Adieu la neige

  La chandelle de glace, insolite feuille blanche du palmier, va tomber. Est tombée. Est morte. Triste, une fin de neige. Triste, la mort...

 Mains suppliantes dans ce désert immaculé. Un appel au Canigou lointain, fardé, lui aussi, de blanc. Bras levés dans le froid. Racines au chaud. Le vin de septembre sera d'un crû inconnu.

 Le loup noir court dans l'étendue blanche. Faim de neige, soif de beauté. La beauté fut. Où, désormais, l'animal descendu de Nohèdes ou du Madres..?

 Le lac aux allures exotiques ne trompe plus. Villeneuve de La Raho est ceinturée de glace et la chaleur des palmiers est factice. Restent les immuables canards et les carpes monstrueuses...

 Monde dépeuplé, ronde désertée. Seul, un bonhomme, statue de marbre, monte la garde : veiller sur la neige est une lourde responsabilité...

 Il manquait à ces maisons du midi l'ornement des signes nordiques !

Écrit par cat le Jeudi 11 mars 2010
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Balades catalanes dans Pyrénées Magazine

   Cet article est à lire sur la page d'accueil du site de la revue "Pyrénées Magazine". Il sera publié dans le prochain numéro de la revue (mars 2010):

   Le livre de la semaine : En balade catalane avec trente artistes


   Ici, chaque paysage cache un artiste. Écrivain et professeur de lettres, Jean-Pierre Bonnel nous donne une belle leçon de culture générale, qui plonge dans les racines de l’histoire de l’art et la géographie. Il nous entraîne « de Perpignan à Tarragone, avec trente personnages illustres » comme le souligne le sous-titre. De Salvador Dalí, à Cadaqués, à Prosper Mérimée, à Ille-sur-Têt et au Monastir-del-Camp, l’auteur évoque les artistes à travers leurs histoires catalanes, et parfois de manière plus personnelle, comme pour Jordi Pere Cerdà. Il suffit de partir sur les traces de l’artiste. Carte à l’appui, l’itinéraire est alors prétexte à découvrir des monuments incontournables. Si Walter Benjamin à Port-Bou, Matisse et Derain à Collioure, Antonio Machado et Aristide Maillol sont ses favoris, Jean-Pierre Bonnel nous dévoile quelques pépites. On découvrira ainsi Santiago Rusiñol à Sitges, Chagall, Masson et Bataille à Tossa del Mar et Montserrat, Victor Brauner à Canet et Saint-Feliu-d’Amont et Nabokov au Boulou. Notre coup de cœur portera sur l’écrivain Ludovic Massé à Evol, le peintre Charles Rennie Mackintosh sur la Côte Vermeille, Raoul Dufy à Perpignan et l’économiste Alfred Sauvy à Montalba. Ce petit livre, qui pourrait devenir incontournable, est une vraie déclaration d’amour au Roussillon et à la Catalogne.


Balades culturelles en Catalogne
, Jean-Pierre Bonnel, Nouvelles presses du Languedoc, 247 pages, 22 €.


       Patrice Teisseire-Dufour   -  Le 02 février 2010 

Écrit par cat le Jeudi 4 février 2010
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Loin d'Haïti, d'autres vies

   Julien, Ana, Audrey  à Formiguères

 Eliane, Nicole, Simone, Loïc, Jean, Aïssa, Alain, Jack...Didier Casquette, Sarah...Jo...

 et les autres, d'Autres Plumes, à Vernet...

   Haïti. Qui a dit : "La misère est moins pénible au soleil." ???

   Haïti. Est-ce de l'égoïsme que d'aller à la neige et au ski..?  vies diverses, multiples, contrastées... L'injustice est même au coeur de la Nature.

Écrit par cat le Mardi 26 janvier 2010
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Une année poétique avec Patrice Teisseire-Dufour

  "Cahier d'un illusionniste", de Patrice Teisseire-Dufour

 

Passer d'une année à l'autre en compagnie d'un recueil de poèmes, voilà une idée qu'elle est belle... Chacun a son "rituel de passage" : un bon repas, une cuite mémorable, un tour au lupanar, une veillée au coin du feu, l'incendie d'une voiture...

Bref, mon incipit à moi, c'est le "Cahier d'un illusionniste" d'un jeune poète, qui possède plusieurs plumes dans son encrier : grand reporter au magazine "Pyrénées-Magazine", donc grand marcheur, randonneur, découvreur d'espaces insolites, mais auteur aussi de livres divers "Les crus de Banyuls et Collioure...", "La spéléologie catalane..." (je mets des ... car Patrice a la manie des titres interminables) , "Des hommes et du Roussillon", ou encore "Corbières", avec de sublimes photos de Paul Palau. Et ce confrère et ami, au talent désormais reconnu, lui a offert la couverture, avec vue sur Sant Pere de Roda et le Cap Creus ! 

P.T-D., dont les lecteurs de "La Semaine du Roussillon" connaissent les initiales, guide le lecteur, sous l'égide de Roland Barthes, dans son jardin intime et l'ambiance de ses vingt ans. "Nous étions d'une autre époque", mais ce recueil de souvenirs, cette brassée d'images, n'ont rien de passéistes !

   Depuis l'enfance et la naissance d'une belle odyssée, l'auteur nous plonge dans ses nuits, dans la danse des chevaux, dont les troupeaux "sont composés de vent et d'eau", dans des cités uniques, Aigues-Mortes ou Salses... et Perpignan : "Je veux expliquer d'abord la ville / Les criminels et les anges s'y côtoient / Les premiers avec des yeux à la dérive de récits puisés dans le ruisseau..."  Puis, soudain, la nostalgie guette quand "le juke-box se tire un disque dans la tête", ou l'amertume : "Notre parcours est jalonné d'idéologies dont nous ramassons les miettes. Nous n'avons pas de pensées propres..."

