L'abstention, premier parti politique
La démocratie va mal quand les représentants du peuple sont élus par une minorité de citoyens. Si l'on additionne les bulletins nuls, blancs et les abstentionnistes, on s'aperçoit que le vote est très minoritaire. Il ne suffit pas de croire qu'en une semaine, on va motiver ceux qui sont allés à la pêche ou à la chasse. Il est trop facile de donner mauvaise conscience aux non-votants en leur disant que le vote est une conquête de la démocratie et qu'ils n'ont qu'à considérer les dictatures et tous les peuples qui voudraient bien s'exprimer, eux...
Non ! Ne pas mépriser l'abstention, car elle a un sens; elle signifie un malaise, un mécontentement, une déception; elle affirme : "Les partis nous ont trahis, leurs promesses n'ont pas été tenues, ils sont tous pareils, en fin de compte..." On essaie la gauche, puis la droite, parfois les extrêmes; on tente l'ouverture avec le centre...On se rabat sur des candidats inattendus : Coluche, Montand, Chevènement, Tapie... Rien n'y fait ! La désespérance s'installe....
Il faut arrêter les beaux discours, la démagogie, l'exploitation de l'insécurité... et se demander enfin : cette abstention, que veut-elle dire..?
Des candidats qui sont désignés par très peu de militants ! Par exemple, dans les Pyrénées-orientales, sur deux mille inscrits au PS (mais sont-ils tous à jour de leur cotisation?), trois cents se réunissent et votent comme un seul homme pour réaffirmer leur confiance en leur tête de liste, pourtant exclu par le parti... Ces votes sont-ils représentatifs..? On attend 55% de non-votes en Languedoc-Roussillon car aucune des trois listes n'apporte le renouveau, des solutions: on sait qu'on va encore subir le clientélisme local, l'autoritarisme des petits chefs et la politique de la subvention; c'est le chantage : si une association ou une municipalité s'oppose ou indispose, la censure économique s'impose... " Réfléchissez et si vous ne votez pas pour moi..." Moi ! Et moi ! Et moi ! Moa...Mao...
A lundi, pour lire les résultats ! Mais c'est perdu d'avance pour l'intelligence et l'espoir... Alors, abstentionnistes de toutes les régions, unissez-vous..!

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Vendredi 19 mars 2010
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débats, disputes, politique
La culture pour la liste UMP (régionales Languedoc-Roussillon)
Après avoir traité du bilan culturel de G.Frêche (je ne parlerai pas d'économie car je n'y comprends pas grand chose; simplement, on peut s'étonner que la région L-R soit la plus pauvre de métropole et que le taux de chômage s'élève à 12.7 %, record de France...La moyenne française étant de 9.1 %), je vais aborder le projet culturel de Jean Castex, maire de Prades et tête de liste UMP dans les Pyrénées-orientales.
J'ai eu l'honneur de recevoir une lette de lui, m'invitant à participer à un débat, à Perpignan (le 12 mars, 24 brd Clémenceau); hélas, je n'ai pas pu m'y rendre...Comment ce candidat a-t-il eu mon adresse personnelle? Sans doute en raison de ma participation au festival du livre de Prades... Est-ce légal..? Est-ce moral..? Oui, sans doute... Cependant, on voudrait bien être sollicité aussi en dehors de la campagne électorale... On a la fâcheuse impression de ne voir les politiques qu'en période d'élections ! Ensuite, ils vous ignorent... Prennent les électeurs pour des C..? On sait que c'est le cas pour Frêche : 34 % des voix, puis 58 % au second tour, cela fait beaucoup de cons en Languedoc-Roussillon, dites, Georges..!
En tout cas, pour le festival "Livres en herbes", je n'ai que des félicitations à avancer : bonne organisation, accueil sympathique (de la part de Mme Brun, surtout), site très agréable, repas convivial sous les arbres centenaires...
Quant au programme de M. Castex, on ne peut qu'adhérer à l'enjeu décisif de la culture, "qui plonge profond ses racines au coeur de nos terres et étend ses branches loin au sud vers les Pays catalans" (sans majuscule, car ce mot est un adjectif !) " et plus loin encore sur l'ensemble du monde méditerranéen."
Ensuite, les idées et propositions sont tout de même un peu maigrelettes: "sauvegarder le patrimoine, résurrection du CRL, nouer des liens avec la Catalogne du Sud..." C'est un peu court ! Que le maire de Prades continue à faire ses preuves culturelles dans sa ville... On attend un programme plus fourni pour les prochaines élections...
J.Castex, à droite...C'est le grand...
Écrit par cat le
Jeudi 18 mars 2010
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débats, disputes, politique, patrimoine, actualité en Catalogne
La culture de la région Languedoc-Roussillon, selon son Président
Georges Frêche, à coups de subventions, de communication (affiches, revue mensuelle, campagne pour la Septimanie...) fait souvent plus de pub pour lui et ses réalisations que pour la culture.
En ce qui concerne la littérature, il a supprimé le CRL (Centre régional des Lettres), la revue littéraire "Septimanie" (très intéressante, en dépit de son nom farfelu), s'est débarrassé du Château de Castries où avaient lieu de nombreux colloques. Il a ôté des subventions aux éditeurs qui l'ont critiqué : à la tête de cette cabale, le courageux Max Chaleil, qui dirigeait Les Presses du Languedoc, à Montpellier; pourtant, voilà un éditeur honnête qui vous téléphone un jour pour vous annoncer que votre manuscrit lui a plu; qu'il va l'éditer mais d'abord le retravailler; reçu à Montpellier, il me montre mon texte orné de notes et de corrections...Le contrat, puis des mois de réécriture. Le livre sera publié par "Les Nouvelles Presses du Languedoc", puisque M. Chaleil a vendu la maison d'édition et a quitté la région pour s'occuper des Editions de Paris.
Quant aux arts, même si le département des P.O. est le parent pauvre pour les finances de la région, celle-ci a bien doté le musée de Céret, Mamoc devenu EPCC parce que le maire est sympathisant et surtout parce que la conservatrice a défendu son établissement. De même, à Collioure, le musée Peské deviendrait EPCC (mais le projet de musée d'art moderne, ou musée de l'impressionnisme, sic !, reste dans le vague) sous l'égide encore de Madame Matamoros. Celle-ci devant prendre sa retraite dans quelques mois, qui va être nommé à Céret et/ou à Collioure..? Normalement, un diplômé de concours national, mais on peut craindre une nomination politique ou un copinage (la fille de Mme Matamoros, diplômée de l'école du Louvre attendant un poste...)
Une autre réalisation digne d'intérêt est le site de Paulilles rénové et ouvert au public. Ici, le projet n'est pas partisan, puisque la ville proche de Port-Vendres est à droite; il faut signaler le rôle et les responsabilités du socialiste Michel Moly qui, malgré un environnement hostile (Banyuls a, elle aussi, un maire de droite) a réussi à faire bouger les lignes ! Cependant, ce lieu est géré plus pour son aspect touristique que pour ses mémoires sociales, historiques, économiques...
A Perpignan, sans doute pour prendre pied et marquer son territoire, les expositions de Notre-Dame des Anges, du Palais des Rois de Majorque sont à remarquer, même si c'est le patrimoine religieux qui est, ô paradoxe, mis en valeur par la gauche...Le festival musical de l'été est aussi une démarche positive et populaire : concerts gratuits grâce à la région mais le conseil général s'oriente désormais vers des prestataires, organismes professionnels fournisseurs de spectacles "clés en mains", style "Boîte à clous"... qui est cher pour, parfois pas un clou!
Deux points noirs concernent des sites de portée internationale, le Mémorial de Rivesaltes et le centre de recherches de Tautavel. Le premier projet est abandonné non parce que la ville proche, Rivesaltes, a un maire de droite, , mais à cause de refus de l'Etat et de la Région : le coût augmente et l'architecte de renom qui a étudié le dossier a touché, lui, plus de un million et demi d'euros... A Tautavel, marqué à droite, le socialiste (premier fédéral) Jacques Cresta, avait promis, lors de la campagne pour les élections cantonales, d'apporter le financement. Mais il a été battu et le CG66 abandonne le projet, pourtant enthousiasmant, du Mémorial...
La Région se désengage dans les P.O -le département, avec la Lozère de l'ancien Président de Région- a être le moins doté- car M.Frêche doit développer le musée Fabre et financer l'acquisition récente du musée de Sérignan. Montpellier et l'Hérault ont changé, grâce à G.Frêche, de visage, mais les P.O. ? A Perpignan, le conseil général a rénové le bâtiment de la "Maison de la Catalanité", mais ses activités sont très réduites et ses animateurs bien peu énergiques...
