Culture à Perpignan : les rendez-vous de Torcatis

 


* SAMEDI 20/03/2010 DE 15H00 A 18H00 : Journée mondiale du conte

Lecture de contes par des acteurs - La librairie offre un livre de contes à toute personne assistant aux lectures.


MERCREDI 24/03/2010 A 18H00

Vernissage de l'exposition ALBERT CAMUS réalisée par le groupe PUIG ANTICH, de la CGA


* VENDREDI 26/03/2010 A 18H30

Rencontre JAZZ pour la présentation du livre de Michel ARCENS aux éditions ALTER EGO - Apéro Concert Signature

Communiqué de Michel ARCENS :

J'ai le plaisir de vous informer de la parution de mon livre "Instants de jazz" avec un "prologue" inédit signé Alain Gerber et des photos de Jean-Jacques Pussiau.

Vous pouvez vous le procurer dès lundi 15 mars auprès de votre libraire mais plus sûrement dès maintenant chez l'éditeur: Alter Ego 3, rue Elie-Danflous 66400 Céret. Il faut envoyer un chèque de 17 €.

Pour le premier exemplaire que vous commandez il n'y a pas de frais de port. Si vous le souhaitez vous pouvez demander une dédicace...


MERCREDI 31/03/2010 A 18H00 CONSEIL GENERAL

Rencontre avec Maitre JEAN CADENE pour son livre 

AVOCAT HIER ET AUJOURD'HUI - Présentation à l'Hôtel du département (Conseil général)



VENDREDI 02/04/2010 A 18H00

LIVRES EN VOIX

Rencontre avec le lauréat du prix Technikart CAROLE FIVES

pour son livre QUAND NOUS SERONS HEUREUX Ed. Le Passage

Présentation Gérard Salgas



SAMEDI 03/04/2010 A 10H10 MEDIATHEQUE PERPIGNAN

Petit déjeuner littéraire avec CAROLE FIVES lauréate du prix Technikart, et  à 16H00 MEDIATHEQUE DE ST CYPRIEN

CAROLE FIVES présentera son recueil de nouvelles

QUAND NOUS SERONS HEUREUX




SAMEDI 03/04/2010 A 17H00 LIBRAIRIE 

LIRE ENSEMBLE LE THEATRE CONTEMPORAIN

Organisé par Laetitia Costa



MARDI 06/04/2010 A 18H00

Rencontre autour MOULOUD FERAOUN

Présentation par JACQUES CHOUKROUN



MERCREDI 09/04/2010 A 18H00 MEDIATHEQUE PERPIGNAN

Rencontre avec SYLVIE CROSSMAN et JEAN PIERRE BAROU

pour leur livre TIBET UNE HISTOIRE DE LA CONSCIENCE



DIMANCHE 11/04/2010 PALAIS DES CONGRES

Lors du festival CONFRONTATION 

Présentation du livre du peintre HENRI CABEZOS Ed. Libre d'art

en présence de l'auteur Jacques Quéralt et de l'artiste

ET SI L'ART N'ETAIT PAS UNE RIVIERE TRANQUILLE



VENDREDI 23/04/2010 A 18H00

SANT JORDI

Rencontre avec les éditions Autrement et avec le directeur de collection

Mr LLIBERT TARRAGO pour la nouvelle collection LITTERATURE CATALANE



SAMEDI 24/04/2010 A 10H30 GALERIE DE L'OLYMPE PERPIGNAN

Rencontre avec LLIBERT TARRAGO Ed. Autrement



MARDI 04/05/2010 A 17H30

Rencontre avec HENRI PARENS psychiatre pour son livre 

RETOUR A LA VIE GUERIR DE LA SHOA, entre témoignages et résilience

Ed. Tallandier. Organisé par le Conseil Général

dans le cadre de la semaine Qu'est ce quêtre juif  de la librairie Torcatis.



JEUDI 06/05/2010 A 18H00

Rencontre avec ELISABETH ROUDINESCO psychiatre

pour son livre RETOUR SUR LA QUESTION JUIVE Ed. Albin Michel

Dans le cadre de la semaine Qu'est ce qu'être juif de la librairie Torcatis.



MARDI 11/05/2010 DE 14H A 16H00 CAMPUS UNIVERSITAIRE

Rencontre autour de HEDI KADDOUR pour son livre SAVOIR VIVRE Ed. Gallimard.

 

 

* VENDREDI 14/05 SAMEDI 15/05 DIMANCHE 16/05/2010

SALON POLAR SANG ET NOIR - Plus de 30 auteurs présents au COUVENT DES MINIMES PERPIGNAN

 

Écrit par cat le Lundi 15 mars 2010
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Jean FERRAT

  C'était le dernier des grands poètes de la chanson. De la classe des Brassens, Ferré, Brel. Il ne laissera pas un vide car il était silencieux depuis longtemps, en raison de son refus de la médiatisation, d'une censure sournoise, de la maladie et, il faut le dire, une panne d'inspiration. Compagnon de route des communistes, il avait osé la critique du stalinisme et avait pris du recul. Homme debout, à la voix chaude et sensuelle, chanteur séducteur et poète réel, il incarne une image forte de l'honneur et de l'humanisme. J'avais assisté à un de ses tours de chant; Ferrat n'était pas une "bête de scène"; il exige l'intimité; il faut écouter ses enregistrements. A vos disques ! Je vais réécouter ses vieux 33 tours : du siècle dernier, déjà...

 

Écrit par cat le Dimanche 14 mars 2010
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Hamlet de Shakespeare et Frédéric Borie

  Je reviens sur la pièce jouée au théâtre municipal de Perpignan récemment, mise en scène par Frédéric Borie et produite par le théâtre des Treize vents avec la Compagnie J.Savary... Les nombreux jeunes lycéens présents ne se sont pas trompés sur la valeur de l'interprétation : ils ont su rire et pleurer quand il le fallait !

Et puis, le contenu : Shakespeare, c'est d'abord le texte, la poésie, le "poignard des mots" et devant un tel auteur, on doit se faire modeste, tout petit : il a tout écrit, se dit-on, à quoi bon ... 

A l'heure où l'on parle beaucoup (et on a raison) de Camus, voici un "homme révolté" bien antérieur : Hamlet met en question les pouvoirs, aux mains de fous qui mènent l' humanité vers la déshumanisation. Et le fou n'est pas ce prince, là, sur scène, qui refuse de jouer le jeu des grands, des puissants. Il joue la folie pour mieux médire, se rire de sa mère et de son amant. Il pourrait affronter de façon directe, telle Antigone face à Créon, la royauté nauséabonde; il pourrait jouer de la débauche, comme Lorenzaccio; il préfère une hypocrisie à la Dom Juan, une séduction par le langage, par ces images et ces mots que son entourage pense être celui d'un fou. C'est la folie créatrice d'une Camille Claudel internée par son frère; c'est la poésie dévastatrice d'un Antonin Artaud assassiné à petits feux... Le grand style vit dans les oeuvres de ces "suicidés de la société"...

Écrit par cat le Samedi 20 février 2010
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LORCA le Catalan

    La première rencontre a lieu à Madrid, début 1923, à la résidence des étudiants : Federico Garcia Lorca et Salvador Dali étudient les Beaux-Arts à l'école San Fernando; le Catalan a dix-huit ans et l'Andalou, vingt-quatre. Leur relation trouble, faite d'amitié, d'admiration mutuelle  et de passion amoureuse va durer treize ans, jusqu'en 1936, la rupture définitive étant consommée quatre mois avant la guerre civile. Lorca sera fusillé par les franquistes dans les environs de Grenade, tandis que Dali aura la longue carrière que l'on connaît, à Paris avec les Surréalisme, puis en exil volontaire à New York et, enfin, avec le retour en Espagne et les arrangements avec la dictature de Franco.

 

   La première lettre de Salvador à Federico est écrite fin 1925, lors du retour du peintre à Figueras. Il invite le poète en Catalogne et celui-ci fera un court séjour, du 4 au 11 avril à Cadaquès, dans la maison familiale des Dali, à la plage de LLané. Lorca est enchanté; il écrit aux siens, à Grenade : "Les jours passés à Cadaquès seront inoubliables...Je pars demain pour Figueras, où les gens de l'Athénée m'offriront un repas intime et où je lirai, comme m'en ont prié ces anciens républicains catalans ma "Mariana Pineda...La lecture à Barcelone aura lieu jeudi ou vendredi. On a également organisé en mon honneur un concert de sardanes...Les fêtes de la Résurrection à Cadaquès ont été merveilleuses. Les enfants déguisés en petits anges couraient sur la plage et récitaient des romances en catalan..."

   Lors de ces quelques jours, les deux amis élaborent des projets et écrivent des poèmes : Dali conçoit Le livre des Putréfaits et Lorca la célèbre "Ode à S.Dali" qu'il achèvera à Madrid et à Grenade. 

   Tandis que Lorca travaille beaucoup à ses pièces de théâtre, Dali est exclu définitivement de l'école de Madrid, en raison de ses provocations et insubordinations; il avait déjà été renvoyé en octobre 1923 pour un an..!

