Cerbère, Port-Bou et les chemins ferrovières
Avec l'arrivée du TGV, l'inquiétude grandit à Cerbère : fermetures annoncées de l'atelier de maintenance, départ de l'infirmière, menace sur le foyer des célibataires...A la suite de mon article, suggérant qu'un projet culturel d'envergure autour du "Rayon vert" serait susceptible de faire renaître et connaître Cerbère, le commentaire d'un lecteur m'informe que des projets économiques structurants sont envisagés, que la culture seule ne peut relancer une ville; c'est réaliste, mais Cerbère est bien isolée : loin de Perpignan et acculée à la frontière...De l'autre côté de celle-ci, c'est la stratégie inverse : miser sur l'aura de Walter Benjamin pour faire venir les touristes et les étrangers concernés par la mémoire et le destin tragique du philosophe (Allemands, intellectuels, Juifs...)
En effet, le 28 setembre, une réunion importante à Port-Bou va décider l'implantation, à l'ancienne gare, d'un centre culturel voué à l'étude de W.Benjamin : bibliothèque, musée, lieu de colloques...La fondation W.B. ne serait donc plus installée en plein centre, dans les locaux administratifs et municipaux, "le centre civic"..? A suivre, donc, mais le maire de Port-Bou, Antoni Vega, semble avoir choisi l'alternative au chemin ferrovière : le chemin ultime de W. Benjamin, venu mourir dans la ville frontière. Célébrer un écrivain fantôme (où est son corps, désormais ?) pour que Port-Bou ne devienne pas une ville-fantôme...
Port-Bou, du ciel. Cerbère, en haut, à gauche.

Centre civic (future fondation W.Benjamin..?) et la gare de Port-Bou.
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Mercredi 24 septembre 2008
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actualité en Catalogne, littérature
Villefranche de Conflent : 1er salon du livre
Il avait neigé à 2200, la veille de ce dimanche 14 septembre. La tramontane soufflait le froid et on hésitait à monter dans le Conflent. Mais, à Villefranche, dans l'oeuf de ses remparts, ce fut le grand soleil et pas un souffle, si ce n'est celui des livres.
Benjamin Jugieau (à gauche) pour TDO éditions.

Photos Loïc Robinot, ci-dessus, à la guitare, sur la place de l'église, si belle en marbre rose. De nombreux auteurs : Jo Falieu, Aïssa Ouachek, Eliane Chelle, Marie-José Garand, Emmanuel Garcia, Roger Blandinières, Nicole Lantermino, autour de l'Association "Autres Plumes"... Du monde, un site agréable, des rencontres, des éditeurs...
J.-Pierre Gayraud, pour les éditions Cap Béar.
Pour Avril-Falques, les Trabucaire, en pleine lecture.
Christine et Robert, au stand de Balzac éditeur
Gil Graff avec P.Salus, au stand de Mare Nostrum
Hélène Legrais
Pere Verdager, pour L'Olivier. Merci à Florence Bouvier, à l'origine du projet. A l'année prochaine !
Prochains rendez-vous littéraires : à Prades le 4 octobre, à Rivesaltes le 12. On y sera. Et vous..?
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Dimanche 21 septembre 2008
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actualité en Catalogne, littérature
Maillol et Rippl-Ronai, le fauve hongrois
Une amitié méconnue, compte-rendu de la conférence du 10.9.2008, à Elne, par Karoly Morvay, professeur de catalan à Budapest.
Maillol par Rippl-Ronai, Musée d'Orsay
R.-Ronai, Autoportrait, 1897, musée de Kaposvar L’amitié Maillol-Rippl-Ronai
La conférence consacrée à « l’amitié méconnue » entre le sculpteur de Banyuls et le peintre hongrois est placé sous le témoignage de Henri Frère ; cet ancien professeur d’espagnol, intime d ‘Aristide Maillol, écrivit en effet de très utiles Conversations avec Maillol. Dina Vierny n’a pas beaucoup d’estime pour ce livre ; pour elle, ce n’est pas une référence car Frère ne fait que signaler l’absence du jeune modèle, quand le vieux Maillol en avait besoin… Quoi qu’il en soit, selon H.Frère, Maillol parlait ainsi de son ami hongrois : « Un homme chaleureux, qui a fait mon portrait (*) ; c’était l’époque où je n’avais pas un sou ; Rippl a fait mon portrait très vite, en une séance. Ce n’était pas mal du tout… »
L’artiste hongrois (1861-1927) dont plusieurs œuvres ont été présentés, cet été (**) est venu vivre et peindre à Banyuls en 1899. Maillol et lui se sont connus auparavant, dans le mouvement « Nabis » (les prophètes), à Paris, sous l’influence de Gauguin et de Cézanne ; il faut se reporter à Hommage à Cézanne, tableau de Maurice Denis, qui représente le groupe. 1899 est la grande époque des Nabis, exposés à la galerie Durand-Ruel.
Rippl-Ronai reviendra dans son pays avec une belle expérience ; il peindra 2500 toiles ; « il deviendra riche et sera considéré comme un peindre officiel », dira Maillol, avec quelque ironie. En tout cas, cette amitié sera suivie d’une correspondance régulière, dans laquelle Maillol déforme à plusieurs reprises le patronyme complexe de l’artiste hongrois ; en outre cette relation permettra l’installation de plusieurs lithographies et dessins du Banyulenc au musée national de Budapest ; par exemple, la Jeune fille cueillant des fleurs. En outre, le musée R.-Ronai de Kaposvar présente La casa de Maillol (1899), qui n’est nullement la vraie maison natale du sculpteur ! Rippl-Ronai peindra encore Paysage de Banyuls (huile, 1899), lieu qu’il aima avec passion et village qu’il trouve dans ses Mémoires « empreint d’atmosphère religieuse. » Le Hongrois exposera en 1902, à Budapest, ses « Paysages des Pyrénées » ; parmi eux, la Chapelle de la Salette, Paisatge, avec oliviers, Banyuls, le Paysage romantique de la Costa Brava, les Casas de pescadores.
