Albert COSSERY, de la Louisiane au Paradis

04 07 2008

            

   Coïncidence : je viens de lire, dans « Le Monde des livres » du 27 juin, les articles consacrés à la disparition de Cossery, ceux de G. Henein et de G. Moustaki : « A l’aide d’une canne, il trouvait l’énergie d’arpenter quotidiennement la distance qui séparait l’hôtel de la Louisiane du café de Flore… ». Et puis, une heure après, à peine, je reprends le livre de Michel Manoll consacré à Saint-Exupéry ; et là, page 42, je lis : « …Dans sa petite chambre de l’hôtel de la Louisianr, rue de Seine, St-Ex se penche sur des problèmes ardus de mathématiques… » En 1919, 20 ans avant Cossery, l’auteur habitait une petite chambre, la même, peut-être, du même hôtel ! Ce n’est pas important, mais ça me touche, car ces deux écrivains me touchent, tout simplement…

Je redonne à lire ici mon texte écrit en 2000, à l’occasion de la venue de Cossery à Perpignan (publié dans Catalognarts, Les Presses littéraires) :

 

Albert COSSERY - Le silence de l'écrivain -

 

Les ors, les fresques, les toiles à la Puvis de Chavane, tout est là, rutilant, presque beau, dans cet hôtel privé désormais accessible au public. Une touche de baroque, une odeur de décadence, un luxe  au goût de luxure, ce lieu nous rappelle les années d'étude et de lecture à l'ancienne bibliothèque municipale. L'hôtel Pams, de Perpignan, qui sert de décor pour la remise du prix Méditerranée 2000, est plus vaste et plus tape-à-l’œil que l’hôtel, où l'écrivain franco-égyptien loge, rue de Seine, à St-Germain, depuis... soixante ans. Plutôt que de considérer cet univers suranné, plutôt que de répondre à l'invite de la nudité qui tend ses bras au soleil et aux arbustes du patio, nous demeurions des heures dans la haute salle d'étude où les rayonnages montaient sans vergogne jusqu'au plafond. A présent, les livres sont partis, un peu plus loin dans l'avenue, et le regard peut considérer les murs, les parquets et les plafonds à caissons. Le bois est partout, des pieds à la tête, des parquets bavards jusqu'aux boiseries sculptées.  Et l'écrivain, « je ne fais que raconter des histoires, vraies », est là, tout près, et l'attente, prolixe, pour la dédicace, laconique, permet de détailler un tableau de grand format - d'Auberge de..?- représentant un couple d'amoureux posé sur la colline de la maison Pams de Collioure…L'échange, avec Albert Cossery, est rapide, feutré. Un regard, un sourire de connivence, un merci, un au revoir, et le retour du silence…

Il aurait sans doute fallu s'en tenir à ce silence… Et partir, pour lire…

Mais le voyeurisme: nous ne sommes que des hommes! Lui, le dieu, il se tient, roide, impassible et silencieux, au cœur de l'estrade officielle, où il a été posé comme un phénomène de cirque.

Alors, place au bruit! Les discours se succèdent, de bonne facture, il est vrai, malgré le ronron du protocole. Les politiques et les argentiers ont conscience que l'auteur qu'ils célèbrent, ce samedi matin d'octobre, parmi ce faste immobilier - quand Les couleurs de l'infâmie s'adresse à ceux qui ont compris que "la vie est ailleurs que dans la possession des biens matériels" - et cette vieille foule de curieux et de professionnels du livre et de la parole, est leur ennemi.

Inclassable, marginal, réfractaire, pauvre et orgueilleux, Albert Cossery, qui ne rit point, qui ne dit mot - mais ne consent pas pour autant - n'a pas le moindre froncement de sourcil à l'écoute des parleries qui l'encensent. Il pratique, dans ses livres, la dérision, l'ironie. Et, dans le beau monde, le silence pesant, accablant, bouleversant. Son livre ne dit pas le beau monde, mais le monde beau du peuple cairote ou des passants de Paris. Il raconte la vie d'Ossama, « pour qui le dénuement le plus ostentatoire était la marque indubitable de la vraie grandeur » (1); il  fait parler ces anonymes qui «se demandent par quelle honnêteté du destin ils étaient si pauvres dans un pays aussi riche ».  Il est engoncé dans son costume de dandy anachronique, et ses habits  lumineux montrent la futilité des modes et des modernités. Assis, entre sa craquante éditrice, sensuelle et parisienne à point, et les maîtres du temps, du temps provincial, très local, et même ultra, c'est un corps maigre, vieux, sans mouvement. Une statue parmi les causeries. Sa tête est là, au rendez-vous de la remise d'un semblant de vie, comme un laps de survie, une impuissante gâterie. Les yeux, seuls, expriment une apparence de vie. Cossery semble être autre part, loin de ce remue-ménage médiatique (les prix littéraires sont rarement l'occasion d'un fructueux remue-méninges…); il se tient dans le froid mépris pour la facticité des remises de médailles, qui le rend comme fier, au-dessus de la mêlée, et son mutisme est, pour toutes les belles médailles du monde, un insondable revers… Il est posé - posté! - à la tribune, tel un vieux gamin sage  et obéissant, mais son regard est d'outre-tombe…

Cependant, il est, sans doute, heureux en secret, heureux d'apercevoir ses lecteurs, même si une grande partie de l'assistance ne l'a pas lu; même s'ils sont venus voir, à l'heure du marché, ou de la messe, un phénomène de foire, un rescapé des luttes éditoriales et littéraires, un écrivain reconnu sur le bien tard; même si de nombreuses veuves endimanchées pour ce samedi de tramontane, rendant les mises en plis auburn plus modestes; même si les nombreux pros du cocktail et du vernissage n'attendent que l'instant licencieux où ils pourront plonger leurs doigts ignares dans les plateaux sucrés-salés du Centre méditerranéen de littérature. Les paroles de ceux qui se sont donné le droit à la parole comblent le silence de l'écrivain stoïque, apparemment insensible aux louanges qui lui sont adressées. Figure triste, dressée comme un fanion au milieu du désert : l'écrivain n'a rien à dire. Il a à écrire, à inventer, à témoigner : "Cela me soulage de constater chaque jour que le bonheur n'est plus l'apanage des puissants." (2)

