Cinéma catalan : Colonel MACIA
Mercredi 17 mars à 21 h Cinéma Vautier - 66 Elne - Avec CINEMAGINAIRE
Kalimago Films a le plaisir de vous annoncer la sortie en salle de COLONEL MACIA (catalan sous-titré français)
l’épopée fondatrice de la Catalogne, par l’une des figures les plus marquantes du cinéma catalan contemporain.
Colonel Macia - Drame de J. Maria Forn (Catalogne sud 2006 -1h46 VO) avec Saoirse Ronan, Mark Wahlberg, Stanley Tucci, …
Le film revient sur quelques épisodes de la vie de Francesc Macia avant qu’il ne devienne président de la Généralité de Catalogne. Le film démarre en 1905 quand Macia, Lieutenant Colonel de l’armée espagnole commande la Comandancia de Ingenieros de Lérida. Il assiste aux affrontements entre l’armée et les secteurs catalanistes. Jusque là monarchiste, il critique l’intervention de la garnison de Barcelone contre la rédaction de l’hebdomadaire satirique Cu-Cut. Sa position le conduit à l’opposition frontale à l’armée, à l’exil en France à Prats de Mollo, d’où partira une improbable expédition de libération de la Catalogne …
en savoir plus :
Écrit par cat le
Mardi 2 mars 2010
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cinéma, actualité en Catalogne
Océans océans
D'admirables images, insolites, inédites, des ballets marins, des parades aquatiques, des guerres océanes, tout un monde ignoré dont les abysses font peur. Parfois, on aurait aimé un petit commentaire, sur un poisson, sur le lieu du filmage, sur les coutumes de ces êtres étranges. Mais ce n'était pas "Connaissance du monde" ! Le spectateur est libre d'interpréter, de comprendre ou de ne rien saisir... Le message est clair, beaucoup moins appuyé que chez Nicolas Hulot, mais c'est le même. Le changement climatique semble inexorable et de nouvelles routes maritimes vont être ouvertes à travers les pôles, les glaciers en décomposition, les eaux réchauffées... Que vont devenir les espèces polaires..?
De très belles images...On sort du film comme d'un rêve et on oublie vite, les photos du réel bousculant celles de l'écran. Restent un ballet, une mort, un combat pour la survie...
Écrit par cat le
Jeudi 11 février 2010
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cinéma
Invictus de Henley, Eastwood et Mandela
Hors de la nuit qui me recouvre,
Noire comme un puits d'un pôle à l'autre,
Je remercie les dieux, quoi qu'ils puissent être
Pour mon âme indomptable.
Tombé dans l'étreinte des circonstances
Je n'ai pas gémi ni pleuré à voix haute.
Sous les coups de la fortune
Ma tête est ensanglantée, mais redressée.
Au-delà de ce monde de colère et de pleurs
Ne plane que l'Horreur de l'ombre.
Et pourtant la menace du temps
Me trouve et me trouvera, sans peur.
Peu importe l'étroitesse de la porte,
Le nombre des punitions sur le parchemin,
Je suis le maître de mon destin :
Je suis le capitaine de mon âme.
Poème préféré de Mandela, écrit par de William Ernest Henley.
Invictus est un film sur la poésie, qui peut soulever des montagnes et donner l'espoir au coeur d'un homme qui a passé 27 ans en prison.
C'est aussi un film sur le rugby, capable de souder une communauté et être le moteur de la réconciliation entre les Noirs et les Blancs d'Afrique du Sud, durant la coupe du monde de 1995. Même si les acteurs qui jouent les Sprinboks et les All Blacks s'écrasent comme des clafoutis durant les mêlées...et sont peu crédibles (les Français étant filmés comme des fantômes !)... Même si rien n'est dit de l'empoisonnement des néo-zélandais, à la veille de la finale du 24 juin...
Il s'agit surtout d'un hommage à Mandela et on préfère retenir cet aspect positif, même si le pathos et le subjectif l'emportent sur la vérité historique et occultent la situation catastrophique de l'Afrique du sud du XXIème siècle. On apprend, en effet, peu de choses sur la vie et les combats de "Madiba", sur son passé et sa famille : l'hagiographie domine et le spectateur accepte ce point de vue car Mandela est un homme unique, une sorte de saint qui prône l'oubli du mal ancien, le pardon et demande à ses amis de ranger la vengeance au magasin des accessoires inutiles et dangereux pour l'avenir et l'unité de la nation. L'obsession du pardon est une stratégie politique, mais ce n'est pas l'hypocrisie qui guide "Bafana", c'est la sagesse de celui qui a eu le temps de méditer sur le monde et sur les valeurs suprêmes : amour, amitié, solidarité, modestie, poésie...
Bien sûr, Clint Eastwood nous raconte une légende, la vie magnifiée d'un homme exceptionnel. La reconstitution historique est très lacunaire, de même que l'attention portée aux coutumes de l'Afrique du Sud. Ainsi, de nombreuses erreurs concernant le salut zoulou, le serrement de mains, même si l'habitude du "muti" (lait caillé) du soir est exacte; en outre, les voitures de l'époque étaient de grosses mercédès, des japonaises (la Toyota Cressida, jamais distribuée en France, par exemple); les policiers n'avaient pas de "city golf" comme, à la fin du film, à l'extérieur du stade; les Russes étaient en nombre, mais on ne les voit jamais...Enfin, le port d'armes était légal, dans les années 1990-95, ce qui n'apparaît jamais, même si le thème de la sécurité est omniprésent, avec les gardes du corps commandés par un "Jason" noir, ami fidèle et obéissant, devenu le chef d'une troupe d'Argonautes "arc-en-ciel", aux couleurs d'un pays réconcilié...