Ainsi, la culture, pour la région frêchiste, est à orientations variables et à changements soudains. Elle apparaît souvent comme partisane. Le slogan est "la culture pour tous" : en effet, la gratuité ou une entrée modique sont la règle la plus courante, pour l'instant. Mais pour le musée de Céret, on espère une entrée "à deux euros", après avoir pris le "bus à un euro", du moins pour les habitants du département, au lieu des 9 euros de rigueur...
photo J.P.Bonnel
Écrit par cat le
Mercredi 17 mars 2010
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politique, patrimoine, actualité en Catalogne, débats, disputes
La religion contre la démocratie
Oui il faut se souvenir , le dire , proclamer la réalité pour
le respect de toutes ces victimes et pour que cela ne se reproduise jamais
Ne point céder au desiderata de certaine religion qui ferait
bien de mettre en pratique la tolérance. Où sont passés les CHURCHILL, les DE GAULLE ..?
Faiblesse et Capitulation des Démocraties
EN SOUVENIR D'EUX......
Cette semaine en Angleterre tous les programmes relatifs à la commémoration de la Shoah ont été retirés de certains établissements scolaires, avec pour motif que cela "heurte" la population musulmane, qui renie l'existence de la Shoah.
C'est le signe de l'approche d'une catastrophe qui progressivement s'organise dans le monde, un témoignage du laisser-aller des pays s'y soumettant.
60 ans se sont écoulés depuis la fin de la deuxième guerre mondiale en Europe. Ce mail est envoyé dans le but de former une chaîne du souvenir et en mémoire des 6 millions de juifs, 20 millions de russes, 10 millions de Chrétiens, 1900 prêtres catholiques, aux tziganes, aux homosexuels qui ont été tués, violés, incinérés, humiliés et sont morts de faim par ceux qui cherchaient un "autre chemin" !
Aujourd'hui, plus que jamais, avec les efforts de l'Iran et d'autres pays ayant déclaré que la Shoah était une "légende", il est impératif de tout faire pour que le monde n'oublie jamais. le monde.
Joignez-vous à nous et prenez part dans la chaîne du souvenir, aidez à sa diffusion dans le monde entier.
L'Institut du Monde arabe, à Paris, architecture de Jean Nouvel (photo Jean-Pierre Bonnel)
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Mercredi 10 mars 2010
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politique, humeur, débats, disputes
Les élections régionales et la langue catalane (2)
Voici les résultats intéressants de l'association "Le Catalan pour tous" qui m'ont été adressés :
Comme nous vous l'avions promis voici les propositions en faveur du catalan ici et de l'occitan en Languedoc des différents candidats. Vous pourrez ainsi voter le 14 et le 21 mars informés sur les propositions de chaque candidat sur la promotion (nécessaire) du catalan et de l'occitan dans la région Languedoc-Roussillon.
Com us ho haviem promès, vet aquí les propostes a favor del català aquí i de l'occità al Llenguadoc dels diferents candidats. Així podreu votar el 14 i el 21 de març informats sobre les propostes de cada candidat sobre la promoció (necessària) del català i de l'occità a la regió Llenguadoc-Rosselló. I sobretot, ANEU A VOTAR!
● René Revol (NPA-Front de Gauche)
- Tract enveloppe élections : rien
- Site internet : "La Région mettra l’accent sur le soutien à la création culturelle, aux langues et cultures régionales, à la culture scientifique et à l’éducation populaire."
● Liberto Plana (Lutte Ouvrière)
- Tract enveloppe élections : rien
- Site internet : rien
● Georges Frêche (divers gauche)
- Tract enveloppe élections : rien
- Site internet : "Création d'un environnement favorable à l'enseignement des langues régionales, à la création et à la diffusion artistique en occitan et en catalan, à la connaissance du plus grand nombre de la richesse de ces cultures essentielles à notre patrimoine."
● Hélène Mandroux (Parti Socialiste-Convergència Democràtica de Catalunya)
- Tract enveloppe élections : rien
- Site internet : "Nous nous engageons : A la reconnaissance de notre langue et de nos territoires. A la reconnaissance de notre identification par la plaque
minéralogique."
● Jean-Louis Roumégas (Europe Ecologie (Les Verts, Lo Partit Occitan, Esquerra Republicana de Catalunya, Nouvelle Gauche, Cap 21))
- Tract enveloppe élections : "Développer l'occitan et le catalan de la maternelle au lycée et dans les médias."
- Site internet : "Per promoure l’occità i el català en totes les seves modalitats d’ensenyament de la maternal a la universitat i donar suport als mèdies en llengua regional.". "Soutenir le développement des langues régionales : aider les calandretas et bressolas, le CIRDOC et tous les modes de diffusion des langues régionales + étudier une convention avec l'Education Nationale pour créer une filière en immersion catalane et occitane de la maternelle au lycée + soutenir le développement des radios occitanes et la création d'une chaîne de télévision régionale en occitan sur le web et la TNT + faciliter l’accès aux chaines de télévision catalanes + favoriser le double étiquetage, français/catalan ou occitan, selon l’origine des produits." "Développer le trilinguisme français/occitan/catalan dans tous les secteurs de la vie publique et privée" "Rétablir enfin le croix occitane et les couleurs catalanes sur le Conseil Régional et les documents. L'Occitan et le Catalan seront langues co-officielles de la Région. Un Vice-Président(e) chargé(e) transversalement des affaires occitano-catalanes. Création d’un poste de chargé de mission. Présence de l’occitan et du catalan dans les discours et la communication. Création d’une Amassada regroupant la région, l’Etat, les collectivités locales, les acteurs de terrain. Développement d’actions et de projets pan occitan et inter régions (CTP, Eurorégion, …) Création d’une fondation type Ramon Llull pour le développement hors Occitanie. Le budget occitan-catalan passera de 1 euros par habitant à 2 euros." "Signalisation bilingue visuelle ou sonore dans les équipements relevant de la Région". Programme spécifique pour le catalan : http://www.facebook.com/l/beef7;languedoc-roussillon.regions-europe-ecologie.fr/fileadmin/dam/languedoc-roussillon/Catalan-A4-R-V-HD.pdf et pour l'occitan (parle aussi du catalan) : http://www.facebook.com/l/beef7;languedoc-roussillon.regions-europe-ecologie.fr/fileadmin/dam/languedoc-roussillon/Occitan-A4-R-V-HD.pdf
● Patrice Drevet (Alliance Ecologiste Indépendante)
- Tract enveloppe élections : rien
- Site internet : rien
● Raymond Couderc (Union pour un Mouvement Populaire-Unitat Catalana)
- Tract enveloppe élections : rien
- Site internet : "Nous favoriserons la diffusion des langues régionales, catalan et occitan, en apportant notre soutien à la création artistique, au théâtre et à l’édition dans ces deux langues. Le Conseil régional aidera par ailleurs à la construction de locaux pour la formation des enseignants en langues régionales." "Nous multiplierons le soutien de la Région aux langues parlées sur notre territoire (Catalan, Occitan)"
● Christian Jeanjean (Union Républicaine Populaire)
- Tract enveloppe élections : "Financer deux institutions vouées à la défense distincte des deux langues régionales, l'Occitan et le Catalan"
- Site internet : "Financer deux institutions vouées à la défense distincte des deux langues régionales, l'Occitan et le Catalan"
● Richard Roudier (La Ligue du Midi)
- Tract enveloppe élections : "Développer la promotion des cultures régionales" - Site internet : rien
● Jean-Claude Martinez (La Région-La France-La Vie)
- Tract enveloppe élections : "11 mesures pour préserver notre identité et notre plus grand monument : langue d'Oc et Catalane (Festival International des St Roch, Prix international Max Rouquette des littératures romanes, Dictionnaire des parlers languedociens...)."
- Site internet : "Création d'un Haut Conseil Régional aux Racines Culturelles,fédérant les centres déjà existants, de Carcassonne à Perpignan. Il sera en charge de l'élaboration du plan régional. Élaboration du matériel pédagogique pour les écoles maternelles et communales (livres premier âge, CD, DVD, bandes dessinées...) sur le thème « avant de courir en anglais, il faut marcher sur ses deux pieds : français-occitan, français-catalan ». Contribution financière à une histoire critique du Languedoc-Roussillon. Contribution à l'élaboration d'un manuel scolaire de l'histoire du Languedoc-Roussillon. Financement d'un master universitaire de linguistique occitane et partenariat pour un master entre les universités de Barcelone et Perpignan en langue catalane dans le cadre d’Euro-Campus. Contribution au lancement d'un dictionnaire des « parlers languedociens », regroupant les diction-naires savants déjà existants, tel le dictionnaire de J.Pellat sur « le parler Palavasien ». Prix littéraire international des littératures romanes.
