La culture de la région frêchiste

 

   Georges Frêche, à coups de subventions, de communication (affiches, revue mensuelle, campagne pour la Septimanie...) fait souvent plus de pub pour lui et ses réalisations que pour la culture.

   En ce qui concerne la littérature, il a supprimé le CRL (Centre régional des Lettres), la revue littéraire "Septimanie" (très intéressante, en dépit de son nom farfelu), s'est débarrassé du Château de Castries où avaient lieu de nombreux colloques. Il a ôté des subventions aux éditeurs qui l'ont critiqué : à la tête de cette cabale, le courageux Max Chaleil, qui dirigeait Les Presses du Languedoc, à Montpellier; pourtant, voilà un éditeur honnête qui vous téléphone un jour pour vous annoncer que votre manuscrit lui a plu; qu'il va l'éditer mais d'abord le retravailler; reçu à Montpellier, il me montre mon texte orné de notes et de corrections...Le contrat, puis des mois de réécriture. Le livre sera publié par "Les Nouvelles Presses du Languedoc", puisque M. Chaleil a vendu la maison d'édition et a quitté la région pour s'occuper des Editions de Paris.

   Quant aux arts, même si le département des P.O. est le parent pauvre pour les finances de la région, celle-ci a bien doté le musée de Céret, Mamoc devenu EPCC parce que le maire est sympathisant et surtout parce que la conservatrice a défendu son établissement. De même, à Collioure, le musée Peské deviendrait EPCC (mais le projet de musée d'art moderne, ou musée de l'impressionnisme, sic !, reste dans le vague) sous l'égide encore de Madame Matamoros. Celle-ci devant prendre sa retraite dans quelques mois, qui va être nommé à Céret et/ou à Collioure..? Normalement, un diplômé de concours national, mais on peut craindre une nomination politique ou un copinage (la fille de Mme Matamoros, diplômée de l'école du Louvre attendant un poste...)

   Une autre réalisation digne d'intérêt est le site de Paulilles rénové et ouvert au public. Ici, le projet n'est pas partisan, puisque la ville proche de Port-Vendres est à droite; il faut signaler le rôle et les responsabilités du socialiste Michel Moly qui, malgré un environnement hostile (Banyuls a, elle aussi, un maire de droite) a réussi à faire bouger les lignes ! Cependant, ce lieu est géré plus pour son aspect touristique que pour ses mémoires sociales, historiques, économiques...

   A Perpignan, sans doute pour prendre pied et marquer son territoire, les expositions de Notre-Dame des Anges, du Palais des Rois de Majorque sont à remarquer, même si c'est le patrimoine religieux qui est, ô paradoxe, mis en valeur par la gauche...Le festival musical de l'été est aussi une démarche positive et populaire : concerts gratuits grâce à la région mais le conseil général s'oriente désormais vers des prestataires, organismes professionnels fournisseurs de spectacles "clés en mains", style "Boîte à clous"... qui est cher pour, parfois pas un clou!

   Deux points noirs concernent des sites de portée internationale, le Mémorial de Rivesaltes et le centre de recherches de Tautavel. Le premier projet est abandonné non parce que la ville proche, Rivesaltes, a un maire de droite, , mais à cause de refus de l'Etat et de la Région : le coût augmente et l'architecte de renom qui a étudié le dossier a touché, lui, plus de un million et demi d'euros... A Tautavel, marqué à droite, le socialiste (premier fédéral) Jacques Cresta, avait promis, lors de la campagne pour les élections cantonales, d'apporter le financement. Mais il a été battu et le CG66 abandonne le projet, pourtant enthousiasmant, du Mémorial...

   La Région se désengage dans les P.O -le département, avec la Lozère de l'ancien Président de Région- a être le moins doté- car M.Frêche doit développer le musée Fabre et financer l'acquisition récente du musée de Sérignan. Montpellier et l'Hérault ont changé, grâce à G.Frêche, de visage, mais les P.O. ? A Perpignan, le conseil général a rénové le bâtiment de la "Maison de la Catalanité", mais ses activités sont très réduites et ses animateurs bien peu énergiques...

   Ainsi, la culture, pour la région frêchiste, est à orientations variables et à changements soudains. Elle apparaît souvent comme partisane. Le slogan est "la culture pour tous" : en effet, la gratuité ou une entrée modique sont la règle la plus courante, pour l'instant. Mais pour le musée de Céret, on espère une entrée "à deux euros", après avoir pris le "bus à un euro", du moins pour les habitants du département, au lieu des 9 euros de rigueur... 

 

 photo J.P.Bonnel

 

Écrit par cat le Mercredi 17 mars 2010
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Questions de frontières, le colloque de LLIVIA

 

Congrés Internacional "Observar les fronteres, veure el món"

Type :

Réunions - 

Heure de début :

vendredi 19 mars 2010, à 19:00

Heure de fin :

dimanche 21 mars 2010, à 14:00

Lieu :

Puigcerdà, Bellver de Cerdanya, Llívia

Description

Mirmanda us convida al Congrés Internacional "Observar les fronteres, veure el món"

Cartell i programa a: "http://mirmanda.blogspot.com/2010/02/programa-congres-internacional-observar.html" t "_blank" http://mirmanda.blogspot.com/2010/02/programa-congres-internacional-observar.html

     Aquest Congrés és un esdeveniment exclusiu i únic que es fa a la Cerdanya
com a indret simbòlic. Llívia és un dels tres enclavaments territorials
que subsisteixen a Europa, i la Cerdanya un espai fronterer entre les províncies de Lleida i Girona, fent frontera amb la de Barcelona, però també entre els Estats de França, Espanya i Andorra. Un conglomerat de línies que tenen més vida sobre el paper que dins una realitat altament complexa, en què les persones es mouen i construeixen la seva identitat diària en funció de molts altres elements.
Amb especialistes de primer ordre internacional s’analitzaran i s’aportaran perspectives i solucions a la qüestió fronterera en l’Europa del segle XXI, que preveu precisament la supressió de tota limitació fronterera. La Cerdanya esdevindrà així el focus de la recerca i l’anàlisi
de les fronteres a Europa durant tres dies, repartint-se entre Puigcerdà, Bellver de Cerdanya i Llívia. Les reflexions i discussions que tindran lloc durant el congrés (conferències, pòsters i taula rodona) crearan un nou àmbit d’estudi pràctic com teòric. Un dels aspectes fonamentals de la proposta és la seva interdisciplinarietat, ja que el tema de les fronteres serà abordat a partir d’aspectes d’ordre cultural, econòmic, històric, artístic, geogràfic, polític o sociològic.
El Congrés vol començar a desenclavar les estanques relacions històriques, i entendre la tendència històrica i l’actual de l’ús de les fronteres a Europa i la seva superació, tant a nivell local com estatal, dins la UE.
PROGRAMA en PDF:   "http://www.mirmanda.com/prog/2010/poster_programa.pdf" t "_blank" http://www.mirmanda.com/prog/2010/poster_programa.pdf

  l'enclave ou l'arbitraire de la frontière

 

Écrit par cat le Mercredi 17 mars 2010
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LLIVIA, éloge de la frontière & colloque sur la frontière

   Merci à Michel Cristofol, j'avais oublié d'écrire que se trouvait dans cette "ville" la plus vieille pharmacie d'Europe transformée en musée (voir sa formidable collection)...

 le blason de LLIVIA.

  * Située dans la partie française de la Cerdagne (la Haute-Cerdagne), Llívia appartient cependant à la comarque (regroupement de communes) de Basse-Cerdagne (ou Cerdagne) en Catalogne.

   Llívia est conquise avec la Cerdagne par les Romains, puis par les Musulmans entre 720 et 759 : la ville est alors nommée Medinat el bab, la ville de la porte (vers la Francie). Par la suite, Charles Quint donnera à Llívia le statut de ville, un élément déterminant pour l’avenir du petit territoire catalan.

  En 1659 est signé le Traité des Pyrénées entre la France et l’Espagne. Louis XIV obtient ce qui est aujourd’hui la Catalogne française (Pyrénées-Orientales) : Roussillon, Vallespir, Conflent, Capcir et une partie de la Cerdagne. Cette dernière province, à cheval sur les Pyrénées revêtait une importance stratégique particulière.
   La France accepte de laisser Puigcerdà (Puy Cerdan) et la basse Cerdagne à l’Espagne en l’échange des villages (pueblos en espagnol, pobles en catalan) de la haute Cerdagne située du côté nord des Pyrénées. Arguant du fait que le traité parlait de “villages” et que Llívia avait le statut de ville, les Espagnols purent conserver le territoire, qui constitua ainsi une enclave dans le royaume de France, jusqu’à nos jours.