Écrit par cat le
Samedi 6 février 2010
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débats, disputes, cinéma, politique, poésie
Frêche pétainiste et catalanisme intégriste
- AUTOCRITIQUE.
- Un correspondant courageusement anonyme m'écrit que mon texte vole bas...En effet, je le confesse, il est assez nul : j'ai essayé de me mettre au niveau des aphorismes de G.Frêche, mais je n'ai pas réussi à aller aussi loin dans le simplisme, la vulgarité et le pétainisme. A ce propos, et pour voler plus haut, je joins deux articles de Laurent Dispot. (*)
- En outre, quel rapport entre l'autocrate de Montpellier et le cinéma catalan... Aucun, c'est vrai, si ce n'est le (mauvais) cinéma de M. Frêche... Et l'esprit totalitariste qui pourrit le "socialisme" frêchien et l'intégrisme catalaniste...
- Merci de citer au moins trois cinéastes catalans d'une certaine envergure ou notoriété...
- Si les élus catalans ont recours à des lois coercitives afin de défendre leur langue, c'est mauvais signe; signe d'une moindre influence, de difficultés sociales ou économiques en Catalogne, signe que la communauté se replie sur elle-même : le non-Catalan attend une attitude plus ouverte, susceptible de le motiver pour s'intéresser à une langue et à une culture si riches et si captivantes...
Jean-Paul Alfuy et Georges Frêche.
(*) La France Frêche - Laurent Dispot
Il y a donc aujourd’hui “la France Frêche” comme il y eut “la France moisie”, celle du régime de Pétain selon Philippe Sollers. La Règle du jeu par un article dans Libération du 30 novembre 2006, signé Laurent Dispot, avait appelé le Parti socialiste au principe de précaution contre la bombe de la “France Frêche” qui explose trois ans après, en janvier 2010, avec une déclaration contre Laurent Fabius du potentat populiste de Montpellier qui jouit d’une licence de “socialiste” en franchising grâce à la direction du PS. Laurent Fabius est un catholique d’origine juive, comme le cardinal Lustiger et tant d’autres, mais le Frêche dit de lui dans L’Express : «Voter pour ce mec en Haute-Normandie me poserait un problème, il a une tronche pas catholique». C’est exactement l’argument des harceleurs maurrassiens de l’Action Française contre Léon Blum, qui faillirent aboutir à son assassinat en pleine rue après un début de lynchage. Les ravages pour le PS seront bien plus graves et durables, juste avant les élections régionales, que si le cancer idéologique et politique nommé Frêche avait été traité il y a trois ans comme le demandait cet article dans Libération : on a prétendu éviter de souffrir et on souffrira beaucoup plus. Les déchirements seront bien plus douloureux et handicapants. Les historiens, et d’abord les militants, premiers témoins, diront quels dirigeants du Parti socialiste ont le plus engagé le poids de leur responsabilité pour empêcher la chirurgie urgente contre le cancer Frêche __ les noms de Ségolène Royal et François Hollande étant de notoriété publique, comme c’était déjà l’évidence il y a trois ans dans cet article, les plus compromis dans le long blocage contre l’assainissement et la morale la plus élémentaire. La circonstance de cet article : un coup de feu à la sortie d’un match au Parc des Princes, par un “Black” du service d’ordre, pour protéger, dira-t-il, un spectateur harcelé en tant que Juif. Or cet incident à odeurs mêlées de racisme et de foot venait peu de temps après une déclaration du Frêche contre un “trop” insupportable et honteux de Noirs dans l’équipe de France de football : « Dans cette équipe, il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s’il y en a autant, c’est parce que les Blancs sont nuls. J’ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze Blacks ». On sait ce que signifie poser au sociologue et à la science pour parler de “races” comme d’une normalité, d’une norme à imposer. Du football à Laurent Fabius, le même personnage, et les mêmes protecteurs ; pour parler à la Ionesco : le rhinocéros Frêche, ou comment s’en débarrasser.
De haine et d’eau Frêche, par LAURENT DISPOT, rédacteur à la revue la Règle du jeu - Libération, 30 novembre 2006
Lorsque se produisit le drame du Parc des Princes, le toujours «socialiste» Georges Frêche venait tout juste de brailler qu’il y aurait trop de Noirs dans le football : le coup de feu fut précédé par cette huile sur le feu. Déjà, quelques semaines après la cérémonie mondiale d’Auschwitz, la planète effarée avait découvert qu’un responsable français pouvait crier en public : «Vous êtes des sous-hommes» à des harkis, donc à tous les Arabes, à tous les musulmans, à tous les immigrés, sans se voir aussitôt exclu de sa formation politique.
Il s’agissait du même Auguste halluciné qui pose au sectateur de Robespierre, une Elena Ceausescu version macho septimaniaque, entre les Douze Césars de Suétone, le Caligula de Camus et le Trimalcion de Pétrone. Un de ces présidents de régions appelés à restaurer, dans le système Royal, les ducs et pairs. Le cas Frêche pose la question des contre-pouvoirs face à l’augmentation du pouvoir des régions, programme de la candidate socialiste. L’intention de Gaston Defferre était que la région fût gérée comme une entreprise ; pas que son PDG se comportât en autocrate.