Il faut faire une part plus importante au tableau Retrat de Clotilde (l’épouse de Maillol était devenue l’amie de Lazarine, femme de R.Ronai) visible au musée de Budapest, sans oublier les lettres de Maillol déjà citées (***), celle de Gaspar Maillol, son neveu, créateur du papier Montval (2 mai 1908). Le neveu et le fils, Lucien, iront en Hongrie présenter leurs oeuvres...
(*) la toile est aujourd’hui au musée d’Orsay, à Paris. (**) Au musée de Céret, exposition sur les Fauves hongrois. (***) L’une d’elles a été publiée en décembre 2005 dans la Revista de Catalunya (pages 83.86) ; elle contient une étonnante caricature de Picasso !
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Mardi 16 septembre 2008
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peinture, actualité en Catalogne
Patrimoine en Catalogne - 20.21 septembre 2008
Pour les journées du patrimoine, on ne peut aller partout. Je vous propose une sélection sur un même thème : la Retirada, les Camps...encore et toujours, c'est une question de mémoire primordiale. D'abord, même si ce n'est pas la Catalogne, en Ariège, direction Toulouse :
LE VERNET D’ARIÈGE SAMEDI 20 & DIMANCHE 21 SEPTEMBRE
14h30 : Visites commentées du musée, de la gare et du wagon, du cimetière
15h00 : Projection du film documentaire « Un îlot dans la tempête »
16h00 : Débat animé par la réalisatrice Neus Viala (dans la salle attenante au musée)
En 1941, une centaine d’enfants d’origine juive arrivent depuis la Belgique au
Château de la Hille en Ariège, un home d’enfants géré par la Croix-Rouge suisse. Ce film qui tente de démêler l’enchaînement des événements, la position de la Croix-Rouge suisse, l’attitude des habitants, est avant tout un hommage à la lucidité et au courage de ceux qui savent prendre leurs responsabilités, y compris dans la désobéissance.
* Ensuite, au Camp de Rivesaltes, îlot F, musiques et conférences -Anne Boitel, J.Marc Dreyfus- cinéma et théâtre, de 10h à 23h le samedi et de 10h à 18h le dimanche, entrée libre.
*Opération transfrontalière, à partir du musée de l'exil à La Jonquera (dimanche à 9h30 au musée)- visie guidée, puis à 11h randonnée de la Vajol à Las Illas (exposition à 12h30: "La Retirada à travers la presse locale") Se rendre à la Bajol par ses propres moyens. Retour par le même chemin (apporter le casse-croûte) Museum memorial de l'exili, carrer major, 43.47, La Jon,quera. Tél. 04.68.95.85.03.
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Mardi 16 septembre 2008
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balade, patrimoine, actualité en Catalogne
Dernier train pour Cerbère (Catalogne)
Le prix pour "le meilleur mot" de la semaine est décerné à Jean-Claude Portella : "On est en train de brader la gare." L'humour involontaire caractérise le naturel et la sincérité des hommes. Le maire de Cerbère n'a pas voulu se mettre en avant en faisant un jeu de mots; non, il est inquiet pour sa ville et l'avenir de la gare. Avec l'arrivée du TGV, qui passera au Perthus et à Perpignan, ne passeront plus dans la ville-frontière que les tortillards et une partie du fret.
Déjà que Cerbère, au nom connotant le chien à trois têtes et la porte des enfers, n'était pas une station très dynamique...Pas de voie rapide pour y arriver: elle s'arrête à Port-Vendres ! Fini le temps des haltes pour la nuit à l'hôtel du Rayon vert, monument historique déserté et non entretenu : les voyageurs, en raison des écartements de rails différents entre les deux Catalognes, devaient s'arrêter à Cerbère. Tandis que les bourgeois dansaient ou allait au cinéma de cet hôtel-paquebot, bel immeuble en proue de navire dominant les rails, les ouvrières déchargeaient les cagettes de fruits, du train espagnol au train français : lire Les transbordeuses d'oranges, roman d'Hélène Legrais (Les Presses de la Cité).
Alors, quel avenir pour Cerbère? Il lui faut à tout prix inventer un objectif culturel (on ne voit que le Rayon vert), comme Perpignan a compris qu'un théâtre moderne, à l'architecture inventive (Jean Nouvel) pouvait la différencier des villes concurrentes : Montpellier, Toulouse, Narbonne, Gérone...Sinon, nous ne passerons par Cerbère que pour aller rendre hommage à la mémoire d'un penseur allemand, à Port-Bou, qui va instaurer une Fondation Walter Benjamin.