  En fait, LLIVIA se moque de la frontière; elle demeure cerdane et catalane, en dépit de toutes les limites, balises et ornières administratives...

  Dans cette maison fut hébergé Jacint Verdaguer.

 

 

* Colloque à LLIVIA - Congrés Internacional : "Observar les fronteres, veure el món" - Puigcerdà · Bellver de Cerdanya · Llívia (19-21 de març)

Programa en PDF : http://www.mirmanda.com/prog/2010/poster_programa.pdf (bilingüe)


La Cerdanya esdevindrà durant uns dies el centre d’atenció de les fronteres d’Europa en ple segle XXI...
Aquest Congrés és un esdeveniment exclusiu i únic que es fa a la Cerdanya com a indret simbòlic. Llívia és un dels tres enclavaments territorials que subsisteixen a Europa, i la Cerdanya un espai fronterer entre les províncies de Lleida i Girona, fent frontera amb la de Barcelona, però també entre els Estats de França, Espanya i Andorra. Un conglomerat de línies que tenen més vida sobre el paper que dins una realitat altament complexa, en què les persones es mouen i construeixen la seva identitat diària en funció de molts altres elements.
Amb especialistes de primer ordre internacional s’analitzaran i s’aportaran perspectives i solucions a la qüestió fronterera en l’Europa del segle XXI, que preveu precisament la supressió de tota limitació fronterera. La Cerdanya esdevindrà així el focus de la recerca i l’anàlisi de les fronteres a Europa durant tres dies, repartint-se entre Puigcerdà, Bellver de Cerdanya i Llívia. Les reflexions i discussions que tindran lloc durant el congrés (conferències, pòsters i taula rodona) crearan un nou àmbit d’estudi pràctic com teòric. Un dels aspectes fonamentals de la proposta és la seva interdisciplinarietat, ja que el tema de les fronteres serà abordat a partir d’aspectes d’ordre cultural, econòmic, històric, artístic, geogràfic, polític o sociològic.
El Congrés vol començar a desenclavar les estanques relacions històriques, i entendre la tendència històrica i l’actual de l’ús de les fronteres a Europa i la seva superació, tant a nivell local com estatal, dins la UE.

La participació de les Diputacions de Girona i Lleida així com més de 26 entitats, algunes d’elles molts rellevants en el marc internacional i nacional, són una mostra de la inquietud i l’interès per l’anàlisi d’aquesta qüestió i la seva aplicació política transversal.

*PROGRAMA en PDF http://www.mirmanda.com/prog/2010/poster_programa.pdf
*Comité Científic del congrés:
http://www.mirmanda.com/prog/2010/Comite.pdf

 

Écrit par cat le Lundi 8 mars 2010
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LLIVIA, une histoire de frontière

  Etrange, ce petit bout de terre espagnole "oublié" en royaume de France : une enclave comme un corps étranger, qui vous dérange, vous démange ! Histoire de bavure, de frontière, souvent arbitraire, dans tous les cas tragique : un pays, la Catalogne divisée, les soeurs jumelles voyant leurs peuples coupés en deux, pourquoi..? Pour avoir deux Catalognes, jouir deux fois de la beauté de cette région multiple, composée de mer, de montagnes, d'un patrimoine exceptionnel...

  La vieille ville, sur les hauteurs, invite, avec ses ruelles et son riche urbanisme diversifié, à des itinéraires historiques, jusqu'en haut de la colline : église, château et musée à découvrir. Il ne faut pas rester en bas, dans l'avenue principale qui mène à Estavar ou Saillagouse, en France, ou à Puigcerdà, en Espagne : la ville neuve, faite de bois et d'ardoises, est vide, fantomatique, quand les Barcelonais bobos et bourgeois ne sont pas venus pour skier. Et puis, la crise aidant, de nombreux appartements sont à vendre... La vie est plus haute, dans l'histoire des façades et la présence de Jacint Verdaguer, qui écrivit ici une partie de son épopée CANIGO... 

   En effet, voir l'inscription : "Lluis Cutchet i Font (1815-1892), journaliste, historien, économiste, accueillit dans sa maison de LLIVIA Jacint VERDAGUER à l'époque où il écrivait son poème épique CANIGO."

 Le passé mythique : Hercule à LLIVIA. (photos Jean-Pierre Bonnel)

 

 

 

 Parmi le LLIVIA médiéval, cette maison témoigne de la présence de l'art nouveau (époque de GAUDI) dans l'enclave, signe que les influences architecturales ont pu, malgré les frontières, se propager dans ce coin oublié de Cerdagne, petit paradis catalan..à suivre...

 

Écrit par cat le Dimanche 7 mars 2010
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Les élections régionales et la langue catalane (2)

   Voici les résultats intéressants de l'association "Le Catalan pour tous" qui m'ont été adressés :

 

Comme nous vous l'avions promis voici les propositions en faveur du catalan ici et de l'occitan en Languedoc des différents candidats. Vous pourrez ainsi voter le 14 et le 21 mars informés sur les propositions de chaque candidat sur la promotion (nécessaire) du catalan et de l'occitan dans la région Languedoc-Roussillon. 

Com us ho haviem promès, vet aquí les propostes a favor del català aquí i de l'occità al Llenguadoc dels diferents candidats. Així podreu votar el 14 i el 21 de març informats sobre les propostes de cada candidat sobre la promoció (necessària) del català i de l'occità a la regió Llenguadoc-Rosselló. I sobretot, ANEU A VOTAR!


● René Revol (NPA-Front de Gauche)

- Tract enveloppe élections : rien

- Site internet : "La Région mettra l’accent sur le soutien à la création culturelle, aux langues et cultures régionales, à la culture scientifique et à l’éducation populaire."

● Liberto Plana (Lutte Ouvrière)

- Tract enveloppe élections : rien

- Site internet : rien

● Georges Frêche (divers gauche)

- Tract enveloppe élections : rien

- Site internet : "Création d'un environnement favorable à l'enseignement des langues régionales, à la création et à la diffusion artistique en occitan et en catalan, à la connaissance du plus grand nombre de la richesse de ces cultures essentielles à notre patrimoine."

● Hélène Mandroux (Parti Socialiste-Convergència Democràtica de Catalunya)

- Tract enveloppe élections : rien

- Site internet : "Nous nous engageons : A la reconnaissance de notre langue et de nos territoires. A la reconnaissance de notre identification par la plaque

minéralogique."

● Jean-Louis Roumégas (Europe Ecologie (Les Verts, Lo Partit Occitan, Esquerra Republicana de Catalunya, Nouvelle Gauche, Cap 21))

- Tract enveloppe élections : "Développer l'occitan et le catalan de la maternelle au lycée et dans les médias."