L’événement de 1968 qui reste actuel est l’assassinat de Martin Luther King. C’est en “soixante-huitard” moderne du XXIe siècle qu’il faut choisir aujourd’hui contre Frêche le côté Condoleezza Rice, Barak Obama, Lilian Thuram. Avant d’éructer contre les harkis et les Noirs, Frêche a traité les catholiques d’«abrutis», et coupé les vivres à des budgets culturels en croyant punir les intellectuels. Mais il offre, avec tout le grotesque de son personnage, une parfaite illustration de «l’idéologie française» de Bernard-Henri Lévy, et un jeu de mots en gag surréaliste pour confirmer le fameux concept de «France moisie» de Philippe Sollers : «la France-Frêche». En prononçant la phrase sur le trop-de-Noirs-dans-l’équipe-de-France-de-football, Frêche n’a été qu’une poupée de ventriloque : elle n’est pas de lui, mais de Le Pen à l’occasion du Mondial de 1998. Devenue depuis un des psittacismes les plus éculés de l’extrême droite pour servir de signal d’offre de service, de ralliement à cette mouvance. Mais un policier antillais, un Noir de France, vient de risquer sa vie et de résister de toutes ses forces pour sauver un Juif.
C’est le contraire du drame atroce d’Ilan Halimi. Et le contraire de la stratégie de Dieudonné qui consiste à retourner les Blacks-Blancs-Beurs antiracistes en un groupe fusionné par l’idéologie antisioniste : ce que j’appelle l’«antis (ion) émitisme». Sa visite à Le Pen au camp des «Bleus-Blancs-Rouges» était, dans ce sens, une allégeance de vassal à suzerain.
Le Parti socialiste fait l’âne qui recule devant toute condamnation sérieuse de Frêche, alors même qu’il nous ressort Edith Cresson, la xénophobe anti-anglaise et homophobe, cette simoniaque qui a déshonoré la France et le féminisme à la Commission européenne, condamnée pour cela. Le Front populaire de 1936 naquit de la dissolution des ligues fascistes. Etre digne de son anniversaire, en 2006, c’est demander que Frêche soit exclu du parti de Léon Blum, le «Nègre en trop» d’alors. Ne pas sanctionner l’insulte aux harkis est un défi à l’opinion publique maghrébine, arabe, musulmane, française. Ne pas sanctionner l’insulte aux Noirs est un défi à l’opinion publique de l’Afrique, des Etats-Unis, de tout l’outre-mer français, dont nos Antilles bien-aimées. Ne pas tenir compte de la décision de justice dans l’affaire Cresson revient à offrir un argument éternel contre la France aux opinions publiques, aux instances et aux médias dans toute l’Europe.
On mesure la régression socialiste en la comparant à une réplique célèbre attribuée au Régent Philippe d’Orléans, en 1720, bien plus respectueux de l’ordre juste que Hollande et Royal, lorsqu’il refusa de gracier le comte de Horn, son cousin meurtrier :
« Mais il a l’honneur d’être du même sang que Votre Altesse royale !
__ Quand j’ai du mauvais sang je me le fais tirer… ».
Si le Parti socialiste cessait de se défiler devant un effort pour être vraiment républicain, cela donnerait :
« Mais il a l’honneur d’être du même rang que votre candidate, Royal !
__ Quand j’ai du mauvais sens, je me le fais virer… »
La France frêchit. Comment voter socialiste, si c’est souscrire au racisme et au sexisme de Frêche : les harkis «qui n’en ont pas», les Noirs «qui en ont trop», les intellos incontrôlables, les catholiques qui persévèrent ; si c’est souscrire à la xénophobie et à l’homophobie de Cresson : les Anglais qui «en sont», les homos comme critère de dévaluation. Si la rupture des socialistes avec ces deux délinquants de la moralité publique n’était pas franche, comme naguère celle de la droite républicaine avec Millon, mais escamotée, assortie de caresses melliflues, alors la tâche de l’éclairement républicain, de l’écoute démocratique véritable et non pas infantilisante, c’est-à-dire méprisante, serait d’expliquer à chaque électrice, à chaque électeur, le risque de perdre son âme aux gras profits de ce type de Père
Écrit par cat le
Samedi 30 janvier 2010
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débats, disputes, cinéma, politique
Racisme (Frêche) et totalitarisme (parlement catalan) toujours vivants!
Les déclarations de G.Frêche ne sont pas des dérapages mais des formules bien préméditées: pour capter les voix de l'extrême-droite ou des nombreux pieds-noirs de la région Languedoc-Roussillon : phrases racistes à l'encontre des harkis, puis des Catalans... Pour faire parler de soi à l'échelon national : contre les Blacks et Beurs de l'équipe de France de foot... Pour se venger d'un Laurent Fabius qui n'avait pas accepté cette attitude : on sort une méchanceté antisémite primaire en évoquant le physique juif...
Ce triste individu est encore défendu par les militants "socialistes" (ceux qui n'ont pas été exclus ou éloignés) et les élus qui perçoivent des subventions pour leur ville, leur association, leur musée... Le parti va devoir exclure tout ce petit monde, qui est bien loin des valeurs de la gauche, et recréer sur place une nouvelle organisation. On attend la lessive de printemps...
