Questions de frontières, le colloque de LLIVIA

 

Congrés Internacional "Observar les fronteres, veure el món"

Type :

Réunions - 

Heure de début :

vendredi 19 mars 2010, à 19:00

Heure de fin :

dimanche 21 mars 2010, à 14:00

Lieu :

Puigcerdà, Bellver de Cerdanya, Llívia

Description

Mirmanda us convida al Congrés Internacional "Observar les fronteres, veure el món"

Cartell i programa a: "http://mirmanda.blogspot.com/2010/02/programa-congres-internacional-observar.html" t "_blank" http://mirmanda.blogspot.com/2010/02/programa-congres-internacional-observar.html

     Aquest Congrés és un esdeveniment exclusiu i únic que es fa a la Cerdanya
com a indret simbòlic. Llívia és un dels tres enclavaments territorials
que subsisteixen a Europa, i la Cerdanya un espai fronterer entre les províncies de Lleida i Girona, fent frontera amb la de Barcelona, però també entre els Estats de França, Espanya i Andorra. Un conglomerat de línies que tenen més vida sobre el paper que dins una realitat altament complexa, en què les persones es mouen i construeixen la seva identitat diària en funció de molts altres elements.
Amb especialistes de primer ordre internacional s’analitzaran i s’aportaran perspectives i solucions a la qüestió fronterera en l’Europa del segle XXI, que preveu precisament la supressió de tota limitació fronterera. La Cerdanya esdevindrà així el focus de la recerca i l’anàlisi
de les fronteres a Europa durant tres dies, repartint-se entre Puigcerdà, Bellver de Cerdanya i Llívia. Les reflexions i discussions que tindran lloc durant el congrés (conferències, pòsters i taula rodona) crearan un nou àmbit d’estudi pràctic com teòric. Un dels aspectes fonamentals de la proposta és la seva interdisciplinarietat, ja que el tema de les fronteres serà abordat a partir d’aspectes d’ordre cultural, econòmic, històric, artístic, geogràfic, polític o sociològic.
El Congrés vol començar a desenclavar les estanques relacions històriques, i entendre la tendència històrica i l’actual de l’ús de les fronteres a Europa i la seva superació, tant a nivell local com estatal, dins la UE.
PROGRAMA en PDF:   "http://www.mirmanda.com/prog/2010/poster_programa.pdf" t "_blank" http://www.mirmanda.com/prog/2010/poster_programa.pdf

  l'enclave ou l'arbitraire de la frontière

 

Écrit par cat le Mercredi 17 mars 2010
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Robert AVRIL, trabucaire pour l'éternité

 Robert Avril à droite sur la photo. A côté de lui, Marie-Ange Falquès.


   Les jours se suivent et rivalisent de tristesse. Après la mort de Ferrat, le chanteur à la voix de velours, c'est au tour de Robert Avril, trabucaire sympathique, plein d'humour, bon vivant. Cet ancien dentiste avait créé en 1985, avec son épouse Marie-Ange, les éditions du TRABUCAIRE. Maison indépassable dans le département des Pyrénées-Orientales : rigueur, professionnalisme, excellent choix de livres catalans, occitans et historiques : les Presses universitaires ne pouvant plus éditer des thèses ou des mémoires, c'est Trabuc qui nous permet de lire des recherches historiques, sociales, ethnologiques...sur la Catalogne. La littérature, la poésie et le polar sont aussi représentés, mais pour le public, Trabucaire, c'est une édition catalane spécialisée dans l'histoire locale.

   Je côtoyais depuis quelques années Robert Avril dans les fêtes du livre, et sa bonne humeur mettait de l'ambiance le long de ces journées, qui sont parfois longues, dans l'attente du chaland. Au salon du livre à Paris, il y a quelques années, nous fûmes témoins d'une première alerte, quant à sa santé, mais depuis, la forme semblait avoir repris le dessus... Hélas, le mal est sournois et silencieux.

   Face à cette maladie qu'on qualifie de longue, mais qui peut se montrer fulgurante, nous sommes encore impuissants. C'est la réalisation de nombreux ouvrages et l'action de l'éditeur pour sa région qui nous le rendront inoubliable.

   Eternel trabucaire...


 

Écrit par cat le Mardi 16 mars 2010
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Culture à Perpignan : les rendez-vous de Torcatis

 


* SAMEDI 20/03/2010 DE 15H00 A 18H00 : Journée mondiale du conte

Lecture de contes par des acteurs - La librairie offre un livre de contes à toute personne assistant aux lectures.


MERCREDI 24/03/2010 A 18H00

Vernissage de l'exposition ALBERT CAMUS réalisée par le groupe PUIG ANTICH, de la CGA


* VENDREDI 26/03/2010 A 18H30

Rencontre JAZZ pour la présentation du livre de Michel ARCENS aux éditions ALTER EGO - Apéro Concert Signature

Communiqué de Michel ARCENS :

J'ai le plaisir de vous informer de la parution de mon livre "Instants de jazz" avec un "prologue" inédit signé Alain Gerber et des photos de Jean-Jacques Pussiau.

Vous pouvez vous le procurer dès lundi 15 mars auprès de votre libraire mais plus sûrement dès maintenant chez l'éditeur: Alter Ego 3, rue Elie-Danflous 66400 Céret. Il faut envoyer un chèque de 17 €.

Pour le premier exemplaire que vous commandez il n'y a pas de frais de port. Si vous le souhaitez vous pouvez demander une dédicace...


MERCREDI 31/03/2010 A 18H00 CONSEIL GENERAL

Rencontre avec Maitre JEAN CADENE pour son livre 

AVOCAT HIER ET AUJOURD'HUI - Présentation à l'Hôtel du département (Conseil général)



VENDREDI 02/04/2010 A 18H00

LIVRES EN VOIX

Rencontre avec le lauréat du prix Technikart CAROLE FIVES

pour son livre QUAND NOUS SERONS HEUREUX Ed. Le Passage

Présentation Gérard Salgas



SAMEDI 03/04/2010 A 10H10 MEDIATHEQUE PERPIGNAN

Petit déjeuner littéraire avec CAROLE FIVES lauréate du prix Technikart, et  à 16H00 MEDIATHEQUE DE ST CYPRIEN

CAROLE FIVES présentera son recueil de nouvelles

QUAND NOUS SERONS HEUREUX




SAMEDI 03/04/2010 A 17H00 LIBRAIRIE 

LIRE ENSEMBLE LE THEATRE CONTEMPORAIN

Organisé par Laetitia Costa



MARDI 06/04/2010 A 18H00

Rencontre autour MOULOUD FERAOUN

Présentation par JACQUES CHOUKROUN



MERCREDI 09/04/2010 A 18H00 MEDIATHEQUE PERPIGNAN

Rencontre avec SYLVIE CROSSMAN et JEAN PIERRE BAROU

pour leur livre TIBET UNE HISTOIRE DE LA CONSCIENCE



DIMANCHE 11/04/2010 PALAIS DES CONGRES

Lors du festival CONFRONTATION 

Présentation du livre du peintre HENRI CABEZOS Ed. Libre d'art

en présence de l'auteur Jacques Quéralt et de l'artiste

ET SI L'ART N'ETAIT PAS UNE RIVIERE TRANQUILLE



VENDREDI 23/04/2010 A 18H00

SANT JORDI

Rencontre avec les éditions Autrement et avec le directeur de collection

Mr LLIBERT TARRAGO pour la nouvelle collection LITTERATURE CATALANE



SAMEDI 24/04/2010 A 10H30 GALERIE DE L'OLYMPE PERPIGNAN

Rencontre avec LLIBERT TARRAGO Ed. Autrement



MARDI 04/05/2010 A 17H30

Rencontre avec HENRI PARENS psychiatre pour son livre 

RETOUR A LA VIE GUERIR DE LA SHOA, entre témoignages et résilience

Ed. Tallandier. Organisé par le Conseil Général

dans le cadre de la semaine Qu'est ce quêtre juif  de la librairie Torcatis.