Oui, j'aime ce poète qui sait que "la main qui chante est toujours réfractaire", qui écrit dans "la mémoire du soleil", qui chante si bien ce Collioure, pourtant si souvent chanté...

Ce livre est hors du temps des éditions mercantiles et des rotations rapides : lecteur, tu ne le dénicheras que chez un libraire honnête ! (éditions Aliance, BP 19, 66241, Saint-Estève, 5 euros) 

Écrit par cat le Samedi 2 janvier 2010
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Images de 2009 : lesquelles retenir..?

De l'année 2009, quelles images retenir dans le flot incessant de l'actualité mondialisée..? 

Quel livre retenir ? Quel film choisir..? Les choix sont souvent motivés par des souvenirs et coups de foudre personnels...

  La rétrospective Maillol à la Pedrera (ici l'entrée de la maison décorée par Gaudi)

 Barcelone, ville d'hiver : ville agréable en toutes saisons, une des plus dynamiques et animées d'Europe.  (photos J.P.Bonnel) 

 

Céret et ses paysages. Ci-dessous, Jean Capdeville

 L'hommage au 70 ans de La Retirada (ici, au col de Cerbère)

 La venue de J.Semprun et de Florence Malraux au festival du livre de Collioure "Un livre à la mer"

  Le crash étrange de deux Rafale au large de Cap Béar...

 

 L'Usap qui obtint le bouclier de Brenus...

 

à suivre; envoyez vos photos...et

  .............

 

 

 

Écrit par cat le Dimanche 27 décembre 2009
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Art Nouveau à Orsay : Gaudi à Paris

  Le musée d'Orsay présente une exposition au titre marqué par la mode au langage angliciste "art nouveau revival" : ça fait "in", ça fait bien, c'est super et ça peut attirer les foules touristiques formatées par l'engliche! Soit !

   Mais le fond est plus sérieux : l'ancienne gare parisienne a convoqué deux trains modernistes.  Le Talgo venu de Barcelone emportant dans ses compartiments l'air catalan, l'esprit de Dali, l'état d'esprit d'une époque : le Passeig de Gracia et Antoni Gaudi  constituent l'incipit de l'itinéraire esthétique; l'avant-gardiste Dali, émulationné par les avant-gardes surréalistes,  célèbre l'Art Nouveau, dans la revue Minotaure, en 1933 : en cette époque lourde d'orages, le Divin moustachu  trouve le "modern'style" aussi comestible que la moustache de Hitler... Puis la loco parisienne convoque Guimard, ses entrées de métro rappelant les sorties du sous-sol catalan par l'auteur de La Sagrada Familia; les géniaux photographes immortalisent le nouvel art baroque, étrange, de mauvais goût, provocateur pour les bourgeois, les conservateurs et les critiques de l'art sclérosé. Brassaï. Man Ray.

   Le nouveau monde, un peu à la traîne, rendra hommage à l'art nouveau,  au MOMA, en 1936, au temps où, en France,  le prolétariat a d'autres préoccupations... Ensuite, au MOMA, encore, en 1959. L'expo poursuit la balade à travers la première partie du XX° siècle, en montrant le design de 1940, sombre millésime pour l'honneur de la France et l'identité nationale nécrosée par les Pétain et les Laval, les Céline et les Brasillach, les Drieu La Rochelle et autres écrivains nazillons. 

   Etait bien irresponsable le mouvement art nouveau; fut pour cela, sans doute, mis à l'écart et oublié pendant un demi-siècle. On reconnaît désormais son énergie, son inspiration polymorphe, ses oeuvres multiples dans les domaines de la peinture, des arts graphiques, du mobilier, de l'architecture... Cet art est vivant, éphémère comme la vie, plein de gestes, de volutes et de mouvements, telle l'existence de l'homme qui se démène, puis est obligé de lâcher tout, le corps, l'esprit et ses rêves...


*jusqu'au 4 février 2010 - www.musee-orsay.fr   -   catalogue : Art Nouveau Revival, de 1900 à 1974, 49 euros. visites, conférences, festival de ciné en liaison avec l'expo, du 8 au 17/1/20010.

  objet "art nouveau", selon Gaudi.

Écrit par cat le Vendredi 25 décembre 2009
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Philosophie et photographie du voyage : Transboréal

 

   La collection « Petite philosophie du voyage » propose au lecteur de courts textes à la fois théoriques et empreints de subjectivité. Reposant sur l’expérience d’hommes et de femmes de terrain, ces ouvrages de poche offrent des axes de réflexion dans trois domaines : naturel – l’environnement et notre planète ; personnel – l’épanouissement et le bien-être ; spirituel – une plus grande communion avec le monde.

*L’Écriture de l’ailleurs, Petits propos sur la littérature nomade,
Albéric d’Hardivilliers.

Un livre suscite souvent un désir de départ. Qui n’a eu envie de découvrir Carthage après avoir lu Salammbô ? Quant à la lecture en voyage, elle permet à la fois de s’abstraire de la réalité qu’on aborde et de la mieux observer, la mieux comprendre. L’association que le voyageur tisse entre un pays et un auteur est parfois si forte que sa visite est tout entière perçue à travers le prisme de la relation que tel écrivain-voyageur ou tel romancier en a laissée. Venise avec Proust, Alexandrie avec Lawrence Durrell, l’Afrique avec Conrad, l’Afghanistan avec Ella Maillart, l’Australie avec Chatwin : voyager en compagnie d’un écrivain permet d’établir une fructueuse comparaison entre le passé et le présent d’un lieu, mais aussi d’en affiner sa propre perception par le reflet de celle d’autrui. C’est l’occasion de découvrir les écrivains du pays dans lequel on séjourne, voix vivantes qui incarnent mieux l’âme d’un peuple que les monuments historiques. L’exercice de l’écriture bénéficie lui aussi du dépaysement. Qu’aurait été Le Petit Prince sans la panne « à mille milles de toute terre habitée » que connut son auteur ? Écrire en voyage devient une manière d’exorciser à la fois la nostalgie de ses propres racines – n’y a-t-il pas une écriture de l’exil ? – et du lieu et des amitiés que le voyageur s’apprête à quitter. L’écriture de l’ailleurs permet enfin, en notant impressions, émotions et observations, de conserver une trace de l’élan spontané de la découverte, quitte à transformer ensuite le carnet en récit, et partager ainsi l’expérience vécue avec un futur lecteur, qu’un livre lancera à son tour sur les routes du monde…


*La Soif d’images, Petites révélations sur la lumière et la photographie,
Matthieu Raffard.