 

 

     En 1927, Federico passe trois mois -de mai à juillet- en Catalogne, à Barcelone, Figueras et Cadaquès; il rencontre le poète Sebastià Gasch et ses camarades de la revue "L'Amic de les Arts". Dali et Lorca rédigent un manifeste "anti-artistique", publié l'année suivante, et intitulé "Manifest groc" (manifeste jaune). Cette effervescence créatrice se nourrit de rencontres importantes; ainsi, en juillet, l'écrivain Max AUB se rend à Cadaquès; il y retournera plus tard, en août 1969, afin d'avoir une longue conversation avec Dali, qui constituera un chapitre d'un livre posthume: "Conversaciones con BUNUEL", publié à Madrid en 1985. Dali parlera en ces termes de Max Aub, dans sa lettre du 27.3.1936 à Lorca : "Tu te souviens de cette structure extravagante de chair et d'os (mais qui n'avait pas l'air réelle) et qui s'intitulait Max Aub?"

    Dali et Lorca, les deux amis inséparables, les deux "amants", comme certaines lettres le suggèrent, nourris de tendres qualificatifs ou  de passages équivoques (*) recevront la visite de MIRO, venu de son village de MONTROIG, et dont l'influence sur Dali sera déterminante.

   Après cette saison de bonheur et de création intenses, l'année 1928 marquera le déclin de l'amitié entre les deux artistes: les échanges épistolaires diminuent. Lorca voudrait faire un livre avec Dali, mais ce dernier n'écrira jamais la préface demandée et le projet avortera. Federico correspond de plus en plus avec Gasch, tandis que Dali, lors d'une conférence et d'une exposition au Casino de Figueras, affirme son adhésion au surréalisme, pour la première fois. En septembre, Salvador adresse une avant-dernière lettre à Lorca, dans laquelle il se dit en désaccord avec son "romancero gitano" : " Ta poésie actuelle tombe en plein dans la poésie traditionnelle...incapable de nous émouvoir et de satisfaire nos désirs actuels... Petit Federico, toi, la petite bête que tu es, petite bête érotique, avec ton sexe et les petits yeux de ton corps et tes cheveux et ta peur de la mort... Tout ce Lorca décoratif, anti-réel, inexistant, qui n'a pu être créé que par les artistes porcs..."

   Et le peintre de Port-Lligat achève sa terrible missive en écrivant : "Le Surréalisme est un des moyens d'évasion. L'important, c'est cette évasion..." 

   En 1934, le 11 avril, Lorca, de retour d'Argentine, après une tournée théâtrale, est de passage à Barcelone; cependant les deux compères ne se reverront, pour la dernière fois, qu'en octobre de l'année suivante, à Barcelone: ils iront passer la journée à Tarragone. Dali éprouve toujours une grande admiration pour l'écrivain andalou, "poète très important. Il a fait des choses complètement surréalistes et sensationnelles", comme il l'écrit à Eluard, afin que ce dernier rencontre Federico, lors de l'exposition Picasso à Barcelone de janvier 1936...

Pourtant, quelques mois après, le 26 mars, Dali envoie, de Cadaquès, une ultime carte postale à Lorca, dans laquelle il note tout de même : "Nous serons toujours contents de te voir arriver chez nous." Le peintre est, désormais, tout à sa passion pour Gala et l'ancienne amitié virile s'estompe.

   Le 19 août, Lorca est exécuté et mis à la fosse commune par les forces franquistes... Dali n'exprimera aucune marque d'affection, n'écrira aucun texte d'hommage à l'occasion de la disparition de son ancien camarade et "amant"... Sa seule réaction fut de lancer un "Olé" trouble et ambigu... (*)



(*) voir "Catalognarts", de J.P.Bonnel, Les Presses littéraires (15 euros), page 27 : "Une amitié amoureuse et érotique entre Dali et Lorca", ainsi que "Trente itinéraires culturels en Catalogne" (NPL).

 

  Dali par Lorca (dessin)

Écrit par cat le Vendredi 12 février 2010
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Les fesses des Catalanes

 Dali, Jeune fille de dos (C) Fondation Dali-Gala, Figueres.

 

C'est en ces termes gracieux que Guillaume Apollinaire rend hommage à la  Callipyge catalane, dans  son recueil de 1907 "Les onze mille verges : "Ce fut un étalage admirable de culs de toutes les nationalités... en forme de poire de La Frisonne contrastait avec les c. rebondis des Parisiennes, les fesses merveilleuses des Anglaises, les postérieurs carrés des Scandinaves et les culs tombants des Catalanes."

On peut préférer le tableau offert par Mérimée, Inspecteur général des monuments historiques et auteur de "La Vénus d'Ille" : ce "curieux de femmes" fréquente 'l'auberge d'Ille sur Têt", où il y a "tant de jolies Catalanes", proches cousines de ces "Espagnoles avec mantillas, leurs grosses jambes catalanes et leurs pieds pointus et microscopiques..."

(cité par Joseph Ribas, dans son livre "Canigou, montagne sacrée des Pyrénées" (éditions Loubatières,1994)

 De qui est cette sculpture..? (photo extraite du bel album de Caroline Pochon et Allan Rothschild (Arte éditions - Democratic Books, Pari, 2009)

Écrit par cat le Lundi 8 février 2010
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Invictus de Henley, Eastwood et Mandela

Hors de la nuit qui me recouvre,
Noire comme un puits d'un pôle à l'autre,
Je remercie les dieux, quoi qu'ils puissent être
Pour mon âme indomptable.

Tombé dans l'étreinte des circonstances
Je n'ai pas gémi ni pleuré à voix haute.
Sous les coups de la fortune
Ma tête est ensanglantée, mais redressée.

Au-delà de ce monde de colère et de pleurs
Ne plane que l'Horreur de l'ombre.
Et pourtant la menace du temps
Me trouve et me trouvera, sans peur.

Peu importe l'étroitesse de la porte,
Le nombre des punitions sur le parchemin,
Je suis le maître de mon destin :
Je suis le capitaine de mon âme.

 Poème préféré de Mandela, écrit par de William Ernest Henley.

 

   Invictus est un film sur la poésie, qui peut soulever des montagnes et donner l'espoir au coeur d'un homme qui a passé 27 ans en prison.

   C'est aussi un film sur le rugby, capable de souder une communauté et être le moteur de la réconciliation entre les Noirs et les Blancs d'Afrique du Sud, durant la coupe du monde de 1995. Même si les acteurs qui jouent les Sprinboks et les All Blacks s'écrasent comme des clafoutis durant les mêlées...et sont peu crédibles (les Français étant filmés comme des fantômes !)... Même si rien n'est dit de l'empoisonnement des néo-zélandais, à la veille de la finale du 24 juin...

Il s'agit surtout d'un hommage à Mandela et on préfère retenir cet aspect positif, même si le pathos et le subjectif l'emportent sur la vérité historique et occultent la situation catastrophique de l'Afrique du sud du XXIème siècle. On apprend, en effet, peu de choses sur la vie et les combats de "Madiba", sur son passé et sa famille : l'hagiographie domine et le spectateur accepte ce point de vue car Mandela est un homme unique, une sorte de saint qui prône l'oubli du mal ancien, le pardon et demande à ses amis de ranger la vengeance au magasin des accessoires inutiles et dangereux pour l'avenir et l'unité de la nation. L'obsession du pardon est une stratégie politique, mais ce n'est pas l'hypocrisie qui guide "Bafana", c'est la sagesse de celui qui a eu le temps de méditer sur le monde et sur les valeurs suprêmes : amour, amitié, solidarité, modestie, poésie... 

   Bien sûr, Clint Eastwood nous raconte une légende, la vie magnifiée d'un homme exceptionnel. La reconstitution historique est très lacunaire, de même que l'attention portée aux coutumes de l'Afrique du Sud. Ainsi, de nombreuses erreurs concernant le salut zoulou, le serrement de mains, même si l'habitude du "muti" (lait caillé) du soir est exacte; en outre, les voitures de l'époque étaient de grosses mercédès, des japonaises (la Toyota Cressida, jamais distribuée en France, par exemple); les policiers n'avaient pas de "city golf" comme, à la fin du film, à l'extérieur du stade; les Russes étaient en nombre, mais on ne les voit jamais...Enfin, le port d'armes était légal, dans les années 1990-95, ce qui n'apparaît jamais, même si le thème de la sécurité est omniprésent, avec les gardes du corps commandés par un "Jason" noir, ami fidèle et obéissant, devenu le chef d'une troupe d'Argonautes "arc-en-ciel", aux couleurs d'un pays  réconcilié...  


Écrit par cat le Samedi 6 février 2010
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Federico Garcia Lorca : sa mort, la tombe inconnue du poète

     Le mythe LORCA    1. sa mort

         La tombe du célèbre poète et dramaturge n'a jamais été retrouvée, malgré de nombreuses enquêtes et investigations. Demeurent les hypothèses et les supputations plus ou moins grossières...