JEUDI 06/05/2010 A 18H00

Rencontre avec ELISABETH ROUDINESCO psychiatre

pour son livre RETOUR SUR LA QUESTION JUIVE Ed. Albin Michel

Dans le cadre de la semaine Qu'est ce qu'être juif de la librairie Torcatis.



MARDI 11/05/2010 DE 14H A 16H00 CAMPUS UNIVERSITAIRE

Rencontre autour de HEDI KADDOUR pour son livre SAVOIR VIVRE Ed. Gallimard.

 

 

* VENDREDI 14/05 SAMEDI 15/05 DIMANCHE 16/05/2010

SALON POLAR SANG ET NOIR - Plus de 30 auteurs présents au COUVENT DES MINIMES PERPIGNAN

 

Écrit par cat le Lundi 15 mars 2010
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Neige à Perpignan, neiges blanches et noires

Un lundi noir, intempéries, embouteillages en ville : la neige inattendue !

   Un lundi blanc, à midi, vingt centimètres et des voitures dans tous les sens, qui dérapent, vont dans le fossé et bloquent les rues. Des 4x4 fringants dont les propriétaires ne savent passer les vitesses. Petites et grosses voitures, chères et confortables, ce n'est plus rien dans la neige; elles sont abandonnées et la vieille R4, ou la mini Fiat Panda passent, fières comme Artaban...

   Pour certains, les jeunes, c'est la joie, les boules de neige, les bonhommes...la fermeture de l'école!

   Pour d'autres hommes, bons ou pas, la neige, ça donne les boules : on est bloqué sur l'autoroute ou dans un carrefour, la nuit dans la voiture, ou partir à pied pour rejoindre son village : six heures de marche...

 Perpignan, place de Catalogne (photos J.P.Bonnel)

 

  Le blanc et le jaune mêlés...

   Souvent, la neige est synonyme de poésie, de pureté, métamorphosant le quotidien. Mais en ville, c'est vrai, elle est gênante, si insolite qu'elle n'est pas, là, à sa place, on l'attend en montagne, on l'espère dans les stations de ski. Urbaine, elle devient vite boue, amas gris qui fond peu à peu mais entrave votre marche. Finie la blancheur, c'est comme si un volcan avait craché ses cendres, sa lave et son sperme...


Écrit par cat le Mardi 9 mars 2010
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LLIVIA, une histoire de frontière

  Etrange, ce petit bout de terre espagnole "oublié" en royaume de France : une enclave comme un corps étranger, qui vous dérange, vous démange ! Histoire de bavure, de frontière, souvent arbitraire, dans tous les cas tragique : un pays, la Catalogne divisée, les soeurs jumelles voyant leurs peuples coupés en deux, pourquoi..? Pour avoir deux Catalognes, jouir deux fois de la beauté de cette région multiple, composée de mer, de montagnes, d'un patrimoine exceptionnel...

  La vieille ville, sur les hauteurs, invite, avec ses ruelles et son riche urbanisme diversifié, à des itinéraires historiques, jusqu'en haut de la colline : église, château et musée à découvrir. Il ne faut pas rester en bas, dans l'avenue principale qui mène à Estavar ou Saillagouse, en France, ou à Puigcerdà, en Espagne : la ville neuve, faite de bois et d'ardoises, est vide, fantomatique, quand les Barcelonais bobos et bourgeois ne sont pas venus pour skier. Et puis, la crise aidant, de nombreux appartements sont à vendre... La vie est plus haute, dans l'histoire des façades et la présence de Jacint Verdaguer, qui écrivit ici une partie de son épopée CANIGO... 

   En effet, voir l'inscription : "Lluis Cutchet i Font (1815-1892), journaliste, historien, économiste, accueillit dans sa maison de LLIVIA Jacint VERDAGUER à l'époque où il écrivait son poème épique CANIGO."

 Le passé mythique : Hercule à LLIVIA. (photos Jean-Pierre Bonnel)

 

 

 

 Parmi le LLIVIA médiéval, cette maison témoigne de la présence de l'art nouveau (époque de GAUDI) dans l'enclave, signe que les influences architecturales ont pu, malgré les frontières, se propager dans ce coin oublié de Cerdagne, petit paradis catalan..à suivre...

 

Écrit par cat le Dimanche 7 mars 2010
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Polar catalan : peinture à Céret, Jacques Lavergne

   Ce policier pictural se déroule à Céret, au coeur du MAMOC (musée d'art moderne de Céret), dirigé par un nouveau conservateur : il est vrai que Mme Matamoros, l'actuelle conservatrice, dont on fait l'éloge p.13, doit prendre sa retraite dans quelques mois... Jacques Lavergne, avocat à Toulouse, cofondateur des éditions "Au diable Vauvert", mais natif de Banyuls, connaît bien le milieu vallespirien et donc, semble-t-il, le futur maître des lieux...Pierre Pagès, dont le portrait est brossé pages 11 et 12.

   La toile de fond de ce polar volumineux, mais bien écrit et souvent drôle, est un tableau de Vicent Bioulès : ses trois ponts figurent en couverture; c'est le moins mauvais de cet ancien de "Support-Surface" qui est revenu au figuratif, aux fontaines d'Aix et aux platanes de Céret. Pourquoi Bioulès ? A la mode ? En tout cas, célébré par Joséphine Matamoros depuis des lustres..C'est vrai, en Vallespir, c'est pas le pire...

   Le Belphégor du Mamoc arrive donc par le sous-sol (je vais tout vous révéler pour que votre attention se porte sur l'écriture et l'ironie de l'auteur: les autorités, la police, p.28, les antiquaires, p.34, les trafiquants d'oeuvres d'art, p.87...) et veut s'emparer de chaque élément du triptyque : un fana de Bioulès, on se demande encore pourquoi...En effet, le rapt d'un Picasso, d'un Soutine, d'un Masson ou, à l'extrême rigueur, d'un Burty-Havilland (rétrospective de cet héritier des industries de la faïence en ce moment au musée) aurait expliqué le geste fou de ce maniaque, mais un Bioulès...

  L'intrigue est longue et langoureuse, le conservateur séduisant les belles femmes sans vraiment les rechercher et nous faisant découvrir, au-delà de la frontière, l'abbaye de Sant Quirze de Colera, "un bijou" (page 273)

   On attend le deuxième roman de J.Lavergne, qui confirmera, sans aucun doute, le talent à l'oeuvre ici, dans un des meilleurs polars catalans actuels...