À l’origine de tout voyage, il y a des images : entrevues ou fantasmées, documentaires ou fictionnelles, elles sont un appel à prendre le large. Chacune d’elles représente une des mille facettes de ce kaléidoscope qu’est le monde, et nous invite à le parcourir pour confronter notre propre vision à celle qu’en offre la reproduction sur papier. Et puis, pour le photographe, tout voyage implique la réalisation d’images. Une réalisation qui a pour but, par le biais d’une technique infiniment variée dans les nuances qu’elle permet, d’immortaliser une scène, de saisir un visage, de capter les lignes d’une ville, de fixer les ombres et les courbes d’un paysage. Comme la peinture, mais au gré d’une temporalité différente parce qu’elle est un art de l’instant, la photographie habitue celui qui s’y adonne à porter sur le réel un regard plus aigu et plus conscient, et lui apprend à voir autrement choses et gens. Car l’œil du photographe-voyageur n’est jamais neutre ; de l’aube au crépuscule, la recherche de la lumière et du cadrage qui révéleront la beauté ou l’étrangeté du monde le maintient dans un état d’alerte, d’urgence et d’extrême sensibilité. Et le travail que le chasseur d’images opère à son retour, en fixant durablement sa moisson de couleurs et de formes et en la rendant visible pour autrui, prolonge et approfondit la quête entreprise durant son voyage.


*L’Appel de la route, Petite mystique du voyageur en partance,
Sébastien Jallade.

L’ouvrage développe la mystique moderne du voyage et, à partir de la riche expérience de l’auteur, explore les motivations, conscientes ou inconscientes, des candidats au départ. Indépendamment du type de voyage, de sa durée ou du pays traversé, quelles aspirations profondes relient les voyageurs contemporains ? Partir est un manifeste : c’est l’expression d’une défiance à l’égard de son propre système de valeurs, dans le secret espoir de contribuer à le changer au retour. Qu’il se risque dans une région déserte ou aborde l’agitation des métropoles, le voyageur est en quête de liberté et choisit son identité. L’exacerbation du sujet en action et de sa « mise en danger » permet d’affronter une géographie (naturelle ou humaine) radicalement différente. L’enjeu : la conquête de soi, par laquelle le voyage ne se limite plus à un défi mais reflète les contradictions et les ambiguïtés de l’existence. Comment en effet expliquer de façon rationnelle une démarche qui, le plus souvent, ne l’est pas ? (Livres brochés, avec gaufrage de couverture, 11 x 16,6 cm – 96 pages, 8 €)

Transboréal est une maison d’édition indépendante qui veut promouvoir le travail d’auteurs, d’illustrateurs et de photographes ayant fait preuve d’abnégation et de courage lors d’études ou de voyages au long cours marqués par une réelle connivence avec le milieu humain ou le monde naturel.

Marc Alaux ou Émeric Fisset Transboréal, 23, rue Berthollet – 75005 Paris - Tél. 01 55 43 00 37 - Fax 01 55 43 00 38 -  HYPERLINK "mailto:contact@transboreal.fr" contact@transboreal.fr  -   HYPERLINK "http://www.transboreal.fr" www.transboreal.fr  



 

 

Écrit par cat le Jeudi 12 novembre 2009
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Barcelone : son image de marque

   Toujours en direct de Barcelone, carrer de Guardia, entre Raval et Rambla, je regarde la vie de la rue, des murs, les innovations municipales, les slogans catalans (de moins en moins nombreux) et j'essaie de saisir la nouvelle image de marque de la grande cité. Le maire en veut une représentation "clean", scientifique, universitaire, technologique, d'accord, mais quel grand écart entre les extrêmes sociaux...

 "Clean", Barcelone, alors pourquoi ce "salon du porno"..? Reportage sur le salon du Porno a Barcelone (extrait anonyme capté sur la toile): "Pour vous, je suis allée en Espagne , assister au salon du Porno à Barcelone. C'était assez chouette, vous auriez adoré ! Mais j'ai pensé à vous et afin que vous puissiez découvrir ce qu'est le salon du porno, je vous ai pris quelques photos des shows et des boutiques coquines que l'on peut trouver sur place. Je vous ai décortiqué le tout en 3 parties en vous présentant quelques stands qui étaient sur place, certains sont assez surprenants mais très coquins. La première partie sera consacrée au stand, boutique, à l'espace allouée pour cet événement, la seconde partie vous présentera quelques portraits de filles qui étaient sur place et la troisième celle que vous allez aimer sera les show, et pour clore le tout une petite vidéo prise avec mon appareil photo numérique..."

  Ensuite, je suis allé faire un tour du côté de Pédralbes, sur les hauteurs, près des pins, du Tibidabo : tout n'est, là-bas, qu'ordre, luxe et ... propreté. Le monastère, admirable, est ceinturé de villas de milliardaires, d'écoles et d'universités privées, religieuses. C'est un autre monde qui contemple la mer, le port et la géométrie urbaine de la vaste cuvette bétonnée... Les édifices consulaires ont pris du recul et le silence règne dans cet espace résidentiel, long comme un ennui sans fin...