En Catalogne, le totalitarisme rôde aussi; ainsi le parlement catalan a-t-il voté, mi-janvier, une loi pour imposer un quota de 50% de films en langue catalane... Combien de navets faudra-t-il produire pour arriver à ce chiffre..? Citez-moi plus de trois grands réalisateurs catalans...? En outre, les films doublés ou sous-titrés en catalan n'ont pas pu capter plus de 2% de parts de marché..! On a l'impression de revenir à la révolution culturelle maoïste qui a tué tant d'oeuvres et de créateurs... Le combat pour la reconnaissance de la langue et de la culture catalanes ne peut pas, de la sorte, en sortir grandi...
En fin de compte, Frêche et Catalans, même (douteux) combat !!!
Écrit par cat le
Vendredi 29 janvier 2010
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débats, disputes, Barcelone, cinéma, politique, actualité en Catalogne
AVATAR, la révolution du relief
James Cameron ne nous parle pas des "métamorphoses" d'Ovide ni de Vishnou, dont le sanglier est un des principaux avatars, c'est-à-dire, selon le mot sancrit "transformation", "incarnation" et, surtout, "descente sur Terre". Dans le film, au contraire, il s'agit d'aller à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, dont l'ouverture de la boîte, ou plutôt le viol du paradis, va causer la perte des hommes, alléchés par l'exploitation d'un précieux minerai... Avec leurs robots, leurs machines dévastatrices, leurs monstrueuses armures, les Aliens humains, les Terminators exterminateurs vont finir leur course folle dans un Titanic de feux d'artifice ! Il s'agit toujours de se moquer des méchants, les prédateurs, les exploiteurs, les fanatiques militaires US et de s'apitoyer sur les "Bons", ces humanoïdes beaux, bleus et purs, qui célèbrent la mémoire des ancètres et vivent en harmonie avec la nature...
L'intérêt du film vient de la fabrication d'images numériques, belles, aux couleurs inédites que même N.Hulot ne trouvera jamais dans ses périples d'Ushuaïa... Cette épopée spatiale est un avatar des expéditions romaines, des guerres coloniales ou napoléoniennes, des joutes médiévales ou des combats sophistiqués d'Irak ou d'Afghanistan. La structure narrative et les ressorts de l'imaginaire sont éternels; ce qui est nouveau, c'est cette virtualité devenue réalité grâce à la quatrième dimension.
Ce cinéma, en inventant le relief, rend les autres films bien plats et insipides...
Écrit par cat le
Lundi 25 janvier 2010
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débats, disputes, cinéma
Le monde est fou, l'année finit folle : VINCERE & La Vida Loca
Je termine l'année (ou c'est elle qui m'achève..?) en allant au ciné : Vincere ou la double vie de Mussolini. Trahison de Benito, l'ancien socialiste, comme le jeune Hitler, avant la révélation de son vraie visage : le fascisme. Arrivisme, machiavélisme, trahison, utilisation des médias, des discours, manipulation des foules...
Trahison qui mène aux tragédies. Bellochio poursuit son analyse de la folie : c'est le pouvoir qui est (rend) fou, pas le fou qui est interné. Ce drame d'Ida rappelle celui de Camille Claudel, enfermée dans un asile en Provence par son frère de poète catho et écrivain dramatique pourtant génial...Bénito, lui, n'a rien d'un génie, si ce n'est celui de la parole verbale et de la témérité... Le cinéaste, à travers une trouble et belle histoire, démonte le mécanisme du fascisme. C'est fort et angoissant..!
La Vida loca, à côté, est un film insipide: le documentaire du regretté Christian Poveda montre ces groupes de jeunes d'Amérique centrale qui sèment la terreur et tuent de façon gratuite, par jeu, par oisiveté, par absence d'espoir : la violence est totale et ne mène qu'à l'extrême désespérance. On a l'impression de ne pas pouvoir changer ces individus qui vivent dans leur ghetto, leurs règles propres, un monde marginal et parallèle...
Changer la vie. Transformer le monde...
Ces formules semblent bien creuses et vaines dans la société barbare où se débat l'homme. 2010 nous permettra-t-il d'avancer vers le changement..? Il est permis d'en douter...
Bonne année, tout de même, comme l'on dit quand on est poli (cé)...
Écrit par cat le
Jeudi 31 décembre 2009
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débats, disputes, cinéma, politique
Dominique Zardi a quitté Collioure
Dominique Zardi, le comédien des films noirs et troubles, l'éternel second rôle des films de Chabrol ou de Mocky, est parti, à presque quatre-vingt hivers. A quitté Paris et le reste, le monde et ses douleurs. A fui, avec la discrétion, ombre d'une ombre, qui le caractérisait, la vie.
Et Collioure, qu'il aimait tant, pour laquelle il avait écrit un livre, léger, mais amusant. Je l'ai croisé, durant des décennies, sur la plage du Boramar qu'il hantait, avec nonchalance, en compagnie de son épouse et de sa fille. Il quittait sa natale Belleville et venait, en août, passer ses vacances dans le petit port catalan. Son crâne nu n'aimait pas le bronzage, alors il se baignait ou parlait, debout, en maillot, avec l'un ou avec l'autre, ou lisait la quotidienne Equipe. Discret, Zardi, le faux méchant, le gentil bandit qui se tenait derrière le dos des vedettes du ciné, il s'en est allé sur la pointe de ses pistolets, avec une pensée, c'est évident, pour le clocher de Signac et les galets rouges de Matisse...