● France Jamet (Front National)
- Tract enveloppe élections : rien - Site internet : rien
LLIVIA, avenue principale. (photo J.P.Bonnel)
Écrit par cat le
Samedi 6 mars 2010
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politique, patrimoine, actualité en Catalogne
Frêche par Georges SEMPRUN
Je me permets de retranscrire ici la belle formule de l'écrivain, ancien ministre de la culture, ancien interné dans les camps nazis, pour soutenir Hélène Mandroux, insultée, méprisée par un Frêche aussi vulgaire et grossier, surtout avec les femmes :
"Ce qui se passe en Languedoc-Roussillon n'est pas qu'une affaire de propos d'un homme politique rendant l'odieux anodin. C'est un moment et un lieu où se jouent les valeurs de la République dans son ensemble."
Cet homme admirable, cultivé, simple, que j'ai eu la joie de côtoyer pendant le Festival du livre de Collioure, en août dernier, a les mots pour montrer la petitesse du fat, du raciste, du ploutocrate, d'un chef gonflé d'ego, et revenir à la grandeur des idées et valeurs qui devraient nous guider, à nouveau.
Semprun avec Florence Malraux, au centre culturel de Collioure (21.8.2009) - photo J.P.Bonnel.
Écrit par cat le
Mercredi 3 mars 2010
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débats, disputes, politique, actualité en Catalogne, littérature
Donner une tribune à un individu raciste ?
G. Frêche à Perpignan ! Il fait le tour des bonnes librairies pour se défendre et faire campagne... Un événement, la foule des curieux annoncée, des ventes notables, sans doute… Enfin, il se passe quelque chose à Perpignan..! Un livre annoncé ! De la littérature.? Attention, auteur médiatique et contexte d'élections... Polémique, plus que poétique, on s 'en doute...
Qu'il parle, qu'il s'explique ! Cependant, on peut s'interroger : même en démocratie, doit-on donner une tribune à un individu qui n'a pas un discours démocrate, mais raciste, antisémite..?
Donner une tribune à un auteur d’extrême droite ou à un politicien raciste, n'est-ce pas choquant...? Peut-on accepter d’entendre l’argumentation d’un historien révisionniste ou le discours, dans le cas précis, d’un homme politique qui utilise l’antisémitisme à l’égard d’un camarade de son (ex) parti…
Le libraire invite en son âme et conscience; il a dû peser le pour et le contre : estimer que le président de la région Languedoc-Roussillon était toujours "socialiste", que "sa" région n'était pas la plus pauvre de France, qu’il défendait bien les P.O et les Catalans, qu’il ne prenait pas ses électeurs pour des cons, qu’il ne traitait pas les Harkis de sous-hommes… Qu’il fallait lui donner, lui qui en manque, la parole; montrer son livre, lui qui n’apparaît jamais dans les médias, le pauvre…
Bien sûr, il faut tout montrer dans une librairie, accepter tous les livres, même les mémoires d’Hitler ou les écrits de Le Pen. Oui, d’accord ! Mais inviter, faire entrer l’homme, en plus, dans la librairie, pour qu’il s’exprime et dédicace.... Et cet homme-là ne serait pas raciste, prétend-on…Pourtant ses déclarations sont là, qui témoignent du contraire…
En tout cas, nous serons nombreux à être déçus, à ne pas nous rendre chez notre libraire préféré, ce jour-là, même pas pour crier ou manifester, pas pour pousser à l’émeute, ce serait encore lui faire de la pub et trop l’honneur, lui qui se croit populaire.
Non, il faut un grand silence de mort et de recueillement, penser aux camps, à la Shoah, à ceux qui n’eurent pas une « gueule très catholique »… et furent conduits, à cause de leur physique ou de leur supposée origine raciale, vers les camps de la mort…
Nous n’irons pas briser la vitrine. Nous ne brûlerons pas la librairie. Ni les livres de ce monsieur ! Toute cette violence tue, nous la gardons dans la tête pour l’exprimer, de façon démocratique, le jour du vote.
Écrit par cat le
Lundi 1 mars 2010
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politique, actualité en Catalogne
Les élections régionales et la langue catalane
Catalan Pour Tous a envoyé un message aux membres de Je vis en Catalogne Nord, j'aime le catalan et j'ai décidé de l'apprendre.
Vet aquí, per a cada llista candidata a les eleccions regionals al Llenguadoc-Rosselló, les propostes presents en llurs programes per al català aquí i per a l'occità al Llenguadoc. Així podreu votar informats.
Voici, pour chaque liste candidate aux élections régionales dans le Languedoc-Roussillon, les propositions présentes dans leurs programmes pour le catalan ici et pour l'occitan dans le Languedoc. Vous pourrez ainsi voter informés.
- Liste UMP, tête de liste régionale Raymond Couderc, tête de liste départementale Jean Castex: "Nous encouragerons l'enracinement culturel [...] en favorisant la diffusion des langues régionales, occitan et catalan". Cette liste est aussi soutenue par le parti nord-catalan Unitat Catalana.
- Liste Europe Ecologie, tête de liste régionale Jean-Louis Roumégas, tête de liste départementale Agnès Langevine: "Nos propositions en faveur de la culture : [...] * Soutenir le développement des langues régionales :
+ aider les calandretas et bressolas, le CIRDOC et tous les modes de diffusion des langues régionales
+ étudier une convention avec l'Education Nationale pour créer une filière en immersion catalane et occitane de la maternelle au lycée
+ soutenir le développement des radios occitanes et la création d'une chaîne de télévision régionale en occitan sur le web et la TNT
+ faciliter l’accès aux chaines de télévision catalanes
+ favoriser le double étiquetage, français/catalan ou occitan, selon l’origine des produits.". Notons aussi qu'Europe Ecologie, sur son site, parle de "Catalogne Nord" pour se référer aux Pyrénées-Orientales. Cette liste est aussi soutenue par le parti Esquerra Republicana de Catalunya et la fédération Régions et Peuples Solidaires.
- Liste divers gauche, tête de liste régionale Georges Frêche, tête de liste départementale Christian Bourquin: "Création d'un environnement favorable à l'enseignement des langues régionales, à la création et à la diffusion artistique en occitan et en catalan, à la connaissance du plus grand nombre de la richesse de ces cultures essentielles à notre patrimoine.". On peut aussi juger cette liste (équipe sortante) sur ses actes et ses déclarations envers la langue et la culture catalane pendant son mandat...
- Autres listes : aucune mention dans leurs programmes d'une possible politique en faveur du catalan ou de l'occitan.
ancienne maison de Bausil, sur les vieux remparts...
Écrit par cat le
Dimanche 28 février 2010
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actualité en Catalogne, politique
Les deux nigauds sont 3 sur un bateau: Charasse, Frêche & Migaud
Cette histoire me rappelle un livre de mon enfance... La Comtesse de Ségur..? Un jour, un bon économiste fut nommé à la tête d'un organisme qui ne sert à rien, si ce n'est à adresser des "recommandations" au gouvernement; cette bonne conscience de la démocratie s'appelle "la cour des comptes"; c'est bourré de hauts fonctionnaires, de grosses têtes qiu pondent des rapports, vite mis au pilon...Et la nave va... Ce Migaud-là a donc trouvé la bonne place, c'est bien payé, c'est médiatique, c'est tout ce qui est vain...Et vole la galère. L'ancien opposant de la commission des finances de l'assemblée va faire silence...Le prix de l'arrivisme.
L'autre, le fort en gueule, un peu Tapie, le cigare en plus, un peu Frêche,le racisme et l'antisémitisme en moins...C'est Charasse : l'exclu du PS devait prendre sa revanche; on croit qu'il s'agit d'ouverture, quand on met au conseil constitutionnel un socialo des moins socialistes...
Quant à Frêche, on lui réserve une bonne place dorée pour sa retraite...mais, chut, c'est un secret..!
"Mes électeurs sont des cons et les Catalans, des..."
Écrit par cat le
Mercredi 24 février 2010
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politique, humeur, blagues du blog, débats, disputes
La culture en danger - le SYNDEAC - Valentine Gauby
Le gouvernement qui entend retirer la clause de compétence générale aux départements et aux régions va les empêcher d’intervenir dans le champ culturel.
La redéfinition de la fiscalité locale, privera les collectivités territoriales d’importants moyens financiers. De nombreux élus locaux ont prévenu les responsables culturels : si cette « Contre réforme » était votée, les régions et les départements – et, par effet domino, les villes -seraient contraints de diminuer de manière catastrophique leurs aides à l’art et à la culture.
Les conséquences seraient alors désastreuses pour la création artistique, les projets éducatifs et l’emploi !
Notre pays risque de perdre l’un de ses fleurons, qui favorise l’émancipation individuelle et collective. La France perdrait une grande part de sa créativité et de son rayonnement.