  Il faut revenir, avec plaisir, vers Diagonal et Passeig de GRACIA: une sculpture de plomb a été installée devant la Pedrera : la Montagne est descendue vers les embruns. Une exposition magnifique est venue de Paris, de la collection privée de Dina Vierny; certains tableaux n'ont jamais été vus; des photos de Henri Frère sont inédites: la disparition du dernier modèle de Maillol va permettre une diffusion plus ample de l'oeuvre...

   Je descends plus bas, vers la rambla de COLON, jusqu'au centre d'art Santa Monica; ici a eu l'exposition des photos du Catalan de la Retirada CENTELLES (nom, aussi, d'un hameau, près de Vic): venues du Jeu de Paume, à Paris, ces témoignages seront bientôt à Perpignan, à la Poudrière. Enfermé au camp de concentration de Bram, AUGUSTI Centelles a pris de de quatre mille clichés qui furent découverts qu'en 1987, lors de la première rétrospective au Palais (Palau) de la Virriena (rambla de Barcelona). A voir jusqu'au 10 janvier 2010, du mardi au dimanche, entrée libre : +34 93 316 28 10.

* Image, quelle image pour Barcelone..?

 vente de symboles catalans sur la rambla.

   Après une période fastueuse (les J.O. la pub grâce au cinéma, "L'auberge espagnole" ou le film de W. Allen), après l'image positive et dynamique, voici que le discrédit, voire le déclin, semble peser sur la cité catalane. L'actualité, en effet, indique que des mafias du sexe sont installées tout près de la rambla (ruelles du Raval), que le président du fabuleux palais de la musique catalane est accusé d'avoir détourné 10 millions d'euros destinés à la réhabilitation de l'édifice moderniste... Alors, Barcelone, essor ou décadence...A suivre...

 *** J'apprends ici que mon blogue n'a été consulté "que" 20300 fois, au mois d'octobre. 2500 de moins qu'en septembre...Pourquoi ? Dites-le moi..! 

Statistiques  :  Nombre de visites par mois

MoisNombres de visitesNovembre 20093 280Octobre 200920 745Septembre 200923 146Août 200917 283Juillet 200910 066Juin 200910 953Mai 200910 571Avril 200910 512Mars 200910 079

 

Écrit par cat le Lundi 2 novembre 2009
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REGARDS, c'est de l'art

     La revue de photographie "Regards", éditée par l'association "bla-blart", à Perpignan, ne donne pas à voir que des images, mais aussi des mots, des visions artistiques, autour d'un thème: "Paysage", "L'autre", " Polaroid", "Rencontres"...

    "Regarts" de Pierre Corratgé, qui surprend les variations quasi imperceptibles de la Méditerranée, quand elle naît à la lumière, sur la plage de Torreilles...On aime aussi les "représentations mentales" de Gérard Jaubert, quand le noir et blanc traque nos fantasmes au coeur de la nature...Les "paysages imaginaires" de Daniel Rey poussent vers la fiction et les correspondances avec les autrezarts...La photo est découpée en triptype original dans les tirages un peu plats et ternes de Claude Beline...Les clichés de Benoït Vollmer dévoilent la tristesse et le délaissement des stations de ski abandonnées dans la mortelle hors-saison: le simple réalisme affirme une critique de cette société qui construit des ensembles immobiliers pour quelques semaines, cette saison qu'on dit "pleine" (à la mer ou à la montagne), et qui les laisse dans un état fantomatique...

La version papier est limitée à cent exemplaires (20 euros, à Bla-blart, 20 rue JB.Lulli, 66000, Perpignan); la version virtuelle est consultable sur le site : www.revue-regards.com

contact:  revueregards@yahoo.fr (comité de rédaction: P.Corratgé - C.Belime - Jean Dauriach - Pascal Ferro - Michel Peiro - Odile Corratgé - Sophie Mérou - (couverture des N°S 1 & 2)  

Écrit par cat le Samedi 31 octobre 2009
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Bilan hebdomadaire politique et culturel en Roussillon

   Décidément, on ne parle de Perpignan que quand ça va mal: des avions s'écrasent en Roussillon pour la 3° fois: il y a un magnétisme bermudien au large du Cap Béar...On se rappelle les accidents d'avion sur le massif du Canigou, dans les années 50...

   Mais positivons, Saint-Cyprien a un nouveau maire, une nouvelle bouille : le type jeune, dynamique, avocat, costumé, nouveau quelque chose...ah, oui, new center..!

   Car la politique est carnaval, sauf quand elle est intolérance : un bonjour amical ici à Jean-Michel HENRIC, élu généreux, sympathique, écolo, amateur de théâtre qui cultive son jardin et se voit exiler en haute Cerdagne, par la seule lubie, folie et bêtise d'un grand chef...(lire Le Petit Journal de cette semaine)

    En ce mois de septembre les salons du livre se succèdent: il y eut le petit rassemblement sympathique de Villefranche :

 

 et demain dimanche 27 septembre, les "vendanges littraires" de Rivesaltes: je serai sur les allées, au stand de la librairie Torcatis :

 


A Perpignan, Jazzèbre invite dans son local le photographe Jacques FULCARA: de bien belles prises de vue détaillées de la matière:

 jacques Fulcara, au centre.

 le mur de J.Fulcara (photos de J.P.Bonnel)


Écrit par cat le Samedi 26 septembre 2009
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Journées Walter Benjamin à Port-Bou, sept. 2009 et Joseph Roth à Paris

  Colloque et manifestations à Port-Bou (centre CIVIC - +34 972 55 65 33) les 19, 25,26 et 27 septembre, pour le 69° anniversaire de la mort du philosophe allemand. contact : office de tourisme (+34.972.12.51.61) e-mail: portbou@ddgi.es  et   www.museuexili.cat


*PROGRAMME DE PORT-BOU (CONFéRENCES AU centre CIVIC)

1. Le vendredi 25 septembre, à 17 h: La culture juive allemande en exil  -  à 18h : Francesc ABAD, artiste visuel (video, performance...?  - à 19h : W.Benjamin et le cinéma contemporain, par Angel QUINTANA (Université de Picardie)

2.Samedi 26, à 7h30, départ en bus (la mairie organise) pour Banyuls, et randonnée, passage de la frontière, de Banyuls à Port)-Bou.  -  à 17h, conférence de Carlos RUANO : Benjamin, exil et crise.  -  à 18h30 : video de Guillem VENTURA "Passatges"

3.dimanche 27 : à 10h30, au cimeière marin, sur la "tombe" de WB avec Jordi VEGA, maire de Port-BOU - à 11H, le projet du Centre Walter Benjamin-Port-Bou (on ne parle plus de "Fondation WB..?" (remarque de jpb)  -  à 12h : Jordi LLOVET : WB et le livre des passages.