 Le rossignol de Cossery chante dans chaque page; il ne chante plus dans sa gorge. Cossery a la mort dans la gorge, depuis une opération du larynx : « Je suis vivant, c'est l'essentiel. », dit-il, simplement. Mais la non-invitée, même, semble subir les rebuffades de son impavidité, car l'impassible Cossery - l'impossible, aussi, le scandaleux : "Sache que quelqu'un qui n'établit aucune différence entre un banquier et un voleur ne peut être catalogué comme fou. C'est l'unique critère pour évaluer la santé intellectuelle d'un individu."  (3) - est indifférent à la mort et à cette vie moribonde que perpétue le cérémonial bourgeois.

Pourtant, ils lui donnent raison, ils s'autocritiquent, ils se découvrent soudain lucides: toutes nos gesticulations sont futiles, absurdes, dérisoires… Celui-ci célèbre le peu, le rien, la misérable humanité, et la formidable force de dérision de cette œuvre, mais dans quelques instants, dès le retour à la rue, dans la fébrilité de le puissance et du pouvoir, il refera comme avant, il poursuivra le théâtre d'ombres, il célébrera l'hypocrite existence…

On laisse, ils laissent Cossery à sa solitude hautaine. A son indifférence sereine et souveraine. A son bonheur, aussi, peut-être, d'homme déraciné, exilé, à son dénuement de philosophe antique : on s'attend à le trouver sur l'agora, dans son tonneau.

 On a laissé Cossery aux griffes de la mort. A celle-ci, on souhaite bien du plaisir!

 

 (1) Les couleurs de l'infamie - Editions Joëlle Losfeld (collection "Arcades"- Paris- 2000)- (2) Op. cit. p.47 - (3) Op .cit. p.26 (dans la même collection: Mendiants et orgueilleux, Dans la maison de la mort certaine, etc…) - * Oeuvres complètes aux éditions J.Losfeld. * Lire: Conversation avec A. Cossery, de Michel Mitrani et L'Egypte d'A.Cossery - Photographies de Sophie Leys (J.Losfeld-2005). 

                                                                                                               

                                                                                  le dandy était devenu momie ( lire le blog de P.Assouline)                              




Ana Non au Camp de Rivesaltes

02 07 2008

Lecture déambulatoire d’extraits de Ana Non, roman de l’écrivain andalou Augustin Gomez-Arcos. Ilot F du camp de Rivesaltes, vendredi 27 juin 2008. Ou Déambulation théâtrale, parmi les allées et les baraquements ravagés par les herbes du temps. Quelques éléments suffisent au décor, des rails, une estrade, des figurants qui vous offrent un bout de pain, un verre de vin.

Car le décor est naturel, orchestré par cette tramontane froide de l’été qui charrie des bouffées de thym en labourant les Corbières et la plaine du Roussillon : didascalies inattendues, que Christian Hernandez n’avait sans doute pas intégrées à sa mise en scène. Vent violent venant voler ses arpèges à la guitare de Pedro Soler…Le décor, c’est le camp lui-même, ce champ de ruines, cette désolation de la mémoire, griffée par les signes de la mort et mordue par le vent de l’Histoire. Pour ces raisons, cette performance n’est pas un spectacle, ce serait indécent de la qualifier ainsi. Et les spectateurs n’en sont pas, mais des acteurs qui revivent dans leur tête, même s’ils ne les ont pas vécus, la Retirada, l’exil, l’oppression, la menace fasciste, toute une histoire de souffrance…

Dans la nuit qui tombe, dans cet espace tragique, bordé par une ligne d’éoliennes, délimité par des pins nés du hasard, les phrases du romancier suggèrent aux spectateurs debout, silencieux, sidérés, les paroles de tous ceux qui ont été retenus ici, ou y sont morts ou ont été transportés plus loin, vers les camps de la mort…

La divagation d’Ana Non, femme de 75 ans, interprétée par la voix forte et grave de Danielle Catala, semblant près de tomber à chaque pas dans sa longue route réelle menant du sud au nord de l’Espagne, retrouver son fils : trajet initiatique, aussi, conduisant à la quête de l’Autre, de vraies valeurs, mais le destin sera impitoyable.

Il fallait du courage et tout un travail d’intériorisation pour mener à bien cette pièce ambulatoire. Les résultats en furent un pathétique renforcé et une tristesse infinie. Témoins les yeux à la chaleur humide de Marianne Petit, responsable du Mémorial du camp de Rivesaltes, à qui l’on souhaite l’imagination et la force susceptibles de réitérer de telles rencontres…

 le camp Non ! 