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Samedi 13 septembre 2008
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actualité en Catalogne, patrimoine
la frontière, exposition de Georges Guibert à Visa pour l'image, à Perpignan
Les photos de Georges Guibert ne rendent pas compte de ce que l’on entend, en général, par frontière. Ses images ne donnent à voir ni poste de douane –il est vrai que celui du Perthus, par exemple, est bien prosaïque, et celui de Cerbère est désaffecté- ni colonne milliaire, borne romaine qu’on peut trouver sur les crêtes du Vallespir. Non, rien de tous ces repères convenus et désuets, ni les stigmates frontaliers entre Catalogne du sud et du nord, datant de l’infâme traité des Pyrénées…On peut cependant regretter l’absence d’images de l’ancienne frontière artificielle des fascismes, toujours douloureuse, celle de 1939 qui a vu passer la Retirada due à la guerre civile espagnole, ou celle de 1940, contrôlée par Pétain et Franco et qui entraîna, à Port-Bou, après le difficile passage du col de Rumpissa, la mort d’un immense philosophe juif allemand…
G. Guibert, plus qu’à la frontière étatique, fixe son objectif sur les aspects poétiques de ce qui peut suggérer une limite ou connoter une séparation. Ce sont les liaisons dangereuses entre la terre et la mer qui sont montrées : le marin compte sur les phares, fanaux, sémaphores et autres amers pour repérer la côte, un havre, un port. Cette construction humaine -fort-fanal de Port-Vendres, sémaphores du Cap Béar, de Leucate, de Rosas ou celui, fameux, du cap de Creus, baptisé joliment « phare du bout du monde » sont autant de feux servant de repères aux navigateurs perdus ou tourmentés. Plus modestes, mais conviviaux, regardons les feux d’entrée de la baie de Cadaquès et, pour sa beauté et son pittoresque, voici encore l’église rose et marine de Collioure, servant autrefois, quand les pêcheurs de sardines existaient encore, de phare sécuritaire.
Le cliché guibertien s’attache à des visions de grande ampleur, la vue sur la baie de Rosas où se dessine une double frontière, la franche de sable et la crête des Albères : lignes parallèles de la mer et de la montagne. Au-delà des Pyrénées -mais celles-ci n’ont rien de « naturel », c’est le conquérant qui le décide, la preuve en est que « l’en deçà et l’au-delà des Pyrénées constituaient un même pays, un même Etat- les immeubles blancs de Canet, construits pour encaserner les touristes, dressent une autre frontière : un mur de béton, un front de ligne honteux destiné à être plus près de l’eau, mais qui, en fait, occulte, désormais, la mer…La photo n’est pourtant jamais empreinte de critique : à nous de saisir l’implicite…
Le meilleur, dans cette exposition, c’est la tentative focale pour capturer l’impalpable, l’entre-deux, entre eau et sable, ligne évanescente, frontière vague incarnée par la frange de mousse ou d’écume qui, dans son mouvement éternel, prétend, en vain, diviser espace marin et territoire terrestre. Le visiteur se rendra au Muséum d’histoire naturelle pour contempler la poésie, non la police des frontières. Il voudra se retirer un jour à la Cala du Golfet, à Port de la Selva. Il prendra une voile latine ou une barque catalane, pour accéder à une crique secrète de la Costa Brava. Ou, plus aventureux, Ulysse désirant dépasser les limites de son île et faire fi des frontières, il osera prendre un bateau : celui-ci permet de quitter le port, la mère tellurique et d’aspirer à une autre mer, la grande, infinie, hauturière…Dans la perspective du navigateur, l’horizon, ligne imaginaire, née de notre optique défaillante, peut-il se nommer frontière, lui aussi.. ? Y a-t-il toujours une frontière, après la frontière.. ? Les Américains évoquent sans cesse la « nouvelle frontière ». L’ultime ne serait-elle pas, pour l’incroyant, la mort.. ? quant aux autres, les heureux, il faut leur souhaiter la fin des frontières.. !
Pour finir la visite, balade aux franges d’une Catalogne paradisiaque, aqueuse, marine et si féminine, revenons au cap Cerbère, trait d’union des deux Catalognes, haute entaille de schistes qui se perd dans la mère Méditerranée…Jetons un dernier regard aux statues terraquées de Creus, entre Port-Lligat et Cadaquès : l’érosion de la pierre a créé "le lion", a figuré "le pied de Poséidon", a fomenté une forêt de reptiles. Respectons "le repos de l’iguane" et rêvons devant l’imagerie personnelle de Georges Guibert…
photos de Georges GUIBERT
Écrit par cat le
Vendredi 5 septembre 2008
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actualité en Catalogne, photographie
Marie-Christine BARRAULT à Collioure - Photos Loïc Robinot
le 24.08.2008, lecture du
Petit Prince, dans les airs marins...
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Dimanche 31 août 2008
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actualité en Catalogne
blogs littéraires en Catalogne
Merci de m'aider à recenser les blogs littéraires de Catalogne. Au nord, on connaît ceux de La Clau, de la librairie de Thuir et d'André Bonet.
Au sud, on publie la Primera antologia de blogs en català : voir http://blocs.mesvilaweb.cat/node/view/id/74935
Se rendre aussi aux portails littéraires suivants : celui de Jordi Cervera (http://blogs.ccrtvi.com/jordicervera.php) ou : www.communicacion-cultural.com
ou www.llibrevell.cat ou www.toplibros.es ou http://latormentaenunvaso.blogspot.com ou www.verbalia.com ou http://weblogs.madrimasd.org/ ou page personnelle de José Antonio MILLAN : http://jamillan.com/ ou www.dosdoce.com ou, enfin (fin provisoire) : http://alotspetitprincep.blogspot.com/
Images de la Boqueria, marché coloré de Barcelone (ramblas)
(C) J.P.B.