- Site internet : "Per promoure l’occità i el català en totes les seves modalitats d’ensenyament de la maternal a la universitat i donar suport als mèdies en llengua regional.". "Soutenir le développement des langues régionales : aider les calandretas et bressolas, le CIRDOC et tous les modes de diffusion des langues régionales + étudier une convention avec l'Education Nationale pour créer une filière en immersion catalane et occitane de la maternelle au lycée + soutenir le développement des radios occitanes et la création d'une chaîne de télévision régionale en occitan sur le web et la TNT + faciliter l’accès aux chaines de télévision catalanes + favoriser le double étiquetage, français/catalan ou occitan, selon l’origine des produits." "Développer le trilinguisme français/occitan/catalan dans tous les secteurs de la vie publique et privée" "Rétablir enfin le croix occitane et les couleurs catalanes sur le Conseil Régional et les documents. L'Occitan et le Catalan seront langues co-officielles de la Région. Un Vice-Président(e) chargé(e) transversalement des affaires occitano-catalanes. Création d’un poste de chargé de mission. Présence de l’occitan et du catalan dans les discours et la communication. Création d’une Amassada regroupant la région, l’Etat, les collectivités locales, les acteurs de terrain. Développement d’actions et de projets pan occitan et inter régions (CTP, Eurorégion, …) Création d’une fondation type Ramon Llull pour le développement hors Occitanie. Le budget occitan-catalan passera de 1 euros par habitant à 2 euros." "Signalisation bilingue visuelle ou sonore dans les équipements relevant de la Région". Programme spécifique pour le catalan : http://www.facebook.com/l/beef7;languedoc-roussillon.regions-europe-ecologie.fr/fileadmin/dam/languedoc-roussillon/Catalan-A4-R-V-HD.pdf et pour l'occitan (parle aussi du catalan) : http://www.facebook.com/l/beef7;languedoc-roussillon.regions-europe-ecologie.fr/fileadmin/dam/languedoc-roussillon/Occitan-A4-R-V-HD.pdf


● Patrice Drevet (Alliance Ecologiste Indépendante)

- Tract enveloppe élections : rien

- Site internet : rien

● Raymond Couderc (Union pour un Mouvement Populaire-Unitat Catalana)

- Tract enveloppe élections : rien

- Site internet : "Nous favoriserons la diffusion des langues régionales, catalan et occitan, en apportant notre soutien à la création artistique, au théâtre et à l’édition dans ces deux langues. Le Conseil régional aidera par ailleurs à la construction de locaux pour la formation des enseignants en langues régionales." "Nous multiplierons le soutien de la Région aux langues parlées sur notre territoire (Catalan, Occitan)"

● Christian Jeanjean (Union Républicaine Populaire)

- Tract enveloppe élections : "Financer deux institutions vouées à la défense distincte des deux langues régionales, l'Occitan et le Catalan"

- Site internet : "Financer deux institutions vouées à la défense distincte des deux langues régionales, l'Occitan et le Catalan"

● Richard Roudier (La Ligue du Midi)

- Tract enveloppe élections : "Développer la promotion des cultures régionales"   - Site internet : rien

● Jean-Claude Martinez (La Région-La France-La Vie)

- Tract enveloppe élections : "11 mesures pour préserver notre identité et notre plus grand monument : langue d'Oc et Catalane (Festival International des St Roch, Prix international Max Rouquette des littératures romanes, Dictionnaire des parlers languedociens...)."

- Site internet : "Création d'un Haut Conseil Régional aux Racines Culturelles,fédérant les centres déjà existants, de Carcassonne à Perpignan. Il sera en charge de l'élaboration du plan régional. Élaboration du matériel pédagogique pour les écoles maternelles et communales (livres premier âge, CD, DVD, bandes dessinées...) sur le thème « avant de courir en anglais, il faut marcher sur ses deux pieds : français-occitan, français-catalan ». Contribution financière à une histoire critique du Languedoc-Roussillon. Contribution à l'élaboration d'un manuel scolaire de l'histoire du Languedoc-Roussillon. Financement d'un master universitaire de linguistique occitane et partenariat pour un master entre les universités de Barcelone et Perpignan en langue catalane dans le cadre d’Euro-Campus. Contribution au lancement d'un dictionnaire des « parlers languedociens », regroupant les diction-naires savants déjà existants, tel le dictionnaire de J.Pellat sur « le parler Palavasien ». Prix littéraire international des littératures romanes.

● France Jamet (Front National)

- Tract enveloppe élections : rien   - Site internet : rien

 

 LLIVIA, avenue principale. (photo J.P.Bonnel)

 

Écrit par cat le Samedi 6 mars 2010
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Conférences au Millénaire de Toulouges

 

   Le centre culturel "Le Millénaire" de Toulouges reprend l'idée des conférences initiées l'année dernière par la médiathèque et la ville de Perpignan :

"L'empreinte des hommes à travers le temps et au cœur de notre espace" : 10 conférences sur des personnages ou des familles qui ont marqué l'histoire nord-catalane.



• Vendredi 12 mars - 20h00 : LES ROIS CATHOLIQUES, L'EMPEREUR CHARLES QUINT, LES BORGIA EN ROUSSILLON, par Emmanuelle Rebardy-Julia (en français) : Les Rois catholiques, l'empereur Charles Quint, les Borgia en Roussillon, par Emmanuelle Rebardy-Julia. Les Rois Catholiques, les Borgia, Charles Quint, autant de personnages en apparence étrangers à l'histoire du Roussillon. Mais sait-on qu'Isabelle et Ferdinand, Reine et Roi d’Espagne ont fait leur entrée à Perpignan en 1493 ? Sait-on que César Borgia, modèle du Prince de Machiavel, a été évêque d'Elne, abbé de Cuxa et qu'après lui il y a eu cinq évêques Borgia ou apparentés ? Sait-on que Charles Quint a inspecté la frontière et soupé à Perpignan en 1538 ? Sait-on également que c'est St François Borgia qui a contrôlé Perpignan après les émeutes de 1540 ? Au-delà de l'anecdote, c'est ici, que se révèle le destin paradoxal de ce Nord de Catalogne.


http://www.toulouges.fr/files/cyclequint.pdf


• Vendredi 9 avril - 20h00: MIQUEL DE GIGINTA, par Jaume Queralt (en français), l'Abbé Pierre du XVIème siècle

http://www.toulouges.fr/files/cyclegiginta.pdf

• Dissabte 15 de maig - 16h00 : FRANCESC MACIÀ, per Andreu Balent (en català), primer president de la Segona Generalitat: de l'exèrcit espanyol al nacionalisme català

http://www.toulouges.fr/files/cyclemacia.pdf

• Divendres 4 de juny - 20h00 : HONORAT CIURÓ, per Joan Peytaví-Deixona (en català) : la vida quotidiana dels catalans del segle XVII

http://www.toulouges.fr/files/cyclehonorat.pdf


• Vendredi 2 juillet - 20h00 : LES GUERRA, par Julien Lugand (en français), la marque baroque du Roussillon

http://www.toulouges.fr/files/cycleguerra.pdf


• Vendredi 27 août - 20h00: JUSTAFRÉ ET LES TRABUCAIRES, par Marc Justafré (en français)

http://www.toulouges.fr/files/cycletrabucaire.pdf


• Vendredi 24 décembre - 20h00 : LES BARDOU, PAMS ET ALLIÉS, par Edwige Praca (en français)

http://www.toulouges.fr/files/cyclebardou.pdf


• Vendredi 22 octobre - 20h00 : LES AURIOL, par Nicolas Marty (en français), itinéraire d'une famille de banquiers roussillonnais (1815-1944)

http://www.toulouges.fr/files/cycleauriol.pdf


• Divendres 19 de novembre - 20h00 : ALBERT CAMUS I CATALUNYA, per Joan Daniel Beszonoff (en català)

http://www.toulouges.fr/files/cyclecamus.pdf

• Divendres 2 de desembre - 20h00 : SALVADOR DALÍ, per Jaume Fàbrega (en català) : de l'art a la cuina

 (C) Amado JOVER.

http://www.toulouges.fr/files/cycledali.pdf

PLÀNOL D'ACCÉS AL MIL·LENARI- PLAN D'ACCÈS AU MIL·LENARI : http://www.toulouges.fr/files/cycleacces.pdf

 

Écrit par cat le Samedi 27 février 2010
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Camus, et la mère Catalogne

*** suite de "Camus le Catalan" :

   L'auteur voit pour la première fois la terre où naquit Catherine Hélène Sintès Cardona, sa mère, la deuxième de neuf enfants d'une modeste famille minorquine qui avait émigré en Algérie à la recherche d'une prospérité hypothétique. A partir de 1830, des milliers de Minorquins se déplacent vers l'Afrique du Nord pour trouver de meilleurs conditions de vie. (5)

   Parmi ces émigrants, les ancêtres de Camus. La famille paternelle : Miquel Sintès et Margarita Cursach, de Ciudadela : les parents d'Esteve Sintès Cursach, le grand-père qui naît en Algérie en 1850; et le côté maternel avec Josep Cardona, né à Sant Lluis et Joana Fedelich, née à Es Castell : parents minorquins de  la grand-mère maternelle, Catalina Maria Cardona, originaire aussi de Sant Lluis, à Minorque; c'est elle qui émigre en Algérie et se marie, à l'âge de dix-sept ans, avec Esteve Sintès, (Etienne, ouvrier agricole). à Kouba, en 1874. (6)

   Camus décrit le paysage, les ports, le couvent de San Antonio, Felanitx, la baie d'Ibiza : il s'agit d'un "voyage mythique où chaque image devient un symbole...Et jamais peut-être un pays, sinon la Méditerranée, ne m'a porté si loin et si près de moi-même.", écrit-il dans les essais de L'Envers et l'Endroit  : "Amour de vivre".