   

 Danielle Catala    

 décor jour/nuit  

 Ana Catala

  Danielle & Pedro    

   Pedro Si !  ( photos d' Anaïs Bonnel )




La Retirada en Avignon

02 07 2008

Susana Azquinezer conte à Avignon - Chapiteau Le Cabarouf, chemin des canotiers, Île de la Barthelasse -  04 90 86 90 48  -  sans réservation - entrée 3 euros

 

 - Mercredi 9 juillet à 22h30   « Avec Ailes »

  - Jeudi 10 juillet à 22h30  « Exils d'Espagne, de la Retirada à aujourd’hui »                                              avec Patrick Licasale, accordéoniste 

  - Samedi 26 juillet à 21h30 – La Crèche (79) Festival Contes en Chemins - 05 49 06 07 50

  « Couleurs d'Espagne »  avec Bernard Ariu, accordéoniste - public dès 7 ans

   -Mardi 29 Juillet à 21h à Saint Laurent de la Salanque (66)  CCAS

  « Exils d'Espagne, de la Retirada à aujourd’hui »  avec B. Ariu, accordéon - public dès 13 ans

 -  Lundi 18 août  20h30- île de Vassivière (23) – Festival Paroles de Conteurs - 05 55 64 57 77

 « Exils d'Espagne, de la Retirada à aujourd’hui »  avec B. Ariu, accordéon - public dès 13 ans

 -  Mardi 19 au Jeudi 21 aout - Stage d’Initiation à l’Art de Conter à l’île de Vassivière (23)

                      Festival du Conte Paroles de Conteurs - 05 55 64 57 77

   -Vendredi 18 octobre Mauguio (34) - Médiathèque Gaston Baissette 

15h « Croquantes » contes à savourer pour petits

20h30 « Croquantes » contes à savourer pour tout public dès 7 ans

 

  - 6 au 18 novembre en Région Languedoc  - Chemins de Traverse F O L66 et U R F O L 

« Exils d'Espagne, de la Retirada à aujourd’hui » avec accordéoniste,  public dès 13 ans

   - Jeudi 20 novembre à 18h Pézenas (34) Médiathèque Edmond-Charlot

 « Avec Ailes »  avec Bernard Ariu accordéoniste

   - 22, 28, 29 et 30 novembre - Gard (30) - Festival Contes en Balade – B D P du Gard

« Croquantes » et « Contes du Voyage »

 

Souhaitez vous recevoir un dossier?  Contact : CONTER -  tél : 06 20 65 59 54  / conter@club-internet.fr -  42 rue Adam de Craponne - 34000 Montpellier

 

 




Château de Requesens en Catalogne

27 06 2008

 Le village chantant de Cantallops

  Le château médiéval

 Le chemin carrossable "carrer de Requesens

Le château de Requesens         * Filez vers le sud, la frontière, le col du ¨Perthus…Après la Junquera, prenez la direction de Rosas et Campmany. Arrivé à Cantallops, si vous optez pour une rando en voiture, prenez l’avenue qui monte vers la forêt, la « carrer de Requesens », belle avenue en pierres qui mène au chemin carrossable vers ce château du bout du monde (5 km de piste), château médiéval ayant appartenu au comté du Roussillon jusqu’à la fin du XII° siècle.

Cependant je vous conseille de vous garer sur la place du village située au début de cette avenue ; à pied vous allez emprunter le dernier chemin, à droite,  baptisé « Cami de Requesens » : un panneau vous indique qu’ici on avance « a peu » (à pied, 4 km, 2 heures de marche et une autre heure pour visiter les divers lieux). Le sentier est balisé en jaune ; vous longez des champs d’oliviers et, très vite, vous montez entre les chênes-lièges, les genêts et…les cimetières de chiens ;: le chemin est d’abord étroit et un peu abrupt, mais assez « confortable » Cette montée permet différentes vues sur le village, puis sur la baie de Rosas et sur toute la plaine de l’Ampurdan.

Au bout de ce chemin, vous retrouvez la route forestière et une barrière grillagée que vous refermerez pour marcher vers Requesens. Une halte ici vous assure une formidable trouée vers le château, seul et hautain au cœur des arbres et des montagnes, si vous montez sur le petit promontoire de roches, à droite. Une pancarte vous informe : vous êtes au « Coll de Medas », à 392 mètres, et vous entrez dans le parc naturel de l’Albère. La piste continue dans une forêt admirable. Si vous êtes venus en voiture, garez-vous au croisement entre « Puig de Neulos » et « Castell de Requesens »

Vous redescendez à pied cette piste sur 50 mètres et sur votre droite, face au bâtiment ruiné de la « Serradora », vous prenez le sentier balisé (jaune et blanc) montant vers le hameau de Requesens (de là, belle vue sur le château et halte au bar-restaurant La Cantina) A 2 minutes, allez voir le four à chaux (forn de salç), à 17 minutes, la Plaça Carbonera et à un quart d’heure, un dolmen et l’église Sainte-Lucie. Revenez au point de départ : le sentier rejoint le GR11 (rouge et blanc) et vous permet d’atteindre des lieux étranges : le « Pentinador », la source ferrugineuse de la « Font Rovellada de Dalt », le « Puig de Neulos », la « Forn de Rajols » et, en suivant le GR11, un pont de bois, le « Torrent del Coll Pregon » et le puits de glmace « Pou de Glaç »…Vous revenez au croisement initial et prenez le sentier qui monte vers le château (balisage jaune)

Vous voici au pied du fameux château bâti au XI° siècle et reconstruit au XX° par le seigneur Tomas de Rocaberti. La bâtisse est massive, un peu décevante : elle était plus belle et mystérieuse dans son aura de végétation et son auréole  de monts et de merveilles…Requesens se visite (2 euros l’entrée) en fin de semaine et les jours fériés (catalans !), de 11 h à 18 heures 

*Carte : Alt d’Emporda 2 au 1/50000, site naturel de l’Albère, versant sud du massif – Distance depuis Perpignan ; 50 km, dont 5 de piste. – Pour arriver directement à Cantallops, après la Junquera, prendre le dernier rond-point dans la zone des routiers et supermarchés, et prendre à gauche la route qui monte (signalisation défaillante)

Cantallops est un village agréable : bons restaurants, château du XIII° « Sant-Esteve de Cantallops, circuits de dolmens…indiqués sur les panneaux

  le col de Medes

  La solitude altière de Requesens, entre nuages et forêt de l'Albera

  le chemin étroit dans Cantallops




Colloque Walter BENJAMIN à Port-BOU, juillet 2008

26 06 2008

  COLLOQUE EXPOSITION    Architecture inquiétée par l’œuvre d’art. Considérations à partir du Mémorial Walter Benjamin de Dani Karavan (4-5-6 Juillet 2008),  à l’initiative de : Ministère de la Culture et de la Communication – Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble – Municipalité de Portbou, Catalogne espagnole -