*le  26, balade à Port-Bou autour de la symbolique du Mémorial, avec l'association Bla-BlART...

* pour lire d'autres auteurs juifs de la période 1933/40 : Carl Einstein qui se se suicide en je jetant dans le gave de Pau, S. Zweig qui se suicide en Amérique, Choleil Aleichem, Isaac Bashevis Singer, prix Nobel de littérature...Et Joseph Roth à qui le Musée d'art et d'histoire du Judaïsme de Paris (3ème, 71 rue du Temple) consacre une exposition "J.R. l'exil à Paris" (jusqu'au 4 octobre et colloque: "colloque.josephroth@gmail.com ) Roth fuit l'Allemagne au même moment que Benjamin et va vivre à Paris, au quartier latin: lire La marche de Radetzky (1932), La fuite sans fin (1927) et Juifs en errance (Seuil, 2009)

Écrit par cat le Vendredi 18 septembre 2009
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Walter BENJAMIN chez BlablART

 à la frontière, au col de Rumpissa, le panneau montrant le chemin ultime de Walter Benjamin, entre Banyuls et Port-Bou, a été brisé...Pourquoi?

 ce qui reste, à terre...

 

   L'association propose le vendredi 18 septembre, à 20h30, à l'atelier, 20 rue J.B.Lulli, à Perpignan, une soirée (gratuite) autour de W.Benjamin; invité par Blablart, j'y participerai : évocation des derniers jours du philosophe, de ses oeuvres, de la symbolique du Mémorial de Dany KARAVAN, avec projections de photos... (s'inscrire : blablart@yahoo.fr   /   www.bla-blart.com  )

* LE 26, sortie à Port-Bou, autour des lieux hantés par W.Benjamin : la douane, l'auberge "de Francia", le cimetière... Pour ceux qui veulent faire la rando (traversée des Pyrénées), le matin, me contacter : 04.68.55.96.39.)

* quelques exemplaires de mon livre sur WB et Machado sont disponibles (Torcatis, Prades: maison de la presse, Céret: le cheval dans l'arbre, Fnac Perpignan...ou auprès de moi-même au prix de 12 euros, ou 14 port compris : 06.31.69.09.32)

* Ce livre, refondu et augmenté sera publié par CAP Béar éditions : sortie en octobre (pour souscrire: 14 euros, port compris: JPB. 7 route de Bages, 66180, Villeneuve de La Raho)

Écrit par cat le Mardi 15 septembre 2009
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FID : Festival international du disque (Perpignan - Casagran)

  Personnage truculent

par les lunettes les santiags et les talents

Jean-Fid Le Grand

Ancien designer aux poupées Bella

Feu Prof aux Arts-Beaux

Vieux autant que moi

Mais toujours érectile dalinien

dynamique animateur du festival international du disque (et CD et BD...)

FID fêtant ses 20 ans

Avec ce marginal de Catalan

Jean Casagran

Qui a peur de la retraite et du temps

Alors on va le voir encore longtemps

Dans la culture dans le rock dans le vinyle dans la photo dans la peinture

Mon presque jumeau né le même jour

Mais à quelle heure ??? 

Moi, je le dis dans L’infini de l’enfance ! Alors, ton autobio, à quand,

Jean.. ?

 

* 21ème festival international del DISC et de la BD - 26/27 septembre, église des Dominicains, Perpignan.

* Intégrale des Beatles : comme moi, je pense que Casa n’apprécie pas cette vaste entreprise de « remasterisation » (que c’est laid) de l’œuvre des 4 dans le vent : je préfère le bruit qui fait partie de la musique, ce grattement qui signe une époque, le contexte des années 60/70, même si on devient paresseux : on a du mal à se lever pour changer la galette…

Écrit par cat le Jeudi 10 septembre 2009
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VISA pour l'image. VISA/POVEDA/L'ultime photo

 "Visa pour l'image". Ultime. Dernière soirée de projection au Campo Santo de Perpignan. Présence du ministre de la culture et de la communication. Ne prendra pas la parole, mais un avion, très vite; ne communiquera pas avec le public. Les reportages s'enchaînent, d'un pays à un autre, d'une guerre à une autre, litanies des horreurs et des scandales pour l'intelligence. Israël qui pilonne Gaza; Kouchner qui vient faire un tour de piste, se montrer au Nigéria ou au Rwanda, puis retourne à ses salons dorés. Christian POVEDA qui vient de mourir de son métier.Et Paris-Match engrange les photos de la guerre et de la mort. Cela fait 20 ans que ça dure, les expos, les conférences, les projections, à Perpignan. Et rien n'a changé. C'est un festival, un spectacle, comme les autres. Avec de bons et grands mots, de généreuses résolutions. Et rien ne changera. Cela peut durer 20 ans encore. Et toute une éternité. Le monde réel se fout bien de Visa...