   Les circonstances de la mort de Federico Garcia Lorca ne sont pas encore, à ce jour, connues et elles semblent ne devoir être jamais clarifiées. Omerta, peur et remords des anciens responsables du mouvement franquiste et décès des principaux protagonistes. Le récit des derniers jours du poète ne peut être qu'une longue litanie de rumeurs, de supputations, d'hypothèses très incertaines fondées sur des témoignages peu sûrs... La vérité est souvent ailleurs, mais nous ne la connaîtrons sans doute jamais...On sait seulement que Lorca, symbole de la République, inquiété dans la maison familiale de Grenade, la Huerta de San Vicente, avait été obligé de se cacher; il aurait pu se réfugier chez Manuel de Falla, ce grand chrétien qui accueillait les persécutés, mais Lorca refuse. Il fut donc hébergé chez des amis, dans la famille de Luis Rosales, poète rattaché au mouvement national, où des cadres phalangistes avaient l'habitude de se rendre; le poète n'aurait donc pas dû être délogé de cet endroit protégé, considéré comme le quartier général de la phalange... Pourtant, après avoir passé une quinzaine de jours rue Angulo, chez les Rosales, il fut arrêté et conduit en prison, où il demeura du 16 au 19 août !


    Lorca aurait donc été la victime d'une rivalité entre la phalange, considérée comme une droite modérée et l'extrême droite fasciste de la C.E.D.A., dirigée par Gil Roles, et à Grenade, par Luiz Alonso; ce personnage trouble voulait la peau de Lorca pour déconsidérer la famille de Luis Rosales, haut responsable phalangiste et ami de ce "Rouge"... La mort de Lorca serait d'abord due à ce différend local entre deux factions de la droite extrême et à l'orgueil de l'arriviste Alonso. Cependant, on ne peut disculper Franco et son mouvement qui prônait comme slogans : "Mort à l'intelligence ! Vive la mort !"... Lors de son arrestation, on accuse Lorca d'espion russe, puis d'écrire des oeuvres subversives : " Il a fait plus de mal avec ses livres que d'autres avec des revolvers !", déclara Ruiz Alonso.

    Rouge, Lorca ? Il apparaît que l'engagement de Lorca pour la gauche espagnole n'était pas des plus militants; certes, son beau-frère, maire socialiste de Grenade, Fernàndez Montesinos, est arrêté, le 20 juillet 1936, par les nationaux, et emprisonné. On dit aussi que ce même jour, le poète se promenait dans les rues de Grenade avec une rose rouge à la boutonnière...Cependant, durant son séjour chez Rosales, il a tenu à composer un hymne "apolitique", un chant à tous les morts d'Espagne, afin de montrer que sa poésie n'avait rien de partisan. Un peu plus tard, aux premières lueurs de l'aube du 19 août, aux deux individus qui vinrent le chercher dans sa cellule, il cria : "On ne va pas me tuer! Je n'ai rien fait ! Je ne suis pas communiste ! Je suis catholique !"...

    Mais, là aussi, on a écrit tellement de témoignages peu crédibles ! Lorca se serait écrié encore, au moment de sa mort : "Je ne crois qu'en Dieu et en ma mère."; ou , de façon plus poétique : "Avec une lune si lumineuse, vous allez me tuer ? "; enfin, après la rafale de balles qui l'atteint, lui et ses camarades d'infortune, il se serait levé et aurait crié : "Je suis vivant! Je suis vivant !"...A ce moment-là rejaillissent le non-dit, le tabou, l'autre raison pour laquelle le poète aurait été tué : son homosexualité; les fascistes ont utilisé l'euphémisme de "sexualité déviante"; ici, au moment de l'exécution, un des bourreaux aurait achevé Loca en lui tirant une balle dans l'anus... Une des plus horribles légendes qui, pourtant, si on suit l'étymologie latine, sont destinées à "être lues"...

    Lorca va passer quatre jours dans la prison du gouvernement civil; Grenade apprend la nouvelle, mais le peuple, ne peut rien sans armes, déjà avant l'arrivée des franquistes, il se terre : seul le quartier populaire de l' Albaycin s'était révolté. Pour sauver l'auteur du "Romancero gitano", revoici Manuel de Falla : il va trouver les responsables phalangistes, mais ils refusent de l'écouter car, lui-même, le musicien, avait refusé de composer un hymne en l'honneur de la phalange... L'auteur de "Poète à New York", dont le titre originel était "Introduction à la mort", reste en prison et face à son éternelle angoisse de la mort : "Je vis l'angoisse de l'au-delà", déclare-t-il souvent.

    Lorca est conduit à Viznar, "à droite du chemin qui monte de Grenade, traverse le village, laisse à gauche la bâtisse de la Colonia et le Fuente Grande et redescend vers Alfacar", selon la description précise de Marcelle Auclair, dans Enfances et mort de G.Lorca (Le Seuil, 1968); il est exécuté à Viznar, et enterré, selon un témoignage, dans un bosquet, au milieu des pins...Mais de nombreuses versions existent, autant de légendes... Ce qui est sûr, c'est la sinuosité de la route de Viznar, la beauté de ce village blanc, la perspective sur la Sierra... Ce qui vrai, de nos jours, c'est la métamorphose de ce paysage rural en sites touristiques ! Viznar, Fuente Grande et Alfacar sont devenues des stations de villégiatures qui veulent exprimer la gaîté des vacances et ne savent rien de la tragédie qui eut lieu, en ce 19/08/1936, aux portes de Grenade...

    Telle est la vérité : Lorca est fusillé par les franquistes le 19 août 1936, dès le début de la guerre civile. Ensuite, mais c'est de la fiction, c'est le monde des hypothèses, il aurait été jeté dans la fosse commune, en un lieu inconnu, jamais localisé, dans la région de Grenade; ses biographes, Marcelle Auclair, Austin Penon et Ian Gibson ont enquêté à Viznar et à Alfacar : des témoignages affirment que le poète aurait été enterré dans cette petite commune, près d'un olivier, à une dizaine de mètres de la route... Les thèses s'ajoutent et se contredisent ! L'une d'elles avance même que le poète aurait survécu au peloton d'exécution ! Il ne serait mort qu'en 1954, après avoir été hébergé dans un couvent où il aurait passé une existence d'homme diminué mentalement et devenu amnésique...

   Amnésique, aussi, l'Etat espagnol sous la férule de Franco : la lumière n'a jamais été faite et on a intimidé ou éliminé les vrais témoins du drame; durant la longue dictature du caudillo, les livres scolaires ou les anthologies littéraires ont pratiqué un implacable silence; ces ouvrages écrivaient simplement : "16 juillet, Lorca quitte Madrid pour Genade; le 19 août, il meurt." ...

    En 2009, afin d'exhumer sa dépouille, dans le cadre de la loi sur la Mémoire historique, votée en 2007 et afin d'en savoir peut-être un peu plus sur les circonstances de sa disparition, des recherches sont menées activement, en Andalousie, pendant plus de six semaines : les études et livres sur le martyre du poète n'ont pas permis de retrouver ses restes. Plusieurs hypothèses ont conduit les investigateurs missionnés par la ministre de la justice du gouvernement autonome d'Andalousie, Madame Begonia Alvarez. 

   Ses biographes avaient déterminé la fosse de manière précise, pourtant : l'infâme cachette se trouverait à neuf kilomètres de la ville natale, dans un champ d'une petite commune appelée Alfacar... Depuis plus d'un quart de siècle, ce lieu était, en effet, considéré comme le "cimetière" du poète et de ses compagnons d'infortune, deux anarchistes, un instituteur, un restaurateur et un inspecteur des impôts : tous avaient été exécutés par les nationalistes puis enfouis dans la terre de ce coin d'Andalousie... Or, après des investigations approfondies, sur trois cents mètres carrés dans le parc du village d'Alfacar, il a fallu se rendre à l'évidence : impossible de creuser des fosses à cet endroit car des roches affleurent de façon uniforme...

    Face à cette déception et à l'effondrement de l'hypothèse essentiel, un chercheur, Augustin Peñon, avança que Lorca a pu être enterré dans cette localité, mais que sa dépouille avait été transférée en un autre lieu. Inconnu, lui aussi ! Une autre supposition, faite de rumeur, de légende et d'espoir impossible, parlait du transfert du corps à Grenade, dans la résidence d'été de la famille; celle-ci étant désormais transformée en musée, les touristes et les amoureux de l'auteur de "Poète à New York" porteraient donc leur pas sur sa tombe officieuse, située sous le noyer que le père de Lorca fit planter en 1936, exactement, comme un hommage... La légende est belle, mais où situer la vérité..? Avant tout, relisons l'oeuvre poétique et dramatique de l'auteur de "Noces de sang"..!

     L'Etat espagnol ne pourra sans doute jamais donner une sépulture décente à cet auteur majeur, mort si tôt, sous les balles fascistes, et qui avait le défaut d'être à la fois républicain et homosexuel... C'est pour cette raison, à cause de ce vice rédhibitoire, qu'il est peu crédible de suivre la troisième hypothèse : pourquoi Franco, l'extrémiste de droite, et la morale catholique auraient-ils autorisé que la dépouille lorquienne fût déposée près de Madrid, à la "Valle de los Caidos" (la vallée des victimes de la guerre civile), dans le célèbre et lugubre mausolée franquiste. Un remords de dernière minute ou un signe de respect pour l'aura du poète andalou..? On n'y croit pas !