Écrit par cat le
Mercredi 9 juillet 2008
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actualité en Catalogne
Colloque Walter BENJAMIN à Port-BOU, juillet 2008
COLLOQUE – EXPOSITION Architecture inquiétée par l’œuvre d’art. Considérations à partir du Mémorial Walter Benjamin de Dani Karavan (4-5-6 Juillet 2008), à l’initiative de : Ministère de la Culture et de la Communication – Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble – Municipalité de Portbou, Catalogne espagnole -
Dans la petite ville catalane où Walter Benjamin, tentant d’échapper au nazisme, s’est donné la mort le 26 Septembre 1940, s’élève de puis 1994 une oeuvre spatiale de Dani Karavan, en mémoire du grand penseur juif-allemand. Cet hommage à Walter Benjamin, intitulé Passatges est une formidable machine à émouvoir et à penser. Dans le cadre du programme de recherche « Art, Architecture, Paysage » du Bureau de la Recherche Architecturale du Ministère de la Culture (Paris), l’équipe dirigée par Bruno Queysanne présentera le résultat de ses travaux lors d’un colloque-exposition. .
PROGRAMME VENDREDI 4 JUILLET
18 H : Ouverture par Antoni Vega, Maire de Portbou et par le représentant du Gouvernement
de la Catalogne. 18H30 : Présentation du programme de recherche « Art, Architecture, Paysage » par Eric Lengereau, chef du Bureau de la Recherche Architecturale au Ministère de la Culture
et de la Communication, Paris. 19H : « L’Architecture inquiétée par l’oeuvre d’art. « Unheimlichkeit » du Mémorial Walter Benjamin de Dani Karavan », par Bruno Queysanne, professeur émérite de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble. 20H : Inauguration de l’exposition d’aquarelles de Guy Desgrandchamps et des relevés de Portbou de Patrick Thépot.
SAMEDI 5 JUILLET 10H00 : « Double sens de la signification architecturale renforcée par la disposition oblique à Portbou, à Rome au Capitole de Michel-Ange et à La Jolla au Salk Institue de Louis Kahn », par Bruno Queysanne. 11H15 : « Relever, révéler Portbou », par Patrick Thépot, ENS d’Architecture de Grenoble. 11H45 : « Le Monument à Walter Benjamin et le regard », par Gérard Wajcman, psychanalyste, Université Paris VIII. 13H00 : Repas. 15H00 : « Ombre réflexive ou reflet ombreux, le Mémorial Walter Benjamin, la Caverne de Platon et la fable de Narcisse », par Bruno Queysanne. 16H00 : « Narcisse et le narcissisme », par Gérard Wajcman.
17H : Discussion. 17H30 : « Passages et flâneries autour du Mémorial Walter Benjamin », vidéo par Irena Latek, Ecole d’Architecture de l’Université de Montréal. 18H15 : « Paysage sonore de Portbou », pièce de musique de Clément Queysanne, Watcha Clan, Marseille. 18H45 : Film catalan sur l’oeuvre de Dani Karavan. 20H00 : Concert de musique catalane devant le Mémorial Walter Benjamin au parvis du Cimetière de Portbou.
DIMANCHE 6 JUILLET
10H00 : « Approche par l’aquarelle de l’Hommage à Walter Benjamin de Dani Karavan », par
Guy Desgrandchamps, ENS d’Architecture de Paris-Belleville. - 11H00 : « Fuck the context. La citation arrachée », par François Guéry, Faculté de Philosophie, Lyon III. - 12H00 : « Walter Benjamin, passeur de temps », par Jean-Paul Dollé, ENS d’Architecure de Paris La Villette. 13H00 : Repas. 15H00 : « L’architecte comme producteur », par Vincent Michel, ENS d’Architecture de Grenoble. 15H45 : « Benjamin - Baudelaire », par Daniel Lindenberg, historien, Université Paris VIII. 16H45 : Clôture, par Françoise Very, ENS d’Architecture de Grenoble.
INFORMATIONS PRATIQUES
Lieu du colloque-exposition : Centre Civic - 2 Carrer de Méndez Núñez, Portbou - Office de tourisme de Portbou : Teresa Puig, 00 34 972 12 51 61 - Secrétariat du Colloque : Stéphanie Diètre, ENSAG, 04 76 69 83 37/ 04 76 69 83 39/ 04 76 69 83 62
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Jeudi 26 juin 2008
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actualité en Catalogne
Le bel été
Il fait chaud : pas une goutte ne doit être gâchée, proclame le slogan affiché partout en Catalogne !
Pour trouver un peu de fraîcheur, quelques spectacles et événements importants sont suggérés :
* Déambulation théâtrale autour du texte d'Augustin Gomez-Arcos "Ana Non", le 27 juin à 21 heures, îlot F du Camp de Rivesaltes.
* aux Estivales de Perpignan, Carthage, la mémoire des sables, le 4 juillet, au Campo Santo, et le livre de Jacques Vinas, qui a écrit l'histoire de ce spectacle (24 euros à l'ordre de Cap Béar éditions), 45 rue Rabelais, Perpignan.
* Au fort de Bellegarde (Le Perthus), le 29 juin à 21 heures, la Compagnie Amer vous invite à la représentation de son nouveau spectacle : "Les dits du Roussillon". Contes et légendes : Pyrène, le Château du Fourchu, le Pont du Diable, la Vénus, les herbes de la Saint-Jean...
* Au MNAC de Barcelone (Palais national d'Art Catalan, Parc de Montjuïc - www.mnac.cat ), le samedi 5 juillet de 19 h à 3 heures du matin, portes ouvertes, expositions gratuites (Duchamp, Man Ray, Picabia), visites guidées et concert de jazz gratuit; c'est l'été au MNAC 08...J'y serai...Et vous..?