Écrit par cat le Samedi 5 septembre 2009
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VISA à Perpignan, crise du photojournalisme - Centelles - Fotoperiodisme:CAPA/TARO à Barcelone

     Les médias papier se vendent de moins en moins, à l'exception de la presse "people"; dans les grandes villes, les lecteurs se contentent souvent d'un quotidien distribué gratuitement; pour séduire, la presse locale doit exploiter les "grands" événements locaux (municipales, l'affaire Bouille...) ou les faits divers (L'Indépendant), laisser une large part aux loisirs (La Semaine du Roussillon), au patrimoine touristique sur papier glacé (le mensuel Cap Catalogne) ou faire de l'investigation politique (Le petit journal). De nombreux internautes se tiennent au courant de l'actualité en surfant sur le site de Libération, Le Monde, L'Express, Le nouvel Obs... L'analyse superficielle ou parcellaire se substitue à l'information approfondie et aux commentaires du journal papier. L'homme moderne vit dans la vitesse et souvent dans l'écume des choses et du temps. Pour voir des images ou des reportages, l'internaute privilégie les "speedy medias" tels que Twitter, Flickr ou You Tube. Au media "solitaire" (tête à tête avec un quotidien, comme Le Monde ou Le Figaro), le jeune d'aujourd'hui substitue la communauté et le dialogue en échangeant des "news" plus ou moins élaborées sur "Facebook"...

Puisque les journaux se vendent moins, ayant moins de lectorat et de recettes publicitaires, ils recourent moins aux reportages des photojournalistes qui sont chers car leur travail exige du temps, du déplacement et du courage; cela se paie, mais, hélas, ces reporters de situations tragiques vont disparaître, comme les agences photos, Gamma étant en liquidation judiciaire (Sygma a disparu, ne reste que Sipa). Comme l'a affirmé J.François Leroy, créateur et animateur de "Visa pour l'image" : "Le photojournalisme est en train de mourir. Il meurt. Il est mort." 

Il se peut aussi que le public n'aime pas la photo de mort et préfère les images heureuses des grands et stars de ce monde (Voici, Voilà, Gala...) Il a aussi, face aux atrocités humaines montrées dans les expositions de Perpignan, une mauvaise conscience qu'il ne veut s'avouer? Et puis, Visa a beau avoir 20 ans et montrer avec talent la vérité de l'homme, la crudité des guerres, la cruauté des grands qui nous gouvernent, rienne change, les tragédies continuent et la mémoire -et même pas celle, directe, traumatisante de l'image- ne sert à rien...J'avais annoncé en 2006, dans mon recueil "Catalognarts", page 129 : "La photo de mort de meurt, la photo selon Leroy est morte!". En ajoutant "Vive la photographie!" 

Oui, le photojournalisme est mort, vive la photo d'art. Si on montrait la beauté du monde au lieu d'afficher son horreur, ce la ne changerait-il pas un peu la vie..? Ou ne serait-ce que lâcheté, cécité, irresponsabilité..?

*www.visapourl'image.com

 

   La cathédrale Saint-Jean le Visa OFF

 Le palais consulaire

 la VISAFFICHE

* Exposition photo, à voir aussi à Paris, au Jeu de Paume:

9 juin au 13 septembre 2009 : « Agustí Centelles, journal d’une guerre et d’un exil.

Espagne-France, 1936-1939 »

  "http://www.jeudepaume.org/

L'exposition présente une centaine de photographies — réalisées pendant la guerre civile et pendant les neuf mois passés au camp de concentration de Bram –, pour la plupart inédites en France, et une collection de documents (magazines, lettres et carnets de notes du photographe).

Exposition produite par La Virreina Centre de la Imatge de l’Institut de Cultura de l’Ajuntament de Barcelona, en collaboration avec le Jeu de Paume, organisée avec le soutien de l’Institut Ramon Llull, Barcelone, le concours des Archives Centelles, Barcelone.

** Fotoperiodisma de guerra al MNAC de BARCELONA : R.CAPA et GERDA RARO:

jusqu'au 27 septembre 2009, au musée national d'art de CATALUNYA, à Barcelone. entrée libre de 19 à 22 heures. www.mnac.cat

 

 

Écrit par cat le Mercredi 2 septembre 2009
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Traité des Pyrénées, concours de photos - fotografies i fotomuntage

 

Bases del concurs de fotografies i fotomuntage 

La Federació per a la Defensa de la Llengua i la Cultura Catalanes de Catalunya nord associada amb Òmnium Cultural han llençat una crida perquè es prenguin iniciatives per marcar aquesta data tan important pel conjunt del poble català.

El Centre Cultural Català - Casal Jaume 1er de Perpinyà en col.laboració amb la Plataforma per a la Dignitat de Catalunya nord proposen l'organització d'un concurs de fotografies o fotomuntatge sobre el tema de la campanya "350 anys del Tractat dels Pirineus, 350 anys de Resistència". Les fotografies o fotomuntatges seran exposats al Casal Jaume 1er de Perpinyà, 23 avinguda del Liceu, i posats a disposició d'altres entitats a posteriors exposicions. Reglament :

Les fotografies o fotomuntages s'hauran d'adreçar al 
Centre Cultural Català - Casal jaume 1er
23, avinguda del Liceu
66000 Perpinyà
abans del 15 d'octubre del 2009

 Els treballs s'han de presentar en format A4 o A3 en dos exemplars del mateix format, en blanc i negre o color.

No s'accepten els enviaments per Internet. Es pot concòrrer individualment o col.lectivament.

Els treballs seran acompanyats de les dades dels autors (adreça, número de telèfon, correu electrònic...)

Els treballs seran exposats als locals del casal a partir del 20 d'octubre 2009 - un jurat composat de personalitats deliberarà i atribuirà un primer, un segon i un tercer premi - Els premis seran dotats amb:  1er premi 150 €uro i una subscripció d'un any a la revista Sapiens - 2on premi 100 €uro i una subscripció d'un any a la revista sapiens - 3er premi una subscripció d'un any a la revista Sapiens  - L'entrega dels premis tindrà lloc el divendres 6 de novembre de 2009 al local del Casal en el transcurs del sopar tradicional dels premis Trinxeria i Segarra. Els treballs un cop entregats restaran propietat dels organitzadors. Les associacions o entitats que vulgui rebre l'exposició han de prendre contacte amb el Casal. 