 *éditions Mare Nostrum, 13 euros.

Écrit par cat le Vendredi 5 mars 2010
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Frêche par Georges SEMPRUN

Je me permets de retranscrire ici la belle formule de l'écrivain, ancien ministre de la culture, ancien interné dans les camps nazis, pour soutenir Hélène Mandroux, insultée, méprisée par un Frêche aussi vulgaire et grossier, surtout avec les femmes :

"Ce qui se passe en Languedoc-Roussillon n'est pas qu'une affaire de propos d'un homme politique rendant l'odieux anodin. C'est un moment et un lieu où se jouent les valeurs de la République dans son ensemble."

 Cet homme admirable, cultivé, simple, que j'ai eu la joie de côtoyer pendant le Festival du livre de Collioure, en août dernier, a les mots pour montrer la petitesse du fat, du raciste, du ploutocrate, d'un chef gonflé d'ego, et revenir à la grandeur des idées et valeurs qui devraient nous guider, à nouveau.

 Semprun avec Florence Malraux, au centre culturel de Collioure (21.8.2009) - photo J.P.Bonnel.

Écrit par cat le Mercredi 3 mars 2010
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Conférences au Millénaire de Toulouges

 

   Le centre culturel "Le Millénaire" de Toulouges reprend l'idée des conférences initiées l'année dernière par la médiathèque et la ville de Perpignan :

"L'empreinte des hommes à travers le temps et au cœur de notre espace" : 10 conférences sur des personnages ou des familles qui ont marqué l'histoire nord-catalane.



• Vendredi 12 mars - 20h00 : LES ROIS CATHOLIQUES, L'EMPEREUR CHARLES QUINT, LES BORGIA EN ROUSSILLON, par Emmanuelle Rebardy-Julia (en français) : Les Rois catholiques, l'empereur Charles Quint, les Borgia en Roussillon, par Emmanuelle Rebardy-Julia. Les Rois Catholiques, les Borgia, Charles Quint, autant de personnages en apparence étrangers à l'histoire du Roussillon. Mais sait-on qu'Isabelle et Ferdinand, Reine et Roi d’Espagne ont fait leur entrée à Perpignan en 1493 ? Sait-on que César Borgia, modèle du Prince de Machiavel, a été évêque d'Elne, abbé de Cuxa et qu'après lui il y a eu cinq évêques Borgia ou apparentés ? Sait-on que Charles Quint a inspecté la frontière et soupé à Perpignan en 1538 ? Sait-on également que c'est St François Borgia qui a contrôlé Perpignan après les émeutes de 1540 ? Au-delà de l'anecdote, c'est ici, que se révèle le destin paradoxal de ce Nord de Catalogne.


http://www.toulouges.fr/files/cyclequint.pdf


• Vendredi 9 avril - 20h00: MIQUEL DE GIGINTA, par Jaume Queralt (en français), l'Abbé Pierre du XVIème siècle

http://www.toulouges.fr/files/cyclegiginta.pdf

• Dissabte 15 de maig - 16h00 : FRANCESC MACIÀ, per Andreu Balent (en català), primer president de la Segona Generalitat: de l'exèrcit espanyol al nacionalisme català

http://www.toulouges.fr/files/cyclemacia.pdf

• Divendres 4 de juny - 20h00 : HONORAT CIURÓ, per Joan Peytaví-Deixona (en català) : la vida quotidiana dels catalans del segle XVII

http://www.toulouges.fr/files/cyclehonorat.pdf


• Vendredi 2 juillet - 20h00 : LES GUERRA, par Julien Lugand (en français), la marque baroque du Roussillon

http://www.toulouges.fr/files/cycleguerra.pdf


• Vendredi 27 août - 20h00: JUSTAFRÉ ET LES TRABUCAIRES, par Marc Justafré (en français)

http://www.toulouges.fr/files/cycletrabucaire.pdf


• Vendredi 24 décembre - 20h00 : LES BARDOU, PAMS ET ALLIÉS, par Edwige Praca (en français)

http://www.toulouges.fr/files/cyclebardou.pdf


• Vendredi 22 octobre - 20h00 : LES AURIOL, par Nicolas Marty (en français), itinéraire d'une famille de banquiers roussillonnais (1815-1944)

http://www.toulouges.fr/files/cycleauriol.pdf


• Divendres 19 de novembre - 20h00 : ALBERT CAMUS I CATALUNYA, per Joan Daniel Beszonoff (en català)

http://www.toulouges.fr/files/cyclecamus.pdf

• Divendres 2 de desembre - 20h00 : SALVADOR DALÍ, per Jaume Fàbrega (en català) : de l'art a la cuina

 (C) Amado JOVER.

http://www.toulouges.fr/files/cycledali.pdf

PLÀNOL D'ACCÉS AL MIL·LENARI- PLAN D'ACCÈS AU MIL·LENARI : http://www.toulouges.fr/files/cycleacces.pdf

 

Écrit par cat le Samedi 27 février 2010
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Agenda culturel à la librairie Coste-Torcatis

RENCONTRES CHEZ TORCATIS

JEUDI 04 MARS A 17H00
Georges FRECHE  Déçu Avare
dédicacera son ouvrage
TREVE DE BALIVERNES , POUR EN FINIR AVEC L'HYPOCRISIE

MARDI 09 MARS A 18H00
La cinémathèque euro-régionale institut Jean Vigo et la librairie Torcatis
vous invitent à la présentation et dédicace du livre
LA RETIRADA EN IMAGES MOUVANTES
Cet ouvrage collectif, sous la direction de Michel CADE est issu de la rencontre-colloque
qui a eu lieu du 29 janvier au 1er février 2009, organisée par la Cinémathèque Euro régionale
Institut Jean Vigo.
Le livre est accompagné du DVD , l'exode d'un peuple de louis Llech, film unique sur l'évenement,
dû au talent d'un amateur plus qu'éclairé, assorti d'une musique originale de Virgile Goller.

MERCREDI 10 MARS A 18H00
JEAN YVES LAURICHESSE
présentera son dernier ouvrage
LES PAS DE L'OMBRE
L'ombre d'un étudiant des années trente (le survivant de Place Monge)
erre dans les rues du Quartier Latin. Il a été orphelin dans un internat gris de province.
Il sera prisonnier dans une région froide d'Allemagne. Dans ses pas, son fils imagine
ce que fut sa jeunesse à partir de photographies, de lettres, d'anecdotes.
Il le rejoint au bout du chemin, où le présent se confond avec le mythe.

VENDREDI 12 MARS A 18H00
LE RENDEZ VOUS DES AVENTURIERS ET LA LIBRAIRIE TORCATIS
Vous invitent à rencontrer

JEAN CLAUDE HAUC
pour la présentation de son livre
AVENTURIERS ET LIBERTINS AU SIECLE DES LUMIERES
Jean Claude HAUC évoquera aussi le livre réalisé avec l'artiste
DANIEL DEZEUZE : MES PETITES MARQUIS

Écrit par cat le Vendredi 26 février 2010
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Agenda culturel en Catalogne (fin février 2010)

Agenda de la setmana / Agenda de la semaine

 

  OLOT

   Una selecció de conferències, festes, peces de teatre, esdeveniments interessants per als aprenents de català i per als enamorats de la cultura catalana...
   * Une sélection de conférences, fêtes, pièces de théâtre, évènements intéressants pour ceux qui apprennent le catalan et pour les amoureux de la culture catalane...