C’est pourquoi le SYNDEAC demande à tous les artistes, les responsables culturels, les personnels, les publics, les citoyens, les élus, de signer cet appel et de le diffuser largement.
http://www.seine-saint-denis.fr/cultureendanger.html
Écrit par cat le
Lundi 22 février 2010
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politique, patrimoine, littérature
Camp de Rivesaltes, Collioure, exposition de Gerhard SCHOLZ, prisonnier de guerre
Le Dépôt 162 du camp Joffre à Rivesaltes – l’internement des prisonniers de guerre de l’Axe
Au début de la Seconde Guerre mondiale se trouvaient sur le sol français quelque 200 camps où l’État internait des "étrangers ennemis indésirables ou suspects pour la sécurité nationale ou l’ordre public ».
Il s’agissait en réalité et en priorité de réfugiés de la Guerre Civile en Espagne, de Tziganes discriminés sous le nom de « nomades espions», et de Juifs qui avaient échappé à la persécution nazie et qui furent, pour une grande partie, déportés ensuite vers les camps d’extermination.
L’un des plus importants de ces lieux d’internement se trouve près de Perpignan: le camp militaire Joffre de Rivesaltes. Il accueillit après la Libération du département (19 - 8 - 1944) d’abord des collaborateurs, puis, sous la responsabilité des Forces Françaises de l’Intérieur (F.F.I.), des prisonniers de guerre. En octobre 1945 eut lieu l’ouverture officielle du Dépôt des Prisonniers de Guerre de l’Axe N° 162 au camp Joffre de Rivesaltes avec 500 prisonniers allemands et 303 Italiens sous autorité militaire et répartis sur plusieurs îlots du camp.
Onze mois plus tard, le nombre des captifs augmentait à presque 11000 hommes. En même temps la mortalité atteignait un niveau jusqu’alors inconnu : au seul mois de septembre 1945, par exemple, 160 hommes décédèrent au camp Joffre, chaque jour une dizaine ou plus, dont les identités sont conservées dans le registre d’état civil de la commune de Rivesaltes, avec les causes de leur décès.
Pour la plus grande partie d’entre eux le médecin avait noté « dysenterie cachexie », puis quelques cas de « morts par balles » ou d’« accidents de déminage » sont aussi rapportés.
La réalité était certainement plus complexe. Il y avait la faim, le manque d’hygiène, l’épuisement, l’incertitude face à leur destin, un état de dépression ou de culpabilité après l’effondrement du Reich ne sachant ce qu’étaient devenues leurs familles sous les bombardements alliés pendant les derniers mois de la guerre. Beaucoup d’entre eux, surtout des jeunes, souffraient de l’inactivité forcée, car il n’y avait pas encore la possibilité de travailler à l’extérieur des barbelés.
En automne 1945 (jusqu’à l’été 1946), un kommando d’environ 1000 prisonniers allemands fut installé derrière les murs du Château Royal à Collioure dont le commandant était un civil, M. André Albitre. Ils devaient déminer les plages et les collines dans les environs et exécuter d’autres travaux d’aménagement dans le village même.
Un changement au poste du commandant au camp principal de Rivesaltes, début 1946, mais aussi le basculement de l’opinion publique envers le traitement des prisonniers de guerre en France, entraîna peu à peu l’amélioration des conditions de vie et la baisse de mortalité au Dépôt 162.
La grande majorité des hommes partait dans des kommandos de travail, soit dans l’agriculture, soit dans les mines. À l’intérieur du camp se développait une certaine vie culturelle : on créa un groupe de théâtre, des équipes de sport, un orchestre, des ateliers d’artisanat; on organisait des expositions d’art, des conférences, des cours de langue. La vie se normalisait... À partir du printemps 1946, les « correspondances P.G. » devinrent possibles - censurées, bien sûr - avec les familles dans les différentes zones de l’Allemagne occupée. Le 1er mai 1948, le Dépôt 162 du camp Joffre fut vidé et fermé officiellement.
Vernissage le vendredi 12 février 2010, à partir de 18h30, à Collioure (ancienne mairie)
Exposition des peintures de l’ancien prisonnier de guerre - GERHARD SCHOLZ à Collioure
* Notices biographiques: Gerhard Scholz, né le 30.12.1921 à Breslau (ancienne province de l’Allemagne), vient d’une famille très pauvre. Fils d’un ouvrier qui était membre du parti socialdémocrate.allemand, il apprend le métier d’un peintre de panneaux publicitaires, montrant très jeune déjà des dons pour le dessin.
Après une formation comme opérateur radio à Metz, il est appelé en 1941, à l’âge de 20 ans, et doit partir pour le front russe. Blessé à la retraite de la Wehrmacht, il est soigné en Allemagne, retourne en France pour un stage et est fait prisonnier de guerre en novembre 1944, près de Chartres, par les Américains.
Durant l'été 1945, Gerhard Scholz est transmis à l’armée française avec des milliers d’autres soldats de l’ex-Wehrmacht. Interné dans le Dépôt 162 au camp Joffre de Rivesaltes, il est réquisitionné dans un Kommando au Château Royal de Collioure pour déminer les côtes et remettre en état les dégradations commises pendant l’Occupation.
Sa réputation de peintre se répand. On lui trouve ou il achète du papier et des pinceaux, rares et chers à cette époque d’après-guerre. (C’est pouquoi un certain nombre de peintures porte d’autres dessins au verso) Il a la chance d’être rappelé au camp principal pour aider à préparer une exposition de peintures derrière les barbelés de Rivesaltes.
C’est comme ça qu’il crée, fasciné par la lumière et les couleurs des paysages du Roussillon après les années sombres de la guerre, une quarantaine d’aquarelles qui forment un contraste fort avec les circonstances de la vie en captivité. Il les a préservées jusqu’à aujourd’hui sans les montrer à personne, exceptés sa femme et quelques-uns de ses anciens camarades.
Après la guerre, cette période de sa vie, la captivité, qu’il a vécue entre 1945 et 1948 à Collioure, Gruissan et Rivesaltes et où son talent d’artiste s’est développé, l’aidera à faire ses études d’art et devenir plus tard professeur de dessin à l’Ecole des Beaux-Arts à Brême. C’est dans cette ville dans le nord de l’Allemagne qu’il vit toujours, à la retraite maintenant et âgé de 88 ans, avec son épouse Hertha, sa fille et son petit-fils de10 ans.
*** Dans le cadre de l’association « Trajectoires », Barbara Brix et Madeleine Claus recueillent, depuis plus d’un an, des témoignages d’anciens prisonniers de guerre allemands (ou de leur famille) qui sont passés dans le camp de Rivesaltes.
Lors de ces interviews elles ont été dirigées vers Gerhard Scholz, qui a peint pendant sa captivité à Rivesaltes et Collioure, une quarantaine d’aquarelles. Au domicile du peintre, à Brême, Barbara Brix et la photographe Nicole Bergé ont pu constater la richesse de ces peintures, tant sur le plan documentaire que mémoriel et artistique. C’est ainsi qu’avec l’aide de la municipalité de Collioure ce projet d'exposition a pu prendre forme. De plus, les archives départementales, conscientes de l’intérêt de ces peintures, les ont acquises fin 2009.
L’association « Trajectoires », Barbara Brix et Madeleine Claus sont donc particulièrement fières et heureuses de vous annoncer le vernissage de cette exposition qui aura lieu en présence du peintre (88 ans).
Nous avons souhaité la tenue d’une conférence et d’une table ronde afin de replacer cet événement dans son contexte historique, et poser la question complexe de la mémoire de la captivité des vaincus. Avec Christian Xanxo (historien), Michel Lloubes (journaliste), Geneviève Erramuzpé (directrice de la maison d'Izieu), Lore Kleiber (politologue et pédagogue auprès de la Maison de la conférence de Wannsee, Berlin).
Écrit par cat le
Mardi 9 février 2010
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politique, patrimoine, peinture, actualité en Catalogne
Invictus de Henley, Eastwood et Mandela
Hors de la nuit qui me recouvre,
Noire comme un puits d'un pôle à l'autre,
Je remercie les dieux, quoi qu'ils puissent être
Pour mon âme indomptable.
Tombé dans l'étreinte des circonstances
Je n'ai pas gémi ni pleuré à voix haute.
Sous les coups de la fortune
Ma tête est ensanglantée, mais redressée.
Au-delà de ce monde de colère et de pleurs
Ne plane que l'Horreur de l'ombre.
Et pourtant la menace du temps
Me trouve et me trouvera, sans peur.
Peu importe l'étroitesse de la porte,
Le nombre des punitions sur le parchemin,
Je suis le maître de mon destin :
Je suis le capitaine de mon âme.
Poème préféré de Mandela, écrit par de William Ernest Henley.