Per tot contacte concernint el concurs telefoneu a
Bernat Cristòfol 0(033)6 72 71 20 80 - per correu electrònic a elcasalperpinya@gmail.com

 

 

 

Écrit par cat le Mercredi 2 septembre 2009
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COLLIOURE 2009, Un livre à la mer : mes coups de coeur

 J.Semprun et Florence Malraux visitent les expositions. (photo Dany Ramone)

  conférence (sous les oliviers)  sur "culture et société" selon Malraux. (photo Fabiola)

 

 Antoni Cistero et Gérard Malgat lors du débat au square Caloni.

 Lisker ROY, mathématicien, critique littéraire (il a publié, en autres, dans Les Temps Modernes, est venu d'Amérique pour écouter les débats. Merci à lui! (photo prise sur son site)


*De même Cristina Solé-Castells, correspondante des Amitiés A.Malraux en Aragon est venu au festival de Collioure; elle animera, en février 2010, un colloque sur Malraux à Lleida (Lérida)

***photos à suivre...

VISION plus intimiste : lors du festival, j'ai aimé:

* La discrétion de Florence Malraux: elle n'intervbient pas dans les débats mais est très attentive à tout ce qui se dit sur son père.

*La modestie de J.Semprrun, et son humour lors d'un repas de tapas au comptoir de Victoria.

*Le sourire de Prune Santelli et son geste quand je lui ai offert mon livre sur l'enfance pour "une adaptation au ciné ou à la télé"...

*La présence de M.C.Barrault et de P.Santelli au Café SOLA, pour partager un plat rapide avec les bénévoles du festival. Laurent, le propriétaire, a, lui aussi, été très honoré, m'a-t-il confié, ému.

*La disponibilité des journalistes de FR3 qui m'ont interrogé : des amis m'ont vu à Toulouse, à Foix, à Perpignan, mais moi pas (ça vaut mieux!).

*La chambre aux Templiers : au mur, une épreuve d'artiste de Carzou. De la fenêtre, une des plus belles vues sur Collioure et les montagnes.

*La chambre d'hôte d'Isabelle et de Gildas Giraudeau, au Mas Boutet, face aux criques de Portells : je reviendrai bientôt sur ce petit "paradis"...

*La présence et les interventions de Françoise Wagener, lors de ma "causerie sous les oliviers" avec Gérard Malgat et Claude Gallex.

*La fougue et l'enthousiasme de Hélène Legrais lors de la présentation de son dernier roman.

*Les révélations de Henri Hazaël-Massieux sur une certaine Lucette, lors de notre conversation durant le subtil repas au "Neptune": lire ses romans politiques sur "l'Outremer" français (Zombi A Chabine et Chabine Miroir, éditions Cap Béar).

*Les photographies de Chenji Charles WANG, coprrespondant des AIAM, durant tout le festival : il a diffusé un compte-rendu sur RFI et prépare une émission en Chinois : "Un livre à la mer" en Chine ! En attendant de faire une édition là-bas, sur place...

*** En fin de compte, ce que j'ai apprécié le plus, c'est quand Gérard Malgat a installé, de façon tout à fait inattendue (il ne m'avait pas informé de son "coup médiatique"), le drapeau républicain sur la table de notre conférence...Emotion silencieuse dans l'assistance, où l'on reconnaissait Roger FIX, représentant la municipalité de Collioure.

  au micro et devant la caméra...photos Anaïs Bonnel.

 le décor maritime et portuaire des conférences.

 Claude GALLEX orchestre les débats (DR. Anaïs B.)

Écrit par cat le Jeudi 27 août 2009
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En pays d'Aix : Tholonet, Sainte-Victoire

 

 expopicasso - Aixposition

 Au pied de la Sainte-Victoire

 La Montagne Sainte-Victoire, "la vraie"

 Depuis le café du village de Vauvenargues, le château où Picasso est enterré... (photos Jean-Pierre Bonnel)

 

Depuis la vallée du Tholonet, je note les différents points de vue sur la montagne de la Sainte-Victoire. Prendre des photos à défaut de mots. Première approche, paresseuse : je suis conscient qu’il faudrait, avant tout, écrire. Cependant chaque bonne photo est un bonheur. Une vue comme une victoire ! Elle pourra servir à l’écriture prochaine…


   Les plissements de la masse montagneuse rappellent les mouvements imperceptibles d’un pachyderme. L’animal semble avancer dans ce décor de terre rouge, belle comme la bauxite. Ces cubes vivent. Cet étagement rocheux vit, en dépit de son poids. Le paysage est vivant, il suffit de s’arrêter, de s’asseoir et de regarder. 


   Quand on marche, on ne voit pas l’essentiel, on voit ses pieds, plutôt ses chaussures poussiéreuses, on regarde le sol, la gravité, par peur de tomber à cause d’une arête, d’un roc, d’un ergot schisteux, d’une racine perfide…Anticiper la chute. Mais avec les yeux qui fixent, droit devant, l’objectif de la randonnée, la chute est plus fatale, mortelle, tragique…Grandiose ! Mourir debout devant la montagne serait une attitude plus noble. Il faut lui faire face, regard fier et pointé, à cette montagne rampeuse, médiocre, en fin de compte, par sa hauteur, par son absence de cours d’eau, de torrent, en elle, et encore je m’avance en aveugle, là, je n’en sais trop rien, je ne connais pas les entrailles de ce saurien. Cependant, il y a tant de montagnes qui lui ressemblent, alors.. ? Alors, qu’est-ce qui fait sa spécificité.. ?