• Fins al 27 de febrer, exposició "Cases burgeses al Rosselló a la Belle Époque".  
Lloc: Mediateca de Perpinyà / 15, carrer Émile Zola / 66000 Perpinyà. Entrada lliure.
• Jusqu'au 27 février, exposition "Maisons bourgeoises en Roussillon à la Belle Époque".
Lieu : Médiathèque de Perpignan /15, rue Émile Zola / 66000 Perpignan. Entrée libre.


• Fins al 26 de febrer, exposició "El somni republicà, el republicanisme a les comarques de Girona, 1900-1936"
Lloc: Ajuntament de Castelló d'Empúries / Plaça del Joc de la Pilota, 1 / 17486 Castelló
• Jusqu'au 26 février, exposition "El somni republicà, el republicanisme a les comarques de Girona, 1900-1936"
Lieu : Ajuntament de Castelló d'Empúries / Plaça del Joc de la Pilota, 1 / 17486 Castelló d'Empúries. Entrée libre.


• Dijous 25 de febrer a les 20h30, teatre en català "La gossa d'en Pepet" per la companyia Ultrera.
Lloc: Cinema Jaurès / Carrer Jean Jaurès / 66700 Argelers de la Marenda. Entrada lliure.
• Jeudi 25 février à 20h30, théâtre en catalan "La gossa d'en Pepet" par la compagnie Ultrera.
Lieu : Cinéma Jaurès / Rue Jean Jaurès / 66700 Argelès-sur-Mer. Entrée libre.

• Divendres 26 de febrer entre les 10h00 i les 14h00, Bus Campions del FC Barcelona amb, entre altres coses, les 6 copes guanyades el 2009.
Lloc: Plaça de la Victòria / 66000 Perpinyà. Entrada lliure.
• Vendredi 26 février entre 10h00 et 14h00, Bus Campions du FC Barcelona avec, entre autre, les 6 coupes gagnées en 2009.
Lieu : Place de la Victoire / 66000 Perpignan. Entrée libre.

• Divendres 26 de febrer a les 15h00 i dissabte 27 a les 10h30 i a les 15h00, cinema en català "El pallasso i el Fuhrer".
Lloc: Departament de català de la Mediateca / 42, avinguda de Gran Bretanya / 66000 Perpinyà. Entrada lliure.
• Jeudi 26 février à 15h00 et samedi 27 à 10h30 et à 15h00, cinéma en catalan "El pallasso i el Fuhrer".
Lieu : Département de catalan de la Médiathèque / 42, avenue de Grande Bretagne / 66000 Perpignan. Entrée libre.

• Dissabte 27 de febrer a les 21h00, teatre en català "Cyrano de Bergerac" per la companyia El Celler d'Espectacles.
Lloc: Teatre El Jardí / Plaça Josep Pla / 17600 Figueres. Entrada: 15 euros. Tel: 0034 972 50 19 11
http://www.servicaixa.com/nav/ca/teatro/figueres/teatre_jardi_de_figueres_09jg/cyrano_de_bergerac/
• Samedi 27 février à 21h00, théâtre en catalan "Cyrano de Bergerac" par la compagnie El Celler d'Espectacles.
Lieu : Teatre el Jardí / Plaça Josep Pla / 17600 Figueres. Entrée : 15 euros. Tél : 0034 972 50 19 11
http://www.servicaixa.com/nav/ca/teatro/figueres/teatre_jardi_de_figueres_09jg/cyrano_de_bergerac/



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Écrit par cat le Jeudi 25 février 2010
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Cultures : Aquarelle à Banyuls, François Cheng à Perpignan

* Librairie Torcatis: exposition d'art contemporain : la Retirada, les Républicains espagnols...


**1er salon international de l’aquarelle de Banyuls sur mer

Du 15 février au 1er mars 2010

Invitées d’honneur : Dolores BOLANOS (Catalogne) et Odette Godfroid (Belgique)

Artistes d’Alklemagne, Algérie, Angleterre, USA… Le salon sera ouvert de 10 à 12 heures et de 15 à 19 heures - Renseignements : 06.68.56.52.23.


*** A la Médiathèque de Perpignan, 

  Petit-déjeuner littéraire avec Madeleine Bertaud, pour son ouvrage François Cheng: un cheminement vers la vie ouverte
   
Madeleine Bertaud lira à cette occasion des poèmes de François Cheng. Rencontre organisée en partenariat avec la librairie Torcatis.
    Professeur des universités, Madeleine Bertaud s’emploie à promouvoir ce qu’elle appelle une « critique humaniste ». Elle avait jusqu’ici consacré ses recherches à la littérature du XVIIe siècle. La rencontre de François Cheng l’a amenée à la littérature contemporaine. Bien qu’élu à l’Académie française en 2002 et, en dépit de ses succès éditoriaux, François Chengdemeure un écrivain mal connu du grand public. Le présent livre ne retrace pas la vie de François Cheng, sur laquelle ne sont fournies que les informations indispensables. En invitantà lire cet écrivain français venu de « l’Orient de tout » ou, plus précisément, en invitant à luiconsacrer une lecture « d’accueil », Madeleine Bertaud permet de suivre l’auteurdu Dit de Tianyi et des Cinq méditations sur la beauté dans son cheminement très personnel, non seulement de l’Est à l’Ouest, d’une culture et d’une langue à une autre, mais égalementvers ce que lui-même appelle « une vie ouverte ». Une poésie qui retient à la fois par sa beauté et par son sens, et qui demande à être accueillie et méditée.
    En un mot, en s’appliquant à la lecture précise des textes, cet ouvrage constituela première introduction générale à la lecture de l’oeuvre de François Cheng.

   Samedi 6 mars 2010 à 10 h 10 - 15 rue Emile Zola - Perpignan

Écrit par cat le Mercredi 24 février 2010
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Camus, et la mère Catalogne

*** suite de "Camus le Catalan" :

   L'auteur voit pour la première fois la terre où naquit Catherine Hélène Sintès Cardona, sa mère, la deuxième de neuf enfants d'une modeste famille minorquine qui avait émigré en Algérie à la recherche d'une prospérité hypothétique. A partir de 1830, des milliers de Minorquins se déplacent vers l'Afrique du Nord pour trouver de meilleurs conditions de vie. (5)

   Parmi ces émigrants, les ancêtres de Camus. La famille paternelle : Miquel Sintès et Margarita Cursach, de Ciudadela : les parents d'Esteve Sintès Cursach, le grand-père qui naît en Algérie en 1850; et le côté maternel avec Josep Cardona, né à Sant Lluis et Joana Fedelich, née à Es Castell : parents minorquins de  la grand-mère maternelle, Catalina Maria Cardona, originaire aussi de Sant Lluis, à Minorque; c'est elle qui émigre en Algérie et se marie, à l'âge de dix-sept ans, avec Esteve Sintès, (Etienne, ouvrier agricole). à Kouba, en 1874. (6)

   Camus décrit le paysage, les ports, le couvent de San Antonio, Felanitx, la baie d'Ibiza : il s'agit d'un "voyage mythique où chaque image devient un symbole...Et jamais peut-être un pays, sinon la Méditerranée, ne m'a porté si loin et si près de moi-même.", écrit-il dans les essais de L'Envers et l'Endroit  : "Amour de vivre".