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Mercredi 25 juin 2008
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actualité en Catalogne
Economie du vin à Collioure
Les Économistes du Vin se réunissent à Collioure
du jeudi 29 mai au samedi 31 mai
L'Association européenne des Économistes du Vin tient son colloque annuel au Château Royal de Collioure.
Cette manifestation rassemble près d'une centaine de participants, principalement universitaires, venus souvent de fort loin: Amériques bien sûr, mais aussi Australie, Japon, Corée, Afrique du Sud…
Pendant deux jours et demi, ils examineront leurs travaux récents et leurs enseignements pour le secteur Viti-Vinicole, débats scientifiques de haut niveau et … en anglais, internationalisation oblige.
Mais, le jeudi après midi, en présence de Michel MOLY, maire de Collioure, les deux sessions d'ouverture, l'une présidée par Marc Parcé, notre président du cru Collioure et l'autre par Patrick Aigrain, l'économiste en chef de Viniflhor et de l'OIV sont ouvertes au public. Elles se tiendront au centre culturel de Collioure, rue Michelet; l'entrée est libre.
Cette manifestation scientifique internationale a reçu le soutien du Conseil Général et des instances professionnelles viticoles CIVR et des syndicats des crus Banyuls et Collioure; deux prix seront remis à l'issue du Colloque aux meilleures contributions, l'un par Jean-Louis Salies président du CIVR, l'autre par Jean-Michel Solé président du cru Banyuls.
Plus d'informations sur www.vdqs.net/2008Collioure
Contact Henri Serbat 04 68 39 33 69 ou 06 87 83 78 91
*cette année à Collioure : 9 conférences magistrales, plus de 60 conférences scientifiques, 20 nationalités différentes.
thèmes: Economie du secteur vinicole, Marketing et Management du Vin, Vin et santé, Oenotourisme, Réchauffement climatique, Droit et Histoire du Vin, Gastronomie, … www.VDQS.net - www.gastronometrica.org
www.EuAWE.org - www.Wine-Economists.org
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Mercredi 21 mai 2008
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actualité en Catalogne
Sant-Jordi 2008 à Perpignan
Je présenterai mon dernier livre Méditerriennes, quai Vauban, au stand situé près de l'office de tourisme (de 9h à 12 heures) ainsi qu'à celui des amis de "Autres Plumes" (de 13 heures à 18 h). Si les roses manquent, mes lecteurs pourront se contenter d'une bise ou d'une dédicace... (le livre se trouve aussi en librairie, ou par la poste : 15 euros port compris, à JPB, 9 rue St-Jean, 666000, Perpignan). A très bientôt, dans l'ambiance littéraire et festive de la Saint-Georges... 
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Vendredi 25 avril 2008
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actualité en Catalogne, littérature
Sant-Jordi 2008 à Collioure : Anglais et Catalans
Le dragon à Collioure - Où était saint-Georges ? On ne l'a pas vu ! Ni le maire, M.Moly, accaparé par un match de rugby... (photos J.PB.)
Platanes, stands de livres et Pension Quintana, en arrière-plan, qui va devenir, enfin, après décision du propriétaire de louer la maison à la mairie, la Fondation Machado.
Ci-contre, les amis de Autres Plumes, Eliane et Aissa : la fête des livres a été plus conviviale qu'ailleurs, il fallait s'en douter, présence du conseiller municipal, M.Bonnafos, musique, chants, apéritif...et nombreux visiteurs...Cette Sant-Jordi fut une réussite et des contacts ont été pris avec les sympathiques Anglais de Collioure (www.canigoupress.com) qui éditent une anthologie de textes, en anglais, français (et l'année prochaine, en catalan) et ont un projet de café littéraire ! Merci Elen Hall et les autres... 
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Dimanche 20 avril 2008
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actualité en Catalogne
Sant-Jordi au Boulou 2008
(de gauche à droite : JPB, Aïssa Ouachek, Michel Perpinya et Etiane Chelle; heureusement que les amis étaient là !)
La fête catalan du livre (et de la rose) bat son plein dans les villages. Au Boulou, elle commence mal : très peu de gens intéressés, lecteurs inexistants, organisation chancelante, communiqués de presse minces ou inexistants. Quand une municipalité et une population s'intéressent si peu au livre, c'est grave et significatif de l'indigence des édiles. Ce sera sans aucun doute une vraie fête à Collioure (samedi 19 avril) et surtout à Perpignan (quai Vauban, 26 avril) où j'aurai un stand avec les amis de "Autres plumes".
Dans la rubrique "art mural" -voir un précédent article- cette imagerie, entre Banyuls et Cerbère, est naïve, mais fait l'éloge mérité des viticulteurs catalans qui travaillent dans des vignobles pentus ou en terrasses... (photo JPB)
Écrit par cat le
Mercredi 16 avril 2008
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actualité en Catalogne
Gala de Dali, exposition à Perpignan

(le maire, J-Paul Alduy, avec Montse Aguer, responsable de la fondation Gala-Dali, et, de dos, Jean Casagran, commissaire de l'expo- photos J.P.Bonnel)
(photo d'Amado Jover)
Gala, toujours nue, plus provocante que muse...)
* exposition ouverte jusqu'au 8 août 2008, tous les jours sauf lundi, entrée libre -Couvent des Minimes, rue Rabelais, Perpignan.