   On ne croit qu'à ce que l'on lit, qu'à ce qui reste, et c'est l'essentiel qui demeure, pour la postérité, même si elle est frustrée et amère de ne pouvoir faire le deuil définitif... Pour l'éternité, Lorca repose dans la tombe du livre, sous le linceul coloré de ses poèmes et la vive lumière du drapeau républicain...


 (à suivre - 2. sa vie : Lorca en Catalogne)




 

 

Écrit par cat le Dimanche 24 janvier 2010
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Une dictée signée Jean-Paul PELRAS

Il suffit d'une grève des enseignants et la jeunesse est dans les rues : la ville morte, soudain, s'anime. Il suffit d'une douceur du temps, la chute du vent et c'est presque la fête dans le centre-ville de Perpignan. Celle-ci reprend alors ses allures de cité facile, superficielle, sans grand projet si ce n'est celui de flâner ou de s'installer à une terrasse de café... Mais revenons aux choses sérieuses et à la lecture d'un article récent de Jean-Paul Pelras (L'Indépendant du 17 janvier dernier) De ce beau texte (cela devient si rare la poésie journalistique !) sur les "souches prêtes à être taillées dans les vignobles", on a envie d'en faire une dictée... Et tant pis pour les collégiens : même une page splendide devient, pour eux, un pensum...

 J.P.Pelras

"Rappelez-vous. La tramontane soufflait depuis une semaine, les cyprès crachaient des bouffées de poussière et les oliviers semaient leurs crottes de biques à l'orée des chemins blancs, la garrigue avait pris ses quartiers d'hiver, deux cyprès badigeonnaient le ciel dans le froid de décembre et les murettes filaient d'un versant à l'autre, ourlées de pierres blanches au pied des amandiers... Les hommes vont, comme leurs aînés, encore emmitouflés jusqu'aux oreilles, gravissant, voûtés, cet imperturbable théâtre antique. Quand ils composent avec ce vent arraché quelque part aux chicots de Peyrepertuse ou à ceux de Quéribus..."

Écrit par cat le Jeudi 21 janvier 2010
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Une année poétique avec Patrice Teisseire-Dufour

  "Cahier d'un illusionniste", de Patrice Teisseire-Dufour

 

Passer d'une année à l'autre en compagnie d'un recueil de poèmes, voilà une idée qu'elle est belle... Chacun a son "rituel de passage" : un bon repas, une cuite mémorable, un tour au lupanar, une veillée au coin du feu, l'incendie d'une voiture...

Bref, mon incipit à moi, c'est le "Cahier d'un illusionniste" d'un jeune poète, qui possède plusieurs plumes dans son encrier : grand reporter au magazine "Pyrénées-Magazine", donc grand marcheur, randonneur, découvreur d'espaces insolites, mais auteur aussi de livres divers "Les crus de Banyuls et Collioure...", "La spéléologie catalane..." (je mets des ... car Patrice a la manie des titres interminables) , "Des hommes et du Roussillon", ou encore "Corbières", avec de sublimes photos de Paul Palau. Et ce confrère et ami, au talent désormais reconnu, lui a offert la couverture, avec vue sur Sant Pere de Roda et le Cap Creus ! 

P.T-D., dont les lecteurs de "La Semaine du Roussillon" connaissent les initiales, guide le lecteur, sous l'égide de Roland Barthes, dans son jardin intime et l'ambiance de ses vingt ans. "Nous étions d'une autre époque", mais ce recueil de souvenirs, cette brassée d'images, n'ont rien de passéistes !

   Depuis l'enfance et la naissance d'une belle odyssée, l'auteur nous plonge dans ses nuits, dans la danse des chevaux, dont les troupeaux "sont composés de vent et d'eau", dans des cités uniques, Aigues-Mortes ou Salses... et Perpignan : "Je veux expliquer d'abord la ville / Les criminels et les anges s'y côtoient / Les premiers avec des yeux à la dérive de récits puisés dans le ruisseau..."  Puis, soudain, la nostalgie guette quand "le juke-box se tire un disque dans la tête", ou l'amertume : "Notre parcours est jalonné d'idéologies dont nous ramassons les miettes. Nous n'avons pas de pensées propres..."

Oui, j'aime ce poète qui sait que "la main qui chante est toujours réfractaire", qui écrit dans "la mémoire du soleil", qui chante si bien ce Collioure, pourtant si souvent chanté...

Ce livre est hors du temps des éditions mercantiles et des rotations rapides : lecteur, tu ne le dénicheras que chez un libraire honnête ! (éditions Aliance, BP 19, 66241, Saint-Estève, 5 euros) 

Écrit par cat le Samedi 2 janvier 2010
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Fondation Machado:Collioure achète la pension Quintana - M. Moly=papa Noël

   La nouvelle est d'importance pour Collioure, pour le Roussillon, pour la Catalogne et pour tous les Républicains qui aiment et honorent le poète Antonio Machado ! Ce matin, samedi 19 décembre, juste avant Noël, Michel Moly annonce aux 120 congressistes venus de Barcelone pour un colloque au centre culturel, que la mairie vient d'qcquérir la pension qui abrita l'auteur de "Champs de Castille". Merci Michel Moly ! Merci Mister Noël ! On attendait cela depuis des années! Enfin, la municipalité a pu trouver un million d'euros pour donner un espace à la fondation Machado. Les grincheux colliourencs vont dire que c'est trop pour la culture, qu'il y avait mieux à faire...Non il n'y avait pas mieux et plus urgent à faire !!!

Les congressistes ont pu écouter des témoignages et se recueillir sur la tombe machadéenne; puis assister à une pièce sur "les derniers jours d'Antonio".  Le professeur Jacques Issorel, qui les a retracés aux éditions  "Mare Nostrum" (P.Sallus était présent avec son stand) rappela les trois semaines dernières passées à Collioure par le poète.

   La fondation était représentée par Miguel Hernandez, FREEE par Serge Barba; de nombreux écrivains et professeurs étaient venus du monde entier : Mexique, Algérie, Espagne, Paris...On était émus de saluer la petite-fille de NEGRIN ou le beau-fils de Max AUB... Quant à moi, j'ai eu le plaisir de retrouver l'ami Gérard Malgat, spécialiste de M. Aub... Cette rencontre dans le froid, la tramontane et le pathétique du petit cimetière était à l'opposé de notre conférence commune de l'été, sous le soleil du salon du livre "Un livre à la mer"...

 

 La pension Quintana, future Fondation Machado, près de la placette, au coeur de Collioure.

 

  La pension à l'époque de Machado (en bas)

Écrit par cat le Samedi 19 décembre 2009
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La liberté d'expression au salon du livre de Cabestany

 

  Hélène Legrais. (photo J.-P. Bonnel)

   * Au stand des éditions  "Cap Béar", aux côtés d'Hélène LEGRAIS qui dédicacera Rues insolites de Perpignan, son dernier livre, chez "Cap Béar, 18 euros), je présenterai "Walter Banjamin, la mort à Port-Bou", nouvelle édition (avec explication du contexte de 1940, la bio de W.B., les portraits d'Adorno, Varian Fry, H.Arendt, Lisa Fittko...) de mon recueil Le chemin ultime de Walter Benjamin, publié il y a cinq ans aux Presses littéraires. (12 euros)

   * Le 12ème festival du livre de Cabestany (en Roussillon) présente des rencontres avec le romancier turc N.Gürsel (vendredi 27, à 18h30), avec le journaliste Claude Sérillon ... (les 28 et 29 novembre 2009, au centre culturel, entrée libre - contact : 04.68.50.82.95) 

 

 

* 4ème de couverture de W.Benjamin, la mort à Port-Bou: "Jusqu’où la dictature peut-elle contraindre l’esprit?

Jean-Pierre Bonnel s’inscrit dans l’ultime chemin de Walter Benjamin.

Il retrace l’issue fatale de ce philosophe hors normes et la fin d’un itinéraire où l’intelligence est terrassée par la barbarie. Dés 1933 Hitler et ses doctrines fascistes contraignent Walter Benjamin à l’exil. D’abord à Paris où il sera arrêté puis interné prés de Nevers. Il ne devra sa liberté qu’à l’intervention d’intellectuels dont Gisèle Freund. Après cet épisode il poursuit son exil vers le sud de la France et l’Espagne. Il entreprend une marche harassante pour recouvrer la liberté à travers les Pyrénées, depuis Banyuls sur mer jusqu’à Port-Bou. Là, traqué par la police de Franco, il se suicide le 25 Septembre 1940. Son corps et sa célébre valise noire contenant un manuscrit ne seront jamais retrouvés...

Jean-Pierre Bonnel - L’ultime chemin de Walter Benjamin

«S’offrir l’évasion des mots»    -    www.cap-béar-editions.com

 

*Pour acheter le livre : contacter Cap Béar, J.P.Bonnel (06.31.69.09.32.) ou les librairies...

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*** Merci à Balvalys pour ces informations (introuvables sur le site de la mairie de Cabestany...) :CONFERENCE: « Les médias et la liberté d’expression»

avec Claude Sérillon, de 15.30 à 17.00 SALON DU LIVRE DE CABESTANY

 

L’édition 2009 a décidé de mettre à l’honneur la liberté d’expression, notamment à travers des questions d’actualité dans le monde des médias.