 Dans la petite ville catalane où Walter Benjamin, tentant d’échapper au nazisme, s’est donné la mort le 26 Septembre 1940, s’élève de puis 1994 une oeuvre spatiale de Dani Karavan, en mémoire du grand penseur juif-allemand. Cet hommage à Walter Benjamin, intitulé Passatges est une formidable machine à émouvoir et à penser. Dans le cadre du programme de recherche « Art, Architecture, Paysage » du Bureau de la Recherche Architecturale du Ministère de la Culture (Paris), l’équipe dirigée par Bruno Queysanne présentera le résultat de ses travaux lors d’un colloque-exposition. .

PROGRAMME    VENDREDI 4 JUILLET

18 H : Ouverture par Antoni Vega, Maire de Portbou et par le représentant du Gouvernement

de la Catalogne. 18H30 : Présentation du programme de recherche « Art, Architecture, Paysage » par Eric Lengereau, chef du Bureau de la Recherche Architecturale au Ministère de la Culture

et de la Communication, Paris. 19H : « L’Architecture inquiétée par l’oeuvre d’art. « Unheimlichkeit » du Mémorial Walter Benjamin de Dani Karavan », par Bruno Queysanne, professeur émérite de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble. 20H : Inauguration de l’exposition d’aquarelles de Guy Desgrandchamps et des relevés de Portbou de Patrick Thépot.

 

SAMEDI 5 JUILLET    10H00 : « Double sens de la signification architecturale renforcée par la disposition oblique à Portbou, à Rome au Capitole de Michel-Ange et à La Jolla au Salk Institue de Louis Kahn », par Bruno Queysanne. 11H15 : « Relever, révéler Portbou », par Patrick Thépot, ENS d’Architecture de Grenoble. 11H45 : « Le Monument à Walter Benjamin et le regard », par Gérard Wajcman, psychanalyste, Université Paris VIII. 13H00 : Repas.  15H00 : « Ombre réflexive ou reflet ombreux, le Mémorial Walter Benjamin, la Caverne de  Platon et la fable de Narcisse », par Bruno Queysanne. 16H00 : « Narcisse et le narcissisme », par Gérard Wajcman.

17H : Discussion. 17H30 : « Passages et flâneries autour du Mémorial Walter Benjamin », vidéo par Irena Latek, Ecole d’Architecture de l’Université de Montréal. 18H15 : « Paysage sonore de Portbou », pièce de musique de Clément Queysanne, Watcha Clan, Marseille. 18H45 : Film catalan sur l’oeuvre de Dani Karavan. 20H00 : Concert de musique catalane devant le Mémorial Walter Benjamin au parvis du Cimetière de Portbou.

 

DIMANCHE 6 JUILLET

10H00 : « Approche par l’aquarelle de l’Hommage à Walter Benjamin de Dani Karavan », par

Guy Desgrandchamps, ENS d’Architecture de Paris-Belleville. - 11H00 : « Fuck the context. La citation arrachée », par François Guéry, Faculté de Philosophie, Lyon III. - 12H00 : « Walter Benjamin, passeur de temps », par Jean-Paul Dollé, ENS d’Architecure de Paris La Villette. 13H00 : Repas. 15H00 : « L’architecte comme producteur », par Vincent Michel, ENS d’Architecture de Grenoble. 15H45 : « Benjamin - Baudelaire », par Daniel Lindenberg, historien, Université Paris VIII.  16H45 : Clôture, par Françoise Very, ENS d’Architecture de Grenoble.

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu du colloque-exposition : Centre Civic - 2 Carrer de Méndez Núñez, Portbou - Office de tourisme de Portbou : Teresa Puig, 00 34 972 12 51 61 - Secrétariat du Colloque : Stéphanie Diètre, ENSAG, 04 76 69 83 37/ 04 76 69 83 39/ 04 76 69 83 62




Le bel été

25 06 2008

 Il fait chaud : pas une goutte ne doit être gâchée, proclame le slogan affiché partout en Catalogne !

Pour trouver un peu de fraîcheur, quelques spectacles et événements importants sont suggérés :

* Déambulation théâtrale autour du texte d'Augustin Gomez-Arcos "Ana Non", le 27 juin à 21 heures, îlot F du Camp de Rivesaltes.

* aux Estivales de Perpignan, Carthage, la mémoire des sables, le 4 juillet, au Campo Santo, et le livre de Jacques Vinas, qui a écrit l'histoire de ce spectacle (24 euros à l'ordre de Cap Béar éditions), 45 rue Rabelais, Perpignan.

* Au fort de Bellegarde (Le Perthus), le 29 juin à 21 heures, la Compagnie Amer vous invite à la représentation de son nouveau spectacle : "Les dits du Roussillon". Contes et légendes : Pyrène, le Château du Fourchu, le Pont du Diable, la Vénus, les herbes de la Saint-Jean...

* Au MNAC de Barcelone (Palais national d'Art Catalan, Parc de Montjuïc - www.mnac.cat ), le samedi 5 juillet de 19 h à 3 heures du matin, portes ouvertes, expositions gratuites (Duchamp, Man Ray, Picabia), visites guidées et concert de jazz gratuit; c'est l'été au MNAC 08...J'y serai...Et vous..?