Invictus est un film sur la poésie, qui peut soulever des montagnes et donner l'espoir au coeur d'un homme qui a passé 27 ans en prison.
C'est aussi un film sur le rugby, capable de souder une communauté et être le moteur de la réconciliation entre les Noirs et les Blancs d'Afrique du Sud, durant la coupe du monde de 1995. Même si les acteurs qui jouent les Sprinboks et les All Blacks s'écrasent comme des clafoutis durant les mêlées...et sont peu crédibles (les Français étant filmés comme des fantômes !)... Même si rien n'est dit de l'empoisonnement des néo-zélandais, à la veille de la finale du 24 juin...
Il s'agit surtout d'un hommage à Mandela et on préfère retenir cet aspect positif, même si le pathos et le subjectif l'emportent sur la vérité historique et occultent la situation catastrophique de l'Afrique du sud du XXIème siècle. On apprend, en effet, peu de choses sur la vie et les combats de "Madiba", sur son passé et sa famille : l'hagiographie domine et le spectateur accepte ce point de vue car Mandela est un homme unique, une sorte de saint qui prône l'oubli du mal ancien, le pardon et demande à ses amis de ranger la vengeance au magasin des accessoires inutiles et dangereux pour l'avenir et l'unité de la nation. L'obsession du pardon est une stratégie politique, mais ce n'est pas l'hypocrisie qui guide "Bafana", c'est la sagesse de celui qui a eu le temps de méditer sur le monde et sur les valeurs suprêmes : amour, amitié, solidarité, modestie, poésie...
Bien sûr, Clint Eastwood nous raconte une légende, la vie magnifiée d'un homme exceptionnel. La reconstitution historique est très lacunaire, de même que l'attention portée aux coutumes de l'Afrique du Sud. Ainsi, de nombreuses erreurs concernant le salut zoulou, le serrement de mains, même si l'habitude du "muti" (lait caillé) du soir est exacte; en outre, les voitures de l'époque étaient de grosses mercédès, des japonaises (la Toyota Cressida, jamais distribuée en France, par exemple); les policiers n'avaient pas de "city golf" comme, à la fin du film, à l'extérieur du stade; les Russes étaient en nombre, mais on ne les voit jamais...Enfin, le port d'armes était légal, dans les années 1990-95, ce qui n'apparaît jamais, même si le thème de la sécurité est omniprésent, avec les gardes du corps commandés par un "Jason" noir, ami fidèle et obéissant, devenu le chef d'une troupe d'Argonautes "arc-en-ciel", aux couleurs d'un pays réconcilié...
Écrit par cat le
Samedi 6 février 2010
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débats, disputes, cinéma, politique, poésie
L'ennemi intérieur - Mathieu Rigouste
Vendredi 30 janvier dernier, à la librairie Torcatis de Perpignan, est présenté le livre de Mathieu Rigouste, L’ennemi intérieur, représentant sa thèse sur l’idéologie sécuritaire.
L’affaire des inculpés de Tarnac remonte à 2007 : Alain Bauer, ancien de l’UNEF-ID, ancien du grand Orient de France, désormais agissant à la direction antiterroriste, fusion des RG et de la DST, lit sur le net la parution du livre « L’insurrection qui vient »…Ce mouvement se trouve alors amalgamé avec le mouvement anti-CPE : à l’époque, deux manifestants, se rendant à une manifestation, sont placés en garde à vue et inculpés pour fabrication d’explosifs ; en effet, ils avaient sur eux des…fumigènes !
En juin 2008, sort un rapport des RG sur l’ultra-gauche et les autonomes : Julien Coupart est surveillé par la police anti-terroriste…
Ensuite la ferme de Gontailloux est mise sur écoute ainsi que l’épicerie du village de Tarnac. Le groupe de « marginaux » est accusé d’actes de malveillance : d’avoir placé des fers à béton sur des lignes TGV, occasionnant le retard de 160 trains. Le 11 novembre 2008, 150 policiers, appuyés par des hélicoptères, bouclent le village ; c’est l’opération Taïga. Le procureur Jean-Claude Martin, voix du Président de la République, joue son rôle d’accusateur dans cette affaire, comme dans l’affaire Villepin-Clearstream actuelle…
Mathieu Rigouste montre comment l’Etat se nourrit de « l’ennemi intérieur », ou le crée de toutes pièces afin d’effrayer la population et de réunir la nation…Il analyse l’action des polices étudiant les actions (comités de soutien) et réactions de la population : les inculpations et les gardes à vue permettent d’enrichir les fichiers de l’administration… Puis le discours identitaire ajoute à la xénophobie d’Etat. L’auteur dresse l’historique de l’idéologie sécuritaire ; en France, le sécuritaire, "rencontre du commandement et du spectacle", naît dans les années 70. Il s’agit là d’une machine de guerre électorale (récupérer les voix de l’extrême droite) et surtout d’un marché juteux… Ainsi, en 2002, le marché sécuritaire (vente de caméras de télésurveillance et tout l’appareillage des villes et de certaines personnes aisées) a dépassé, aux Etats-Unis, les bénéfices de l’industrie cinématographique d’Hollywood… Chez nous, on progresse : Français apeurés, encore un effort pour vous équiper.. !
Un exposé précis, fort, argumenté, qui fait froid dans le dos et a créé un malaise certain dans l’assistance…
Mathieu Rigouste. Le jeune chercheur vient de publier sa thèse aux éditions La Découverte (22 euros)
Écrit par cat le
Vendredi 5 février 2010
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actualité en Catalogne, politique, débats, disputes
La santé et les déchets nucléaires
Voici une info très préoccupante à faire circuler :
En permanence, il faut rester sur ses gardes...
Une information absolument incroyable du Journal Ouest France du vendredi 8 janvier dernier, fait état d'un décret absolument scandaleux du gouvernement. Ce décret, paru au Journal Officiel le 14 mai 2009, est passé inaperçu, jusqu'à ce que la CRIIRAD découvre le pot aux roses.
Ainsi, le gouvernement a décidé d'autoriser par décret le recyclage des métaux, plastiques et gravats issus du démantèlement d'installations nucléaires, de manière à s'en servir à la fabrication de ciment ou d'acier.. Ce décret permettra de recycler des millions de tonnes de rebuts radioactifs, dont l'industrie du nucléaire ne saurait pas quoi faire (exemple : ce qui se passe actuellement avec le démantèlement de la centrale de Brennilis, en Bretagne). Constituant une dérogation à la décision prise en 2002 d'interdire le recyclage de ces déchets nucléaires dans les produits de construction et les biens de consommation, ce décret va permettre de disséminer sur le marché des objets de consommation courante contenant des matières faiblement radioactives. On verra également des vélos, des voitures, des maisons, etc, réalisés avec des matériaux issus de ce recyclage.
On a déjà un énorme problème de santé publique avec les pesticides source de cancers en nombre sans cesse croissant. On va ainsi rajouter une autre source de cancer, et après il ne faudra pas s'étonner que le cancer se développe de manière quasi épidémique.
Pour l'heure, la CRIIRAD, selon le journal Ouest France, a déposé une requête au Conseil d'Etat pour excès de pouvoir, afin de bloquer cette décision scandaleuse. Espérons que cette organistation totalement indépendante de tout lobby saura faire entendre raison à l'Etat Français.
Marottes. (photo Jean-Pierre Bonnel)
Écrit par cat le
Jeudi 4 février 2010
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débats, disputes, politique, patrimoine
Frêche pétainiste et catalanisme intégriste
- AUTOCRITIQUE.
- Un correspondant courageusement anonyme m'écrit que mon texte vole bas...En effet, je le confesse, il est assez nul : j'ai essayé de me mettre au niveau des aphorismes de G.Frêche, mais je n'ai pas réussi à aller aussi loin dans le simplisme, la vulgarité et le pétainisme. A ce propos, et pour voler plus haut, je joins deux articles de Laurent Dispot. (*)
- En outre, quel rapport entre l'autocrate de Montpellier et le cinéma catalan... Aucun, c'est vrai, si ce n'est le (mauvais) cinéma de M. Frêche... Et l'esprit totalitariste qui pourrit le "socialisme" frêchien et l'intégrisme catalaniste...
- Merci de citer au moins trois cinéastes catalans d'une certaine envergure ou notoriété...
- Si les élus catalans ont recours à des lois coercitives afin de défendre leur langue, c'est mauvais signe; signe d'une moindre influence, de difficultés sociales ou économiques en Catalogne, signe que la communauté se replie sur elle-même : le non-Catalan attend une attitude plus ouverte, susceptible de le motiver pour s'intéresser à une langue et à une culture si riches et si captivantes...
Jean-Paul Alfuy et Georges Frêche.