L’exposition de Perpignan est consacrée à la vie de Gala, en images, depuis l’enfance russe jusqu’à la tombe du château de Pubol (situé entre Figueres et Cadaquès). Les photos les plus intéressantes sont au début de cet itinéraire ; hélas, ce sont de petits formats et il faut s’approcher pour se régaler des poses de l’époque surréaliste ! Dali, longiligne, en étudiant moustachu, cheveux longs, aux côtés d’Eluard, de Crevel et d’une Gala souriante, presque sympathique. Photographiée par Man Ray, « nue » dit le cartel, du moins à demi-nue, elle provoque les bons esprits du début du siècle.
Ce trajet trouvant sa dynamique dans la juxtaposition d’images mobiles, émouvantes, est cependant convenu, divisé en trois périodes : la compagne d’Eluard, l’épouse de Dali, la créatrice ( ?) d’objets surréalistes. Mais les « commissaires » -sale expression- abusent du mythe de Gala « la muse », Gala « l’inspiratrice » ; c’était plutôt une femme d’affaires qui obligea le Maître à produire beaucoup et à dépenser encore plus (à New York, le couple s’est endetté et c’est l’Etat espagnol qui épongea, d’où la soumission de Salvador à Franco). C’était une femme de caractère qui structura l’artiste, sans doute, et lui apporta la sécurité, mais elle lui fit mener une vie de chien, le soumettant à ses fantasqmes et fantaisies, le trompant avec d’innombrables gigolos, le laissant seul, dans sa chambre d’hôtel, par exemple quand ils se rendaient à Perpignan, alors qu’elle batifolait dans la chambre contiguë…
Pourquoi cacher ces vérités, comme Dominique Bona, dans sa biographie de Gala ? Certes, le mythe est plus satisfaisant, plus séducteur et il fait vendre, pensons à Marilyn Monroë…Muse, non, inspiratrice surréaliste, encore non, les compagnons d’André Breton la détestaient et, lors des réunions du groupe, son rôle se limitait souvent à des parties de jambes et de sexes en l’air…Il faut relire la correspondance Gala/Eluard, chez Gallimard…Surtout, relire les textes autobiographiques de Dali et…se rendre au couvent des Minimes de Perpignan…Merci Jean Casagran, grand organisateur dalinien, qui a encore comme qualité sublime (prenez l’accent) d’être né exactement le même jour que moi, à Perpignan !!!
Écrit par cat le
Samedi 5 avril 2008
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actualité en Catalogne
Chemins de la mémoire, de la liberté, de la démocratie
1. Pourquoi avoir créé une Direction générale de la Mémoire démocratique ?
Domaines de travail de la Direction générale de la Mémoire démocratique :
La restitution de la mémoire démocratique constituait jusqu'à présent un déficit des administrations de notre pays. C'est la raison pour laquelle, au cours de ces dernières années, le Gouvernement catalan s'est engagé à mettre en œuvre une politique publique de restitution de la mémoire historique, dans un but bien précis: rendre hommage aux personnes qui se sont battues pour la démocratie et la liberté et revendiquer les valeurs de la lutte antifranquiste.
Cet engagement s'est traduit par la création de la Direction générale de la Mémoire démocratique et par le projet de création d'un Mémorial démocratique, la toute première institution de l'État chargée de la restitution de la mémoire historique. À travers ces deux instruments, le Gouvernement entend faire appliquer l'article 54 du Statut d'autonomie de la Catalogne, qui presse les pouvoirs publics de veiller à la connaissance et à la préservation de la mémoire démocratique de la Catalogne, qui constitue un véritable patrimoine collectif et témoigne de la résistance et du combat livré pour les libertés démocratiques.
1 Création du Mémorial démocratique.
2 Rédaction du projet de loi sur la localisation et l'identification des personnes disparues pendant la guerre civile espagnole et le régime franquiste.
3 Promotion de la restitution de la mémoire démocratique moyennant l'octroi d'aides aux communes, aux conseils généraux et aux associations à but non lucratif.
4 Remise en état, signalisation et mise en valeur des espaces et des itinéraires de la mémoire démocratique.
5 Programme d'aide aux ex-détenus politiques.
6 Organisation d'hommages, de commémorations, d'expositions, de conférences et de débats se rapportant à la restitution de la mémoire démocratique.
Pour tout contact : Generalitat de Catalunya – Departament d’Interior. www.gencat.cat/memorialdemocratic
2. Chemin de la liberté à SORT (région du Pallars en Catalogne, entre La Seu d'Urgell et Rialp, sur la route du Val d'Aran, vers Viella) Il s'agit d'un musée de la paix à la frontière et de l'expérience des fugitifs du nazisme à la ville de Sort. "Memorial democratic, Plaça Sant Eloi, 25560 Sort" - Mairie : 0034.973.62.00.10. Office de Tourisme T/973.62.10.02. - www.camidelaibertat.cat
3. Chemin de la Mémoire à Serinyà, entre Figueres et Gérone. C'est l'itinéraire que l'écrivain de Gérone Javier Cercas fait suivre à son héros dans son roman Les soldats de Salamine (éditions Actes Sud). Un haut responsable franquiste est sauvé de la mort par un milirtant anarchiste...Le Conseil communal du Pla de l'Estany a mis en place ce parcours qui permet de découvrir les installations du camp républicain durant la guerre civile. (rendez-vous le 30 mars 2008, à 10h30 au Parc des grottes (coves) préhistoriques. Route C-66 - 4 euros pour la participation, gratuité pour les moins de 12 ans. Tél.: 0034.972.59.33.10.