   Camus ne parle pas le catalan, mais insère dans ses romans quelques expressions populaires du "patois" minorquin; ainsi Jacques Cormery, dans Le Premier homme dit que sa grand-mère parlait plus le dialecte catalan que l'espagnol; imposant la sieste aux enfants, elle prend Albert à côté d'elle et lui lance "A benidor!" (Viens et dors). Le biographe Olivier Todd écrit que dans la famille, on ne parle plus l'espagnol et que dans les réunions familiales ou amicales, les colons d'origine espagnole échangent des paroles et expressions catalanes; de même les chansons traditionnelles minorquines subsistent dans la vie quotidienne. (7)

   De plus, Rosa de Diego fait allusion (p.22, opus cité) au phénomène dialectal qui se produit dans des zones rurales et pauvres d'Algérie; ainsi le mélange linguistique de l'espagnol, de l'italien, de l'arabe et du français donnera naissance au terme "cagayous" ou "pataouète", déformation d'un mot valencien, proche du parler catalan, qui signifierait "nous sommes du pays tous les deux"; R. de Diego avance qu'il s'agit d'un terme issu du provençal-catalan "patoier", signifiant : "parler en gesticulant beaucoup".


   Plus tard, au cours de sa carrière journalistique, Camus reviendra sur l'imaginaire hispanique, à l'occasion de sa défense des Républicains espagnols (soutien lors de meetings pour l'Espagne républicaine, puis pour les nationalismes basque et catalan)  et aussi sur les racines catalanes. C'est ainsi qu'il écrira pour la revue "Per Catalunya", éditée à Nice par des exilés républicains. En outre, il fera la connaissance, lors d'un cocktail chez Gallimard, de Victor Alba, pseudonyme de Pere Pagès i Elias, écrivain catalan. L'éthique humaniste et libertaire va les réunir, ainsi que l'oeuvre poétique de Joan Maragall, né à Barcelone en 1860, à l'origine de la modernité littéraire et du nationalisme catalan. 

   En effet, Camus va publier en 1947, dans la revue "Le cheval de Troie", le poème de Maragall : "Cant espiritual"; son ami Pere Pagès fera paraître cette traduction dans la revue "Pont blau", en 1957.   Maragall fut avocat, puis directeur du journal "Diario de Barcelona"; enfin, il se consacra à la littérature en publiant dans la revue "L'Avenç", porte-parole du mouvement moderniste, qui opposait un nationalisme politique au nationalisme régionaliste. En traduisant, grâce à Pere Pagès, en adaptant, plutôt,  le "Chant spirituel", Camus rend encore hommage à sa "seconde patrie": aux Espagnols, aux Catalans, il clame: "Nous sommes en partie du même sang et j'ai envers votre patrie, sa littérature et son peuple, sa tradition, une dette qui ne s'éteindra pas." 

   En traduisant le poème de Joan Maragall, Camus revient à la langue de sa grand-mère et rend hommage à un parler que Camus enfant, le Jacques Cormery du "Premier homme", qualifiait de simple "patois" : dans la première partie : "Recherche du père".

   Camus retrouve dans la poésie de Maragall une sensibilité méditerranéenne et la célébration de la mer immense, du bleu du ciel, de cette "lumière qui habille les cyprès et les oliviers"; Camus trouva aussi dans ce texte un intérêt pour les problèmes philosophiques qui y étaient développés; enfin, il est évident que faire connaître une langue interdite par la dictature franquiste constituait encore un acte politique important pour l'époque...

Un extrait du "Cant espititual" :

"Amb quins altres sentits me'l farreu veure

aquest cel blau damunt de les muntanyes,

i el mar immens, i el sol que pertot brilla ?"


"De quels autres yeux me ferez-vous voir

Ce bleu de ciel sur les montagnes,

la mer immense, et le soleil

qui enflamme tour ?  "

(5) "Albert Camus et l'Espagne", Edisud, 2005. Voir, en particulier, l'arbre généalogique de Camus, composé à l'aide d'ouvrages biographiques de base (Lotmann, Todd, Marta Marfany : Els Minorquins d'Algèria, Barcelone, 2002, Xavier Valls : "Camus, catalinitat i estranyesa", in "Revista de Catalunya", septembre 1996, Josep Pons Fraga : "Entre Menorca i Algèria", revue "El Mirall" n°93, mai 1998...) En outre, nous n'avons pas pu accéder aux communications du colloque des 7/9 novembre 2007, à Barcelone "Col-loqui sobre Camus".

(6) Idem, communication de Rosa de Diego "L'Espagne sur le coeur", page 19...

(7) A.Camus, une vie, Paris, Gallimard, 1996, p.33. Olivier Todd écrit : "La généalogie de Camus est archétypale d'un Pied-Noir de sa génération, avec une ascendance française du côté paternel, espagnole du côté maternel. Parmi les ascendants français, on trouve au niveau des arrière-grands-parents français, trois quarts de Méridionaux (Ardéchois, Marseillais et Bordelais)... La lignée espagnole est originaire des Baléares, donc catalane plutôt que castillane."

(8) Edisud, 2005, page 32.

 

A.Camus, enfant.

(à suivre...)

Écrit par cat le Mardi 23 février 2010
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La culture en danger - le SYNDEAC - Valentine Gauby

 

 

Valentine Goby, écrivain
Ecrivain, romancière adulte et jeunesse, je ne vis pas en Seine Saint-Denis mais j’y construis et y affirme mon engagement artistique et citoyen. Là s’incarnent mes valeurs de partage et de solidarité, dans un espace et une ambition qui font figure d’exemple en France, où la culture a droit, et même, devoir de Cité ; de cela je suis fière.


 

   Le gouvernement qui entend retirer la clause de compétence générale aux départements et aux régions va les empêcher d’intervenir dans le champ culturel.

   La redéfinition de la fiscalité locale, privera les collectivités territoriales d’importants moyens financiers. De nombreux élus locaux ont prévenu les responsables culturels : si cette « Contre réforme » était votée, les régions et les départements – et, par effet domino, les villes -seraient contraints de diminuer de manière catastrophique leurs aides à l’art et à la culture.

Les conséquences seraient alors désastreuses pour la création artistique, les projets éducatifs et l’emploi !

Notre pays risque de perdre l’un de ses fleurons, qui favorise l’émancipation individuelle et collective. La France perdrait une grande part de sa créativité et de son rayonnement.

   C’est pourquoi le SYNDEAC demande à tous les artistes, les responsables culturels, les personnels, les publics, les citoyens, les élus, de signer cet appel et de le diffuser largement.

http://www.seine-saint-denis.fr/cultureendanger.html

 

 

Écrit par cat le Lundi 22 février 2010
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Hamlet de Shakespeare et Frédéric Borie

  Je reviens sur la pièce jouée au théâtre municipal de Perpignan récemment, mise en scène par Frédéric Borie et produite par le théâtre des Treize vents avec la Compagnie J.Savary... Les nombreux jeunes lycéens présents ne se sont pas trompés sur la valeur de l'interprétation : ils ont su rire et pleurer quand il le fallait !

Et puis, le contenu : Shakespeare, c'est d'abord le texte, la poésie, le "poignard des mots" et devant un tel auteur, on doit se faire modeste, tout petit : il a tout écrit, se dit-on, à quoi bon ... 

A l'heure où l'on parle beaucoup (et on a raison) de Camus, voici un "homme révolté" bien antérieur : Hamlet met en question les pouvoirs, aux mains de fous qui mènent l' humanité vers la déshumanisation. Et le fou n'est pas ce prince, là, sur scène, qui refuse de jouer le jeu des grands, des puissants. Il joue la folie pour mieux médire, se rire de sa mère et de son amant. Il pourrait affronter de façon directe, telle Antigone face à Créon, la royauté nauséabonde; il pourrait jouer de la débauche, comme Lorenzaccio; il préfère une hypocrisie à la Dom Juan, une séduction par le langage, par ces images et ces mots que son entourage pense être celui d'un fou. C'est la folie créatrice d'une Camille Claudel internée par son frère; c'est la poésie dévastatrice d'un Antonin Artaud assassiné à petits feux... Le grand style vit dans les oeuvres de ces "suicidés de la société"...