ADORNO et BENJAMIN

22 06 2008

Actualité de Theodor Adorno et de W. Benjamin

 

On vient de publier récemment, en 2007, chez Allia, les Etudes sur la personnalité autoritaire, qui veulent débusquer les tendances profondes qui structurent l’individu « potentiellement fasciste ». Celui-ci est tenté par une conduite fasciste quand les défauts suivants le possèdent : rigidité intellectuelle, tendance à la pensée stéréotypée, agressivité intériorisée, refus de l’introspection, faiblesse du moi requérant le secours d’un « chef »…Désorienté dans un monde violent et impersonnel, l’individu moderne à tendance à se soumettre à des figures autoritaires idéalisées… En outre, sa conférence de 1946, prononcée à San Francisco, est publiée par L’Olivier : La psychanalyse revisitée développe la polémique entre Adorno et les révisionnistes de la théorie freudienne, comme Karen Horney, édulcorant, sociologisant la pensée de Freud.

 

* Correspondance Gretel Adorno-Walter Benjamin (Gallimard, coll. Le Promeneur). Ces lettres entre le philosophe et Gretel, amante puis épouse d’Adorno, sont écrites durant la décennie 1930-1940 : elles témoignent de l’exil d’Allemagne de Benjamin, de ses difficultés financières et matérielles (logements sordides de Paris et appartement froid de San Antonio, à Ibiza.) Elles disent surtout une longue histoire d’amitié, sensible, trouble, jusqu’à une forme d’amour silencieux…

 

 

* Correspondance Adorno-Benjamin, 1928/40 (Folio essais, Gallimard) : échange d’une centaine de lettres, sur les sujets essentiels de l’exil, du matérialisme, du judaïsme, des Passages parisiens,  de l’aura, entre deux grands intellectuels appartenant à l’Ecole de Frankfort. Les lettres les plus pathétiques sont les dernières, de Lourdes et Port-Bou (25.9.1940) dans lesquelles W.Benjamin a compris qu’il allait vers une issue fatale…




BACON, estampes à Saint-Cyprien

19 06 2008

  La collection d'art contemporain de St-Cyprien village (33(4)68.21.06.96) nous invite, grâce à Francis Bacon, à la plage et à l'été enfin recommencé. Les estampes de ce "monstre de peinture" (C.Domino, Découvertes, Gallimard), issues de la collection Alexandre Tacou, sont en effet montrées, dès le 28 juin, sur les cimaises de la galerie municipale de la place de la République. Le peintre anglais exprime toujours la souffrance et l'angoisse de l'homme, aux prises avec l'absurdité de sa condition et la perspective d'une mort quelque peu prolongée...D'où la déformation des corps, idée venue sans doute de Picasso, mais ici systématisée. Bacon reste fidèle à la figure et à la représentation physique du personnage, mais celui-ci est métamorphosé, allongé, déchiré, écartelé, et vu dans un miroir déformant : on pense aux phénomènes des anamorphoses, causées par des techniques d'optique et expliquées par Jurgis Baltrusaitis (Flammarion, 1984). Aujourd'hui, certains logiciels informatiques, livrés d'office avec les ordinateurs Apple, par exemple, permettent à l'utilisateur de se prendre en photo, avec la webcam, et de voir son portrait déformé dans tous les sens ! C'est amusant, au début, puis ça lasse, car il manque la profondeur métaphysique d'un artiste "maudit" qui confère à ses montres et à ses créatures colorées le titre de chef-d'oeuvre...

   Il faut lire la biographie peu conventionnelle de Daniel Farson : Francis Bacon, aspects d'une vie (Le promeneur, Gallimard, 1994). Ce livre dresse le portrait de cet homosexuel maso et violent, se maquillant de façon extravagante, se laquant les cheveux et se nettoyant les dents au détergent... Plus sérieusement, de multiples anecdotes hilarantes expliquent ses périodes successives, à Monte-Carlo, Soho des années 1950-60, Tanger, Paris...Il parle des influences, celle de Poussin, pour le thème du cri qui parcourt son oeuvre : quand il voit Le massacre des Innocents à Chantilly, il le décrit comme le plus beau cri humain de l'histoire de la peinture. Celle de Soutine, qu'il évoque dans ses tableaux Peinture (1946) et Personnage avec viande (1954). Picasso, bien sûr, "le plus grand artiste du XX° siècle", renié par la suite et comparé à Wat Disney...Il n'aime pas l'abstraction, estime qu'un courant tel que l'Action Painting n'est que de la décoration et que Rembrandt en faisait à son époque, mais avec plus de profondeur, dans son travail du portrait. Cette biographie décrit encore les rapports de Bacon avec le peintre Lucien Freud, dont les toiles traduisent aussi, avec le réalisme de la nudité, mais avec des images sexuelles moins provocantes, le "saisissement de la névrose de notre époque." Daniel Farson, ancien amant de Bacon, nous explique aussi les procédés baconiens : peindre à l'envers de la toile, tracer des horizontales près des bords suggérant une cage, mettre le tableau sous une vitre épaisse pour protéger la toile...et la théorie de l'accident créateur...

    Enfin, méditons cette pensée de Paul Valéry que Bacon estimait essentielle et très vraie sur l'art moderne : "L'art moderne veut le sourire sans le chat." L'aphorisme signifierait que l'art veut la sensation sans l'ennui de la transmission...

Et vous, qu'en pensez-vous ? Exprimez-vous dans un commentaire, à la fin de ce texte..!!!

 Francis Bacon dans l'incroyable désordre de son atelier (C) Marlborough Fine Art, London.




Raimon SEBON et Montaigne

16 06 2008

  

            Raimon SEBON, philosophe catalan, d’expression latine, est né à Barcelone, à la fin du 14° siècle, et mort à Toulouse en 1438, où il exerçait la médecine et la théologie.