 

Le Festival sera donc consacré aux défenseurs de la liberté d’expression et abordera des thèmes tels que la liberté de la presse, la concentration des pouvoirs médiatiques, le métier de journaliste à travers des rencontres d’auteurs et des tables rondes.

 

L’objectif sera de « Promouvoir les luttes des hommes pour leur dignité et leur devenir »


La plupart des éditeurs du Roussillon seront présents à cette manifestation !

 Pour infos :

Sérillon

Sa licence de lettres en pocheClaude Sérillon débute sa carrière de journaliste en 1970 pour le quotidien 'Presse Océan'. En 1973, il intègre l'ORTF Ile-de-France et obtient un poste sur Antenne 2 en 1975. Il ne lui faudra pas plus d'un an pour devenir présentateur du journal de 18h45. Responsable de la revue de presse dans 'Antenne 2 Midi' dès 1979, il est vite licencié pour avoir évoqué la culpabilité de Valéry Giscard d'Estaing dans l'affaire des diamants de Bokassa, d'abord révélée par 'Le Canard enchaîné'. Retour à la rédaction deux ans plus tard : il devient rédacteur en chef du service société et présentateur de la dernièreédition quotidienne. Il quitte de nouveau la deuxième chaîne pour le journal de 20 heures de TF1, mais, en 1985, Antenne 2 le sollicite à nouveau pour la présentation du JT du soir aux côtés de Bernard Rapp. En 1987, rebelote : il est remercié par la chaîne, pour avoir 'maltraité 'le préfet de police de Paris dans l'affaire Oussékine. Ce ne sera qu'onze années plus tard, en 1998, que le journaliste pourra reprendre du service, en tant que remplaçant de Daniel Bilalian. C'était sans compter sur Olivier Mazerolle, nouveau directeur de la rédaction, qui affecte en 2001 David Pujadas à sa place au 20 heures. Essayiste, romancier et nouvelliste, Claude Sérillon a publié de nombreux livres, parmi lesquels 'Le Bureau' (1996), 'De quoi je me mêle' (2001), 'Dis-moi je t'aime' (2004), ou encore 'Tu dors ? Non je rêve' (2006).

 

Parcours

Diplômé d'une licence de lettres, il débute dans le journalisme en 1970, dans le quotidienPresse Océan.
En 1973, il intègre l'ORTF Île-de-France. Il arrive sur Antenne 2 en 1975, et prend les commandes du journal de 18h45 l'année suivante, en 1976.
En 1979, il est en charge de la revue de presse dans Antenne 2 Midi, mais en est remercié pour avoir osé aborder l'affaire des diamants de Bokassa, mettant en cause Valéry Giscard d'Estaing.
Il intègre à nouveau la rédaction en juillet 1981 comme rédacteur en chef du service société, et présente le dernier journal.
En février 1984, il quitte Antenne 2 pour TF1 afin d'y présenter le journal de 20 heures de la Une qui se trouve alors en perte de vitesse face au tandem Christine Ockrent / Bernard Rapp.
Mal à l'aise au sein de la rédaction de TF1 et opposé au style du nouveau JT mis à l'antenne en janvier 1985, dramatisé et plus sensationnaliste, il reste nostalgique d'A2 et finit par réintégrer sa chaine d'origine en janvier 1986, pour présenter le 20H00 en alternance avecBernard Rapp. Ce JT est considéré comme un contre-pouvoir puissant par la droite après la victoire RPR-UDF aux élections législatives de la même année. La liberté de ton dont jouit la rédaction d'A2 et le style "poil à gratter" du tandem ne sont pas du goût de tous.
Renvoyé du journal de 20 heures en juillet 1987 pour avoir "maltraité" le préfet de police de Paris dans l'affaire Oussékine, mais surtout à l'approche de la présidentielle, Claude Sérillon devra attendre 11 ans pour reprendre le même poste, en août 1998, en remplacement de Daniel Bilalian.
Toutefois, il reste fidèle à A2 et enchaine plusieurs émissions de reportages et de débats comme Edition spécialePlace PubliqueRaison de Plus ou Géopolis, sans oublier la coprésentation pendant 10 années du Téléthon.
En août 1998, on lui redonne les rênes du 20H00 sur France 2 où il propose alors un JT remanié, résolument tourné vers l'international et l'économie et ne cédant pas aux sirènes populistes et people de la télévision commerciale. Si le JT retrouve une qualité appréciable, l'audience néanmoins demeure très inférieure à celle de la Une.
Le 13 septembre 1999, fidèle à sa réputation d'indépendance, il réalise une interview sans concession de Lionel Jospin alors Premier Ministre[1]. Offensé, Lionel Jospin refuse par la suite de revenir sur France 2 tant que Claude Sérillon sera aux commandes du 20h. En outre, la présidentielle approchant, Sérillon, tout comme en 1987, devient un interviewer non désiré et craint par la plupart des hommes politiques. Il est donc fraîchement remercié en juillet 2001 et remplacé en septembre par le plus consensuel David Pujadas, débauché de LCI.
Par la suite, il quitte définitivement France 2 et retrouve ainsi intégralement son libre-arbitre.
En 2002Patrick Chêne fait appel à lui pour son projet de dynamisation de la chaîne Santé Vie mais la chaîne cesse d'émettre un an plus tard.
En 2007, il rejoint l'équipe de Michel Drucker en tant que chroniqueur, dans la seconde partie de l'émission Vivement dimanche prochain sur France 2, afin de présenter au sein d'une rubrique l'actualité cinématographique et littéraire du moment.
Depuis 2007, il co-présente avec Dominique Roederer l'émission politique hebdomadaire "Ôtrement dit" diffusée sur France Ô et sur les radios et les télévisions de RFO en Outre-mer.
En janvier 2009, il annonce publiquement sa candidature à la présidence de Public Sénat. Il se retrouve ainsi face à Pierre SledThierry GuerrierGilles Leclerc et Ghislain Achard. Au 3e tour, il se retrouve face au candidat Gilles Leclerc, alors chef du service politique de la rédaction de France 2. Le 28 avrilGérard Larcher, président du Sénat a tranché entre les 2 candidats pour la présidence de Public Sénat[2]. A l'issue d'un long processus de sélection entamé début mars, mené par une commission de sélection du Sénat, Gilles Leclerc a finalemant été nommé par Gérard Larcher président de la chaîne parlementaire Public Sénat le 29 avril 2009.

Bibliographie: De quoi je me mêle (essai), Balland, 1987 ;  

 

 

Écrit par cat le Mardi 24 novembre 2009
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Le Mas BOUTET, un petit paradis entre Collioure et Argelès

 l'entrée du Mas Boutet

le seuil de la chambre d'hôte où j'ai séjourné :

 

 la terrasse avec vue sur mer...

 la fresque illustrant le travail dans les olivettes

 

Mas Boutet, petit paradis

Se réveiller dans les champs d’oliviers avec

dans les yeux le fort Saint-Elme

et d’un autre la mer et la côte avec Le Racou et les criques de Porteils à vos genoux

d’Argelès à Leucate des sables à la falaise

C’est un lieu de travail (oliviers, confitures, légumes)

et de repos où fauteuils et transats sont à la disposition du voyageur 

qui désire s’éloigner des grandes usines à dormir et à manger

Deux chambres d’accueil à peine pour la convivialité

et vous n'êtes pas perturbés par les hôtes les voisins

simplement la discrétion une ombre sur le seuil 

Vous comprenez que quelqu’un vient de vous apporter sous le tilleul à l’entrée de la chambre le petit-déjeuner

Tout est délicat le moindre détail est pensé

le bouquet de serviettes avec savon et lavande

le ventilateur la radio et sur la terrasse

le pin le palmier et le fameux tilleul tous posés là pour votre fraîcheur

et la beauté du monde

Une seule ombre au tableau bucolique

si vous arrivez la nuit et montez par le chemin sans trouver les interrupteurs

placés comme des cailloux blancs...

Si vous êtes paralysés par le silence d'obsidienne...

Si vous apercevez au-dessus du lit l'affiche sur le festival du polar corse

vous risquez de ne dormir que d'un oeil

Mais rien de grave 

avec l'autre vous lirez les polars catalans de Gildas Girodeau...


* L'histoire du domaine merveilleux du "Roc d'en Jorda" commence avec le grand-père René Boutet qui, déjà, dans les années 1920, entretient des olivettes. Gildas, le petit-fils, marin et écrivain, décide avec son épouse Isabelle, urbaniste de formation, de développer l'activité sur ces collines qui dominent la route nationale et le rivage. Le couple se lance dans la culture des oliviers et Isabelle se spécialise en oléiculture; les récoltes sont confiées aux moulins privés de Laroque et de Corneilla-la-Rivière. Quelques années après, le domaine produit 1500 litres chaque année, en trois cuvées spéciales : Maquis, Olivière et Noël (pour plus d'explications, des initiations et visites sont organisées, chaque vendredi à 17 heures, à la bonne saison et toute l'année, sur rendez-vous; téléphoner au 04.68.81.01.64. ou au 06.14.90.52.51.)

   Le visiteur découvrira encore une confiture d'olive insolite, les savons et les pâtes d'olives appelées "barrajades"...  