   Camus ne parle pas le catalan, mais insère dans ses romans quelques expressions populaires du "patois" minorquin; ainsi Jacques Cormery, dans Le Premier homme dit que sa grand-mère parlait plus le dialecte catalan que l'espagnol; imposant la sieste aux enfants, elle prend Albert à côté d'elle et lui lance "A benidor!" (Viens et dors). Le biographe Olivier Todd écrit que dans la famille, on ne parle plus l'espagnol et que dans les réunions familiales ou amicales, les colons d'origine espagnole échangent des paroles et expressions catalanes; de même les chansons traditionnelles minorquines subsistent dans la vie quotidienne. (7)

   De plus, Rosa de Diego fait allusion (p.22, opus cité) au phénomène dialectal qui se produit dans des zones rurales et pauvres d'Algérie; ainsi le mélange linguistique de l'espagnol, de l'italien, de l'arabe et du français donnera naissance au terme "cagayous" ou "pataouète", déformation d'un mot valencien, proche du parler catalan, qui signifierait "nous sommes du pays tous les deux"; R. de Diego avance qu'il s'agit d'un terme issu du provençal-catalan "patoier", signifiant : "parler en gesticulant beaucoup".


   Plus tard, au cours de sa carrière journalistique, Camus reviendra sur l'imaginaire hispanique, à l'occasion de sa défense des Républicains espagnols (soutien lors de meetings pour l'Espagne républicaine, puis pour les nationalismes basque et catalan)  et aussi sur les racines catalanes. C'est ainsi qu'il écrira pour la revue "Per Catalunya", éditée à Nice par des exilés républicains. En outre, il fera la connaissance, lors d'un cocktail chez Gallimard, de Victor Alba, pseudonyme de Pere Pagès i Elias, écrivain catalan. L'éthique humaniste et libertaire va les réunir, ainsi que l'oeuvre poétique de Joan Maragall, né à Barcelone en 1860, à l'origine de la modernité littéraire et du nationalisme catalan. 

   En effet, Camus va publier en 1947, dans la revue "Le cheval de Troie", le poème de Maragall : "Cant espiritual"; son ami Pere Pagès fera paraître cette traduction dans la revue "Pont blau", en 1957.   Maragall fut avocat, puis directeur du journal "Diario de Barcelona"; enfin, il se consacra à la littérature en publiant dans la revue "L'Avenç", porte-parole du mouvement moderniste, qui opposait un nationalisme politique au nationalisme régionaliste. En traduisant, grâce à Pere Pagès, en adaptant, plutôt,  le "Chant spirituel", Camus rend encore hommage à sa "seconde patrie": aux Espagnols, aux Catalans, il clame: "Nous sommes en partie du même sang et j'ai envers votre patrie, sa littérature et son peuple, sa tradition, une dette qui ne s'éteindra pas." 

   En traduisant le poème de Joan Maragall, Camus revient à la langue de sa grand-mère et rend hommage à un parler que Camus enfant, le Jacques Cormery du "Premier homme", qualifiait de simple "patois" : dans la première partie : "Recherche du père".

   Camus retrouve dans la poésie de Maragall une sensibilité méditerranéenne et la célébration de la mer immense, du bleu du ciel, de cette "lumière qui habille les cyprès et les oliviers"; Camus trouva aussi dans ce texte un intérêt pour les problèmes philosophiques qui y étaient développés; enfin, il est évident que faire connaître une langue interdite par la dictature franquiste constituait encore un acte politique important pour l'époque...

Un extrait du "Cant espititual" :

"Amb quins altres sentits me'l farreu veure

aquest cel blau damunt de les muntanyes,

i el mar immens, i el sol que pertot brilla ?"


"De quels autres yeux me ferez-vous voir

Ce bleu de ciel sur les montagnes,

la mer immense, et le soleil

qui enflamme tour ?  "

(5) "Albert Camus et l'Espagne", Edisud, 2005. Voir, en particulier, l'arbre généalogique de Camus, composé à l'aide d'ouvrages biographiques de base (Lotmann, Todd, Marta Marfany : Els Minorquins d'Algèria, Barcelone, 2002, Xavier Valls : "Camus, catalinitat i estranyesa", in "Revista de Catalunya", septembre 1996, Josep Pons Fraga : "Entre Menorca i Algèria", revue "El Mirall" n°93, mai 1998...) En outre, nous n'avons pas pu accéder aux communications du colloque des 7/9 novembre 2007, à Barcelone "Col-loqui sobre Camus".

(6) Idem, communication de Rosa de Diego "L'Espagne sur le coeur", page 19...

(7) A.Camus, une vie, Paris, Gallimard, 1996, p.33. Olivier Todd écrit : "La généalogie de Camus est archétypale d'un Pied-Noir de sa génération, avec une ascendance française du côté paternel, espagnole du côté maternel. Parmi les ascendants français, on trouve au niveau des arrière-grands-parents français, trois quarts de Méridionaux (Ardéchois, Marseillais et Bordelais)... La lignée espagnole est originaire des Baléares, donc catalane plutôt que castillane."

(8) Edisud, 2005, page 32.

 

A.Camus, enfant.

(à suivre...)

Écrit par cat le Mardi 23 février 2010
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La culture en danger - le SYNDEAC - Valentine Gauby

 

 

Valentine Goby, écrivain
Ecrivain, romancière adulte et jeunesse, je ne vis pas en Seine Saint-Denis mais j’y construis et y affirme mon engagement artistique et citoyen. Là s’incarnent mes valeurs de partage et de solidarité, dans un espace et une ambition qui font figure d’exemple en France, où la culture a droit, et même, devoir de Cité ; de cela je suis fière.


 

   Le gouvernement qui entend retirer la clause de compétence générale aux départements et aux régions va les empêcher d’intervenir dans le champ culturel.

   La redéfinition de la fiscalité locale, privera les collectivités territoriales d’importants moyens financiers. De nombreux élus locaux ont prévenu les responsables culturels : si cette « Contre réforme » était votée, les régions et les départements – et, par effet domino, les villes -seraient contraints de diminuer de manière catastrophique leurs aides à l’art et à la culture.

Les conséquences seraient alors désastreuses pour la création artistique, les projets éducatifs et l’emploi !

Notre pays risque de perdre l’un de ses fleurons, qui favorise l’émancipation individuelle et collective. La France perdrait une grande part de sa créativité et de son rayonnement.