Écrit par cat le
Mercredi 23 décembre 2009
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cinéma
Festival de Ciné à Gérone
Girona – Catalogne sud
21e FESTIVAL DE CINEMA DE GIRONA
du 4 au 7 décembre 2009
Le Festival du Film de Girona est jumelé depuis 10 ans avec le Festival Rencontres Cinémaginaire d’Argelès sur Mer. Dans le cadre de ce jumelage, le festival de Girona présente le dimanche 6 décembre 2009 à 18h, en avant-première, CAL MIRAR, la version catalane du film de François Boutonnet IL NOUS FAUT REGARDER, présenté en version française au dernier Festival Cinémaginaire d'Argelès sur Mer en mai 2009.
Festival du Film de Girona
Casa de Cultura de Girona - Plaça de l’Hospital, 6
Entrée libre
La projection sera suivie d’une petite dégustation de produits de Catalogne Nord
Pour lire le programme complet du festival et regarder la bande annonce du film en catalan
<http://www.cinemaginaire.org/www/php/news_det.php?id=100>
del 4 al 7 desembre 2009
El Festival de Cinema de Girona està agermanat des de fa 10 anys amb el Festival Rencontres Cinémaginaire d’Argelers sur Mer. En el marc d’aquest agermanament, el festival de Girona aquest diumenge, 6 desembre, 2009 a les 18h, en pre-estrena, CAL MIRAR, versió en català de la pel·lícula de François Boutonnet Il nous faut regarder, presentat en versió francesa a l'últim Festival de Argelers sur Mer, al Cinémaginaire maig de 2009.
Festival de Cinema de Girona
Casa de Cultura de Girona - Plaça de l'Hospital, 6
Entrada lliure
La projecció anirà seguida d'una degustació dels productes de la Catalunya Nord
Per llegir el programa del festival complet i veure el tràiler de la pel·lícula en català
<http://www.cinemaginaire.org/www/php/news_det.php?id=100>
Écrit par cat le
Jeudi 3 décembre 2009
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actualité en Catalogne, cinéma
Cinéma : Rapt et Le ruban blanc
L'affaire Empain, déjà trente ans ! Je ne me souviens que de l'image séduisante de ce "président", chevelure tirée en arrière: Yvan Attal joue bien -c'est la moindre des choses- mais il ne correspond pas à la figure du baron kidnappé...La première partie, comme un polar, est bien menée, mais la seconde, les conséquences de l'affaire, le déchirement de la faille, est superficielle. Le spectateur n'arrive pas à entrer dans l'âme du héros et des membres de sa famille; la reconstitution du contexte politique, économique...de l'époque n'a pas été le parti pris du réalisateur: n'est-ce pas une erreur..?
Quant au film de M.Haneke, c'est autre chose, à la dimension non d'un individu, mais d'un village, protestant, et puis de toute l'Allemagne et de l'Europe, avec cette guerre qui s'annonce et la montée du nazisme. Dans ces images belles et grises, dans ces visages d'enfants, aux yeux d'anges et aux actes de diables, c'est l'ordre qui vacille, c'est le déclin de valeurs solides qui est décrit : l'utopie d'une communauté va mourir pour laisser place aux violences et aux fantasmes les plus fous... à la pureté du ruban se substitue la corde noire du fascisme allemand... On ne rit pas, avec ce film grave, austère, même s'il a des allures de polar, mais il conduit à réfléchir sur la morale et la conduite des hommes...
Écrit par cat le
Jeudi 26 novembre 2009
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débats, disputes, cinéma
Nicolas CULOT

Avec son documentaire "Le syndrome du Titanic", l'animateur de télé devient un Michael Moore européen; celui-ci a présenté son nouveau pamphlet "Capitalisme, une histoire d'amour" dans lequel il stigmatise le système du libre marché et le culte du profit. De même, l'animateur de TF1 demande à ce qu'on tourne le dos au modèle de déverloppement, qu fondement de nos sociétés occidentales. Ses images montrent la pauvreté, la famine, les exclus, les pollués, d'un côté et, de l'autre les riches, les consuméristes, les pollueurs.
Tous les pays ne sont pas montrés, bien sûr et nous connaissions ces images de choc. Cependant, il est bon de répéter ces scandales, de dire que le changement ne viendra pas des politiciens, professionnels de la politique, que les entreprises mondialisées, les marchands d'armes et de pétrole ne changeront pas, c'est évident...Et le citoyen? Que faisons-nous, de façon conctète, en sortant du cinéma? Changeons-nous nos comportements?
On peut se moquer de N. Hulot, qui vit du système (payé par TF1 qui cofinance son film, avec EDF...) et qui montre aujourd'hui des images "laides", alors que, depuis des années, son émission donne à voir la beauté du monde... Pris dans ses contradictions, comme chacun de nous. Cependant il faut saluer son culot : utiliser sa gloire pour la bonne cause...