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Mercredi 26 mars 2008
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actualité en Catalogne
Musée mémoriel de l'exil : le MUM/E de La Junquera
Veille de Pâques. Nous étions six visiteurs au musée mémorial de l’exil (MUME), situé dans l’artère principale de La Junquera, village frontalier. Ils étaient six mille –au moins- dans les magasins et « ipermarkets » du Perthus, les consommateurs, touristes ou Catalans du Nord, en quête de boustifaille et d’agneau pascal… D’ailleurs, ils ne savent même pas que ce musée de la Retirada existe en ce lieu de passage international, dédié plutôt aux parkings de poids-lourds et aux bordels à bas prix….Pas d’affichage, pas d’information, ni en France, ni à la frontière. Sans doute faut-il s’intéresser à la chose, être concerné (avoir des parents qui ont connu la déroute républicaine de 1939), être motivé pour échouer dans la rue étroite qui mène à une sorte de blockhaus…
Architecture d’acier rouillé qui évoque le passage, du temps, des siècles car, des exils, il en y eut toujours : rappelons-nous Ovide qui chante le sien dans ses Tristes, poèmes pathétiques, ou encore celui, en Corse, durant huit ans, de Sénèque, chassé par l’empereur Claude…Bâtiment compact, aux colorations jaunes, roses, orange. Traces de rouille, empreintes de pas, signes de passages, là ou un peu plus loin, par les chemins de maquis ou par les cols enneigés. Géométrie abrupte, un bloc de mémoire qui, désormais, est là, destinée à archiver, conserver les souvenirs, sous toutes ses formes : photos, films d’époque, dessins de prisonniers des camps de Collioure, Argelès, Saint-Cyprien, Barcarès, Rivesaltes et, plus loin, Bram et Gurs. Monument, pléonasme de souvenir. Mais aussi anti-monument qui se veut mémoire vive pour les générations présentes et à venir. Ne pas oublier car, on le sait tout en l’oubliant, la mémoire est courte, et l’indifférence presque totale, à considérer les foules investissant les temples du Veau d’or etr de l’Agneau bien peu mystique…Toute une société frappée d’elzheimer (zut, j’en ai oublié l’orthographe !) précoce.. ! Le MUM/E, une conception d’acier qui rappelle les « Passages » de Dani Karavan, dédiés à Walter Benjamin en exil définitif à Port-Bou…
Exil, c’est ce destin invisible incarné par un serpentement de chemin flou qui angoisse car l’horizon masque le but ; c’est la cassure dans la vie, le projet personnel ou familial, la brissure d’un métier, le déracinement hors de son contexte social, hors des premiers rhizomes de l’enfance. Depuis Léreida ou Barcelone, marcher, seul dans la foule hagarde, avec son fardeau d’espoirs déchus. Quitter la rambla et avancer dans la poussière des sentiers, par la frontière hostile, à travers l’hiver des Albères, vers un camp précaire de rétention improvisé sur une plage au sable et aux vents inaccueillants.
La visite du musée s’ouvre sur une citation de Shakespeare : « La liberté est loin d’ici et ici c’est l’exil. » (Le Roi Lear). Signe que ce lieu est ouvert, qu’il n’appartient pas, égoïstement à la Catalogne, mais que le thème traité intéresse le monde, et l’homme total. Il abrite le souvenir les vaincus d’un conflit inséré dans l’histoire européenne et la montée générale des fascismes et totalitarismes en tous genres. Le circuit est un chemin d’information, de réflexion, d’interprétation ; un rappel, surtout, des années 1936-39, de la guerre civile à La Retirada, puis des années de guerre, de Résistance, en France, et des camps de concentration en Pologne, Allemagne…Exposition sur le camp de Bram grâce aux clichés sauvés par A. Centelles, photographe né à Valence en 1909 et mort à Barcelone en 1985, interné un an dans ce camp de l’Aude. A noter aussi les variations de Francesc Abad, artiste catalan contemporain, sur les motifs de la mémoire et de l’oubli, belle –si l’on peut dire-dialectique de l’écriture, de l’inscription et de l’effacement, du gommage naturel ou de l’autocensure du cerveau…(œuvres de 2007).
Les photos deviennent des icônes porteuses de mythologies quand l’objectif est pointé par Capa, Gerda Taro, David Seymour, Manuel Muos, Augustí Centelles, Perè Català Pic : Camp de Collioure, réfugiés sur la route de Céret, colonne de miliciens passant par Port-Vendres, tentes au camp du Barcarès, cohortes de réfugiés par le col d’Arres, arrivée de l’armée franquiste à la frontière du Përthus, attroupement de réfugiés attendant l’ouverture de la frontière (Perthus, 28.1.1939.)…
L'intérieur du Mum/e
Le camp de Collioure au Château royal.
* Museu Memorial de l’Exili, C/Major 43-47, 177000 La Junquera. Tél. 00.34.972.556.533. – www.museuexili.cart - prix d’entrée : 4 euros (réductions nombreuses), ouvert du mardi au samedi de 10 h à 18 h, dimanches et jours fériés, de 10 h à 14 h ; (réserver : infomuseuexili.cat)
Écrit par cat le
Mardi 25 mars 2008
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actualité en Catalogne
Perpignan : chaussettes et magouillettes
Analyse du journal L'Indépendant, principal quotidien local - Édition du samedi 22 mars 2008 - D.R.
Municipale de Perpignan : dans le doute, la justice tranchera...
L'élection de la liste de Jean-Paul Alduy est toujours contestée. Hier, après une semaine de vérifications, deux recours ont été déposés auprès du tribunal administratif par la liste Gauche-Modem et par le candidat FN. Désormais, la justice dispose de deux à trois mois pour statuer sur l'affaire.