   C’est pourquoi le SYNDEAC demande à tous les artistes, les responsables culturels, les personnels, les publics, les citoyens, les élus, de signer cet appel et de le diffuser largement.

http://www.seine-saint-denis.fr/cultureendanger.html

 

 

Écrit par cat le Lundi 22 février 2010
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Camus le Catalan

 


  La mère est au coeur de l'oeuvre de Camus; elle apparaît à travers le portrait de la mère du docteur Rieux, dans La Peste : "Sagement assise dans un coin de la salle à manger, sur une chaise...les mains réunies sur les genoux." Surtout, elle est omniprésente dans l'autobiographie posthume Le premier homme, qui lui est dédiée ": "A toi qui ne pourras jamais lire ce livre"; en effet, analphabète, d'une intelligence limitée, renfermée, presque autiste, cette femme simple semblait indifférente, résignée dans sa vie de travail et de misère. (1) 

    Dès les premières pages de ce livre sincère et admirable, Camus note : "Elle se tenait près de la table, les mains sur son ventre, et son beau visage renversé vers la lumière de la lampe était maintenant traversé de courtes ondes de douleur.." Plus loin, dans le chapitre "Recherche du père", le narrateur revient sur "ce beau regard sombre et fiévreux" (2)

   La mère représente aussi les racines catalanes, avec la grand-mère, autoritaire, participant aux ressources maigres de la petite famille, après la mort du père, à la guerre de 14/18. En effet, Catherine Sintès était né aux Baléares, dans l'île de Minorque dont elle parlait le dialecte, un Catalan primaire qu'elle mélangeait à quelques mots d'un langue française, elle aussi très approximative. Camus n'a pas connu la Catalogne puisque le père, Lucien, ouvrier caviste, et la mère, occupée par les ménages, vont s'installer en Algérie. Albert naît le 7 novembre 1913 à Mondovi, village près de Bône; il sera ensuite élevé à Belcourt, quartier populaire d'Alger.

   La mère, c'est donc d'abord "l'exil", la méconnaissance d'un passé généalogique et d'une terre lointaine; elle est aussi le "royaume" de Belcourt qui lui apprend la misère, l'autoritarisme d'un oncle et d'une grand-père, l'éducation étant parachevée par Louis Germain, cet instituteur exemplaire auquel le futur prix Nobel rendra un hommage filial.

   En outre, par sa condition misérable, par son destin fait d'acceptation et d'incompréhension, cette morte-vivante symbolise pour Jacques - le fils dans "Le premier homme"-  l'absurde, une vie dont le but est la mort, sans perspective quand on est comme Camus non-croyant. L'incipit de "L'Etranger" affirme cette fusion de la mère et de l'absurde : "Aujourd'hui maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas..." Cette femme, quasi muette, comme hors du monde, comme absente à la réalité environnante, st sans doute à l'origine de l'oeuvre de Camus : ce manque de communication avec Catherine, ce silence, cette présence d'une femme absente, ce sont les romans, les essais, le théâtre, qui vont tenter d'y remédier; combler le silence par les mots et célébrer la mère, lui redonner une existence et une place unique, car cet être est irremplaçable : "Entre ma mère et la justice, je choisirai toujours ma mère..." On connaît tous la célèbre formule du discours de 1957 pour la remise du prix Nobel de littérature : elle a fait débat et a scandalisé les bonnes âmes et les écrivains "engagés" dans le combat pour l'Algérie française. Camus, avec cette formule, voulait simplement signifier qu'il ne cautionnerait jamais le terrorisme aveugle qui tue les civils...

   La mère est donc, avec l'Algérie, la patrie de l'écrivain. Sa seconde patrie, c'est l'Espagne, celle des articles qu'il écrivit pour que la dictature de Franco s'achève et que la démocratie revienne (3) C'est surtout la Catalogne et Camus, dont l'oeuvre est interdite en Espagne, ne fera qu'un bref séjour aux Baléares, au cours de l'été 1935, avec sa première femme Simone; l'essai Amour de vivre fait référence à cette villégiature sur les traces de la mère; c'est l'inspiration de Noces, où "l'amour de vivre" est motivé par le "désespoir de vivre".

   Pour en savoir plus sur ce voyage en terre catalane, il faut aussi se reporter aux Carnets de Camus (4) 

 

 

(1) Javier Figuero, A.Camus ou l'Espagne exaltée, éditions Autres Temps, 2008.

(2) Le premier homme, folio Gallimard, 1994, page 69.

(3) Préface à L'Espagne libre, dans "Actuelles 1", Paris, Gallimard, La Pléiade, "Essais" (ancienne édition des oeuvres complètes) voir aussi "Pourquoi l'Espagne", page 392, "L'Espagne et la culture", p.781 et "Ce que je dois à l'Espagne", p. 1905. Les articles sur l'Espagne sont à présents disséminés dans la nouvelle édition de La Pléiade, en 4 tomes, de façon chronologique. Pour les articles politiques et surtout "libertaires" de Camus, lire l'anthologie et la présentation de Lou Marin : A.Camus et les libertaires, Egrégores éditions, Marseille, 2009.

(4) Carnets, Gallimard, Paris, 1962-64.

 


(à suivre)

 

 


 

Écrit par cat le Dimanche 21 février 2010
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Hamlet de Shakespeare et Frédéric Borie

  Je reviens sur la pièce jouée au théâtre municipal de Perpignan récemment, mise en scène par Frédéric Borie et produite par le théâtre des Treize vents avec la Compagnie J.Savary... Les nombreux jeunes lycéens présents ne se sont pas trompés sur la valeur de l'interprétation : ils ont su rire et pleurer quand il le fallait !

Et puis, le contenu : Shakespeare, c'est d'abord le texte, la poésie, le "poignard des mots" et devant un tel auteur, on doit se faire modeste, tout petit : il a tout écrit, se dit-on, à quoi bon ... 

A l'heure où l'on parle beaucoup (et on a raison) de Camus, voici un "homme révolté" bien antérieur : Hamlet met en question les pouvoirs, aux mains de fous qui mènent l' humanité vers la déshumanisation. Et le fou n'est pas ce prince, là, sur scène, qui refuse de jouer le jeu des grands, des puissants. Il joue la folie pour mieux médire, se rire de sa mère et de son amant. Il pourrait affronter de façon directe, telle Antigone face à Créon, la royauté nauséabonde; il pourrait jouer de la débauche, comme Lorenzaccio; il préfère une hypocrisie à la Dom Juan, une séduction par le langage, par ces images et ces mots que son entourage pense être celui d'un fou. C'est la folie créatrice d'une Camille Claudel internée par son frère; c'est la poésie dévastatrice d'un Antonin Artaud assassiné à petits feux... Le grand style vit dans les oeuvres de ces "suicidés de la société"...

Écrit par cat le Samedi 20 février 2010
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LORCA le Catalan

    La première rencontre a lieu à Madrid, début 1923, à la résidence des étudiants : Federico Garcia Lorca et Salvador Dali étudient les Beaux-Arts à l'école San Fernando; le Catalan a dix-huit ans et l'Andalou, vingt-quatre. Leur relation trouble, faite d'amitié, d'admiration mutuelle  et de passion amoureuse va durer treize ans, jusqu'en 1936, la rupture définitive étant consommée quatre mois avant la guerre civile. Lorca sera fusillé par les franquistes dans les environs de Grenade, tandis que Dali aura la longue carrière que l'on connaît, à Paris avec les Surréalisme, puis en exil volontaire à New York et, enfin, avec le retour en Espagne et les arrangements avec la dictature de Franco.