On publie 50 ans après sa disparition, son essai Théologie naturelle, ou Livre des créatures,  écrit dans un latin plat mais sans hispanisme ni catalanisme, en 1487 ; il sera traduit en français en 1519. Ce traité prétend expliquer les raisons de la croyance et élucider la théologie grâce à la philosophie, c’est-à-dire par un raisonnement déductif, une argumentation rationnelle et empirique, bref par l’utilisation des méthodes humanistes, ce qui est assez inédit chez un homme d’église ! Il s’empare des armes des Humanistes, des principes des « athées » afin de démontrer les vérités de la foi sans avoir recours aux évidences de la Révélation. Pour Sebon, l’homme serait capable, grâce à son intelligence, à sa raison et à son esprit « scientifique » de démontrer l’existence de la divinité…La philosophie acquiert une nouvelle fonction, assez prétentieuse et « scandaleuse » : seconder la foi des théologiens, apporter des preuves, des arguments persuasifs.. ! Dévoiement de la philosophie comme lorsque l'on parle d'engagement à propos de la littérature...

Montaigne va s’emparer du traité pour le traduire en 1569, à la demande de son père, écrit-il ; c’était surtout parce que l’ouvrage bénéficiait d’une ample influence et qu’il fallait en détourner la « méthode », subtile mais quelque peu insidieuse, afin d’aboutir à une conclusion diamétralement opposée, propre au scepticisme de l’auteur des Essais : l’homme ne peut, par la seule raison naturelle, démontrer qu’il a été conçu dans une Création faite pour lui. Tout n’est que vanité humaine, impuissance du « roseau pensant » pascalien… Montaigne inverse donc, avec la même méthode rationaliste, la finalité du livre et il utilise le même « jeu », soit la même démarche, fondée sur le paradoxe, du théologien catalan.

La réponse de Montaigne est inscrite au cœur des Essais, dans le livre 12, essai intitulé Apologie de Raimond Sebond., très long chapitre (le sixième des Essais !) consacré à la métaphysique. Cette apparente défense du théologien n’a d’écho, dans le livre, ni avant ni après ce livre central, qui est pourtant le moteur de la réflexion profonde de Michel Eyquem de…En effet, la Théologie naturelle est précieuse pour le fond et banale quant à la forme. Comme l’écrit Montaigne : « Il fait bon traduire les auteurs comme celui-là, où il n’y a guère que la matière à représenter ; mais ceux qui ont donné beaucoup à la grâce et à l’élégance du langage, ils sont dangereux à entreprendre… »

   De nos jours, on lit la critique de Sebon par Montaigne pour celui-ci (qui lit Sebon pour Sebon ?), pour son style, ses « gambades », ses méditations poétiques sur la fuite du temps et la dégradation continuelle de l’homme, de sa raison et de son corps ; Montaigne interprète, réécrit, brode et parle surtout de lui-même. Sebon constitue un tremplin, son Apologie, de la matière première…Nous savons, depuis les Essais, que nous nous « entreglosons » tous. De ce phénomène d’inspiration, d’influence, voire de plagiat, nous nous en doutions, il faut l’avouer, même sans avoir lu ces sublimes pages autobiographiques…




MACHADO à COLLIOURE

14 06 2008

  Tombe d'Antonio Machado                         Quel que soit le jour ou l’heure qu’on choisisse pour se rendre sur la tombe d’Antonio Machado, c’est un amoncellement d’hommages qui couvre cet espace de recueillement, qui le cache, même, jusqu’à ne plus pouvoir lire les inscriptions gravées dans la pierre…

Mais le nom du poète est partout, sur des photos ou gravures encadrées, sur des enveloppes contenant des lettres et des poèmes…Une boîte à lettres a même été prévue, insérée dans la pierre tombale, afin que les visiteurs déposent leurs messages !

Les admirateurs de l’auteur de Champs de Castille ont déposé des petits mots d’amour, d’affection, que la pluie ou le vent rendront vite à la poussière. D’autres, plus prévoyants, ont écrit quelques phrases sur des galets de Collioure ; sur l’un de ces cailloux, un texte en lettres arabes ! L’admiration vient de loin ! Et un cahier entier repose là, rempli de poèmes et de notes, pareil à un journal intime…

   On n’ose pas parcourir ces écrits, seul Machado semble détenir le droit de lecture. 

Ces jours-ci, surprise, un objet incongru, un livre déposé par un journaliste andalou, ouvrage sans rapport direct avec le poète.. ? Il s’agit uniquement de faire connaître une publication, il s’agit de publicité sur la dalle mortuaire ! Les mots, les mots, plus présents, ici, que les fleurs  ou les couronnes ! C’est le plus bel hommage que l’on puisse faire à un poète, arrêté là, parmi les morts. Parmi les mots.




La Princesse de Clèves, de Madame de Lafayette

12 06 2008

    La Princesse de Clèves

 

   Lire Madame Lafayette en 2008, est-ce bien raisonnable.. ? C'est, en tout cas, un acte de courage et de vertu. Deux cents pages d’une action immobile, d’un roman d’analyse psychologique à rallonges, de dialogues opposant des argumentations répétitives (la passion face à la morale, aux bienséances, au devoir de mémoire et à la fidélité du mari défunt…), uniques moments qui font avancer le livre vers un futur improbable, en tout cas loin du bonheur que propose M. de Nemours à la Princesse de Clèves.. ! Celle-ci résiste jusqu’au bout des raisonnements, des larmes et des agenouillements de celui qui est le seul homme aimé et pourrait devenir un merveilleux amant…

Le jeune lecteur d’aujourd’hui ne comprend pas cet acharnement, cette fuite vers la souffrance morale, cette sorte de sado-masochisme…Bien sûr, il faut replacer le « roman » dans son contexte : la valeur de la vertu, l’influence du jansénisme… Alors, que faire de ce livre « illisible », sorte d’ovni dans une société rapide qui se veut jouisseuse, sans entraves et liseuse de Marc Lévy, Harry Potter, Anne Gavalda et autres Delerm…Et que signifie cette quête du « repos » que revendique l’héroïne ?  Vivre en un lieu tranquille, loin des problèmes et incommodités  (souffrance, jalousie, rivalité, inconstance…) de l’amour, demeurer dans la solitude, le retirement, le désert huguenot, le monastère, comme il est écrit à la fin de cette chronique amère du règne de Henri II…