Écrit par cat le Samedi 20 février 2010
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LORCA le Catalan

    La première rencontre a lieu à Madrid, début 1923, à la résidence des étudiants : Federico Garcia Lorca et Salvador Dali étudient les Beaux-Arts à l'école San Fernando; le Catalan a dix-huit ans et l'Andalou, vingt-quatre. Leur relation trouble, faite d'amitié, d'admiration mutuelle  et de passion amoureuse va durer treize ans, jusqu'en 1936, la rupture définitive étant consommée quatre mois avant la guerre civile. Lorca sera fusillé par les franquistes dans les environs de Grenade, tandis que Dali aura la longue carrière que l'on connaît, à Paris avec les Surréalisme, puis en exil volontaire à New York et, enfin, avec le retour en Espagne et les arrangements avec la dictature de Franco.

 

   La première lettre de Salvador à Federico est écrite fin 1925, lors du retour du peintre à Figueras. Il invite le poète en Catalogne et celui-ci fera un court séjour, du 4 au 11 avril à Cadaquès, dans la maison familiale des Dali, à la plage de LLané. Lorca est enchanté; il écrit aux siens, à Grenade : "Les jours passés à Cadaquès seront inoubliables...Je pars demain pour Figueras, où les gens de l'Athénée m'offriront un repas intime et où je lirai, comme m'en ont prié ces anciens républicains catalans ma "Mariana Pineda...La lecture à Barcelone aura lieu jeudi ou vendredi. On a également organisé en mon honneur un concert de sardanes...Les fêtes de la Résurrection à Cadaquès ont été merveilleuses. Les enfants déguisés en petits anges couraient sur la plage et récitaient des romances en catalan..."

   Lors de ces quelques jours, les deux amis élaborent des projets et écrivent des poèmes : Dali conçoit Le livre des Putréfaits et Lorca la célèbre "Ode à S.Dali" qu'il achèvera à Madrid et à Grenade. 

   Tandis que Lorca travaille beaucoup à ses pièces de théâtre, Dali est exclu définitivement de l'école de Madrid, en raison de ses provocations et insubordinations; il avait déjà été renvoyé en octobre 1923 pour un an..!

 

 

     En 1927, Federico passe trois mois -de mai à juillet- en Catalogne, à Barcelone, Figueras et Cadaquès; il rencontre le poète Sebastià Gasch et ses camarades de la revue "L'Amic de les Arts". Dali et Lorca rédigent un manifeste "anti-artistique", publié l'année suivante, et intitulé "Manifest groc" (manifeste jaune). Cette effervescence créatrice se nourrit de rencontres importantes; ainsi, en juillet, l'écrivain Max AUB se rend à Cadaquès; il y retournera plus tard, en août 1969, afin d'avoir une longue conversation avec Dali, qui constituera un chapitre d'un livre posthume: "Conversaciones con BUNUEL", publié à Madrid en 1985. Dali parlera en ces termes de Max Aub, dans sa lettre du 27.3.1936 à Lorca : "Tu te souviens de cette structure extravagante de chair et d'os (mais qui n'avait pas l'air réelle) et qui s'intitulait Max Aub?"

    Dali et Lorca, les deux amis inséparables, les deux "amants", comme certaines lettres le suggèrent, nourris de tendres qualificatifs ou  de passages équivoques (*) recevront la visite de MIRO, venu de son village de MONTROIG, et dont l'influence sur Dali sera déterminante.

   Après cette saison de bonheur et de création intenses, l'année 1928 marquera le déclin de l'amitié entre les deux artistes: les échanges épistolaires diminuent. Lorca voudrait faire un livre avec Dali, mais ce dernier n'écrira jamais la préface demandée et le projet avortera. Federico correspond de plus en plus avec Gasch, tandis que Dali, lors d'une conférence et d'une exposition au Casino de Figueras, affirme son adhésion au surréalisme, pour la première fois. En septembre, Salvador adresse une avant-dernière lettre à Lorca, dans laquelle il se dit en désaccord avec son "romancero gitano" : " Ta poésie actuelle tombe en plein dans la poésie traditionnelle...incapable de nous émouvoir et de satisfaire nos désirs actuels... Petit Federico, toi, la petite bête que tu es, petite bête érotique, avec ton sexe et les petits yeux de ton corps et tes cheveux et ta peur de la mort... Tout ce Lorca décoratif, anti-réel, inexistant, qui n'a pu être créé que par les artistes porcs..."

   Et le peintre de Port-Lligat achève sa terrible missive en écrivant : "Le Surréalisme est un des moyens d'évasion. L'important, c'est cette évasion..." 

   En 1934, le 11 avril, Lorca, de retour d'Argentine, après une tournée théâtrale, est de passage à Barcelone; cependant les deux compères ne se reverront, pour la dernière fois, qu'en octobre de l'année suivante, à Barcelone: ils iront passer la journée à Tarragone. Dali éprouve toujours une grande admiration pour l'écrivain andalou, "poète très important. Il a fait des choses complètement surréalistes et sensationnelles", comme il l'écrit à Eluard, afin que ce dernier rencontre Federico, lors de l'exposition Picasso à Barcelone de janvier 1936...

Pourtant, quelques mois après, le 26 mars, Dali envoie, de Cadaquès, une ultime carte postale à Lorca, dans laquelle il note tout de même : "Nous serons toujours contents de te voir arriver chez nous." Le peintre est, désormais, tout à sa passion pour Gala et l'ancienne amitié virile s'estompe.

   Le 19 août, Lorca est exécuté et mis à la fosse commune par les forces franquistes... Dali n'exprimera aucune marque d'affection, n'écrira aucun texte d'hommage à l'occasion de la disparition de son ancien camarade et "amant"... Sa seule réaction fut de lancer un "Olé" trouble et ambigu... (*)



(*) voir "Catalognarts", de J.P.Bonnel, Les Presses littéraires (15 euros), page 27 : "Une amitié amoureuse et érotique entre Dali et Lorca", ainsi que "Trente itinéraires culturels en Catalogne" (NPL).

 

  Dali par Lorca (dessin)

Écrit par cat le Vendredi 12 février 2010
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Camp de Rivesaltes, Collioure, exposition de Gerhard SCHOLZ, prisonnier de guerre

 

Le Dépôt 162 du camp Joffre à Rivesaltes – l’internement des  prisonniers de guerre de l’Axe

   Au début de la Seconde Guerre mondiale se trouvaient sur le sol français quelque 200 camps où l’État internait des "étrangers ennemis indésirables ou suspects pour la sécurité nationale ou l’ordre public ».

Il s’agissait en réalité et en priorité de réfugiés de la Guerre Civile en Espagne, de Tziganes discriminés sous le nom de « nomades espions», et de Juifs qui avaient échappé à la persécution nazie et qui furent, pour une grande partie, déportés ensuite vers les camps d’extermination.

L’un des plus importants de ces lieux d’internement se trouve près de Perpignan: le camp militaire Joffre de Rivesaltes. Il accueillit après la Libération du département (19 -  8 - 1944) d’abord des collaborateurs,  puis, sous la responsabilité des Forces Françaises de l’Intérieur (F.F.I.), des prisonniers de guerre. En octobre 1945 eut lieu l’ouverture officielle du Dépôt des Prisonniers de Guerre de l’Axe N° 162 au camp Joffre de Rivesaltes avec 500 prisonniers allemands et 303 Italiens sous  autorité militaire et répartis sur plusieurs îlots du camp.

Onze mois plus tard, le nombre des captifs  augmentait à presque 11000 hommes. En même temps la mortalité atteignait un niveau jusqu’alors inconnu : au seul mois de septembre 1945, par exemple, 160 hommes décédèrent au camp Joffre, chaque jour une dizaine ou plus, dont les identités sont conservées dans le registre d’état civil de la commune de Rivesaltes, avec les causes de leur décès.

Pour la plus grande partie d’entre eux le médecin avait noté  « dysenterie cachexie », puis quelques cas de « morts par balles » ou d’« accidents de déminage » sont aussi rapportés.