* deux chambres d’hôtes de caractère sont aménagées au cœur de l’exploitation du Mas Boutet (prix variable selon les saisons)

**Huile d’olive du Mas Boutet – Isabelle GIRODEAU – vente directe – roc d’en Jorda, route de Collioure (entrée hôtel Les Mouettes) – 66700 – Argelès sur mer – 04.68.81.01.64. – 06.14.90.52.51.   "http://www.masboutet.com" www.masboutet.com

Pour trouver le mas Boutet, prendre Collioure par la corniche et entrer par l’hôtel des mouettes et suivre le fléchage. (panneaux indicateurs le long de la route).

 

Écrit par cat le Jeudi 19 novembre 2009
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Taoufik Ben Brik : le poète en prison

 

Merci au quotidien Le Monde et à Reporters sans frontières d'avoir diffusé ce texte

Tunisie : Taoufik Ben Brik envoie un poème depuis sa cellule

Reporttaoufik.1258620349.jpgers sans frontières a rendu public, mardi 17 novembre 2009, un texte inédit de Taoufik Ben Brik. Ce poème intitulé “Le Poète et le Tyran” a été rédigé depuis la prison de Mornaguia, où le journaliste et écrivain est incarcéré. Taoufik Ben Brik est placé sous mandat de dépôt, pour “atteinte aux bonnes mœurs”, “diffamation”, “agression” et “détérioration des biens d’autrui”. Son procès s’ouvre à Tunis, ce jeudi 19 novembre. Il risque jusqu’à cinq ans de prison ferme.

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Le Poète et le Tyran   Monsieur le Juge,

le prévenu a-t-il droit à une parole licite ?
Comment, alors que vous m’interrompez
exigeant un non ou un oui…
Le droit, je vous le dis, votre Honneur,
Pour nous autres Arabes,
qui sommes Peuple amateur de préliminaires
avant toute réponse !

A présent, vous allez m’écouter…
Le marché, la grand-place, le ventre de la ville
grouillent de cette clameur :
La Justice, en mon pays, est inexistante
La Justice passa et s’en fut
La Justice a rejoint le Sein du Seigneur,
qui fit que nul n’est pérenne
fut-il Magnifique ou Tyran

Ne vous souciez point de ces mots,
Les gens sont saisis de fièvre délirante
et d’hallucinations
J’ai vu, quant à moi, de mes propres pupilles
ce que la cécité des mécréants ne saurait distinguer,
le fin mot de l’histoire :

La justice n’est pas absente,
c’est la cause qui est illusoire,
ou l’accusation, si vous préférez, qui peine à exister
condamnée qu’elle fut à la peine capitale
Nous sommes alors aujourd’hui jugés et condamnés
en manque d’accusation
comme l’Amant est en manque de sa bien-aimée,
Je me consume de désir pour une accusation savoureuse.

Monsieur le juge vénérable
scrutez bien avec moi ces fariboles
exercez votre perçant jugement :
L’on m’accuse d’avoir administré une torgnole
à une dame innocente,
de l’avoir gratifiée d’une ruade,
d’avoir tiré sa chevelure de sirène,
griffé ses joues de pomme rouge,
brisé ses côtes de gazelle…
Comment un poète peut-il commettre autant de fautes de goût ?

Notre poète disait
“Nous aimons le pays comme nul ne l’aime”
Je réponds en contrepoint,
“J’aime les femmes comme nul ne les aime”

A toutes les femmes de la terre et des cieux j’ai chanté :
La foudre a tonné sur les contreforts du Kef
Son écho a atteint les confins des terres de Abid
J’ai cru entendre là le tonnerre de Dieu
c’était en fait le rire de ma bien-aimée

A la policière travestie je voudrais dire :
Tu es la bien-aimée, tu es le poème,
mais où se cèle donc la vérité ?
Tu fus dure avec moi,
sans répit ni nuance
J’aurais préféré que tu me taxes d’assassin
ou de voleur de tout ce qui fut thésaurisé durant votre règne
Mais rosser une femme ? Quel désastre !
Où donc se cèle la vérité ?

La vérité est que je me suis aventuré
dans les recoins du palais du dragon
Une promenade devenue cauchemar sans issue
La vérité est que c’est une affaire
entre moi et Zaba le Grand,
souverain du pays
Une affaire qui concerne Hallaj le poète et le Tyran
Charlie Chaplin et le Dictateur
Shéhérazade et Shahryar…

Dites à mon geôlier de ne pas se fâcher
Je ne suis, quant à moi, pas en colère
l’esprit en paix
non pas parce qu’innocent,
parce que coupable de l’avoir dépouillé
de ses derniers masques et parures
de l’avoir laissé nu comme un nouveau né
en proie aux moqueurs et aux ricanants

Ceux qui ne sont point familiers du soleil
sont atteint, à la lumière, de glaucome
Le soleil se lève, alors sauve toi, Vampire !
Buveur de sang !
Fuis ! Fuis ! Et fais ce qu’il te plait
Mes paroles sont libres
comme le souffle de la brise !
Aucune geôle ni aucune cage
ne peut retenir le fugitif qui te parle
de derrière ces barreaux :

Quand la récitation servile
sera étouffée par la Bonne Nouvelle
le Jour venu,
tu seras humble et poli…
Carthage, cette tombe lugubre où manque le cadavre…

L’idiot fléchira pour faire place à l’étendard et à la bataille
Tu lâcheras la bride à la démesure
et n’étouffera point le hennissement de ta monture
Elle porte en sa croupe un combattant…
Plaidoyer du détenu N° 5707
Bloc H, Aile 2, Cellule 2
Prison civile de Mornaguia

Taoufik Ben Brik


 

Écrit par cat le Jeudi 19 novembre 2009
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Orelsan : répondre au rappeur, pas l'interdire

 

 Orelsan.  

   En aucun cas, on ne doit censurer un artiste. ORELSAN en est-il un..? Un quoi? Un chanteur, un auteur, un artiste ou un provocateur..?

   Il sait que "les vieux", les moralistes hypocrites, les médias qui vivent du macabre, les politiciens véreux et les femmes coincées, vont le critiquer, le haïr et tenter de l'interdire (Sa chanson "Sale pute" est diffusée sur le net, dans un clip, mais pas dans un CD ou un tour de chant). Or, plus on va parler de lui et plus il va vendre de disques...

   Orelsan est-il donc un poète, un artiste? Ses textes ont-ils quelque intérêt? Il me semble que, à part le ton, cette amertume née d'une déception amoureuse (lui croyant à l'amour et elle, son ancienne liaison, préférant, semble-t-il, le sexe), ce rappeur n'est pas un grand poète. Mais je n'irai pas plus loin dans mon jugement: difficile de définir les critères littéraires...   Cependant, ici et dans d'autres chansons, ce chanteur est le reflet du malaise actuel des jeunes, perdus souvent dans une société qui les ignore, les exclut, les met au chômage ou les envoie se battre en Afghanistan ou ailleurs...

   Quant à la violence à l'encontre des femmes, c'est tellement gros, caricatural, que l'humour est évident: on se prend au jeu, au rythme quand on accepte d'écouter jusqu'au bout : cette fille, c'est peut-être cette France qui abandonne sa jeunesse...

   Et puis les filles de nos collèges, dans la cour, dans la rue, sur le net, sur facebook ou pendant l'amour, parlent ainsi, il ne faut pas se voiler la face, moralisateurs des belles et calmes banlieues ! O tempora, ô mores, on n'y peut rien, question de génération, mais rappelez-vous, comment parliez-vous, à leur âge..? 

   Cependant, bien sûr, il s'agit de préserver les valeurs communes, éternelles (respect, solidarité, fraternité...) et je crois que les jeunes les connaissent, mais qu'ils font éclater leur colère; ces provocateurs sont les dadaïstes d'aujourd'hui, ils seront intégrés dans la société dans quelques décennies. Ils vivent dans un double langage: avec le code "scandaleux" des mails, SMS ou autres écritures rappeuses, mais aussi avec le respect de l'orthographe en classe, à la fac ou dans le CV qui doit leur donner un débouché...

   Alors, que faire si les femmes, les féministes se trouvent (à juste titre) injuriées, malmenées? Ne pas réagir par la censure, mais répondre dans la même veine, ou de façon plus poétique, si elles peuvent : que la fille, la rappeuse, la femme moderne lui répondent et Orelsan nuancera alors peut-être son propos... Chiche..?

 

 

Voici les paroles de la chanson (j'ai conservé les fautes de d'orthographe et de petite frappe...)

 

ORELSAN ''SALE PUTE''

 

Attend bouge pas j ai un mail d orel j te rappel 

Ce soir j suis rentré de la taffe plus tôt que d habitude 

Je suis passé chez toi pour te faire une surprise

Quand j suis arrive tu était dans ton hall avec l autre type qui est en cours avec toi 

Et j vous ai vu …..