   Ce repos, c’est déjà l’antichambre de la mort. Une sorte de suicide. En effet, se tuer, se retirer de la société, c’est  supprimer les problèmes de la vie quotidienne, de la vie en société, de la vie tout court. Faire le vide. Exit le de Nemours ! Mme de Clèves se retire car Nemours, lui, ce cher amour, ne veut en aucun cas se retirer, retirer du moins ses déclarations d’amour, puisque, quant au sexe avec celle qu’il convoite, il  doit  faire abstinence. Elle  laisse la place libre, à la vie de cour, aux intrigues de cour, à d’autres femmes à qui faire la cour. Faire l’amour. Se faire le Nemours…Elle va trouver le repos éternel, mais avant cela, une autre passion-souffrance, la confrontation avec soi-même et avec sa conscience… Cette  tranche de vie n’est pas écrite (qui osera le faire, de nos jours ?), mais elle ne fut sans doute pas de tout repos.. !




Brad MEHLDAU

11 06 2008

Songs, art du trio, opus 1,2,3,4,5..., Mehldau fait résonner le piano du jazz d'un rythme classique. Il sait aussi inventer la mélodie légère ou austère. Il m'enchante quand il égrène ses exercices spirituels et ses voyages mondialistes : "Places", de villes en capitales. Il sait raisonner aussi : il raconte la genèse de ses morceaux et aime citer les poètes et les philosophes comme Walter Benjamin. Mais, vraiment, quelle faute de goût, pourquoi a-t-il éprouvé le besoin de se faire prendre en photo dans une pissotière..? Les artistes, bien sûr, ont tous les droits, dont ceux de recourir à l'insolite, à la malséance et à la provocation... Moi, je m'en moque : je ne suis là que pour son piano...et je serai à Sète, au théâtre de la mer, le dix juillet prochain, si la dépression ou autre mal du siècle ne m'emporte pas dans le horla...

 




CATALOGNE : patrimoine, culture, fêtes, loisirs, musées...

09 06 2008

Patrimoine, fêtes, musées, loisirs...en Catalogne plurielle

 

TERRES DE LERIDA

La fête des marionnettes [Turisme de Lleida

Culture et nature à Tàrrega [Ajuntament de Tàrrega

Un couvent et un vice-roi [Convent de Sant Bartomeu

Un musée de musées à Ueida [Museu de Lerida

Une journée pas comme les autres à Balaguer Museu Episcopal de Vie-Oficina Municipal de Turisme de Balaguer

En haut du clocher - Seu Vella

Lerida : un voyage à travers le temps - Turisme de Lleida

El Molf d'Espigol, une cité ibère de 2 300 ans.

Sant Ramon et Les Oluges - [Oficina Municipal de Turisme de Sant Ramon i les OIuges]

Cervera, cité monumentale [Ajuntament de Cervera]

Maures et chrétiens [Turisme de Lleida]

Histoire et cuisine à Sant Benet [Môn St Benet]

 

CATALOGNE CENTRALE - Catalunya Central

 Un pan d'histoire, un instant de sérénité [Oficina de Turisme de Suria]

 Le château de Claramunt [Ajuntament de la Pobla de Claramunt]

 Samedi, tous à Vic ! [Oficina de Turisme de Vic]

Un ,site historique [Camp de les Lloses]

Fabrication artisanale de papier [Museu Molf Paperer de Capellades]

Manresa, cité médiévale et ville moderniste [Oficina de Turisme de Manresa]

Le berceau du catalanisme [Casa Museu Prat de la Riba]

Verdaguer, le regard du poète [Casa Museu Verdaguer)

Rafael Casanova i Moià [Casa Rafael Casanova]

Un chef-d'œuvre [Castell i Canllnica de Sant Vicenç )

 La vie dans un monastère [Monestir de Sant Pere de Casserres )

Science, technique et industrialisation -

Museu de la Ciència i de la Tècnica de Catalunya

Des villas modernistes [Museu Arxiu Tomàs Balvey

Un musée à fleur de peau [Museu de la Pell d'Igualada i Comarcal de l'Anoia

L'art du cuir [Museu de l'Art de la Pell

Les œuvres d'art de Montserrat [Museu de Montserrat

Un musée pour tous [Museu dei Traginer/Col.lecciô Antoni Ros

Le Moyen Age à Vic [MEV.

Les eaux de Caldes de Montbui [Oficina de Turisme de Caldes )

 

COSTA BRAVA 

Une minute en chute libre [Skydive Empuriabrava]

Vous plongez ou vous naviguez? [Roses Serveis Marftims]

Le bois de l'aventure [Parc Aventura]

Une oasis de réjouissances à Roses [Aqua Brava]

À vélo sans limites [Cicles JK]

Aventure en trois dimensions [Triple Aventura]

Des circuits chargés d'histoire à Hostalric [Ajuntament d'Hostalric )

La Méditerranée par les cinq sens [Museu de la Mediterrània )

Museu d'Arqueologia de Catalunya

Gérone et son passé juif [Patronat Cali de Girona]

Trésors de l'art roman [Canllnica de Santa Maria]

Art dans une fabrique de liège - [Espai d'Art Contemporani - Can Mario. Fundaciô Vila Casas]

Un monastère avec vue sur la mer [Monestir de Sant Pere de Rodes]

Gérone vue à travers l'archéologie [Museu d'Arqueologia de Catalunya-Girona]

Le village ibère d'Ullastret [Museu d'Arqueologia de Catalunya-Ullastret]

Empuries, une promenade dans le temps (les ruines d'Ampurias)

L'art dans la province de Gérone [Museu d'Art de Girona]

Cent ans de jouets [Museu d'Histllria de la Joguina

La salaison des anchois [Museu de l'Anxova i de la Sal )

Voir et vivre l'histoire à Roses [Museu de la Ciutadella de Roses]

 

 

Costa de Barcelona Maresme

Quads (et plus) dans le Maresme [David Rent, S. L.]