(*) La France Frêche - Laurent Dispot
Il y a donc aujourd’hui “la France Frêche” comme il y eut “la France moisie”, celle du régime de Pétain selon Philippe Sollers. La Règle du jeu par un article dans Libération du 30 novembre 2006, signé Laurent Dispot, avait appelé le Parti socialiste au principe de précaution contre la bombe de la “France Frêche” qui explose trois ans après, en janvier 2010, avec une déclaration contre Laurent Fabius du potentat populiste de Montpellier qui jouit d’une licence de “socialiste” en franchising grâce à la direction du PS. Laurent Fabius est un catholique d’origine juive, comme le cardinal Lustiger et tant d’autres, mais le Frêche dit de lui dans L’Express : «Voter pour ce mec en Haute-Normandie me poserait un problème, il a une tronche pas catholique». C’est exactement l’argument des harceleurs maurrassiens de l’Action Française contre Léon Blum, qui faillirent aboutir à son assassinat en pleine rue après un début de lynchage. Les ravages pour le PS seront bien plus graves et durables, juste avant les élections régionales, que si le cancer idéologique et politique nommé Frêche avait été traité il y a trois ans comme le demandait cet article dans Libération : on a prétendu éviter de souffrir et on souffrira beaucoup plus. Les déchirements seront bien plus douloureux et handicapants. Les historiens, et d’abord les militants, premiers témoins, diront quels dirigeants du Parti socialiste ont le plus engagé le poids de leur responsabilité pour empêcher la chirurgie urgente contre le cancer Frêche __ les noms de Ségolène Royal et François Hollande étant de notoriété publique, comme c’était déjà l’évidence il y a trois ans dans cet article, les plus compromis dans le long blocage contre l’assainissement et la morale la plus élémentaire. La circonstance de cet article : un coup de feu à la sortie d’un match au Parc des Princes, par un “Black” du service d’ordre, pour protéger, dira-t-il, un spectateur harcelé en tant que Juif. Or cet incident à odeurs mêlées de racisme et de foot venait peu de temps après une déclaration du Frêche contre un “trop” insupportable et honteux de Noirs dans l’équipe de France de football : « Dans cette équipe, il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s’il y en a autant, c’est parce que les Blancs sont nuls. J’ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze Blacks ». On sait ce que signifie poser au sociologue et à la science pour parler de “races” comme d’une normalité, d’une norme à imposer. Du football à Laurent Fabius, le même personnage, et les mêmes protecteurs ; pour parler à la Ionesco : le rhinocéros Frêche, ou comment s’en débarrasser.
De haine et d’eau Frêche, par LAURENT DISPOT, rédacteur à la revue la Règle du jeu - Libération, 30 novembre 2006
Lorsque se produisit le drame du Parc des Princes, le toujours «socialiste» Georges Frêche venait tout juste de brailler qu’il y aurait trop de Noirs dans le football : le coup de feu fut précédé par cette huile sur le feu. Déjà, quelques semaines après la cérémonie mondiale d’Auschwitz, la planète effarée avait découvert qu’un responsable français pouvait crier en public : «Vous êtes des sous-hommes» à des harkis, donc à tous les Arabes, à tous les musulmans, à tous les immigrés, sans se voir aussitôt exclu de sa formation politique.
Il s’agissait du même Auguste halluciné qui pose au sectateur de Robespierre, une Elena Ceausescu version macho septimaniaque, entre les Douze Césars de Suétone, le Caligula de Camus et le Trimalcion de Pétrone. Un de ces présidents de régions appelés à restaurer, dans le système Royal, les ducs et pairs. Le cas Frêche pose la question des contre-pouvoirs face à l’augmentation du pouvoir des régions, programme de la candidate socialiste. L’intention de Gaston Defferre était que la région fût gérée comme une entreprise ; pas que son PDG se comportât en autocrate.
L’événement de 1968 qui reste actuel est l’assassinat de Martin Luther King. C’est en “soixante-huitard” moderne du XXIe siècle qu’il faut choisir aujourd’hui contre Frêche le côté Condoleezza Rice, Barak Obama, Lilian Thuram. Avant d’éructer contre les harkis et les Noirs, Frêche a traité les catholiques d’«abrutis», et coupé les vivres à des budgets culturels en croyant punir les intellectuels. Mais il offre, avec tout le grotesque de son personnage, une parfaite illustration de «l’idéologie française» de Bernard-Henri Lévy, et un jeu de mots en gag surréaliste pour confirmer le fameux concept de «France moisie» de Philippe Sollers : «la France-Frêche». En prononçant la phrase sur le trop-de-Noirs-dans-l’équipe-de-France-de-football, Frêche n’a été qu’une poupée de ventriloque : elle n’est pas de lui, mais de Le Pen à l’occasion du Mondial de 1998. Devenue depuis un des psittacismes les plus éculés de l’extrême droite pour servir de signal d’offre de service, de ralliement à cette mouvance. Mais un policier antillais, un Noir de France, vient de risquer sa vie et de résister de toutes ses forces pour sauver un Juif.
C’est le contraire du drame atroce d’Ilan Halimi. Et le contraire de la stratégie de Dieudonné qui consiste à retourner les Blacks-Blancs-Beurs antiracistes en un groupe fusionné par l’idéologie antisioniste : ce que j’appelle l’«antis (ion) émitisme». Sa visite à Le Pen au camp des «Bleus-Blancs-Rouges» était, dans ce sens, une allégeance de vassal à suzerain.
Le Parti socialiste fait l’âne qui recule devant toute condamnation sérieuse de Frêche, alors même qu’il nous ressort Edith Cresson, la xénophobe anti-anglaise et homophobe, cette simoniaque qui a déshonoré la France et le féminisme à la Commission européenne, condamnée pour cela. Le Front populaire de 1936 naquit de la dissolution des ligues fascistes. Etre digne de son anniversaire, en 2006, c’est demander que Frêche soit exclu du parti de Léon Blum, le «Nègre en trop» d’alors. Ne pas sanctionner l’insulte aux harkis est un défi à l’opinion publique maghrébine, arabe, musulmane, française. Ne pas sanctionner l’insulte aux Noirs est un défi à l’opinion publique de l’Afrique, des Etats-Unis, de tout l’outre-mer français, dont nos Antilles bien-aimées. Ne pas tenir compte de la décision de justice dans l’affaire Cresson revient à offrir un argument éternel contre la France aux opinions publiques, aux instances et aux médias dans toute l’Europe.
On mesure la régression socialiste en la comparant à une réplique célèbre attribuée au Régent Philippe d’Orléans, en 1720, bien plus respectueux de l’ordre juste que Hollande et Royal, lorsqu’il refusa de gracier le comte de Horn, son cousin meurtrier :
« Mais il a l’honneur d’être du même sang que Votre Altesse royale !
__ Quand j’ai du mauvais sang je me le fais tirer… ».
Si le Parti socialiste cessait de se défiler devant un effort pour être vraiment républicain, cela donnerait :
« Mais il a l’honneur d’être du même rang que votre candidate, Royal !
__ Quand j’ai du mauvais sens, je me le fais virer… »
La France frêchit. Comment voter socialiste, si c’est souscrire au racisme et au sexisme de Frêche : les harkis «qui n’en ont pas», les Noirs «qui en ont trop», les intellos incontrôlables, les catholiques qui persévèrent ; si c’est souscrire à la xénophobie et à l’homophobie de Cresson : les Anglais qui «en sont», les homos comme critère de dévaluation. Si la rupture des socialistes avec ces deux délinquants de la moralité publique n’était pas franche, comme naguère celle de la droite républicaine avec Millon, mais escamotée, assortie de caresses melliflues, alors la tâche de l’éclairement républicain, de l’écoute démocratique véritable et non pas infantilisante, c’est-à-dire méprisante, serait d’expliquer à chaque électrice, à chaque électeur, le risque de perdre son âme aux gras profits de ce type de Père
Écrit par cat le
Samedi 30 janvier 2010
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débats, disputes, cinéma, politique
Racisme (Frêche) et totalitarisme (parlement catalan) toujours vivants!
Les déclarations de G.Frêche ne sont pas des dérapages mais des formules bien préméditées: pour capter les voix de l'extrême-droite ou des nombreux pieds-noirs de la région Languedoc-Roussillon : phrases racistes à l'encontre des harkis, puis des Catalans... Pour faire parler de soi à l'échelon national : contre les Blacks et Beurs de l'équipe de France de foot... Pour se venger d'un Laurent Fabius qui n'avait pas accepté cette attitude : on sort une méchanceté antisémite primaire en évoquant le physique juif...
Ce triste individu est encore défendu par les militants "socialistes" (ceux qui n'ont pas été exclus ou éloignés) et les élus qui perçoivent des subventions pour leur ville, leur association, leur musée... Le parti va devoir exclure tout ce petit monde, qui est bien loin des valeurs de la gauche, et recréer sur place une nouvelle organisation. On attend la lessive de printemps...