 

   La première lettre de Salvador à Federico est écrite fin 1925, lors du retour du peintre à Figueras. Il invite le poète en Catalogne et celui-ci fera un court séjour, du 4 au 11 avril à Cadaquès, dans la maison familiale des Dali, à la plage de LLané. Lorca est enchanté; il écrit aux siens, à Grenade : "Les jours passés à Cadaquès seront inoubliables...Je pars demain pour Figueras, où les gens de l'Athénée m'offriront un repas intime et où je lirai, comme m'en ont prié ces anciens républicains catalans ma "Mariana Pineda...La lecture à Barcelone aura lieu jeudi ou vendredi. On a également organisé en mon honneur un concert de sardanes...Les fêtes de la Résurrection à Cadaquès ont été merveilleuses. Les enfants déguisés en petits anges couraient sur la plage et récitaient des romances en catalan..."

   Lors de ces quelques jours, les deux amis élaborent des projets et écrivent des poèmes : Dali conçoit Le livre des Putréfaits et Lorca la célèbre "Ode à S.Dali" qu'il achèvera à Madrid et à Grenade. 

   Tandis que Lorca travaille beaucoup à ses pièces de théâtre, Dali est exclu définitivement de l'école de Madrid, en raison de ses provocations et insubordinations; il avait déjà été renvoyé en octobre 1923 pour un an..!

 

 

     En 1927, Federico passe trois mois -de mai à juillet- en Catalogne, à Barcelone, Figueras et Cadaquès; il rencontre le poète Sebastià Gasch et ses camarades de la revue "L'Amic de les Arts". Dali et Lorca rédigent un manifeste "anti-artistique", publié l'année suivante, et intitulé "Manifest groc" (manifeste jaune). Cette effervescence créatrice se nourrit de rencontres importantes; ainsi, en juillet, l'écrivain Max AUB se rend à Cadaquès; il y retournera plus tard, en août 1969, afin d'avoir une longue conversation avec Dali, qui constituera un chapitre d'un livre posthume: "Conversaciones con BUNUEL", publié à Madrid en 1985. Dali parlera en ces termes de Max Aub, dans sa lettre du 27.3.1936 à Lorca : "Tu te souviens de cette structure extravagante de chair et d'os (mais qui n'avait pas l'air réelle) et qui s'intitulait Max Aub?"

    Dali et Lorca, les deux amis inséparables, les deux "amants", comme certaines lettres le suggèrent, nourris de tendres qualificatifs ou  de passages équivoques (*) recevront la visite de MIRO, venu de son village de MONTROIG, et dont l'influence sur Dali sera déterminante.

   Après cette saison de bonheur et de création intenses, l'année 1928 marquera le déclin de l'amitié entre les deux artistes: les échanges épistolaires diminuent. Lorca voudrait faire un livre avec Dali, mais ce dernier n'écrira jamais la préface demandée et le projet avortera. Federico correspond de plus en plus avec Gasch, tandis que Dali, lors d'une conférence et d'une exposition au Casino de Figueras, affirme son adhésion au surréalisme, pour la première fois. En septembre, Salvador adresse une avant-dernière lettre à Lorca, dans laquelle il se dit en désaccord avec son "romancero gitano" : " Ta poésie actuelle tombe en plein dans la poésie traditionnelle...incapable de nous émouvoir et de satisfaire nos désirs actuels... Petit Federico, toi, la petite bête que tu es, petite bête érotique, avec ton sexe et les petits yeux de ton corps et tes cheveux et ta peur de la mort... Tout ce Lorca décoratif, anti-réel, inexistant, qui n'a pu être créé que par les artistes porcs..."

   Et le peintre de Port-Lligat achève sa terrible missive en écrivant : "Le Surréalisme est un des moyens d'évasion. L'important, c'est cette évasion..." 

   En 1934, le 11 avril, Lorca, de retour d'Argentine, après une tournée théâtrale, est de passage à Barcelone; cependant les deux compères ne se reverront, pour la dernière fois, qu'en octobre de l'année suivante, à Barcelone: ils iront passer la journée à Tarragone. Dali éprouve toujours une grande admiration pour l'écrivain andalou, "poète très important. Il a fait des choses complètement surréalistes et sensationnelles", comme il l'écrit à Eluard, afin que ce dernier rencontre Federico, lors de l'exposition Picasso à Barcelone de janvier 1936...

Pourtant, quelques mois après, le 26 mars, Dali envoie, de Cadaquès, une ultime carte postale à Lorca, dans laquelle il note tout de même : "Nous serons toujours contents de te voir arriver chez nous." Le peintre est, désormais, tout à sa passion pour Gala et l'ancienne amitié virile s'estompe.

   Le 19 août, Lorca est exécuté et mis à la fosse commune par les forces franquistes... Dali n'exprimera aucune marque d'affection, n'écrira aucun texte d'hommage à l'occasion de la disparition de son ancien camarade et "amant"... Sa seule réaction fut de lancer un "Olé" trouble et ambigu... (*)



(*) voir "Catalognarts", de J.P.Bonnel, Les Presses littéraires (15 euros), page 27 : "Une amitié amoureuse et érotique entre Dali et Lorca", ainsi que "Trente itinéraires culturels en Catalogne" (NPL).

 

  Dali par Lorca (dessin)

Écrit par cat le Vendredi 12 février 2010
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Walter Benjamin dans Télérama

Le site de TELERAMA a bien voulu accueillir mon texte sur le Mémorial W.B à Port-Bou, publié sur mon blog et inséré dans la nouvelle édition de "Le chemin ultime de W.B., la mort à Port-Bou. (Cap Béar éditions, 14 euros) Merci pour l'hommage, mais il est regrettable que l'on puisse tout capter, emprunter ou voler sur internet sans prévenir les auteurs...

Trace et aura

"La trace est l’apparition d’une proximité, quelque lointain que puisse être ce qui l’a laissée. L’aura est l’apparition d’un lointain, quelque proche que puisse être ce qui l’évoque. Avec la trace, nous nous emparons de la chose; avec l’aura, c’est elle qui se rend maîtresse de nous." Fragment du livre des Passages de Walter Benjamin (15-7-1892, Berlin/ 26.09.1940, Portbou)

 

Passages

Dans la petite ville catalane de Portbou où Walter Benjamin, tentant d’échapper au nazisme, s’est donné la mort le 26 Septembre 1940, s’élève depuis 1994 une œuvre spatiale de Dani Karavan, en mémoire du grand penseur juif-allemand. Ce mémorial intitulé Passages est une formidable machine à émouvoir et à penser.