La réalité était certainement plus complexe. Il y avait la faim, le manque d’hygiène, l’épuisement, l’incertitude face à leur destin, un état de dépression ou de culpabilité après l’effondrement du Reich ne sachant ce qu’étaient devenues leurs familles sous les bombardements alliés pendant les derniers mois de la guerre. Beaucoup d’entre eux, surtout des jeunes,  souffraient de l’inactivité forcée, car il n’y avait pas encore la possibilité de travailler à l’extérieur des barbelés.

En automne 1945 (jusqu’à l’été 1946), un kommando d’environ 1000 prisonniers allemands fut installé derrière les murs du Château Royal à Collioure dont le commandant était un civil, M. André Albitre. Ils devaient déminer les plages et les collines dans les environs et exécuter d’autres travaux d’aménagement dans le village même.

Un changement au poste du commandant au camp principal de Rivesaltes, début 1946, mais aussi le basculement de l’opinion publique envers le traitement des prisonniers de guerre en France, entraîna peu à peu l’amélioration des conditions de vie et la baisse de mortalité au Dépôt 162.

La grande majorité des hommes partait dans des kommandos de travail, soit dans l’agriculture, soit dans les mines. À l’intérieur du camp se développait une certaine vie culturelle : on créa un groupe de théâtre, des équipes de sport, un orchestre, des ateliers d’artisanat; on organisait des expositions d’art, des conférences, des cours de langue. La vie se normalisait... À partir du printemps 1946, les « correspondances P.G. » devinrent possibles - censurées, bien sûr - avec les familles dans les différentes zones de l’Allemagne occupée. Le 1er mai 1948, le Dépôt 162 du camp Joffre fut vidé et fermé officiellement.    

 Vernissage le vendredi 12 février 2010, à partir de 18h30, à Collioure (ancienne mairie)

 

Exposition des peintures de l’ancien prisonnier de guerre  - GERHARD SCHOLZ   à Collioure    

* Notices biographiques: Gerhard Scholz, né le 30.12.1921 à Breslau (ancienne province de l’Allemagne), vient d’une famille très pauvre. Fils d’un ouvrier qui était  membre du parti socialdémocrate.allemand, il apprend le métier d’un peintre de panneaux publicitaires, montrant très jeune déjà des dons pour le dessin.

Après une formation comme opérateur radio à Metz, il est appelé en 1941, à l’âge de 20 ans, et doit partir pour le front russe. Blessé à la retraite de la Wehrmacht, il est soigné en Allemagne, retourne en France pour un  stage et est fait prisonnier de guerre en novembre 1944, près de Chartres, par les Américains.

   Durant l'été 1945, Gerhard Scholz est transmis à l’armée française avec des milliers d’autres soldats de l’ex-Wehrmacht. Interné dans le Dépôt 162 au camp Joffre de Rivesaltes, il est réquisitionné dans un Kommando au Château Royal de Collioure pour déminer les côtes et remettre en état les dégradations commises pendant l’Occupation.

Sa réputation de peintre se répand. On lui trouve ou il achète du papier et des pinceaux, rares et chers à cette époque d’après-guerre. (C’est pouquoi un certain nombre de peintures porte d’autres dessins au verso) Il a la chance d’être rappelé au camp principal pour aider à préparer une exposition de peintures derrière les barbelés de Rivesaltes. 

C’est comme ça qu’il crée, fasciné par la lumière et les couleurs des paysages du Roussillon après les années sombres de la guerre, une quarantaine d’aquarelles qui forment un contraste fort avec les circonstances de la vie en captivité. Il les a préservées jusqu’à aujourd’hui sans les montrer à personne, exceptés sa femme et quelques-uns de ses anciens camarades.  

Après la guerre, cette période de sa vie, la captivité, qu’il a vécue entre 1945 et 1948 à Collioure, Gruissan et  Rivesaltes et où son talent d’artiste s’est développé, l’aidera à faire ses études d’art et devenir plus tard professeur de dessin à l’Ecole des Beaux-Arts à Brême. C’est dans cette ville dans le nord de l’Allemagne qu’il vit toujours, à la retraite maintenant et âgé de 88 ans, avec son épouse Hertha, sa fille et son petit-fils de10 ans.

*** Dans le cadre de l’association « Trajectoires », Barbara Brix et Madeleine Claus recueillent, depuis plus d’un an, des témoignages d’anciens prisonniers de guerre allemands (ou de leur famille) qui sont passés dans le camp de Rivesaltes.                                                                               

   Lors de ces interviews elles ont été dirigées vers Gerhard Scholz, qui a peint pendant sa captivité à Rivesaltes et Collioure, une quarantaine d’aquarelles. Au domicile du peintre, à Brême, Barbara Brix et la photographe Nicole Bergé ont pu constater la richesse de ces peintures, tant sur le plan documentaire que mémoriel et artistique. C’est ainsi qu’avec l’aide de la municipalité de Collioure ce projet d'exposition a pu prendre forme. De plus, les archives départementales, conscientes de l’intérêt de ces peintures, les ont acquises fin 2009.

L’association « Trajectoires », Barbara Brix et Madeleine Claus sont donc particulièrement fières et heureuses de vous annoncer le vernissage de cette exposition qui aura lieu en présence du peintre (88 ans).

Nous avons souhaité la tenue d’une conférence et d’une table ronde afin de replacer cet événement dans son contexte historique, et poser la question complexe de la mémoire de la captivité des vaincus. Avec Christian Xanxo (historien), Michel Lloubes (journaliste), Geneviève Erramuzpé (directrice de la maison d'Izieu), Lore Kleiber (politologue et pédagogue auprès de la Maison de la conférence de Wannsee, Berlin).

Écrit par cat le Mardi 9 février 2010
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Romans du Terroir et semaine culturelle en Catalogne


 *mercredi 10 février, à 18 heures, librairie Torcatis, deux auteurs de romans de terroir : la Franc-Comtoise Vivianne Auger et le Catalan de Théza Bernard Gimbernat...

Agenda de la setmana / Agenda de la semaine (Le Catalan pour tous)

• Divendres 12 de febrer a les 17h30, conferència "Les catalans et l'expansion maritime européenne"
Lloc: Hotel del Departament / 24, voral Sadi Carnot / 66000 Perpinyà. Entrada lliure.
• Diumenge 14 de febrer durant tot el dia, Festa de l'ós de Prats de Molló. Lloc: 66230 Prats de Molló.  
• Fins al 26 de febrer, exposició "El somni republicà, el republicanisme a les comarques de Girona, 1900-1936"
Lloc: Ajuntament de Castelló d'Empúries / Plaça del Joc de la Pilota, 1 / 17486 Castelló d'Empúries. Entrada lliure.
• Fins al 27 de febrer, exposició "Cases burgeses al Rosselló a la Belle Époque"  
Lloc: Mediateca de Perpinyà / 15, carrer Émile Zola / 66000 Perpinyà. Entrada lliure.

• Vendredi 12 février
à 17h30, conférence "Les Catalans et l'expansion maritime européenne" - Lieu : Hôtel du Département / 24, quai Sadi Carnot / 66000 Perpignan. Entrée libre.
• Dimanche 14 février pendant toute la journée, Fête de l'ours de Prats-de-Mollo. Lieu : 66230 Prats-de-Mollo.
• Jusqu'au 26 février, exposition "El somni republicà, el republicanisme a les comarques de Girona, 1900-1936" - Lieu : Ajuntament de Castelló d'Empúries / Plaça del Joc de la Pilota, 1 / 17486 Castelló d'Empúries. Entrée libre.
• Jusqu'au 27 février, exposition "Maisons bourgeoises en Roussillon à la Belle Époque", Médiathèque de Perpignan /15, rue Émile Zola / 66000 Perpignan. Entrée libre.

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Écrit par cat le Dimanche 7 février 2010
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La santé et les déchets nucléaires

 

Voici une info très préoccupante à faire circuler :

   En permanence, il faut rester sur ses gardes...