En Catalogne, le totalitarisme rôde aussi; ainsi le parlement catalan a-t-il voté, mi-janvier, une loi pour imposer un quota de 50% de films en langue catalane... Combien de navets faudra-t-il produire pour arriver à ce chiffre..? Citez-moi plus de trois grands réalisateurs catalans...? En outre, les films doublés ou sous-titrés en catalan n'ont pas pu capter plus de 2% de parts de marché..! On a l'impression de revenir à la révolution culturelle maoïste qui a tué tant d'oeuvres et de créateurs... Le combat pour la reconnaissance de la langue et de la culture catalanes ne peut pas, de la sorte, en sortir grandi...
En fin de compte, Frêche et Catalans, même (douteux) combat !!!
Écrit par cat le
Vendredi 29 janvier 2010
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débats, disputes, Barcelone, cinéma, politique, actualité en Catalogne
Hervé Morin : à Perpignan, enfin !
La mauvaise météo l'avait détourné de sa route vers la Catalogne; le ministre de la Défense a tout de même réussi à atterrir à Perpignan, lundi 25 janvier !
Il y avait à faire : rendre hommage aux pilotes des Rafales, craschés au large de Cap Béar (voir mon polar politique "RAFALES sur CAP BEAR)... Se rendre aux obsèques de l'adjudant-chef Lionel Amar, décédé lors du séisme en Haïti... Or M.Morin ne pouvait pas rester à Perpignan et il ignorait lundi quel représentant du gouvernement serait présent à l'enterrement, mercredi, du gendarme catalan... Il ignorait car personne, ni ministre de l'intérieur, ni secrétaire d'Etat, n'est venu de Paris...Perpignan est, plus que lecentredumonde, le trou du cul lointain de la France métropolitaine !!! Il déclarait tout de même: "J'ai écrit à la famille pour lui adresser mes condoléances...Il y aura forcément un membre du gouvernement." Non, non, rien "forcément"...
On apprit ensuite que le Préfet assisterait à la cérémonie, suivie d'une inhumation dans l'intimité.
Hervé Morin est donc venu à Perpignan en tant que chef de parti : il devait régler l'affaire des listes pour les Régionales, pour le compte de son mouvement "Le Nouveau Centre"; en effet, alors que Le NC se voit parfois écarté par l'UMP, dans certaines régions, il est ici, dans les P.O. en deuxième position : Annabelle Brunet sera donc élue sur la liste conduite par Jean Castex, le dynamique maire UMP de Prades... Enfin, après l'accident des Rafales, les hésitations du Brésil, l'affaire du "Mirage" vendu aux Russes, l'échec de la vente des réacteurs nucléaires à Abou Dhabi, M.Morin avait un peu de baume au coeur... Merci Annabelle !

Écrit par cat le
Jeudi 28 janvier 2010
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patrimoine, politique, série noire: Rafale sur Cap Béar
Federico Garcia Lorca : sa mort, la tombe inconnue du poète
Le mythe LORCA 1. sa mort
La tombe du célèbre poète et dramaturge n'a jamais été retrouvée, malgré de nombreuses enquêtes et investigations. Demeurent les hypothèses et les supputations plus ou moins grossières...
Les circonstances de la mort de Federico Garcia Lorca ne sont pas encore, à ce jour, connues et elles semblent ne devoir être jamais clarifiées. Omerta, peur et remords des anciens responsables du mouvement franquiste et décès des principaux protagonistes. Le récit des derniers jours du poète ne peut être qu'une longue litanie de rumeurs, de supputations, d'hypothèses très incertaines fondées sur des témoignages peu sûrs... La vérité est souvent ailleurs, mais nous ne la connaîtrons sans doute jamais...On sait seulement que Lorca, symbole de la République, inquiété dans la maison familiale de Grenade, la Huerta de San Vicente, avait été obligé de se cacher; il aurait pu se réfugier chez Manuel de Falla, ce grand chrétien qui accueillait les persécutés, mais Lorca refuse. Il fut donc hébergé chez des amis, dans la famille de Luis Rosales, poète rattaché au mouvement national, où des cadres phalangistes avaient l'habitude de se rendre; le poète n'aurait donc pas dû être délogé de cet endroit protégé, considéré comme le quartier général de la phalange... Pourtant, après avoir passé une quinzaine de jours rue Angulo, chez les Rosales, il fut arrêté et conduit en prison, où il demeura du 16 au 19 août !
Lorca aurait donc été la victime d'une rivalité entre la phalange, considérée comme une droite modérée et l'extrême droite fasciste de la C.E.D.A., dirigée par Gil Roles, et à Grenade, par Luiz Alonso; ce personnage trouble voulait la peau de Lorca pour déconsidérer la famille de Luis Rosales, haut responsable phalangiste et ami de ce "Rouge"... La mort de Lorca serait d'abord due à ce différend local entre deux factions de la droite extrême et à l'orgueil de l'arriviste Alonso. Cependant, on ne peut disculper Franco et son mouvement qui prônait comme slogans : "Mort à l'intelligence ! Vive la mort !"... Lors de son arrestation, on accuse Lorca d'espion russe, puis d'écrire des oeuvres subversives : " Il a fait plus de mal avec ses livres que d'autres avec des revolvers !", déclara Ruiz Alonso.
Rouge, Lorca ? Il apparaît que l'engagement de Lorca pour la gauche espagnole n'était pas des plus militants; certes, son beau-frère, maire socialiste de Grenade, Fernàndez Montesinos, est arrêté, le 20 juillet 1936, par les nationaux, et emprisonné. On dit aussi que ce même jour, le poète se promenait dans les rues de Grenade avec une rose rouge à la boutonnière...Cependant, durant son séjour chez Rosales, il a tenu à composer un hymne "apolitique", un chant à tous les morts d'Espagne, afin de montrer que sa poésie n'avait rien de partisan. Un peu plus tard, aux premières lueurs de l'aube du 19 août, aux deux individus qui vinrent le chercher dans sa cellule, il cria : "On ne va pas me tuer! Je n'ai rien fait ! Je ne suis pas communiste ! Je suis catholique !"...
Mais, là aussi, on a écrit tellement de témoignages peu crédibles ! Lorca se serait écrié encore, au moment de sa mort : "Je ne crois qu'en Dieu et en ma mère."; ou , de façon plus poétique : "Avec une lune si lumineuse, vous allez me tuer ? "; enfin, après la rafale de balles qui l'atteint, lui et ses camarades d'infortune, il se serait levé et aurait crié : "Je suis vivant! Je suis vivant !"...A ce moment-là rejaillissent le non-dit, le tabou, l'autre raison pour laquelle le poète aurait été tué : son homosexualité; les fascistes ont utilisé l'euphémisme de "sexualité déviante"; ici, au moment de l'exécution, un des bourreaux aurait achevé Loca en lui tirant une balle dans l'anus... Une des plus horribles légendes qui, pourtant, si on suit l'étymologie latine, sont destinées à "être lues"...
Lorca va passer quatre jours dans la prison du gouvernement civil; Grenade apprend la nouvelle, mais le peuple, ne peut rien sans armes, déjà avant l'arrivée des franquistes, il se terre : seul le quartier populaire de l' Albaycin s'était révolté. Pour sauver l'auteur du "Romancero gitano", revoici Manuel de Falla : il va trouver les responsables phalangistes, mais ils refusent de l'écouter car, lui-même, le musicien, avait refusé de composer un hymne en l'honneur de la phalange... L'auteur de "Poète à New York", dont le titre originel était "Introduction à la mort", reste en prison et face à son éternelle angoisse de la mort : "Je vis l'angoisse de l'au-delà", déclare-t-il souvent.
Lorca est conduit à Viznar, "à droite du chemin qui monte de Grenade, traverse le village, laisse à gauche la bâtisse de la Colonia et le Fuente Grande et redescend vers Alfacar", selon la description précise de Marcelle Auclair, dans Enfances et mort de G.Lorca (Le Seuil, 1968); il est exécuté à Viznar, et enterré, selon un témoignage, dans un bosquet, au milieu des pins...Mais de nombreuses versions existent, autant de légendes... Ce qui est sûr, c'est la sinuosité de la route de Viznar, la beauté de ce village blanc, la perspective sur la Sierra... Ce qui vrai, de nos jours, c'est la métamorphose de ce paysage rural en sites touristiques ! Viznar, Fuente Grande et Alfacar sont devenues des stations de villégiatures qui veulent exprimer la gaîté des vacances et ne savent rien de la tragédie qui eut lieu, en ce 19/08/1936, aux portes de Grenade...