Écrit par cat le
Jeudi 22 octobre 2009
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cinéma, politique, patrimoine, débats, disputes
Camp d'ARGELES
Kalimago Films
a le plaisir de vous convier aux projections du film
Camp d’Argelès, de Felip Solé
documentaire fiction - France Catalogne 2009 - 56’
Coproduction TVC - Utopic - Kalimago Films
avec le soutien de La Région Languedoc Roussillon, en partenariat avec le Centre National de la Cinématographie,
la Ville d’ Argelès sur Mer, et la participation de France Télévisions - France 3 Sud
L’histoire du camp de concentration d'Argelès sur Mer (Pyrénées Orientales), de sa création en janvier 1939 jusqu'à sa fermeture en septembre 1941, où ont été internés des centaines de milliers de républicains espagnols fuyant le fascisme de Franco
avant-première vendredi 25 septembre 2009 à 19h - Centre Rabelais - 27 Bd Sarrail - Montpellier
projection haute définition, en présence du réalisateur, suivie d’un échange et du pot de l’amitié
Entrée libre, dans la limite des places disponibles
passage à l’antenne de France3 Sud - Samedi 26 septembre 2009 à 15h50
Version française

Écrit par cat le
Mercredi 23 septembre 2009
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actualité en Catalogne, patrimoine, cinéma
Les douze bâtards tarantinesques
Tous les bâtards sont sont tour à tour gentils et méchants, tous ces salopards ont chacun leur moment de tendresse et de grâce, signe que l'homme, même même le plus pervers, garde une parcelle d'amour et de rire. Brad Pitt est assez banal et secondaire, mais Mélanie Laurent est touchante et fait ressentir dans son regard et son attitude toute la profondeur de son personnage. Surtout,si le film repose sur le jeu des acteurs, il emporte l'adhésion grâce à Christoph Waltz, cruel et cynique à souhait, mais lucide sur l'issue de la guerre, qui campe un nazi que l'on ne peut que détester; pourtant il arrive à nous amuser, à nous étonner, plutôt, dans ses numéros de cabotin et de chasseur de juifs: il a bien mérité son prix d'interprétation à Cannes. Mais avec Daniel Brühl, révélé dans Goodbye Lenin! Tarantino a campé un soldat ado trop gentil et naïf dans son rôle de nazi héros national. Et le cinéma en prend pour son grade avec la projection du "chef-d'oeuvre" de Goebels qui se prend pour Leni Riefenstahl...

Écrit par cat le
Lundi 21 septembre 2009
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cinéma
Journées Walter Benjamin à Port-Bou, sept. 2009 et Joseph Roth à Paris
Colloque et manifestations à Port-Bou (centre CIVIC - +34 972 55 65 33) les 19, 25,26 et 27 septembre, pour le 69° anniversaire de la mort du philosophe allemand. contact : office de tourisme (+34.972.12.51.61) e-mail: portbou@ddgi.es et www.museuexili.cat
*PROGRAMME DE PORT-BOU (CONFéRENCES AU centre CIVIC)
1. Le vendredi 25 septembre, à 17 h: La culture juive allemande en exil - à 18h : Francesc ABAD, artiste visuel (video, performance...? - à 19h : W.Benjamin et le cinéma contemporain, par Angel QUINTANA (Université de Picardie)
2.Samedi 26, à 7h30, départ en bus (la mairie organise) pour Banyuls, et randonnée, passage de la frontière, de Banyuls à Port)-Bou. - à 17h, conférence de Carlos RUANO : Benjamin, exil et crise. - à 18h30 : video de Guillem VENTURA "Passatges"
3.dimanche 27 : à 10h30, au cimeière marin, sur la "tombe" de WB avec Jordi VEGA, maire de Port-BOU - à 11H, le projet du Centre Walter Benjamin-Port-Bou (on ne parle plus de "Fondation WB..?" (remarque de jpb) - à 12h : Jordi LLOVET : WB et le livre des passages.
*le 26, balade à Port-Bou autour de la symbolique du Mémorial, avec l'association Bla-BlART...
* pour lire d'autres auteurs juifs de la période 1933/40 : Carl Einstein qui se se suicide en je jetant dans le gave de Pau, S. Zweig qui se suicide en Amérique, Choleil Aleichem, Isaac Bashevis Singer, prix Nobel de littérature...Et Joseph Roth à qui le Musée d'art et d'histoire du Judaïsme de Paris (3ème, 71 rue du Temple) consacre une exposition "J.R. l'exil à Paris" (jusqu'au 4 octobre et colloque: "colloque.josephroth@gmail.com ) Roth fuit l'Allemagne au même moment que Benjamin et va vivre à Paris, au quartier latin: lire La marche de Radetzky (1932), La fuite sans fin (1927) et Juifs en errance (Seuil, 2009)
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Vendredi 18 septembre 2009
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cinéma, photographie, balade, patrimoine, agenda culturel, actualité en Catalogne, littérature
Almodovar - Etreintes brisées
Etreintes brisées, le dernier opus d’Almodovar, c’est l'inspiration en berne. A travers le personnage du cinéaste (Luis Homar), qui n’arrive pas à finir ses films, le Madrilène à la mode s’interroge sur sa propre difficulté à écrire, à inventer des longs métrages. Celui-ci est la reprise d’anciens thèmes, la mère possessive, la brisure du couple, l'univers de l'hôpital, les souvenirs d’enfance et la présence du créateur, devenu aveugle : cet Homère du XXIème siècle, c’est le double du metteur en scène espagnol. Le film est néanmoins agréable à regarder, même si des scènes de « Femmes au bord de la crise de nerfs » sont répétées, même si Hitchcock est, dans ce mélo noir, convoqué, ainsi qu’ Antonioni, en noir et blanc, en Sicile… Les cendres de l'Etna tant mises en parallèles avec les beaux paysages volcaniques de Lanzarote, à la fin de "Etreintes brisées"...