   Une information absolument incroyable du Journal Ouest France du vendredi 8 janvier dernier, fait état d'un décret absolument scandaleux du gouvernement. Ce décret, paru au Journal Officiel le 14 mai 2009, est passé inaperçu, jusqu'à ce que la CRIIRAD découvre le pot aux roses.
  Ainsi, le gouvernement a décidé d'autoriser par décret le recyclage des métaux, plastiques et gravats issus du démantèlement d'installations nucléaires, de manière à s'en servir à la fabrication de ciment ou d'acier.. Ce décret permettra de recycler des millions de tonnes de rebuts radioactifs, dont l'industrie du nucléaire ne saurait pas quoi faire (exemple : ce qui se passe actuellement avec le démantèlement de la centrale de Brennilis, en Bretagne). Constituant une dérogation à la décision prise en 2002 d'interdire le recyclage de ces déchets nucléaires dans les produits de construction et les biens de consommation, ce décret va permettre de disséminer sur le marché des objets de consommation courante contenant des matières faiblement radioactives. On verra également des vélos, des voitures, des maisons, etc, réalisés avec des matériaux issus de ce recyclage.
   On a déjà un énorme problème de santé publique avec les pesticides source de cancers en nombre sans cesse croissant. On va ainsi rajouter une autre source de cancer, et après il ne faudra pas s'étonner que le cancer se développe de manière quasi épidémique.
   Pour l'heure, la CRIIRAD, selon le journal Ouest France, a déposé une requête au Conseil d'Etat pour excès de pouvoir, afin de bloquer cette décision scandaleuse. Espérons que cette organistation totalement indépendante de tout lobby saura faire entendre raison à l'Etat Français.

                                               http://www.criirad.org/

   Marottes.  (photo Jean-Pierre Bonnel)

Écrit par cat le Jeudi 4 février 2010
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Balades catalanes dans Pyrénées Magazine

   Cet article est à lire sur la page d'accueil du site de la revue "Pyrénées Magazine". Il sera publié dans le prochain numéro de la revue (mars 2010):

   Le livre de la semaine : En balade catalane avec trente artistes


   Ici, chaque paysage cache un artiste. Écrivain et professeur de lettres, Jean-Pierre Bonnel nous donne une belle leçon de culture générale, qui plonge dans les racines de l’histoire de l’art et la géographie. Il nous entraîne « de Perpignan à Tarragone, avec trente personnages illustres » comme le souligne le sous-titre. De Salvador Dalí, à Cadaqués, à Prosper Mérimée, à Ille-sur-Têt et au Monastir-del-Camp, l’auteur évoque les artistes à travers leurs histoires catalanes, et parfois de manière plus personnelle, comme pour Jordi Pere Cerdà. Il suffit de partir sur les traces de l’artiste. Carte à l’appui, l’itinéraire est alors prétexte à découvrir des monuments incontournables. Si Walter Benjamin à Port-Bou, Matisse et Derain à Collioure, Antonio Machado et Aristide Maillol sont ses favoris, Jean-Pierre Bonnel nous dévoile quelques pépites. On découvrira ainsi Santiago Rusiñol à Sitges, Chagall, Masson et Bataille à Tossa del Mar et Montserrat, Victor Brauner à Canet et Saint-Feliu-d’Amont et Nabokov au Boulou. Notre coup de cœur portera sur l’écrivain Ludovic Massé à Evol, le peintre Charles Rennie Mackintosh sur la Côte Vermeille, Raoul Dufy à Perpignan et l’économiste Alfred Sauvy à Montalba. Ce petit livre, qui pourrait devenir incontournable, est une vraie déclaration d’amour au Roussillon et à la Catalogne.


Balades culturelles en Catalogne
, Jean-Pierre Bonnel, Nouvelles presses du Languedoc, 247 pages, 22 €.


       Patrice Teisseire-Dufour   -  Le 02 février 2010 

Écrit par cat le Jeudi 4 février 2010
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Walter Benjamin et l'hôtel où il s'est suicidé

   Revenu à Port-Bou samedi dernier, je constate qu’une maison rénovée, avec une façade en crépi rouge, située dans la même ruelle (calle del mar, à gauche de la Guardia civil), passe désormais pour celle où W.Benjamin serait mort (et « où il vécut », affirme une plaque commémorative ! En fait, il n’a survécu à Port-Bou que quelques heures…)

   On ne parle plus de « L’Hostal França » ni de la « Fonda de Francia », où il serait réellement mort et qui a été détruite en 2007 : le « trou », au cœur de la ville, est toujours là ; le chantier n’a pas commencé…La Fonda de Francia était-elle, vraiment, à l’origine, située à l’endroit où s’élève la belle maison « Villarasa » ou bien les autorités ont-elles inventé cette histoire pour cacher la scandaleuse destruction de l’auberge où le philosophe se suicida.. ?

 

 Maison "Villarasa", rénovée, qui serait l'ancienne "Fonda de Francia" où W.Benjamin se serait suicidé... selon la municipalité de Port-BOU.

 la plaque commémorative : "dans cette maison vécut et mourut Walter Benjamin, 182-1940. "Toute connaissance humaine devient interprétation", citation de W.B.

Écrit par cat le Mardi 2 février 2010
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Une télé publique pour la Catalogne du Nord

 

www.catnord.cat - un portal a Catalunya Nord ...si no llegeixes bé aquest correu fes un clic


Catalunya nord vol la TDT catalana

La Generalitat podria enviar el senyal digital de la televisió pública catalana a Catalunya nord a condició que hi hagi una demanada popular.

Des de www.catnord.cat demanem clarament que no se discrimini Catalunya nord!

Continuar d'enviar el senyal analògic llavors que s'apaga a la resta del territori és difondre una imatge passeïsta de la resta de Catalunya. Avui, la quasi totalitat dels catalans de les comarques sota dominació francesa tenen equipament per a rebre la televisió digital, i com és lògic, utilitzen principalment el mode digital ja que dóna una millor qualitat i permet rebre una quantitat més important de programes... Però a l'oferta falta la televisió catalana.
La voluntat de rebre i mirar la televisió catalana existeix. En 4 dies són 26 entitats
(veure la llista) que han enviat una carta al Conseller Manuel Tresseras. Han arribat també unes quantes cartes de persones i personalitats i són més de 1700 persones que han adherit a la campanya "Catalunya nord vol la TDT catalana". (veure llista)

No volem esperar un acord franco-espanyol, sabem com uns i altres han menyspreat els catalans i la llengua catalana. Per quin miracle això canviaria demà? El que temem, és que seguint les lògiques estatals, francesos i espanyols facin intercanvis de canals en llengües franceses i espanyoles i deixin un espai reduit per a la llengua catalana.

Catalunya nord no demana res d'un altre món, només la normalitat. L'apagada analògica marca la fi d'un temps, d'una època de la televisió, avui volem veure la televisió catalana amb la qualitat que se mereixen tots els catalans.

 

Écrit par cat le Lundi 1 février 2010
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Hervé Morin : à Perpignan, enfin !

   La mauvaise météo l'avait détourné de sa route vers la Catalogne; le ministre de la Défense a tout de même réussi à atterrir à Perpignan, lundi 25 janvier ! 

   Il y avait à faire : rendre hommage aux pilotes des Rafales, craschés au large de Cap Béar (voir mon polar politique "RAFALES sur CAP BEAR)... Se rendre aux obsèques de l'adjudant-chef Lionel Amar, décédé lors du séisme en Haïti... Or M.Morin ne pouvait pas rester à Perpignan et il ignorait lundi quel représentant du gouvernement serait présent à l'enterrement, mercredi, du gendarme catalan... Il ignorait car personne, ni ministre de l'intérieur, ni secrétaire d'Etat, n'est venu de Paris...Perpignan est, plus que lecentredumonde, le trou du cul lointain de la France métropolitaine !!!  Il déclarait tout de même: "J'ai écrit à la famille pour lui adresser mes condoléances...Il y aura forcément un membre du gouvernement." Non, non, rien "forcément"...

   On apprit ensuite que le Préfet assisterait à la cérémonie, suivie d'une inhumation dans l'intimité. 

     Hervé Morin est donc venu à Perpignan en tant que chef de parti : il devait régler l'affaire des listes pour les Régionales, pour le compte de son mouvement "Le Nouveau Centre"; en effet, alors que Le NC se voit parfois écarté par l'UMP, dans certaines régions, il est ici, dans les P.O. en deuxième position : Annabelle Brunet sera donc élue sur la liste conduite par Jean Castex, le dynamique maire UMP de Prades... Enfin, après l'accident des Rafales, les hésitations du Brésil, l'affaire du "Mirage" vendu aux Russes, l'échec de la vente des réacteurs nucléaires à Abou Dhabi, M.Morin avait un peu de baume au coeur...  Merci Annabelle !