J vous ai vue vous jeté sur l autre il passait les mains sous ton pull pendant que tu l embrassais

Putain j avais envie de vous tue j était choque j croyait que tu était différente des autre pétasse

J te déteste j te hais

J déteste les petites putes genre Paris Hilton les meuf qui suce des queues de la taille de celle de ''Lexington''

Tes juste bonne a te faire Peter le rectum même si tu disait des truc intelligent t aurai l air conne

J te déteste j veut que tu crevé lentement j veut qu tombe enceinte et qu tu perde l enfant

Les histoires d amour ça commence bien ça fini mal 

Avant j t aimais maintenant j rêve de voir imprimer de mes empreinte digital

Tu es juste une putain d avaleuse de sabre un sale catin 

Un sale tapin tout ces mots doux c était que du baratin 

On s tenait par la main on s enlaçais on s embrassait

On verra comment tu fais la belle avec une jambe casser

On verra comment tu suces quand j te boiterais la mâchoire

Tes juste une truie tu mérite ta place a l abattoir

T es juste un démon déguise en femme j veut te voir briser en larme

J veut t voir rendre l âme j veut te voir retourner brûler dans le flammes

Poupée j t aimais mais tu ma tromper

Tu ma tromper tu la pomper tu es juste une sale pute

Une sale pute une sale pute une sale pute une sale pute

J déteste les sale traîner comme Marjolaine

Les petite chienne les chichiteuse les fille a problème 

J rêve de la pénétrer pour lui déchire l abdomen

J t emmènerai a l hôtel j te ferai tourne dans ma villa romaine

Tu suce pour des liquide tu te casse a marre basse

Pétasse tu mériterai seulement d attraper le DAS

Les seul liquide que j t ai donner c mon sperme

Si j te casse un bras considère qu on c quitte en bon terme

J t aime j ai la haine j te souhaite tout les malheur du monde

J veut que tu sente la chaleur du bombe j veut plus jamais que tu me trompe

J était trop fidèle (sale pute)

J ai le nerf en pelote (sale pute) 

J vais te mettre en cloque (sale pute)

Et t avorter a l opinel

''Ho mais c est de ta faute t était jamais la pour moi''

Ho j m en bas les couille c était de la faute a qui 

J te collerai contre un radiateur en te chantant ''toast aqui''

J veut qu tu pleure tout les soir quand tu t endors 

Parce que t es du même aquabie que la pute qu a ouvert la boite de pandore

J ai la haine j rêve de te voir souffrir 

J ai la haine j rêve de te voir suffire baby

 

 

Écrit par cat le Samedi 24 octobre 2009
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Antonio MACHADO, son actualité

 rue, près du cimetière, à Collioure.

 

 portrait de Machado

   Quelques suggestions de visites de sites ou de lectures de livres, glanées par des blogueurs, infatigables arpenteurs de la toile infinie...

* Antonio Machado : Le blog de Rosario Duarte da Costa

 Page émanant de l'Institut Cervantes hébergé par Overblog. ... Au cours d'un second voyage à Paris, où il fait la connaissance de Ruben Darío et suit les cours de Bergson à la Sorbonne, sa jeune femme contracte la tuberculose. Elle mourra le 1er août 1912. 

http://caligrafias-iberes.over-blog.com/article-34323538.html


* Maktub, de Paulo Coelho, la destinée, la fatalité. - Asslema Tunisie

Un poème d'Antonio Machado est repris dans le livre MAKTUB: CHEMIN FAISANT... "En marchant se construit le chemin" avec Antonio MACHADO "Marcheur, ce sont tes traces ce chemin, et rien de plus ; ...

http://www.asslema.com/forums/litterature-b-diverses-lectures/13047-maktub-paulo-coelho-destinee-fatalite.html


* Silvio TRENTIN, un politique sensible à l'arme de la poésie. Ce petit livre fut édité ultérieurement à Paris. Les poètes, tels Rafael Alberti, Juan Ramon Jiménez, Federico Garcia Lorca et Antonio Machado s'engagea comme les ruisseaux vont à la mer, aux cotés des peuples et des classes opprimées. ...

http://www.wmaker.net/lesgaribaldiens/Silvio-TRENTIN,-un-politique-sensible-a-l-arme-de-la-poesie-De-Paul-ARRIGHI_a192.html


*DANGER POESIE: Lettres-poèmes d'André Laude

Lettre à Antonio Machado :" Entre Collioure et l'Espagne Repose vieil homme repose calmement ta part vivante marche parmi nous ton chant a eu des troupeaux d'enfants. Dans cent voix castillanes je retrouve ton regard simple"

http://poesiedanger.blogspot.com/2009/05/lettres-poemes-dandre-laude.html

Mon Espagne or et ciel

De Cervantés à Bergamin, de Quevedo à Alberti en passant par Lope de Vega ou Calderon de la Barca, sans oublier Miguel de Unamuno, Antonio Machado ou Miguel Hernandez , Florence Delay entrecroise les oeuvres de ces Grands d'Espagne...

http://www.viva.presse.fr/weblog/?p=86


* Max Aub : Portrait d'un poète oublié - Blog de Mourad Yelles

Max Aub, qui mourut en 1972, fut l'ami de Raphaël Alberti, Antonio Machado, Ernest Hemingway, André Malraux et Pablo Picasso, tous d'inconditionnels défenseurs de la cause républicaine espagnole. ... Cet ouvrage poétique exceptionnel a valu à son auteur la reconnaissance comme premier poète de l'exil républicain espagnol. 

http://yelles.blog.ca/2008/10/09/max-aub-portrait-d-un-poete-oublie-4845890/


* L'infini de l'enfance, J.Pierre Bonnel - Roman et Nouvelles, poèmes :

Rougerie, à Limoges ; aux Alpes vagabondes à Gap ; Antonio Machado, Walter Benjamin, deux destins à la frontière, et des œuvres romanesques : Moi, Matisse à Collioure ed. Balzac. Guide de la Catalogne (30 itinéraires culturels et ... Authentique amateur de l'expression artistique et acteur culturel, Jean-Pierre Bonnel participe à différentes revues artistiques et sites web à vocations littéraires. L'écrivain, lui poursuit sa route au gré de l'infini de l'enfance… ...

http://livre.fnac.com/a2645630/J-P-Bonnel-L-infini-de-l-enfance?PID=40031


*Cactus Acide » Veille » Christine veille pour vous – le 20/2/9

Avec le Post Rank filtering, système de filtrage. http://www.guim.fr/blog/2009/02/comment-gagner-du-temps-dans-sa-veille.html ... Veille Lettres-Littérature

http://www.culturedel.info/cactusacide/?p=944


* Terres de femmes: Francesco Scarabicchi/Sarai di me l'unica luce ...

Francesco Scarabicchi, Missive (7), in L'esperienza della neve, Roma, Donzelli Poesia, 2003, p. 101. « C omme hier, tu seras de moi l'unique lumière, les pas qui m'acheminent sans perdre haleine, un sentier qui choisit le vert et le Mont, ... 

http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2008/06/francesco-scara.html

 

Écrit par cat le Dimanche 11 octobre 2009
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Jordi Pere Cerda, Papageno de Cerdagne (son recueil de poèmes "Oiseaux")

 le poète avec l'écrivain  Claude DELMAS (à gauche)

 

 avec le peintre GARCIA-FONS

 

 le poète lisant ses poèmes en catalan avec son fils Cris CAYROL, qui les a adaptés en français.

 

 en compagnie du photographe Francesc GUILLAUMET FERRAN, qui a publié un superbe livre sur MAILLOL  (à consulter chez Torcatis)

 le recueil "Oiseaux" (de Cerdagne)

 

  Une belle rencontre qui eut eu à la librairie TORCATIS, rue Mailly, à Perpignan.

 

 

Jordi Pere Cerda qui présente et dédicace un livre : un événement, toujours.


Des poèmes, Oiseaux, un recueil aérien

des mots qui prennent leur envol

en ce jour de chaud septembre.


Même anciens, ces Ocells, publiés en 1966 à Barcelone, 

même en français, ces instantanés volatiles de Cerdagne, 

traduits, adaptés plutôt par le fils, Cris, 

sont toujours vivants, ivres de liberté.


Antoine Cayrol, donc

chez Torcatis, cet ultime refuge littéraire

sous les toits du centre ville

où font leur nid et leur poésie, les hirondelles,

dit 

mieux vit

ses poèmes.

Voix grave, rugueuse, tellurique

Quand celle de Cris est d’une légèreté de plume.


En ces temps automnaux d’étourneaux

c’est un comble 

les ocells d’Antoni font plus de musique

dans le silence de la page artistique inventée par Jacques Brémond éditeur des chemins de traverse et par Philippe Blanc, typographe-graveur

que les vulgaires piafs enivrés de grains grappillés.


Antoine avait le souffle et l’amitié des soleils vivifiants

De Saillagouse.

A peine percevait-on la discrète mélancolie

D’avoir laissé sans voix en son jardin cerdan

Ces compagnons vifs violents et querelleurs

Qui mènent à ces poèmes 

D’envolées de vie et de liberté.


                                                (texte et photos de Jean-Pierre Bonnel )

P.S. Pere Cerda est le pseudo d'Antoine Cayrol, ancien libraire à Perpignan (pour Suzanne et autres Suzon...)