Une petite partie de paintbaU ? [Duaka Adventures]

Quads et sports d'aventure [I.P.S.O Aventuras]      

Un grand parc aquatique [lIIa Fantasia]         

Deux parcs en un [Marineland]   

La montagne à Santa Susanna [Oficina d'lnformaci6 Turfstica de Santa Susanna]

Promenades à dos d'âne [Rues dei Corredor]        

Aventures en forêt [Activ-Natura Adventure Park]               

Grimpez aux arbres [El Bose Vertical]         

Le sauvetage des animaux marins [CRAM-Fundaci6 per a la Conservaci6 i Recuperaci6 d'Animais Marins]

 

 

BARCELONE   -   TARAGONE

 Barcelona on-line [Barcelona on-line]

Du haut d'un hélicoptère [Cat Helicopters]

Un parc donnant sur Barcelone [Consorci dei Parc de Collserola] Barcelone sur deux roues [Cooltra Motos S1.]

Bienvenue au Barça [FC Barcelona Museu]

Les animaux du zoo [Parc Zoologie de Barcelona]

Barcelone à vélo [Turisme de Barcelona]

Barcelone en bus à impériale [Turisme de Barcelona]

Barcelone à petit prix [Turisme de Barcelona]

Une nuit chez les requins  (Aquàrium de Barcelona]

La Méditerranée et toutes les mers du monde [L'Aquàrium de Barcelona]

Monument à Christophe Colomb [Turisme de Barcelona]

Découvrir Barcelone en deux roues [Turisme de Barcelona]

Distraction cent pour cent [Actividad Aérea (GRUP ACTIVA)]

Barcelone et la Catalogne à la carte [Barcelona Guide Bureau]

Musée Picasso - Fondation MIRO - Musée d'art catalan (MNAC) - Musée d'art contemporain - Oeuvres de Daudi (Sagrada familia, Pedrera...)

 

Costa de Garraf

Un pays au creux de vos mains [Catalunya en Miniatura]

Un monde de sensations [Events & Adventures]

Des hôtels pour gens actifs [Naturatour SL]

Choisissez l'aventure [Montblanc Aventura]

Laissez-vous guider dans la nature - Parc Agroecologic, Associaci6 Mediambientalla Srnia.

Nature et culture dans le Montsant [Pedrenca, Natura i Cultura a Montsanll Loisirs et émotions à PortAventura [PortAventura]

Le premier parc d'aventures à thème! [Prades Aventura]

Entendez les billes siffler, cachez-vous, tirez! [Tarraco Paintball]

Le petit train touristique de Tarragone [E.M.T. Trenet Turistic]

Sports à volonté [Actiac]

Cambrils à vélo [Patronat Municipal de Turisme de Cambrils]

tmotions en pleine nature [Drac Actiu]

Un safari? [Aqualeon]

Jouez avec les otaries [Aquopolis]

Suspendez-vous! [Jungle-Trek]

 

 * Terres de l'Ebre

El Castellet de Banyoles, village ibère sur l'Ebre - [Museu d'Arqueologia de Catalunya]

Le Montsià, cuiture vivante -  [Museu Comarcal dei Montsià]

Sur les traces des Ibères  -   [Oficina Municipal de Turisme de les Cases d'Alcanar]

Tortosa, ville de culture   [Conficon Hostesses, S.L.]

  Un château d’origine maure ( Castel de Miravet )

 Le monde des oiseaux [La Barraca de Salvador]

Pêche à la daurade dans le delta [Pesca Bahia Pujol]

Détente au fil de l'tbre [Beniemocions]

Els Ports: nature toute "année [Gubiana dels Ports]

Grottes et felouques [Ajuntament de Benifallell

À la découverte de l'tbre : mer et montagne [Hifetours Agència de Viatges] Safari écoculturel [Tradicions, Natura i Turisme Polet]

Le delta de l'Ebre à votre portée [L'Escola dei Parc]

À vélo sur la voie verte de la Terra Alta [Conseil Comarcal de la Terra Alta]

 

 * PYRENEES

 Culture et détente  (Ajuntament de Sort)

 La ville de Tremp - Ajuntament de Tremp

 Les bunkers des Pyrénées - Parc dels Bunquers de Martinet i Montellà

 Le premier musée du ciment [Museu dei Ciment Asland de Castellar de n'Hug

 Voyage au centre de la terre [Museu de les Mines de Cercs )

 Le Modernisme à La Pobla de Segur  - Oficina Municipal de  Turisme de la Pobla de Segur

 Le Modernisme à la Pobla de Segur

 

* COSTA DAURADA :

 Gaudi à Reus [Patronat Municipal de Turisme de Reus 1 Gaudi Centre]

L'ordre de Cîteaux à Santes Creus [Reial Monestir de Santes Creus]

L'ordre de Cîteaux à Poblet [Reial Monestir de Santa Maria de Poblet]

Sur les docks [Tinglados dei Moli de Costa dei Port de Tarragona]

Une cité fortifiée [Vil.la Closa de Tamarit]

A la découverte de Tamarit [Alramil

Visite de Tarragone [Patronat Municipal de Turisme de Tarragona]

Martinell, l'architecte des celliers [Catatour. Turisme a la carta]

Un château, une église, une maison noble (Castell Monestir de Sant Miquel d'Escornalbou)

Calafell vous séduira [Patronat Municipal de Turisme de Calafell]

 

 monastère de Santa Maria de Ripoll (fondé en 589, l'édifice actuel date de 1032) -photo JPB, 2/6/2008-