   Elle prend de la valeur, de la hauteur, de l’aura parce qu’on sait que c’est un peintre qui l’a croquée, puis immortalisée. Avant lui, elle n’était que paysage, horizon d’un vallon, décor lointain d’une ville d’eaux, repère facile dans la platitude du pays aixois. Elle n’était que géologie, témoignage d’une préhistoire, phénomène naturel. Désormais, elle est artefact, un objet fabriqué, une œuvre d’art, même si elle demeure la seule, l’unique et « la vraie », réponse de  Picasso quand on lui demanda quelle Sainte-Victoire il avait achetée… Mot révélateur : ses tableaux, ses paysages, sa période verte de Vauvenargues, ce n’est pas la vérité. Ils sont sa vérité, la réalité de Pablo, son point de vue, un moment de son art, un aspect de ses métamorphoses. Et moi qui croyais, candide, enfant attardé, que peinture et littérature étaient la vérité ! Je m’étais fourvoyé…Que de temps perdu…

J’irai donc désormais vers la réalité en marchant, tel un forcené, dans la montagne, à rebrousse temps proustien, à marche forcée, en me vidant la tête, dans la vitesse et la griserie du promeneur, de toutes les œuvres vues et lues, comprises ou pas, commentées avec finesse ou bêtise, peu importe… En quête de vérité…Balade, non, marche, marche, c’est plus actif, vers et dans la réalité.. !

La Sainte-Victoire, œuvre d’art, désormais, est. Aucun autre peintre n’osera s’aventurer sur ses conglomérats gris, gris-rose, gris-rouge, gris-bleu, aix-cetera… Cet artiste, s’il installe là son matériel ou s’il trafique ce paysage depuis son atelier, court à l’échec : il avouera son ignorance de la tradition, de la continuité de l’évolution des formes, de la présence des aînés…Ou fera preuve de provocation !

Seul, un art autre, seul un littérateur peut parler d’elle parce qu’il use d’un langage différent, mais il y a eu Zola, l’ami, l’auteur de L’œuvre…et Peter Handke…Alors.. ? Se taire ?

Silence, pause sur les pierres chaudes, à guetter la cigale ou le criquet, à se demander d’où provient ce chant aigu, lancinante inquiétude…

Soudain, le silex du soleil fissure le gâteau saintvictorien et ce clafoutis semble alors s’effondrer…C’est oublier que Cézanne l’a rendue solide, pour un temps inhumain…

 

Écrit par cat le Lundi 17 août 2009
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Elections européennes sous le regard de Dali - Whitaker et les BEATLES

   Je suis allé voter, dimanche, pour les élections européennes, au couvent des Minimes, rue Rabelais, à Perpignan. Déjà, voter dans un couvent, même désaffecté, alors qu'on habite, normalement, dans un pays laïque, c'est assez étrange. Mais il y a plus gore ! Les deux bureaux de vote, n°s 8 et 9 ont été installés dans les salles d'exposition consacrées au divin Dali. Voter si près des dieux de la provocation, du geste iconoclaste, ce fut une autre provocation...Je demande que ces élections soient annulées !!!! Comment voulez-vous vous concentrer sur la bonne liste quand tout, autour de vous, dérange : la belle Françoise Hardy à côté du génie (photos de J.Marie Perrier), le maître, chez lui, suggérant, avec des ustensiles quotidiens, un sexe énorme, des moustaches qui érectionnent au-dessus d'une bouche gourmande qui éructe...Et plus loin, la bedaine de Whitacker montrant les cicatrices de ses blessures au Viet-nam : un long chapelet de mouches mordantes...Puis les excentricités des Beatles, leur quatuor baroque, leurs fans hystériques, la folie des années 60 et enfin, le "may flower", la nonchalance des hippies, la nudité ronde et lascive de ces jeunes filles non-violentes dont la chair veloutée s'habille de fleurs et de dessins archaïques...

Et l'Europe, dans tout ça..? L'ambiance était malsaine, susceptible de modifier l'état d'esprit du bon citoyen qui vient accomplir son devoir. On veut décourager le derniers individus de mon acabit qui osent encore se déplacer pour voter..?  Après l'affaire des chaussettes, voici les chausse-trappes daliniennes... Annulons ces élections du couvent des Minimes..!

   Je ne regrette cependant pas mon déplacement : la dernière photo de l'expo vaut tripette; Jean Casagran, directeur de l'espace Dali et Patrick Gifreu, poète-traducteur croqués par Whitaker...!!!!!

 (photo Robert Whitaker)

Écrit par cat le Lundi 8 juin 2009
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Robert CAPA à Perpignan et Argelès sur mer : photos inédites des camps de réfugiés

    On vient de retrouver les valises que le célèbre photographe Robert Capa avait perdues quand il dut quitter Paris en 1939 pour se réfugier aux Etats-Unis. Ces boîtes renferment aussi des négatifs de sa maîtresse Gerda Taro (cf. le livre récent de François Maspéro) et du reporter David Seymour. Ces témoignages pathétiques contiennent en particulier des clichés des exilés républicains de la Retirada, 150 000 réfugiés et entassés, comme m'écrit si bien Jo FALIEU, dans "L'université du sable"... Capa était hébergé à Perpignan et venait réaliser son reportage à Argelès de la Marenda. Ces icônes inédites valent mieux, pour leur force émotionnelle, que la polémique construite autour du milicien photographié en train de sauter dans la mort...

   En parallèle, on pense à la valise noire de Walter Benjamin. Après son suicide à Port-Bou, ses objets et documents ont été transférés au palais de justice de Figueres; l'inondation des caves du bâtiment aurait détruit à jamais les effets personnels du philosophe allemand. Quant au "manuscrit" auquel il attachait une grande importance, il s'agissait sans doute d'une copie de ses "Thèses sur l'Histoire": Benjamin redoutait que les exemplaires adressés à Adorno et à Hannah Arendt ne se perdissent, ce qui ne fut pas le cas...

En ce qui concerne l'actualité de Port-Bou, à noter un grand rassemblement au col de la Fareille et un concert le 23 mai...

Écrit par cat le Mercredi 20 mai 2009
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