Mais c’est avant tout un film concocté pour Pénélope Cruz, lumineuse, belle et volontaire, sensuelle et facondeuse, mise en valeur grâce à des partenaires choisis pour leur fadeur, à l’exception du vieux riche, pathétique dans son combat pour conserver son amour ou, on ne sait pas trop, sa propriété, son objet de désir : Pénélope, qui attendra son heure, le retour d’Ulysse et préférera la passion à la fortune de prétendant…Almodovar, c’est encore ici, un film qui sent le sexe ; tout y est sexe, les trois scènes d’amour pittoresques et hilarantes, le fils homosexuel, arriviste et voyeur, tendant jour et nuit sa caméra comme un sexe frustré…Almodovar lui, tend son crayon et nous attendons de ses nouvelles, plus originales et renouvelées…
Écrit par cat le
Dimanche 14 juin 2009
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actualité en Catalogne, cinéma
Un si beau voyage, de Khaled Ghorbal (Ulysse en Tunisie)
Ce film (de K.Ghorbal, France, 2009) est émouvant car le héros, Momo, travailleur immigré en France, se donne à la mort et aussi parce que l'acteur qui l'incarne, Farid Chopel, meurt peu après le tournage, le 20 avril 2008. L'oeuvre est pathétique pour moi car j'y ai retrouvé les paysages tunisiens que j'ai traversés durant deux années pleines, vers le Sud, Sfax, Gafsa, Meknassy, jusqu'aux oasis du grand Sud, Nefta, Tozeur...
Momo, lui, dans la seconde partie du film, rejoint DOUZ. Après avoir tenté de renouer avec sa famille, il se rend compte du fossé qui existe entre son frère et lui. Et la Tunisie a changé, il ne reconnaît plus son pays...Atteint d'un mal incurable, il ne lui reste plus qu'à se laisser mourir, seul, dans le vent et la lumière du désert : très belles scènes finales qui font oublier les longueurs de la première partie, dans la grisaille parisienne.
Ce film méditerranéen, qui parle d'un immigré qui recherche du travail en France et revient au pays, offre une similitude avec Amalia, le long-métrage récent de F. Jacquot. En effet, tous deux se retrouvent seuls, nus, débarrassés de tout objet inutile. Une philosophie de l'apaisement, de l'épure de l'âme, est montrée dans de splendides décors naturels. Elle, la pianiste (I.Huppert) échappe à la mort et retrouve, semble-t-il, un certain goût de vivre. Quant à lui, Momo-Chopel, Ulysse qui revient sur son île-désert, il attend la mort, mais la sérénité l'habite totalement...

Écrit par cat le
Mercredi 27 mai 2009
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cinéma
Les Brigades internationales - Images retrouvées - No Passaran - colloque de Montpellier (29/30 mai
Nouveau regard sur les Brigades internationales en Espagne (1936/39), images retrouvées, interventions de spécialistes (Rémi Skoutelsky, Hervé Lemesme, Denise Maragnes, Marco Puppini, Gilles Pecout, Denis Peschanski, François Godicheau, Jesus Izquierdo Martin...) et soirée cinéma (au centre Rabelais, entrée gratuite le 29 mai à 20h30), exposition "No Passaran" (vernissage le 19 mai à 19h, galerie Saint-Ravy)...Contact: 06.75.60.37.50. - 04.67.99.32.81 - E-mail : demid@neuf.fr
(souscription au livre du colloque : 10 euros au lieu de 16 à la parution- 3 euros de frais d'envoi)
Écrit par cat le
Jeudi 14 mai 2009
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cinéma, photographie, politique, patrimoine
Vila AMALIA de QUIGNARD, JACQUOT, HUPPERT : renaître au monde, à l'amour...
Dans Villa Amalia, Isabelle Huppert est pianiste, encore une fois. Célèbre, reconnue. Mais elle décide tout d’un coup de quitter la gloire , son compagnon qui l’a trahie, de vendre son appartement, ses pianos, de brûler les souvenirs, de jeter sa garde-robe…Faire le vide, disparaître, ne pas laisser de traces, oublier cette vie, ce passé, pour…Renaître.. ? Elle méprise désormais cet homme qui veut la regagner, elle quitte la vie sociale, non à cause de l'adultère découvert, mais pour une question plus intime, plus profonde : métaphysique. Elle remet en cause l'existence , part au hasard, à l'aveuglette, vers le nord, la neige, puis le sud, la lumière et, peu à peu, se dénude, se débarrasse de tous les objets qui emprisonnent...Seule et libérée de toute entrave matérielle, de tus les oripeaux, même luxueux, de la société de consommation,elle va, on the road, marginale, sdf, philosophe antique en "quête d'un homme" dans la foule aliénée...