Dernière ligne "droite" hier pour la liste gauche-Modem. Jean-Paul Alduy venait à peine d'être réinstallé dans son siège de maire que les opposants ont enclenché le compte à rebours. Regroupés au siège du CDC (convergence démocratique de Catalogne), ils se sont affairés toute la journée jusqu'à la dernière minute, ont épluché les listes d'émargements à la loupe, recompté les voix, vérifié les procurations... Jusqu'à ce que Me Amadei dépose in extremis à 18 heures en préfecture leur recours d'annulation des élections municipales auprès du tribunal administratif.
Un dossier de 162 pages étayé d'une quinzaine de griefs. Parmi eux, d'abord l'affaire du bureau de vote numéro 4 où le président a été surpris avec des bulletins de vote dans la poche et dans une chaussette mais aussi les "dysfonctionnements" qui seraient liés à des écarts "douteux" entre le nombre d'enveloppes et celui des signatures sur les listes d'émargements, des procurations "illicites ou frauduleuses" et une " propagande prohibée".
L'affaire du bureau n°4 : Plus précisément, les "unionistes" mettent l'accent sur l'arrêt du dépouillement dimanche au bureau de vote n° 4. "On estime que 300 enveloppes avaient déjà été ouvertes et qu'il en restait 600 sur la table sans surveillance et dans un contexte de confusion totale", expliquent-ils. "D'autre part, nous avons des jurisprudences. Le dépouillement n'a pas été fait sans désemparer. Le président a quitté ses fonctions puisqu'il a été placé en garde à vue". Au plan pénal, J. Amiel-Donat, J. Codognès et C. Ripoull déposeront prochainement une plainte pour "fraude électorale".
Autre souci, les émargements à proprement dit avec des différences "flagrantes" de signatures entre le premier et le second tour, des croix en guise de paraphe ou des "signatures faites sans que les personnes se soient déplacées". "Il y a des choses saugrenues comme du correcteur sur les procès verbaux ou encore, au bureau de vote n° 2, un nombre d'inscrits qui est supérieur au premier tour par rapport au second tour". Suivent les différentiels constatés dans certains bureaux entre le nombre de signatures et le nombre d'enveloppes dépouillées. "Au total, on a 38 534 signatures et on a 38 258 votants, ce qui veut dire que l'on a 250 voix dans la nature et que 250 personnes sont venues signer mais ont oublié de voter.".
La liste gauche-Modem pointe encore du doigt un certain nombre de procurations, dont plus de "300 ont été faites sur la base d'un imprimé". "C'est illégal. Il faut qu'il y ait un écrit, une lettre ou un mot de l'intéressé. On a eu des difficultés d'accès au registre spécial. Mais on a pu le consulter rapidement et on a vu que certains officiers de police judiciaire avaient fait des remarques. Elles montrent que parfois c'est une tierce personne qui a fait les démarches pour effectuer la procuration et que la personne concernée n'est pas informée".
"En tout état de cause, on est au-delà de 574 voix qui nous manquaient. Et je rappelle qu'il suffit de toute façon de la moitié.", a résumé Jacqueline Amiel-Donat. A ceci, les opposants ont ajouté des tracts jugés "diffamatoires" distribués la veille et l'avant-veille du second tour, la diffusion de bulletins municipaux sur le 3e âge, l'environnement, le comparatif de fiscalité entre le département et la ville "financés par les fonds publics" mais également des témoignages. Seize déclarations, dont 4 sous X, qui relatent les pratiques de fraude utilisées lors de précédents scrutins, qui avouent avoir participé à ces méthodes ou qui attestent avoir constaté des problèmes lors du second tour du 16 mars.
Louis Aliot aussi : "Je compte sur eux pour avoir accès au dossier", déclarait Louis Aliot, candidat du Front national, qui a également déposé de son côté un recours plus succinct. Ce dernier demande lui aussi l'annulation des opérations électorales et base spécifiquement sa requête sur "l'incident du bureau numéro 4". "Si j'avais obtenu 34 voix supplémentaires, nous aurions eu un élu de plus au conseil municipal", affirme-t-il. En outre, Louis Aliot estime avoir été lésé lors du débat de l'entre deux-tours organisé sur France 3 et auquel il n'avait pas été invité. Il a ainsi engagé une action sur le fond au civil.
* Analyse de l'hebdo "Le petit journal" : toute ces histoires de fraude sont des inventions médiatiques destinées à faire vendre des journaux... * Récit de l'affaire par l'envoyé spécial du journal Le Monde (cf. numéro daté mercredi 26 mars)
ça sent pas bon... (ci-jointe Merde d'Artiste, "oeuvre" de Piero Manzoni.
Écrit par cat le
Lundi 24 mars 2008
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actualité en Catalogne
Perpignan, municipales : chaud, chaud, chaussette, le printemps !
Suite en images (signées Loïc ROBINOT) des péripéties post-électorales dans la capitale catalane, où le maire sortant a été réélu :



Nous sommes bien au pays de Dali (Toile pour le Centre du Monde) ... 
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Dimanche 23 mars 2008
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actualité en Catalogne
chaussettes de Perpignan : chaud printemps
De notre reporter (association "Autres plumes") et ami Loïc Robinot, ces photos lors des manifestations devant la mairie de Perpignan, après les élections municipales et les suspicions de fraudes (574 voix séparent le maire sortant et "saussant" de la liste PS-PC-Verts-Modem). Chaudes les chaussettes de M. Jean-Paul Alduy...
Des bulletins dans son bas de laine...
Tout de même...
souriez un peu, M.Alduy... 
Comptez les bulletins de vote..!