Telle est la vérité : Lorca est fusillé par les franquistes le 19 août 1936, dès le début de la guerre civile. Ensuite, mais c'est de la fiction, c'est le monde des hypothèses, il aurait été jeté dans la fosse commune, en un lieu inconnu, jamais localisé, dans la région de Grenade; ses biographes, Marcelle Auclair, Austin Penon et Ian Gibson ont enquêté à Viznar et à Alfacar : des témoignages affirment que le poète aurait été enterré dans cette petite commune, près d'un olivier, à une dizaine de mètres de la route... Les thèses s'ajoutent et se contredisent ! L'une d'elles avance même que le poète aurait survécu au peloton d'exécution ! Il ne serait mort qu'en 1954, après avoir été hébergé dans un couvent où il aurait passé une existence d'homme diminué mentalement et devenu amnésique...
Amnésique, aussi, l'Etat espagnol sous la férule de Franco : la lumière n'a jamais été faite et on a intimidé ou éliminé les vrais témoins du drame; durant la longue dictature du caudillo, les livres scolaires ou les anthologies littéraires ont pratiqué un implacable silence; ces ouvrages écrivaient simplement : "16 juillet, Lorca quitte Madrid pour Genade; le 19 août, il meurt." ...
En 2009, afin d'exhumer sa dépouille, dans le cadre de la loi sur la Mémoire historique, votée en 2007 et afin d'en savoir peut-être un peu plus sur les circonstances de sa disparition, des recherches sont menées activement, en Andalousie, pendant plus de six semaines : les études et livres sur le martyre du poète n'ont pas permis de retrouver ses restes. Plusieurs hypothèses ont conduit les investigateurs missionnés par la ministre de la justice du gouvernement autonome d'Andalousie, Madame Begonia Alvarez.
Ses biographes avaient déterminé la fosse de manière précise, pourtant : l'infâme cachette se trouverait à neuf kilomètres de la ville natale, dans un champ d'une petite commune appelée Alfacar... Depuis plus d'un quart de siècle, ce lieu était, en effet, considéré comme le "cimetière" du poète et de ses compagnons d'infortune, deux anarchistes, un instituteur, un restaurateur et un inspecteur des impôts : tous avaient été exécutés par les nationalistes puis enfouis dans la terre de ce coin d'Andalousie... Or, après des investigations approfondies, sur trois cents mètres carrés dans le parc du village d'Alfacar, il a fallu se rendre à l'évidence : impossible de creuser des fosses à cet endroit car des roches affleurent de façon uniforme...
Face à cette déception et à l'effondrement de l'hypothèse essentiel, un chercheur, Augustin Peñon, avança que Lorca a pu être enterré dans cette localité, mais que sa dépouille avait été transférée en un autre lieu. Inconnu, lui aussi ! Une autre supposition, faite de rumeur, de légende et d'espoir impossible, parlait du transfert du corps à Grenade, dans la résidence d'été de la famille; celle-ci étant désormais transformée en musée, les touristes et les amoureux de l'auteur de "Poète à New York" porteraient donc leur pas sur sa tombe officieuse, située sous le noyer que le père de Lorca fit planter en 1936, exactement, comme un hommage... La légende est belle, mais où situer la vérité..? Avant tout, relisons l'oeuvre poétique et dramatique de l'auteur de "Noces de sang"..!
L'Etat espagnol ne pourra sans doute jamais donner une sépulture décente à cet auteur majeur, mort si tôt, sous les balles fascistes, et qui avait le défaut d'être à la fois républicain et homosexuel... C'est pour cette raison, à cause de ce vice rédhibitoire, qu'il est peu crédible de suivre la troisième hypothèse : pourquoi Franco, l'extrémiste de droite, et la morale catholique auraient-ils autorisé que la dépouille lorquienne fût déposée près de Madrid, à la "Valle de los Caidos" (la vallée des victimes de la guerre civile), dans le célèbre et lugubre mausolée franquiste. Un remords de dernière minute ou un signe de respect pour l'aura du poète andalou..? On n'y croit pas !
On ne croit qu'à ce que l'on lit, qu'à ce qui reste, et c'est l'essentiel qui demeure, pour la postérité, même si elle est frustrée et amère de ne pouvoir faire le deuil définitif... Pour l'éternité, Lorca repose dans la tombe du livre, sous le linceul coloré de ses poèmes et la vive lumière du drapeau républicain...
(à suivre - 2. sa vie : Lorca en Catalogne)
Écrit par cat le
Dimanche 24 janvier 2010
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politique, poésie, littérature
Histoires du XX° siècle : le Maîtron, l'Algérie (colloque & exposition à Perpignan)
* La présentation des actes du colloque (ou journée d'étude) de l'association Maîtron Languedoc-Roussillon aura lieu le vendredi 22/1/2010 à 17h, à la médiathèque de Perpignan (15 rue Emile Zola). Ces études "Catalans du Nord et Languedociens et l'aide à la République espagnole" (1936-1946) sont coordonnées par André Balent et Nicolas Marty et éditées par les Presses universitaires de Perpignan et par la ville de Perpignan. Entrée libre.
Banyuls, dessin de Teresa REBULL.
*Exposition "Les valises sur le pont : ils ont quitté l'Algérie. L'histoire d'une traversée d'un passage entre l'Algérie, terre natale riche en souvenirs et la France, pays parfois inconnu. La traversée en mer est souvent restée un temps fort pour ces passagers; elle est un moment transitoire. On comprend que le voyage soit mêlé de tristesse, d'appréhension, de peur, mais qu'il peut aussi être vécu comme un court répit...Au bout de l'odyssée, la Nostalgérie...
(palais des Rois de Majorque, Perpignan - du 18/1/2010 au 14/2/2012, ouvert tous les jours de 9 heures à 17 heures, entrée : 2 euros. Tél. 04.68.80.13.00)
Écrit par cat le
Lundi 18 janvier 2010
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débats, disputes, politique, patrimoine, agenda culturel, actualité en Catalogne
La mort, vedette de ce début d'année. Besson, vedette de la télé.
La mort s'invite en ce début 2010 et nous émergeons d'une période de fête avec la gueule de bois. Sous la forme de catastrophe naturelle, la camarde se défoule en Haïti : l'homme semble dépassé par la force de la Terre et de la fatalité; bien sûr, ces gens sont trop pauvres pour avoir des maisons antisismiques; ils en sont encore, après l'esclavage, les colonies, les dictatures, à l'époque de la case de l'oncle Tom...
Un déséquilibré chinois (ah! Ces p. de Chinois!) poignarde une secrétaire d'Université, à Perpignan. Le Monde annonce ce fait divers, vendredi 15/1, en bas de la page 11, en 10 lignes et demie. Le quotidien catalan, lui, fait sa Une, avec un dossier de plusieurs pages, pendant trois jours. Pourquoi ? Pour informer, analyser (l'insécurité, les fous" dans la nature pour cause d'économie...) ? Pour être solidaire avec une ville remuée..? Ou pour vendre, exploiter le pathétique et le commerce des nouvelles qui touchent à la mort..?
Sacrée semaine pour la mort, en ce début de décennie; elle nous prend Mano Solo le chanteur, Daniel Bensaïd le philosophe, Georges Anglade, l'écrivain...Ce sont les meilleurs qui partent..? Et si on parlait des méchants ? Et des anonymes ? Comme dit W.Benjamin l'Histoire (le travail, les oeuvres architecturales, les révolutions) est faite par les anonymes, qui ont nourri la mort pour que nous soyons, aujourd'hui, moins malheureux...
* Les anciens amis ("socialistes") de Besson le qualifiaient de mort, de traître, de Laval...depuis son ralliement à Sarko. A la télé, jeudi soir, il fut implacable contre M.Le Pen; l'invité socialiste (que j'estimais. cf le livre sur la République de cet agrégé de philo) a joué la chaise vide : les socialistes, c'est cela, désormais : l'absence, le creux de la vague, des idées; et c'est Besson qui est apparu comme la voix de la gauche face à l'extrême-droite. Eric Besson en est sorti grandi et plus humain, moins froid, moins tête à claques...
E.Besson (C) AFP
* Ne pas oublier, dans cette macabre semaine, la disparition de P.Seguin, un homme fidèle à des idées nobles, doté d'une parole courageuse; Sarko le petit avait planqué le "gros" à la cour des comptes: il pouvait y piquer ses colères, dresser de terribles rapports...Ces vérités ne sont que des "recommandations", sans valeur juridique. Seguin aurait pu constater que les 2 heures de Sarkozy passées à Perpignan avaient coûté le montant des travaux de la rocade de Perpignan, ce n'aurait été que paroles au vent. Cette démocratie peut se passer du travail de la cour des comptes: supprimons-la !!!