Eliane, qui a brisé ses liens -ses lianes - est devenue Ane, ou Ana dans la splendeur de la baie de Naples. Elle désormais marche vers une sorte de sérénité, d'apaisement et de mort : un suicide lent qui prend forme dans la beauté et l'immensité de la mer. Mais la raison de vie revient, grâce au dialogue avec une vieille Italienne, grâce à la caresse d'une belle Napolitaine...
Le film se clôt sur l'ouverture de la villa abandonnée, hymne à la totale liberté, refus du monde hypocrite des hommes pris dans l'engrenage du travail et de la consommation. Seule, sans attache forte (elle ne peut sortir sa mère de sa maladie), refusant l'industrie du monde musical, tout en continuant à composer, avec beaucoup d'argent liquide, Anne peut trouver le total détachement. Il faut oser quitter la sécurité, l'argent, la gloire...tandis que d'autres hommes, nombreux, dans la crise actuelle, se battent pour ne pas perdre leur travail de misère...Qui a raison? Le travailleur empêtré dans ses crédits ou elle, la femme qui se croit autonome, mais refait le chemin de son père qui, égoïste, avait quitté la famille..?
PS : Pascal Quignard, l'auteur du roman, à l'origine du film de Benoît Jacquot, s'est-il inspiré de cette agence milanaise qui propose aux voyageurs "invisibles" :"Fuyez c'est votre droit! Partez sans laisser de traces !"
Écrit par cat le
Lundi 11 mai 2009
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cinéma
OSS 117 : RIO NE REPOND PLUS
Après LE CAIRE, NID D’ESPIONS, sorti en 2006, voici que Hubert Bonisseur de la Bath, alias OSS 117, est de retour dans les salles depuis le 15 avril 2009. Ce deuxième opus n’a rien d’une suite, et peut être vu même si vous avez occulté le premier. A nouveau incarné par Jean Dujardin, notre espion français de choc nous revient. Avec son physique à la Sean Connery : costumes impeccables, cheveux gominés, sourire ravageur, regard noir profond et rehaussement de sourcil, il est plus « James Bondé« que jamais.
En cette année 1967, OSS 117 est envoyé à Rio de Janeiro à la recherche d’un ancien dignitaire S.S. qui détient un microfilm contenant des noms de personnages français haut placés qui auraient collaboré avec l‘ennemi durant la seconde guerre mondiale. Toujours aussi misogyne, raciste, antisémite, et homophobe, notre héros ridicule de suffisance et d’idiotie, reste sympathique et attachant. Il vit dans son monde, en total décalage avec les changements sociaux et de mœurs de cette période de l’histoire.
Dans cette comédie au rythme endiablé, on peut enfin « se lâcher », et rire sans retenue des répliques niaises d’un agent franchouillard aux compétences plus que douteuses. Comme son «homologue » britannique, notre super espion est accompagné d’une ravissante partenaire. Cette dernière, agent du Mossad, suit notre héros de Rio de Janeiro à Brasilia, en passant par les chutes d’Iguaçu. Patience et flegme lui sont nécessaires pour supporter cet homme si maladroit, médiocre, colonialiste et réac. mais tellement chanceux. Avec des gags hilarants ou d’autres parfois plus laborieux, on peut se gausser de tout et surtout des idées reçues. Le politiquement incorrect est présent à tous les détours, et toujours avec cet humour décomplexé, une critique cuisante est faite à la France gaulliste d’avant 68.
Bravo au scénariste pour ces répliques cinglantes et corrosives et chapeau bas pour l’incroyable performance de Jean Dujardin si à l’aise dans cette autodérision perpétuelle. Toutefois, une petite critique à émettre : les dix dernières minutes du film manquent d’intérêt et traînent un peu en longueur.
Réalisé par Michel HAZANAVICIUS, avec Jean Dujardin, Louise Munot, Alex Lutz, Rüdiger Voyler…Durée : 1H 40
Écrit par cat le
Vendredi 8 mai 2009
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cinéma
EXILS, RETIRADA à Cinémaginaire, Argelès-sur-mer - 20 mai 2009
le mercredi 20 mai 2009 débutent les 24e
Rencontres Cinémaginaire d’Argelès sur Mer(Pyrénées Orientales) autour du thème
EXILS
A l'occasion du 70e anniversaire de la Retirada et de l'exil des républicains espagnols en 1939,
les 24e Rencontres Cinémaginaire constitueront une édition exceptionnelle du festival,
exceptionnelle par la durée et la diversité de la programmation. De l'Espagne révolutionnaire en 1936 aux camps du sud de la France, de l'utopie à l'exil, de 1936 à nos jours, l'enjeu du festival est de parcourir les exils, l’exil espagnol mais aussi de tous les exils contemporains, dans toutes les formes qu’ils peuvent prendre.
Autour du thème Exils,
des films rares, des invités singuliers,
une compétition de courts métrages, des créations multimédia,
des expositions, des forums, des buffets en terrasse,
Bref, une vraie fête du cinéma.
Informations et programme complet actualisé sur :
<http://www.cinemaginaire.org/www/php/contenu.php?id=66>
Accueil et infos Festival : Cinéma Jaurès - Pôle Argelès Culture - rue du 14 juillet - Argelès Ville
Tél 04 68 81 15 37 & 04 68 08 22 16 & 04 68 29 13 61
Mail : contact@cinemaginaire.org - Site : www.cinemaginaire.org