Le parcours du mémorial:

1. Au bout de la route qui relie le village au cimetière blanc, sur la colline face à la mer, le visiteur aperçoit, sur le mur d’entrée , un petit olivier, signe de résistance face aux tempêtes de l’Histoire, fait partie des symboles naturels, présent sur ce lieu, que l’architecte israélien a utilisé pour son installation en plein air…Il a respecté le paysage, a donné la parole à la nature ; il n’a pas touché à ce lieu de passage, entre vie et mort, entre montagne et mer, séparant les activités de la petite bourgade, du petit port catalan et le repos des morts sur cette colline marine. Il faut prendre d’abord, à gauche, un escalier d’acier qui descend vers la mer : signe de solitude, de désespoir, couloir de la mort, descente vers les enfers, où les pas qui frappent le métal, résonnent tandis que les bruits de la vie extérieure (oiseaux, trains) continuent et que le tourbillon de la mer poursuit son travail de mémoire souterraine…Ce couloir est orienté vers le bas, vers les origines, la mère et vers le mugissement de la mer qui traduit de façon visuelle le destin de l’éternel émigré ; D.Karavan : « La mer raconte la tragédie de W.B. »

2. Quand on remonte à la surface, à la sortie du couloir, on débouche sur la terre, on revient à la surface avec une vision de ciel, un rectangle de bleu et de d’espérance, d’absence de limite, d’espace infini. Mais le promeneur se trouve face à l’illusion car face à lui, désormais, un pan de mur rouge, un mur de pierres dans le prolongement de l’axe du couloir : ce morceau d’enceinte exprime les limites de l’homme sur terre ; il est symbole de la frontière ; il rappelle le mur noir d’Auschwitz, celui de Berlin, celui de la honte en Palestine…

3. Entre le tourbillon marin et la murette schisteuse, l’homme exilé, le sans papier, entrevoit l’espoir d’un sentier, raide certes, mais un chemin naturel menant à l’arrière du cimetière. D.Karavan a intégré ce chemin montagneux à son langage des signes, à une architecture symbolique : le sentier suggère l’effort physique exigé pour le passage des Pyrénées. Ce serait aussi le chemin ultime, celui qui mène à la tombe, à la partie supérieure du cimetière, où W.Benjamin aurait dû être enterré.

4. Le sentier mène à la petite chapelle ; on rencontre un peu plus haut une petite place où une plate-forme carrée, de 4 mètres sur 4, accueille en son milieu un siège cubique dont les dimensions représentent un dixième de la base ; cette place, à l’écart, invite au repos et à la méditation.

Jean-Pierre Bonnel, écrivain et historien (sic)

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 


Écrit par cat le Mercredi 10 février 2010
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Les fesses des Catalanes

 Dali, Jeune fille de dos (C) Fondation Dali-Gala, Figueres.

 

C'est en ces termes gracieux que Guillaume Apollinaire rend hommage à la  Callipyge catalane, dans  son recueil de 1907 "Les onze mille verges : "Ce fut un étalage admirable de culs de toutes les nationalités... en forme de poire de La Frisonne contrastait avec les c. rebondis des Parisiennes, les fesses merveilleuses des Anglaises, les postérieurs carrés des Scandinaves et les culs tombants des Catalanes."

On peut préférer le tableau offert par Mérimée, Inspecteur général des monuments historiques et auteur de "La Vénus d'Ille" : ce "curieux de femmes" fréquente 'l'auberge d'Ille sur Têt", où il y a "tant de jolies Catalanes", proches cousines de ces "Espagnoles avec mantillas, leurs grosses jambes catalanes et leurs pieds pointus et microscopiques..."

(cité par Joseph Ribas, dans son livre "Canigou, montagne sacrée des Pyrénées" (éditions Loubatières,1994)

 De qui est cette sculpture..? (photo extraite du bel album de Caroline Pochon et Allan Rothschild (Arte éditions - Democratic Books, Pari, 2009)

Écrit par cat le Lundi 8 février 2010
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Romans du Terroir et semaine culturelle en Catalogne


 *mercredi 10 février, à 18 heures, librairie Torcatis, deux auteurs de romans de terroir : la Franc-Comtoise Vivianne Auger et le Catalan de Théza Bernard Gimbernat...

Agenda de la setmana / Agenda de la semaine (Le Catalan pour tous)

• Divendres 12 de febrer a les 17h30, conferència "Les catalans et l'expansion maritime européenne"
Lloc: Hotel del Departament / 24, voral Sadi Carnot / 66000 Perpinyà. Entrada lliure.
• Diumenge 14 de febrer durant tot el dia, Festa de l'ós de Prats de Molló. Lloc: 66230 Prats de Molló.  
• Fins al 26 de febrer, exposició "El somni republicà, el republicanisme a les comarques de Girona, 1900-1936"
Lloc: Ajuntament de Castelló d'Empúries / Plaça del Joc de la Pilota, 1 / 17486 Castelló d'Empúries. Entrada lliure.
• Fins al 27 de febrer, exposició "Cases burgeses al Rosselló a la Belle Époque"  
Lloc: Mediateca de Perpinyà / 15, carrer Émile Zola / 66000 Perpinyà. Entrada lliure.

• Vendredi 12 février
à 17h30, conférence "Les Catalans et l'expansion maritime européenne" - Lieu : Hôtel du Département / 24, quai Sadi Carnot / 66000 Perpignan. Entrée libre.
• Dimanche 14 février pendant toute la journée, Fête de l'ours de Prats-de-Mollo. Lieu : 66230 Prats-de-Mollo.
• Jusqu'au 26 février, exposition "El somni republicà, el republicanisme a les comarques de Girona, 1900-1936" - Lieu : Ajuntament de Castelló d'Empúries / Plaça del Joc de la Pilota, 1 / 17486 Castelló d'Empúries. Entrée libre.
• Jusqu'au 27 février, exposition "Maisons bourgeoises en Roussillon à la Belle Époque", Médiathèque de Perpignan /15, rue Émile Zola / 66000 Perpignan. Entrée libre.

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Écrit par cat le Dimanche 7 février 2010
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Balades catalanes dans Pyrénées Magazine

   Cet article est à lire sur la page d'accueil du site de la revue "Pyrénées Magazine". Il sera publié dans le prochain numéro de la revue (mars 2010):

   Le livre de la semaine : En balade catalane avec trente artistes


   Ici, chaque paysage cache un artiste. Écrivain et professeur de lettres, Jean-Pierre Bonnel nous donne une belle leçon de culture générale, qui plonge dans les racines de l’histoire de l’art et la géographie. Il nous entraîne « de Perpignan à Tarragone, avec trente personnages illustres » comme le souligne le sous-titre. De Salvador Dalí, à Cadaqués, à Prosper Mérimée, à Ille-sur-Têt et au Monastir-del-Camp, l’auteur évoque les artistes à travers leurs histoires catalanes, et parfois de manière plus personnelle, comme pour Jordi Pere Cerdà. Il suffit de partir sur les traces de l’artiste. Carte à l’appui, l’itinéraire est alors prétexte à découvrir des monuments incontournables. Si Walter Benjamin à Port-Bou, Matisse et Derain à Collioure, Antonio Machado et Aristide Maillol sont ses favoris, Jean-Pierre Bonnel nous dévoile quelques pépites. On découvrira ainsi Santiago Rusiñol à Sitges, Chagall, Masson et Bataille à Tossa del Mar et Montserrat, Victor Brauner à Canet et Saint-Feliu-d’Amont et Nabokov au Boulou. Notre coup de cœur portera sur l’écrivain Ludovic Massé à Evol, le peintre Charles Rennie Mackintosh sur la Côte Vermeille, Raoul Dufy à Perpignan et l’économiste Alfred Sauvy à Montalba. Ce petit livre, qui pourrait devenir incontournable, est une vraie déclaration d’amour au Roussillon et à la Catalogne.


Balades culturelles en Catalogne
, Jean-Pierre Bonnel, Nouvelles presses du Languedoc, 247 pages, 22 €.


       Patrice Teisseire-Dufour   -  Le 02 février 2010 

Écrit par cat le Jeudi 4 février 2010
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