Écrit par cat le Lundi 28 septembre 2009
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ROSSELL Marina a TOLOSA (la chanteuse M.Rossell à Toulouse)

Dins el marc del Festival d'Occitània vindrà cantar la Marina Rossell a Tolosa de Llenguadoc el dilluns 12 d'octubre 2009 a les 9 de la tarda.
Els que no han pogut anar la veure a Bages per la San Jordi podran venir a Tolosa, seran els benvinguts en terres occitanes.
Si teniu família o companys a
Tolosa gracies de fer córrer aquest mail.
Web oficial de la Marina Rossell
 aquí.
Amistats a tots
Francesc Guiraud


MUSIQUE ET CHANT

Lundi 12 octobre, à Toulouse, Auditorium de St Pierre des Cuisines, 21h


Marina Rossell  est une chanteuse phare de la chanson catalane moderne. Elle a collaboré avec des artistes aussi variés que Georges Moustaki, Montserrat Caballé, Luis Eduardo Aute ou Pedro Guerra. Son répertoire allie les chants traditionnels et révolutionnaires catalans classiques, manifestes de sa génération, ainsi que des compositions propres. Pourquoi récupérer ces chansons populaires ? C'est parce qu'elles nous parlent de la beauté et de la vérité humaine, de ces choses qui ne changent jamais et qui surpassent toutes les époques : l'amour, la mort, le passage du temps...

En collaboration avec le Casal Català et le CRR de Toulouse 12 et 9 €

Réservation: IEO31 - 05 61 11 24 87

 

Écrit par cat le Dimanche 27 septembre 2009
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La MERDE (une vieille histoire de)

   Tu vas encore choquer, je me suis dit. Non, suis tombé simplement sur un petit livre merveilleux, un ouvrage qui ne sent pas que la colle, en librairie, tout récemment; il s'agit d'un livre de l'anthropologue Alfredo Lopez AUSTIN et du peintre francisco TOLEDO; traduit du mexicain, publié par le Castor Astral (15 euros, mars 2009), cette brève mais consistante histoire de la merde montre, grâce aux recherches du professeur d'Histoire de la Mésoamérique A.L.Austin, que l'excrément a de nombreuses histoires; ici, dans ce livre ni merdeux ni merdique, mais hautement poétique, rassemblant des légendes indiennes, des mythes pré-hispaniques ou des extraits de traités médicaux: en effet, ces histoires émanent de la culture des hommes qui vécurent en Amérique latine, "près des lacs ou sur les lacs, respirant l'air léger que boivent les aigles. De leur dieu rayonnant, ils reçurent le nom de "Mexica". L'artiste mexicain F. Toledo a rassemblé des images insolites, glanées dans la littérature des "vaincus", dans les Chroniques espagnoles du XVIème siècle, dans le folklore, etc... En conséquence, cette étude est très érudite, montrant que la merde, le déchet sont au fondement des représentations du corps et de certaines représentations du cosmos. Le lecteur en vient à comprendre qu'aucune activité humaine n'échappe au contact avec l'excrément, cette substance rejetée, méprisée, mise à l'écart, alors qu'elle est notre création, un peu de nous qui part chaque jour et qui nous indique l'état de notre santé... Veritas merdum est ! Lisez l'histoire de la merde et vous saurez tout sur les pets, la Déesse des ordures, la mangeuse d'excréments... 

Finalement, ce livre beau, blanc, à la jaquette immaculée nous apprend l'humilité: merde nous sommes et poussière deviendrons. Lisons ce petit "conte", pétri de science et de fiction : Le VERS DU CUL

"Ils vivent dans l'excrément. Certains se transforment en mouches afin de continuer à tourner autour des bouses. D'autres ne poussent pas plus loin leur désir, ni ne réalisent leurs ambitions. Ils restent arrachés au terroir, sur le sillon, ou entre les boeufs, pour aviver le feu dans les petits matins froids."

On connaît le personnage du "cagaïre" dans le folklore et les histoires populaires de Catalogne. Qui étudiera cette mythologie à l'aune du livre mexicain..?

( dessin de F.Toledo )

Écrit par cat le Jeudi 21 mai 2009
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Exils d'Espagne : Susana AZQUINEZER conte et chante la Retirada - mai/juin 2009

 

       Susana Azquinezer conte :  

*Mardi 19 mai à 15h - Castries (34) Médiathèque « Couleurs d’Espagne » contes populaires pour jeune public - tel : 04 67 10 43 80. 

*Mercredi 20 mai à 16h - Montpellier (34) Médiathèque Garcia Lorca « Couleurs d’Espagne » dès 7 ans - tel : 04 99 13 39 49.

*Dimanche 24 Mai à 11h et 17h - Montpellier (34) Comédie du Livre « Couleurs d’Espagne » jeune public - tel : 04 67 29 74 99.

  « Exils d'Espagne, de la Retirada à aujourd’hui », avec Patrick Licasale ou Virgile Goller, accordéonistes 

*  Mardi 12 mai à 10h - Agde (34) Lycée (sur invitation)

 Vendredi 15 mai à 20h30- Prades (66) - Cinéma Lido – A.L.E.C. tel : 04 68 96 22 39

* Vendredi 22 mai à 18h  – Montpellier (34) Comédie du Livre  - Salle Rabelais - Esplanade - tel : 04 67 29 74 99

 *  Samedi 23 mai à 12h – Portbou - Port de Balitres -  Tren del Exilio - Espagne (extraits du spectacle -    tél: 00 34 935 526 124 - Ajuntament de Portbou amb el suport de Memorial Democràtic 

 * Mercredi 1° juillet à 21h - Cahors (46) M J C  - tel : 05 65 22 62 62

Conter: Sonia Marrec - 04 67 58 27 48 - 06 20 65 59 54  / conter@club-internet.fr   -  42 rue Adam de Craponne - 34000 Montpellier

 

Écrit par cat le Lundi 11 mai 2009
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Retirada, exils, exodes, hommage à la CATALOGNE révolutionnaire - Prades, 15, 16 mai

 les 15 et 16 mai :   " HOMMAGE À LA CATALOGNE  RÉVOLUTIONNAIRE" organisé par l'ALEC,  au Cinéma Le Lido à  PRADES   salle Jean Cocteau, au deuxième  étage

 Trois manifestations :

* le 15 mai à 20h30 " Exils d' Espagne de la Retirada à  aujourd'hui", récits  de SUSANA QUINEZER , accompagnée à  l'accordéon par Virgile Goller. Soutenu par le Conseil Général, ce spectacle a été créé à  partir de fictions inspirées de sa collecte de récits de vie et  de l' Histoire ;  pour dire et chanter le noyau indestructible de  l' être  humain et ses relations avec l'autre et le monde. Dire l'exode de 500.000 Espagnols traversant les Pyrénées au cours de l'hiver 39... Et après ? Les camps, les barbelés; leur soif de vie, de liberté, d'humanité; courage et solidarité,  dignité et fierté des réfugiés: la Résistance; la Libération;  l'engagement contre le nazisme avec toujours l'espoir de libérer  un jour l' Espagne du Franquisme; Espagnols, Tziganes, Juifs, Sans papiers....Les exils d'hier et  d'aujourd'hui....Récits croisés sur trois générations ....Saga des anonymes, mais aussi des hommes qui resteront dans l' Histoire....des poètes aussi  : Federico Garcia Lorca, Antonio  Machado, Pablo Neruda.

 

* le 16 mai à 16h30, De la Révolution à l' Exil,  Témoignages  sur l'avant et l' après  de  la Retirada  par des personnes qui  l'ont vécu; ensemble de mini-conférences suivis de récits par  des témoins encore vivants; 1-La Révolution dans l' Enseignement: Les écoles rationalistes et l'importance de Francisco Ferrer,  2-la Révolution dans l' Economie: les expériences d' autogestion dans les usines, les transports, l'agriculture, en Catalogne et Aragon, 3-La Révolution et la Politique:  les problèmes de la collaboration gouvernementale dans la lutte armée; 4-l'après-Retirada, l' Exil;   l'engagement des Républicains espagnols dans la Résistance en France, dans les maquis; 5-Résistance antifranquiste, en Espagne et en France, jusqu'à la mort de Franco; avec la participation de Ramon Safon, Octavio Alberola, Ramon Serrate, Henri Mélich, José Morato, de la CNT; avec l' exposition de photos d' époque sur la Retirada (prêtée  par la CNT)

* à 19h repas convivial partagé tiré des sacs

* à 20h30  Variations sur la Frontière : Bruits d' Exode,  paroles d' Exil, lumières d' Espoir : spectacle poético-narratif sur des poèmes de JO FALIEU autour de la Retirada, et des textes  écrits  au camp d' Argelès et à Valmy en 1939, extraits de "la Barraca" et "Desde el Rossellon", recueillis dans l'ouvrage " Ecrits d' Exil" ( éditions NPL); ainsi que des poèmes de Nazim  Hikmet et Antonio Machado; spectacle créé par Jo Falieu à l'occasion du 70° anniversaire  de la Retirada; avec l' appui des " Sous-Dires"  pour les conseils artistiques ( Sabine Puech, conteuse); avec l' accompagnement musical (banjo, guitare et accordéon), de Florent  Berthomieu et de Jean-Luc Durozier; avec la présence de José Pobla, auteur d'un témoignage sur sa Retirada

-avec la présence de Jean-Pierre Bonnel, auteur d'un essai  poétique sur "Antonio Machado et Walter Benjamin, deux destins à la frontière"; lecture d' extraits...

Écrit par cat le Dimanche 10 mai 2009
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