Écrit par cat le Jeudi 28 janvier 2010
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Un Américain, Roy Lisker, parle de Collioure, de la Catalogne, de Malraux...

The André Malraux Conference.

 

Photos: ROY LISKER (Collioure, 21.8.2009)

   The first pictures shows the actor, Cedric Debarbieux, in the auditorium of the Collioure Cultural Center, reading passages to us from La Condition Humaine. The performance was little short of dazzling ( it did not, in other words lack “dazzling”, as opposed to a recitation that was “somewhat short of dazzling”! ) The whole audience was swept up in his recitation.

   The second picture, also from the auditorium, is of Jean-Claude Larrat, professor of French literature at Paris U, author of several books about Malraux ( including “Malraux, Theoretician de la Litterature”, and , (with Jean Guehenno) , “La Condition Humaine, Roman de l’anti-Destin” ).

He spoke to us on the ever controversial topic of "action" versus "letters" in the life of the adventurer/art historian/novelist/politician Malraux.

This much is certain: Malraux was no plastic hero. His biography is fascinating rather than admirable. On the other hand, the lives of many highly admirable people are often dull!

The next two pictures were taken at the conference on Saturday August 22, held outdoors on the Square Calloni, located right on the breakwater wall at the foot of the 14th century Moorish fortress. The speakers are journalist Claude Gallex, writer Jean-Pierre Bonnel, and professor Gérard Malgat.

   Malgat spoke about Malraux's life-long devotion to Spain and the Spanish Republic. Like Picasso, Casals and others Malraux, following his participation in the Spanish Civil War, never returned to Spain while Franco was in power. Indeed, his death occured a few days before Franco’s. (Monster to the end, Franco steadily increased the number of political executions daily as the end approached.)

    Jean-Pierre Bonnel (his website has a “Ferment Magazine” quality: go to blog a bonnel spoke about the grand programme that André Malraux and Charles De Gaulle had drawn up for "bringing French culture to the masses." It was a strange mixture of nationalism and condescension. They may have been sincerely motivated: it depends on how it was put into practice. Malraux did not begin his career as either a novelist or a left-wing guerilla soldier, but as an art historian. He sincerely believed that by exposing the population of France to the largest number of paintings, plays, musical compositions and so on, he could rescue the cultural heritage of a great nation. Ironically, this idealistic enterprise occurred in the same period in which he was joining his political comrades-in-arms, the Gaullists, in denouncing the student protests of 1968. His project failed by the way. The system of Maisons de Culture which he set up throughout France in the 60s and 70s no longer exists.

Another gathering was scheduled for that afternoon at 4 in the same place. The first half had nothing to do with Malraux. A local author, Hélène Legrais, discussed her detective novel, set in Collioure during the 60’s La croix des outrages, the standard talk-reading-sales-book format. What made it principally interesting for me was that it describes the very active fishing industry of that period, which has since almost completely disappeared.

This was followed by another panel on Malraux. It focussed on Malraux’s early years in Indochina, specifically that period when he underwent the personal transformation that changed him from from an art historian/dilettante who attempted to rob temples and tombs in Cambodia (he got caught; another story), to a firebrand journalist writing for newspapers in both Cambodia and France, denouncing the evils of the colonial administration.

He was not always so admirable, as we know. During WW2 he sat out most of the conflict in comparative comfort and wealth (read for example Herbert Lottman “The Left Bank”). During his years as the Minister of Culture in the government of Charles DeGaulle he quietly dropped his anti-imperialist rhetoric and activities.

André Malraux suffered from a serious addiction to the cult of personality, in his case Charles De Gaulle. In the final decades of his career this effectively stifled the Voltaire in him.

 

Écrit par cat le Vendredi 22 janvier 2010
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Une dictée signée Jean-Paul PELRAS

Il suffit d'une grève des enseignants et la jeunesse est dans les rues : la ville morte, soudain, s'anime. Il suffit d'une douceur du temps, la chute du vent et c'est presque la fête dans le centre-ville de Perpignan. Celle-ci reprend alors ses allures de cité facile, superficielle, sans grand projet si ce n'est celui de flâner ou de s'installer à une terrasse de café... Mais revenons aux choses sérieuses et à la lecture d'un article récent de Jean-Paul Pelras (L'Indépendant du 17 janvier dernier) De ce beau texte (cela devient si rare la poésie journalistique !) sur les "souches prêtes à être taillées dans les vignobles", on a envie d'en faire une dictée... Et tant pis pour les collégiens : même une page splendide devient, pour eux, un pensum...

 J.P.Pelras

"Rappelez-vous. La tramontane soufflait depuis une semaine, les cyprès crachaient des bouffées de poussière et les oliviers semaient leurs crottes de biques à l'orée des chemins blancs, la garrigue avait pris ses quartiers d'hiver, deux cyprès badigeonnaient le ciel dans le froid de décembre et les murettes filaient d'un versant à l'autre, ourlées de pierres blanches au pied des amandiers... Les hommes vont, comme leurs aînés, encore emmitouflés jusqu'aux oreilles, gravissant, voûtés, cet imperturbable théâtre antique. Quand ils composent avec ce vent arraché quelque part aux chicots de Peyrepertuse ou à ceux de Quéribus..."

Écrit par cat le Jeudi 21 janvier 2010
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Musique catalane soldée : Iberica, Granados, Cassadó, Albeniz

   Les soldes, c'est un rituel, après les fêtes : Noël et le nouvel An n'ont pas accaparé toutes vos économies; alors, vous partez pour les soldes, avec l'intention de "faire des affaires". C'est pourtant un peu triste de constater l'abandon d'un objet, à la mode l'année passée et livré désormais à la foule des mains chercheuses ! Surtout si "la" chose n'est pas un objet de consommation comme un autre, mais un produit culturel; ainsi, le livre. Ou le disque...

Je suis donc, moi aussi, pari en quête du truc rare, de flâneries en fnaqueries ! Et miracle, dans ce beau temple de verre et d'acier, dédié aux femmes -pardon : les dames!- françaises, j'ai trouvé mes bonheurs...L'album "Ibérica" d'Anne Gastinel et du guitariste Pablo Marquez offre "leyenda catalana", "sardana" de Gaspar CASSADO (1897-1966) qui composa et adapta les grands musiciens espagnols : De Falla, de Grenade et Granados et Albéniz, les Catalans qui se sont tournés vers Madrid et l'andalousisme! Ces classiques ont peu écrit pour la guitare, alors que l'Ibérie est justement synonyme de guitare ! Celle-ci est surtout magnifiée en Andalousie grâce au flamenco. Cassado rend hommage à son maître Andrés Segovia, mais pour atteindre l'âme ibérique, il faut revenir à Joaquim Rodrigo et à son Concerto de Aranjuez, célèbrant l'instrument utopique qui aurait "les ailes d'une harpe, la queue d'un piano et l'âme d'une guitare."

 Enrique (Enric le Catalan) Granados, né à Lérida (Leida)

    Un trésor musical pour quelques piécettes : comment peut-on "solder" de tels chefs-d'oeuvre? Mort du CD ou aculture catalane..? Et voici que, pour 3 euros, j'achète les oeuvres pour piano de Joaquin Turina, interprétées par le Catalan Albert Guinovart ! Les danses andalouses et gitanes sont de l'époque de "L'amour sorcier" (1925) de Manuel de Falla et du "Romancero gitano" de Garcia Lorca (1928) : : les gitaneneries étaient, alors, à la mode, mais Turina ne se laissait pas aller à la facilité, et Guinovart, pianiste et compositeur, né en 1962 à Barcelone, magnifient ces morceaux éternels...

 Turina l'Andalou - et ... Isaac Albeniz, le Catalan (né à Campredon)

   Pour finir, mais loin des hasards heureux de la solderie organisée, il faut encore écouter et voir "Cendrillon" de Rossini, dans la production du Liceo de Barcelone par Joan Font, Patrick Summers, Joyce DiDionato et J. Diego Florez, le ténor périuvien (2008, 2 DVD Decca, "La Cenerentola")

Écrit par cat le Mardi 19 janvier 2010
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