existe car les medias le montrent, mais c'est un intouchable, une personne lointaine. D'où l'impression que la démocratie, elle aussi, est bien loin, que les centres de décision sont ailleurs, pas dans la rue ou le quartier du citoyen. Sarkozy est le nom d'un fantôme. Le citoyen habite un pays hanté. Perpignan est, ce mardi 12 janvier, une ville sans âme, sans ambiance, sans caractère. Règnent l'ordre, la surveillance, l'oeil des caméras...

C'est triste, c'est grave ! On aimerait chanter et danser lors de la venue d'un grand Républicain (mettez des guillemets, à votre guise!), même si on ne l'estime pas, même si l'on n'est pas de son camp, de son parti, de son système idéologique... 

  Quartier Saint-Jacques et l'ancienne université (archives municipales); à droite, l'ancienne salle de dissection.

Mais d'un mal, faisons un bien, de cette tranquillité du centre-ville, retenons la leçon : la ville peut revenir au piéton et au citoyen quand la circulation est repoussée plus loin. Dans cet espace reconquis, la fête et la convivialité seront possibles ..! Mais quel maire aura le courage de prendre une telle décision..?


Écrit par cat le Mardi 12 janvier 2010
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   débats, disputes, politique, actualité en Catalogne

Sarkozy à l'hôpital de Perpignan: tirez pas sur l'ambulance!

    Malgré le froid et la neige, le Président revient à Perpignan, capitale de la Catalogne des Gaules... Pourquoi? Pour renouer le contact avec les deux communautés, gitane et maghrébine du quartier Saint-Jacques, pour constater les maisons délabrées et qui, parfois, s'effondrent, au quartier Saint-Mathieu..? Pour rendre hommage, comme son ministre désarmé, désarmant, aux pilotes des Rafale crashés au large de Cap Béar...Non, il ne faut pas raviver la plaie, à l'heure où Lulla hésite à poser son paraphe sur le contrat de la décennie... Non, il vient pour inaugurer le nouvel hôpital, implanté près de l'ancien, et ses nombreuses malfaçons : la plate-forme où doivent atterrir les hélicos, par exemple, qui n'est pas parfaitement plane...Comment va-t-on amerrir les coléoptères urgents..? 

Peu importe, il s'agit de prononcer en ce lieu un beau discours sur la santé et oublier les méchantes piqûres de dame Bachelot... Oublier le coût des vaccins, des masques, des tamiflus et autres accessoires du principe de précaution, poussé à cette occasion jusqu'au catastrophisme...Oublier la grippe A qu'on devrait appeler "grippe porcine", mais il s'agit de ne pas pénaliser les producteurs de cochonneries...

Quant à Hervé Morin, sera-t-il du voyage et de la cérémonie... Sans doute, car il doit venir, enfin, à Perpignan, pour..? Vous avez deviné, à présent..? 

Pour... Pour régler les investitures concernant les régionales, pour désigner les candidats (Annabelle Brunet. Pour le Gard: Julien Devèze) par rapport aux places accordées sur les listes UMP (20%), pour structurer les instances départementales, pour installer les cadres catalans, pour reconduire les délégués des P.O., pour de nombreuses tractations, donc (Que devient Pierre Becque? Dans l'Aude, on pressent Monique Denux..?)... Le problème le plus épineux est sans doute celui du maire récent de Saint-Cyprien; en effet, face aux socialistes, aux anciens candidats "indépendants" (malmenés: voir "le blog de Bernard") et surtout à l'UMP, dont les élus ont perdu leurs délégations.. Thierry Del Poso est bien isolé et très contesté: comment rendre sa sérénité à St-Cyprien, après le suicide de l'ancien maire, M.Bouille, et l'inculpation de nombreux élus et personnalités..? 

Bref, au milieu de ces gesticulations politiciennes, l'affaire des Rafale semble bien loin...Et pourtant..!

Écrit par cat le Lundi 11 janvier 2010
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   humeur, politique, actualité en Catalogne, débats, disputes

Articles 1 à 20 sur 44

Pages: 1 | 2 | 3 |

Un blogue Actualité / Politique / Société par Mon Blogue.com